Un pressage d'une beauté par moments
sidérante et ce en dépit d'une colorimétrie
un peu forcée. L'encodage réalisé sous
le programme Superbit de l'éditeur (maximisation
de qualités visuelles et sonores de quelques films
sélectionnés) est un aboutissement total et
rend un bel hommage à la photographie de John Bailey.
La définition est d'une belle clarté tout
comme la profondur de champ dont se joue le format CinémaScope.
La tri-dimension visuelle est là et bien là
et la définition gagne jusqu'aux arrière-plans,
où aucun pixel ne déborde ou s'étale.
Le disque précise qu'un transfert haute définition
a été réalisé pour cette édition.
Dès le générique et ses lettres rouges
intenses, on n'en doute pas. Point barre. La séquence
de poursuite sur les toits est à cet égard
brillante et ultra défibie: les textures des bâtiments
sont palpables, les ciels polarisés et les détails
éclatants.
Le son
Les basses sont palpables et disposent
d'une belle énergie sur cette piste DTS, la seule
visiblement qui se trouve être capable de représenter
le film. la piste Dolby Digital est par moments trop faiblarde
et introduit de légers signes de distorsion sur
les dialogues et la façade avant de l'auditorium.
Pour ce film exploité en salle en 1993 en SDDS
(le format propriétaire de Sony Columbia), le passage
en 5.1 est très intéressant: musique de
Morricone ample et plutôt généreuse,
mais qualité d'enregitrement datée. Les
surrounds et les voies satellites bénéficient
d'une belle énergie et disposent d'une vigueur
certaine qui amplifie les sons ponctuellement et de manière
ultra convaincante, notamment lors du passage des motos
et des cortèges présidentiels, de l'avant
à l'arrière de l'auditorium, de manière
massive ("poids" du son) et très réaliste.
Les coups de feu proposent une créativité
certes limitée mais débordent sur les voies
arrières de manière là aussi convaincante.
Les dialogues sont nets mais ne sont pas aussi convaincants
en terme de reproduction que sur l'édition DVD
Japonaise de Reservoir Dogs. L'ensemble de la
scène sonore est agréable et mise sur la
notion de relief et d'aspérité, attirant
l'attention du spectateur aux quatre coins de la salle.
La dynamique est correcte et la prise de son impeccable
pour l'époque. Les effets arrières sont
par moments frappants, et disposent d'une puissance et
d'un pouvoir de recouvrement on ne peut plus satisfaisant.
Le format DTS élargit la perception en rajoutant
une nuance de médium sur les dialogues et sur le
reste des voies grâce à une densification
acoustique bienvenue. l'oreille est ainsi davantage flattée
et les canaux davantage sollicités, et ce de manière
plus fluide et enveloppante. Les séquences animées
sont à cet égard plus propres et n'effilochent
pas le son comme en AC3. L'intégrité de
la scène sonore conçue au mixage est donc
préservée, un peu plus qu'en Dolby Digital.
L'interactivité
Totalement absente: c'est le rpicnipe
des éditions Superbit.