

INFERNAL AFFAIRS
(2002, Hong Kong)
Avec Andrew Lau Wai-Keung, Kelly Chen Wai-Lam, Shawn Yu,
Tony Leung
"Ming est une taupe dans la police de Hong Kong,
Yan est une Taupe dans la Triade. Le rôle que chacun
va jouer va alors être le début d'une course
poursuite à la dénonciation."
Une excellente oeuvre de cinéma,
loin du toc de la plupart des productions asiatiques contemporaines.
Une mise ne scène réelle, dense, calculée
et d'une très jute efficacité, qui saisait
une floppée de personnages dans leurs attitudes
et leurs ambiguités. La dimension morale est belle
et bien présente, et n'empiète pour autant
pas sur le reste. Peu de scènes d'action (ce n'est
absolument pas le propos) pour ce film qui sonde la profondeur
de l'âme humaine avec une habille maîtrise
et une justesse de ton renforcée en permanence
par un jeu d'acteur d'une étonnante subtilité.
L'oeuvre est chargée, et visitée de l'intérieur
par deux cinéastes qui ne cessent d'étonner
par leur maturité stylistique et leur sens de la
cohérence. Fort, beau et inspirée, voilà
une bienbelle surprise qui ne manquera pas d'évoquer
le Heat de Michael Mann. Une grande saga du crime
à Hong Kong aux personnages taraudés et
travaillés avec soin.
A noter que Infernal Affairs est
désormais une trilogie: le second opus remonte
à la jeunesse des protagonistes du premier volet,
tandis que le troisième (sorti cette semaine (mi-février
2004) en vidéo est constitué de flash-backs...
et de surprises... . Tous sont disponibles dans d'excellentes
éditions en VO DTS 5.1.
16 nominations aux Hong Kong Film Awards,
dont celle du meilleur son.
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L'image
Une délicieux transfert anamorphique
qui propose une haute tenue des couleurs et des contrastes.
Le format Scope est idéal: les perspectives sont
mis en lumière avec maestria tandis que les cadrages
accentuent en permanence le trouble moral qui irrigue le
film. Définition impeccable, jusque dans les nombreuses
scènes de nuits. Quelques blancs vascillants dans
un ensemble de très bonne tenue où la compression
MPEG II se fait oublier avec grand plaisir. Un rendu finalement
plutôt argentique, qui ne trahit jamais la vision
du film. Quelques micro tachettes s'invitent de temps à
autres, en revanche.
Le son
La bande-son, sans être explosive,
s'avère parfaitement fonctionnelle. Au début
du film, les deux protagonistes se rencontrent dans un
auditorium Hi-Fi. L'un d'eux lance alors à l'autre:
"(...)cet ensemble est bien meilleur que l'autre.
Les aigus filent plus haut, le médium a plus de
corps et les graves descendent plus bas et de manière
bien plus propre. En un mot: transparent". Cette
définition est à elle seule applicable à
la piste DTS présente sur cette édition,
qui réalise des miracles de clarté et propose
une trasparence sonore cristalline par moments, dégagée
de tout filtre audio correctif. La dynamique est conséquente
sur la musique avec des basses sur les voies surround
plutôt pêchues. L'ensemble de la scène
sonore s'active régulièrement avec une délicieux
lissé symphonique en arrière-plan.
La piste Dolby AC3 paraît compressée et plus
courte dans ses plans d'évocation, moins gonflée
en fréquence et spectaculairement plus basse en
niveau et en teneur. Le caractère sonore de la
piste DTS (encodée en Plein Débit, 1509.75
Kbps) flatte l'oreille au premier abord. Transparence
est à ce titre un maître mot. les canaux
d'ambiances rayonent avec plus d'intelligibilité
et de clarté en dispensant une authentique dimension
sonore constituée de nappes acoustiques, celles-ci
étant très largement étendues et
densifiées par le codage DTS. Si l'action n'est
pas vraiment de la partie, vous sursauterez à coup
sûr lors de trois occasions tant les effets arrières
dessinent un univers sonore riche et réaliste,
d'une belle fluidité et d'une formidable énergie.
La voie centrale est claire, très légèrement
en retrait. Les basses assènent d'intéressants
coups au plexus au début ainsi qu'à la fin
du métrage. La piste DTS élargit aussi le
rendu musical et accentue en l'amplifiant de manière
quasi-psychologique la dimension élégiaque
du film, notamment dans sa dernière partie. Le
rapport signal sur bruit est infinement supérieur
à celui des productions américaines. Beaucoup
de réalisme associé à une dynamique
réaliste elle aussi, et très capable de
secouer en produisant de belles émotions sonores...
dès le très beau générique
d'ouverture et sa musique en forme d'arabesques qui s'étire
autour de l'auditeur. Ce DVD n'a pas volé ce "diapason
d'argent Revolusound"...
L'interactivité
Sur le disque 2, documentaires divers,
bande-annonce en 5.1, fiches, biographies etc... Commentaire
audio des réalisateurs (non sous-titré,
donc...) et fin alternative.
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