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Le DVD (zone 3, 99 minutes, Ivision) possède une piste son encodée en DTS 5.1 Plein Débit, une autre encodée en Dolby Digital 5.1, et une dernière en DD 2.0. Toutes deux sont en Version originale Japonaise. Des sous-titres Anglais et Thaïlandais sont disponibles. Le format de l'image est en NTSC, 16/9 anamorphique, 1.80:1 environ, le boîtier, de type amaray, contient 2 DVD, présentés dans un surétuit.

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Ju-On (The Grudge)

Avec: Megumi Okina, Misaki Ito, Misa Uehara, Yui Ichikawa, Kanji Tsuda, Kayoko Shibata, Yukako Kukuri, Shuri Matsuda, Yoji Tanaka, Takashi Matsuyama, Yuya Ozeki, Takako Fuji, Chikara Ishikura, Chikako Isomura, Daisuke Honda...

Une mystérieuse malédiction connue sous le nom de Ju-on cause la mort de nombreuses personnes. Née de la haine éprouvée par quelqu'un ayant connu une mort violente, la malédiction se transmet d'une victime à une autre, attendant le décès d'une personne pour passer à la suivante.

Bill Pullman ("Lost highway", "Independence day"), et William Mapother ("Minority report") ont rejoint Sarah Michelle Gellar, Jason Behr, KaDee Strickland et Clea Duvall sous la direction de Takashi Shimizu pour le film "The Grudge", prévu en octobre 2004 aux Etats-Unis. Takashi Shimizu réalise donc le remake de son propre film...

Une conduite du récit non linéaire, morcellée, désordonée, mais pour la bonne cause. Ju-On est clairement une oeuvre flippante et angoissante à souhait, un voyage sordide et malsain aux confins de l'au-delà où chaque personnage véhicule sa propre disparition. Terrorisant et réalisé avec soi, le film empreinte tout de même une part substantielle au film Ringu de Hideo Nakata, dont il semble en partie s'inspirer presque librement, poussant même le mimétisme jusqu'à devenir une donnée dangereuse (les photos, équivoques)... Element axiomatique de l'horreur asiatique contemporaine, Ju-On ne déstabilise pourtant pas autant qu'il le devrait. La terreur pure est certes là, tout comme l'angoisse oppressante, mais le film peine tout de même à imager la peur, et ce en dépit de quelques intéressantes expérimentations sur l'image et le son. A découvrir cependant, avant d'en voir le deuxième volet, Ju-On 2 et le remake Américain, fin 2004.


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L'image

Les lumières à la Japonaise (froides, urbaines et à la température de couleur assez travaillée) sont retranscrites avec brio et sans réel défaut, si ce n'est un grain légèrement persistant dans certaines scènes obscures. La définition est bonne, sans plus, propre dans l'ensemble, et n'est jamais contrariée par la compression MPEG II, plutôt finement gérée. Associée à un bitrate infernal qui se stabilise aux alentours de 8-9 Mbps, l'image n'en est qu'améliorée. Les textures sont assez profondes et les couleurs, partie intégrante de la mise en scène, sont reproduites de manière subtiles, à défaut (mais en est-ce un?) d'être sur-saturées. Pas de performance véritable, mais une qualité d'image qui suit sans faillir l'ambition narratologique de la conduite du récit (avec son propre code de couleur) et qui se révèle fort pertinente. Seul le niveau des noirs et les contrastes, pas poussés du tout, laissent à désirer dans ce master encodé en NTSC. L'image manque tout de même un peu de vivacité et d'éclat, mais il s'agit de toute évidence d'un choix artistique. Au final, cette version de Ju-On dispose d'un bel encodage, comme la plupart des films Asiatiques, qui sont desservis par une très belle qualité de traitement des données audio-vidéo en amont.

Le son

Seul le logo "DTS Stéréo" figure au générique de fin... et en effet, si l'efficacité multicanale est là et bien là avec des pics de fureur qui ne manqueront pas de vous faire vigoureusement sursauter, la piste DD 2.0 propose une expérience similaire, jusqu'en terme de dynamique, et ce même si cela peut surprendre. D'un point de vue artistique, on déplorera tout de même que l'ensemble ne soit pas orchestrée par une main de maître. Les sound designers se sont pourtant fait plaisir en créant une myriade de sons atonaux, déstabilisants, inhabituels qui sont pour beaucoup dans la réussite objective du film. La bande-son valide en somme l'exercice de mise en scène, mais ne méritera nullement sa lace au panthéon des bande-sons anthologiques. Récemment, notre découverte de The Eye 2 était ô combien plus impressionnante! Ici, les sons sont dispersés avec un certain brio sur l'ensemble de la scène sonore, avec certaines manifestations sonores digne des meilleurs coups au palpitant des Autres (The Others). De plus, la dynamique est cossue, mais le son demeure froid, aseptisé, et la réponse en fréquence, en dépit de certains chuintements sur l’enceinte centrale qui pourrait avoir la peau de votre tweeter si il est écouté à haut régime, ne semble pas des plus homogène. La piste 2.0 (192 Kbps) dispose d’arguments de poids, rivalisant la plupart du temps avec la piste DTS encodée, rappelons le, en Plein Débit (1509.75 Kbps). Surprenant… En outre, les différences entre la piste DD 5.1 et la piste DTS ne sont vraiment pas évidentes. Mesurée et consciencieuse, cette bande-son demeure tout de même trop timide et timorée. Pour peu que l’on soit bon public ou très fortement sujet aux films savant gérer l’angoisse, on mordra à coup sûr à l’hameçon. Les surprises ne manquent pas, mais se développent avec une énergie acoustique qui rappelle vite l’aventure sonore de Ring. La piste DTS ne semble avoir que guère de matière sonore à explorer les médiums ne sont pas extrêmement tangibles, le haut du spectre est plutôt fade, mais les basses en revanche, si elles manquent cruellement d’inventivité, ne sont pas en reste. Le son en 2.0 semble même s’ouvrir davantage sur les médiums, aussi surprenant que cela puisse paraître. Le son ne tapisse jamais réellement la pièce d’écoute et ne bâtit pas une architecture sonore solide et massive. En outre, la progression par pics et en dent de scie pourra vite rebuter, mais c’est seulement sur ce terrain là que s’exercera le pouvoir acoustique déployé par l’équipe son du film. Si les uns se verront agacés par le peu de différence entre 5.1 et 2.0 (le film a-t-il bénéficié d’une authentique piste multicanale en salle ??), les autres succomberont sans peine aux frissons de l’angoisse eux savamment distillés sur toute la durée du film, et frissonneront sans peine aux multiples sollicitations sonores, en particulier la gestion des apparitions hors-champ, en off, et aux surprises soniques qui déboulent des enceintes arrières de manière surprenantes car totalement inattendues... à l'image des ce sons de crécelle venus d'outre tombe, symptomatiques de chaque apparition. Mais quoi qu'il en soit, la bande-son s'acquitte de sa tâche tout juste correctement, le panache artistique d'autres productions lui faisant subjectivement défaut...

L'interactivité

Non testée...


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Note Globale



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