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titre du film

Le DVD-Audio possède une piste audio encodée en DTS ES 6.1 (1509.75 Kbps environ) sous 24 Bit et 48 Khz (matériaux source: 96 Khz). La durée totale de l'album est de 72 min. Le label DTS Entertainment édite ce DVD-Audio. Une piste MLP 5.1 (48 Khz 24 Bit) est également présente, et une encodée en PCM Stéréo (sous 16 Bit et 48 Khz)




1. Walk Into the Light (Intro)
2. Welcome To The Show
3. Get Ya Wicked On
4. Murder Rap
5. Birthday B*t*hes
6. Blaaam!!!
7. It Rains Diamonds
8. The Staleness
9. Hell's Forecast
10. Juggalo Homies
11. Ain't Yo Bidness
12. We Belong
13. Cotton Candy & Popsicles
14. Crossing The Bridge
15. The Raven's Mirror
16. The Wraith
17. The Unveiling




Production 5.1: Nathaniel Kunkel et Mile Puwal
Production DVD-Audio: Jeff Levinson
Mixage multicanal: Nathaniel Kunkel au 'Studio Without Walls', à Los Angeles.
Encodage DTS ES: David Duncan
Authoring: DVD Labs, Cambridge, Ma (USA)

Directeur créatif pour DTS Entertainment: David Del Grosso
Producteurexécutif pour DTS Entertainment: Rory S. Kaplan



SUPPLEMENTS
Livret complet avec paroles (qui défilent aussi à l'écran), le délirant clip Juggalo Homies (présent sur le DVD de démo DTS #7 et en DTS 5.1), images du groupes et liens internet complètent un ensemble remarquable, avec menus animés (très beau design) et interactivté bien conçue. 3 pages de textes 'The DTS Story'.

A noter qu'aucune recherche rapide en avant ou en arrière n'est possible lors de l'écoute en DTS, contrairement à la piste MLP...





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Le Son

Cet album est un véritable feu d'artifice! Paré comme une arme de guerre, il peut fort bien être décrit comme un bombardement sonore ininterrompu durant plus d'une heure, tant les canaux à disposition fusent et hurlent de toutes parts de l'auditorium. Pour du rap, ce mixage réalise un sans faute en proposant une scène sonore d'un dynamisme fou et un qualité d'enregistrement que l'on aimerait entendre plus souvent.

Déconstruction d'un album clé pour la musique 5.1: En tout premier lieu, les voix des divers chanteurs ne sont pas réservés à la seule enceinte centrale: ils sont 'dispatchés' aux quatre coins de l'installation avec une sensation d'espace hors normes. Dès la toute première plage, aérienne, comme cinématographique, le groupe et le meixeur brisent les convenances multicanales en proposant la lecture d'une sorte de poème avec un grondement sourd et des voix délocalisées sur les enceintes arrières. La suite est du même acabit, renforcée par un tremblement de terre de basses fréquences (du bon 29-40 Hz, assez lourd mais tellement physique et tellement rap!), qui constitueront, tout au long de l'abum, un tapis plat et très tendu sur lequel les joutes verables et autres insultes rimées auront lieu. Le studio d'enregistrement ne se matérialise pas (comme c'est le cas sur Riding With the King de Clapton et B.B. King ou Joshua Judges Ruth de Lyle Lovett). Une scène sonore virtuelle mais très présente est crée, à l'image de la bande-son d'un film de cinéma, qui dispose de son propre pouvoir de persuasion. Ici, bruits de rue, insectes, orage, sonneries de téléphone... rythment la partition lors de plages plus panoramiques ou plus calmes (et il y en a).

Véritable cathédrale de sons plus divers les uns que les autres, tapisserie animée et dynamique, cet album se bâtit autour d'une base construite sur des graves et des infra-graves et s'élève graduellement d'un point de vue sonore, en atteignant, de ci de là, des paroxysmes et autres climax acoustiques. L'énergie dans le bas du spectre est qualifiable de phénoménale sur la piste DTS 6.1. La plage 2, 'Welcome to the show' s'ouvre sur un "fuck you" multicanal et continue par une utilisation maximale de tous les canaux: la notion de stéréo disparaît, elle est trop restrictive. Toutes les possibilités de transitions multi-voies (croisillons, effets de voies à voies, d'avant en arrière, d'arrière en avant, sur les côtés etc...), en DTS 6.1, semblent explorées, et quelques exergues soudaines transpercent cet ensemble d'un dynamisme déjà exemplaire.

