Très beau master, luminosité éclatante et épatant niveau de contraste permettent de suivre le visionnage du film de John Moore dans des conditions optimales. Associé à une définition certes classique mais toujours pimpante, la température de couleurs retransmet sur le mode colorimétrique et en PAL l'ambiance générale crééepar le film, avec ses teintes riches et voyantes, et ses subtilités d'éclairage lors des meilleures séquences. Le format 1.85 remplit l'image sur un écran 16/9, et se voit ici proposé de manière tout à fait convenable. Aucun défaut n'est à signaler, la présence de tout grain est purement intentionnelle. Limpide, fluide et propre comme un sou neuf, l'image ne peut aucunement décevoir.
Le son
Alors que lors de la sortie du zone 1, les critiques avaient mis en avant une bande-son banale, c'est un authentique petit spectacle acoustique que nous découvrons ici. En effet, la partition signée Marco Beltrami fut enregistrée aux Studio Abbey Road de Londres, référence mondiale pour la prestance et la transparence des conditions de prise de son. Et cela se vérifie dans l'intégration de la musique dans le mixage: richement contrastée, elle propose des variations harmoniques remarquables et possède une transparence et un niveau de clarté et de netteté tout à fait remarquable. Mixée de manière efficace, elle soutient le film et se voit idéalement placée dans l'espace sonore, occupant une part importante dans la définition de son univers. Parfois en stéréophonie arrière mais immanente sur 5.1 canaux en permanence, elle constitue, à elle seule, un élément dramatique déjà fort probant au niveau de cette bande-son.
Mais le reste est également en phase avec la partition: les bruitages et autres événements définissant l'univers sonore du film bénéficient également d'une netteté très prononcée et d'une dynamique parfois glaçante. La bande-son possède une stature et un équilibre dans l'évocation que l'on ne pouvait soupçonner, et repose sur des caractéristiques esthétiques certes éculées, mais tout à fait réussies en termes d'intégration et de réussite. Claire, parfois transparente et intégrant une myriade de détails, elle dessine souvent des valeurs de spatialisation très efficaces, mais toujours homogènes. La clarté de l'ensemble impressionne, ainsi que son usage des potentialités de la scène sonore. Les dialogues doublés en Français occupent le cœur de l'arc frontal, et ne l'envahissent jamais. La triphonie avant se montre généralement extrêmement probante et détaillée, proposant des panoramiques et des formes acoustiques très définies et circonscrites avec soin. La scène frontale se voit épaulée par une authentique dimension arrière, quasi-omniprésente, qui offre une lisibilité optimale en s'employant à user du pouvoir des enceintes arrières pleines bandes, à spectre large. Ainsi, basses et médiums demeurent extrêmement définis sur les voies arrières, qui se pare très souvent d'une stéréophonie plus que probante, littéralement envoûtante sur les séquences les plus réussies, où culminent musique orchestrale et sonorités très dures, claires et limpides. Les rapports avants-arrières réalisent parfois de petits miracles acoustiques, en homogénéité totale. Certains bruitages mobiles parcourent l'ensemble de la scène sonore sans dénaturer sa texture. Il s'agit du fait d'une réponse en fréquence irréprochable, qui se déploie sur l'ensemble du spectre audible pour générer des sensations et autres émotions bien sensibles. Des pics de puissance sont également présents, et préservent les mêmes qualités avec des transitoires acérées et des attaques franches et massives. Enfin, mention spéciale pour certaines lignes d'infra-graves employées à bon escient, principalement sur la VF. Ces infra soutiennent la tension grandissante et imposent une profondeur acoustique encore plus délicieuse si on pousse le volume, fortement conseillé, afin de percevoir la solidité expressive d'une bande-son étudiée avec tact. Des séquences comme celle de la mort du prêtre sous la pluie, où les éléments se déchaînent et les bruitages s'isolent sur des enceintes déterminées avec force, netteté et fracas, composent un paysage sonore très libre, ouvert sans excès, mais d'une remarquable justesse et d'une largeur spatiale tour à tour ample et agressive. Les effets sonores les plus détaillés attirent automatiquement l'attention sur certaines enceintes grâce aux impacts saisissants qu'autorise la franchise et la précision de la prise de son et du mixage multicanaux.
La piste DTS, proposée en VF seulement, n'apporte qu'un lot très timide d'améliorations. En effet, toutes les pistes peuvent être écoutées à même niveau de volume, l'offset de -4 dB, pourtant bien présent, semble avoir été neutralisé lors du mastering. En passant de la piste Dolby Digital 5.1 à la piste DTS, en VF, on constate un léger sentiment de stature plus abouti, ainsi qu'un éclat acoustique plus matérialisé sur la scène arrière. La clarté générale s'amplifie également de manière toutefois plus timide, preuve que le format DTS, sans proposer davantage de présence, offre des caractéristiques de lisibilité spatiales plus probantes. La dynamique semble également s'étaler sur une bande plus large, offrant aux effets audio-visiogène une propreté plus accentuée mais aussi une grandeur acoustique plus convaincante. La fluidité sonore, enfin, parait plus mobile et la scène arrière renforcée sur le plan de la solidité et de la force vive. Les différences seront donc relativement complexes à percevoir pour une oreille peu habituée, mais une fois détectées, elles s'imposeront par leur propreté et leur entrain. Ici, le format DTS prolonge l'élan de la bande-son, et semble se conformer davantage à la forme originelle du mixage. Lorsque le cinéaste conclut son commentaire audio en nous conseillant de monter le son à la maison lors du générique de fin (hommage à la partition originelle signée Jerry Goldsmith), one ne peut que s'exécuter avec un plaisir coupable.
L'interactivité
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| - Bandes-annonces |
- Le commentaire audio de John Moore, Glenn Williamson et Dan Zimmerman, plutôt instructif et informatif, sincère, et qui plus est, se voit entièrement sous-titré en Français. |
| - Le documentaire "Omenisms" |
| - 2 reportages |
| - 2 scènes intégrales |
| - Une fin alternative |