Autre élément majeur: les plages et les chansons de cet album semblent construites comme un enchevêtrement de couches: des nappes sonores qui s'empilent les unes sur les autres puis s'accélèrent.pour finalement former une gigantesque masse sonore, gigantesque en taille et en effet. Il est très rare de voir la pression acoustique produite se ramollir, se disperser ou s'éteindre. Au contraire, l'activité sur tous ls canaux est maintenu à plein régime tout en conservant une assise et une intelligibilité qui forcent le respect. Et c'est précisément cette pression qui autorise des créations sonores transperçantes, comme ces dialogues entre l'avant et l'arrière de l'auditorium, entre la centrale avant et la centrale arrière. A cet égard, la piste 4 (Murder Rap) est terrorisante, avec un degré d'activité et des pointes d'intermodulation extrêmes: " murder, murder !!!!!" est scandé de toutes parts et les oreilles ne savent plus réellement où aller... Les multiples voix des chanteurs ne tiennent jamais en place et sont ventillées sur toutes les voies de manière fantomatique et presque... ennivrante.

On ne tarira donc pas d'éloges sur cet album et sur son mixage inventif et aventureux, maintes fois récompensé de par le monde. Les champs sonores (j'emploie le pluriel dans la mesure ou cette bande-son est singulièrement plurielle et à tous les niveaux!) se dispersent, se recentrent, s'écartent, s'interpénètrent avec une agilité et une qualité tout simplement phénoménale, que la piste DTS maintient sans en perdre un iota. Véritable exercice de style, ce travail force l'admiration, d'où son aspect gadget ou son côté très démonstratif. Le moindre riff de guitare déclenche une tornade circulaire qui enserre l'auditeur avec force. Bref, vous l'aurez compris, il s'agit d'un véritable exercice démonstratif qui joue énormément sur l'épate sonore. Notez tout de même la présence de passages plus calmes où souffle le vent dans cet ensemble finalement assez atmosphérique et orchestral, du moins plus que ce à quoi nous nous attendions

D'un point de vue plus technique, les pistes MLP (5.1) et DTS (6.1 ES) sont sincèrement très proches. la piste MLP est ici plus fine dans son rendu, moins 'grasse' et mastoc que la piste DTS, qui décroche le pompon au niveau des basses fréquences, qui écrasent sur le champ la piste MLP, qui ne descend pas aussi bas. Ceci est une caractéristique des disques DTS Entertainment: la nature perceptuelle du codage DTS lui fait remonter son niveau de grave. La piste MLP est plus linéaire et éclaircit le mesage sonore sans l'alourdir. Pour profiter à fond les ballons du dynamisme de cet album, les deux pistes son vous combleront, mais le grave si spectaculaire de la piste DTS déclenchera à coup sûr... de belles diarhée si l'album est écouté à fort volume! La piste PCM Stéréo est extrêmement dynamique mais n'a pas vraiment de raison d'être à côté des poids lourds 5.1 et 6.1. Le degré de définition de la reproduction en 5.1 ou 6.1 est presque sidérant: chaque son est détouré comme il se doit et bâtit un ensemble sonore de haute volée aux médiums généreux, au grave terrassant et aux aigus perçants à défaut d'être cristallins.

La plage 8 est un bel exemple d'utilisation du format 5.1: un coup de fil résonne sur l'enceinte arrière droite, puis débute un dialogue de quinze secondes, tandis qu'à l'avant, la chanson se met en place, puis investit le champ arrière avant d'intégrer toutes les autres voies, au son du caisson de graves... Vos enceintes ont le rythme dans les membranes, votre pied tape tout seul et votre coeur bat la chamade. Vous avez été terrassé par les Clown fous, lourdingues et carrément tarés du groupe!

Une pièce de choix, chic et toc mais très efficace, qui ne alissera personne indifférent et qui propose une qualité de restitution absolument bluffante. Ca chante, ça beugle, ça ricanne et ça jure sur tous les canaux et c'est tout bonnement incroyable. Un 'Tympan d'Or' mille fois mérité et une Palme pour l'inventivité, même si, comme l'auteur de ces lignes, on ne supporte pas forcément le rap Américain. Mais quel spectacle ! Un hit absolu pour ce qui est des possibilités de création du son multicanal, subtil dans sa folie furieuse et sa jouissive dinguerie. Quoi qu'il en soit, on a rarement entendu u album aussi tonitruant en multicanal.

 


Note DTS
Note DTS
Note DTS
Note DTS
artistique
dynamique
fidélité
scène multicanale

Note Globale

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