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Bande Annonce

 


titre du film

VF (Mi-Débit)
Anglais 5.1 (448 Kbps)
Français 5.1 (384 Kbps)
Indique qu'il convient de monter le volume de  4dB en DOlby Digital par rapport à la piste DTS - 4 dB
Panavision Technicolor

Zone: 2 (PAL)
Editeur:
Fox Pathé Europa
Sous-Titres:
Français - Anglais
Durée:
93 minutes
DVD-9 + DVD-9

Prix : 16,99 €
Disponibilité DVD: 01 février 2006
Interdit aux moins de 12 ans

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COMMENTAIRES:

LA MOUCHE (1986)
Edition Prestige

Un film de David Cronenberg
Avec: Jeff Goldblum, Geena Davis, John Gets
Musique: Howard Shore; Bryan Ferry (chanson "Help Me")
Directeur de la Photographie: Mark Irwin
Oscar 1987 du Meilleur Maquillage (Chris Walas et Stephan Dupuis).


Seth Brundle est un jeune biologiste très doué. Après avoir fait ses premières armes dans une brillante équipe, il se décide à travailler seul. Il met au point une invention qui doit révolutionner le monde: la "téléportation" qui consiste à transporter la matière à travers l'espace.

Les essais sur un babouin sont peu convaincants et après des fuites dans la presse, il décide de se téléporter lui-même. Seulement il ne s'apercoit pas qu'une mouche fait partie du voyage.

 



Une oeuvre monumentale mise en scène avec un sens inné de l'efficacité et de la pertinence. Ou comment transformer une histoire anodine et grandguignolesque en oeuvre magistrale. Parabole sur la source même de l'identité, réflexion moderne et éclairée sur la décrépitude de l'être, la Mouche représente bien plus encore. Le cinéaste est parvenu à apporter son background de professeur de philosophie à un projet de mise en scène qui, en son temps, dépassait l'entendement.

 

Effets spéciaux anthologiques, fort justement récompensés, pour des images parfois encore difficile à supporter (notamment dans la dernière partie). L'éditeur présente le film du cinéaste Canadien dans une édition DVD techniquement irréprochable, et livre un second disque de suppléments modèle: seul la Twentieth Century Fox, sur les années d'existence du support DVD, a su réunir et concentrer des savoirs-faire réels lors de la conception des suppléments. Ce second disque se montre donc irréprochable en terme de conception et d'analyse, avec un documentaire marathon de 162 minutes (deux heures quarante deux!) qui révèle tout ce qu'il est possible de savoir sur le film et sa conception de manière didactique et passionnée.

Une pièce de choix irremplaçable dans toute collection de DVD qui se respecte.

Indispensable, et les mots sont dûment pesés.


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L'image

Resplendissantes! C'est le terme qui frappe l'esprit devant la réussite technique majeure que représente ce remastering. Les séquences situées en extérieur jour se montrent ahurissantes de précision et d'étalonnage, preuve d'une ré-étude du film (qui date de 1986, tout de même...) avant sa remasterisation. La définition demeure en permanence fine et vive, tout comme l'étalonnage, justement saturé, ainsi que les lumières, délicates et naturelles. Inutile de tergiverser: il s'agit là de la meilleure copie du film jamais vue sur support vidéo domestique. L'élégance stylistique de Cronenberg explose au grand jour (travelling, déplacements d'appareil), et les effets spéciaux visuels, dont certains optiques assistés par ordinateur furent les tout premiers jamais utilisés au cinéma, se montrent pimpants et d'une transparence technique totale. Quant aux maquillages Oscarisés, ils se montrent terrifiants lors des gros plans et extrêmes gros plans de la dernière partie du métrage, aidés en cela par une définition irréprochable et des contrastes tranchés et nets. La distribution du flux vidéo se voit elle aussi également gérée avec soin, offrant au film un bitrate généreux qui affine les contours jusque dans les scènes sombres et détaille les diverses échelles de gris avec soin et précision. Toute la magie de la photographie chimique 35 mm de la fin des années quatre vingt se voit ici resplendissante, respectée et restaurée de manière inattendue et spectaculaire, jusque dans la lisibilité des arrières-plan. Les multiples gros plans sur l'écran de l'ordinateur, aux couleurs certes limitées, sont tout bonnement formidables de précision. Dense, fluide, et très peu soumise aux défauts et bévues (quelques minuscules scratchs, mais le grain demeure soit absent soit entièrement sous contrôle) inhérents au temps et à la compression MPEG II, l'image DVD de La Mouche se montre idéale et emporte toute notre adhésion.

 

Le son

La bande-son du film n’a elle non plus pas manqué de nous surprendre. La Mouche possède en effet son lot de spécificités : l’équipe technique du film, 100% Canadienne, travaille avec le cinéaste de longue date, d’où ce rapport de confiance et ce constat de performance qui s’impose au regard ainsi qu’à l’ouïe. La partition du film, qui emploie des clichés synthétiques des années quatre vingt avec maestria et qui s’empare du film dès le sublime générique avec une efficacité hors pair, est signée par le Torontois Howard Shore, ami intime de Cronenberg. Voilà donc de quoi créer un travail sonore qui n’a rien d’une ébauche et qui participe activement à l’affinage de l’unicité de toute la dimension formelle du film, jusque dans la bande-son. Celle-ci se voit aujourd’hui proposée en multicanaux 5.1 par la Fox, et a été préservée à l’identique en terme de texture. Le format 5.1 lui offre des extensions qui lui faisait défaut en 1986 mais qui étaient visiblement recherchées. La musique de Shore se voit présentée de manière large et stéréophonique, avec une succulente réponse en fréquence, jamais prise à défaut. La dynamique générale se montre parfois stupéfiante et fait remonter des sensations acoustiques qui finissent par composer un paysage sonore certes ténu mais palpable et réel lors des séquences le nécessitant. Le bruit de fond a été supprimé (piste VO) la majeure partie du temps, ce qui laisse un terrain libre pour que s’exprime la réponse en fréquence : claire et agréable à l’oreille, elle repose sur des médiums aux sonorités très analogiques d’époque, mais dispose de peu de basses fréquences (outre la musique). Le haut du spectre demeure clair et sans distorsion ouvertement choquante. L’activité des canaux témoigne d’un remixage intelligent et ‘adaptif’: les séquences de télépod emploient l’intégralité des canaux et creusent un environnement spatial surprenant et notable, avec une distribution des effets tout à fait correcte en dépit d’une stéréo arrière très plate. Le format Dolby Stéréo matricé d’origine (pas de ‘Spectral Recording’) s’est vu extrapolé selon une logique scénique bienvenue. L’impact de certaines séquences se voit ainsi majoré de quelques bons décibels. La façade frontale affiche des dialogues ciselés et nets, mis en avant avec soin, et qui offrent des valeurs tonales surprenantes, jamais faibles ou étouffées. Une sonorité d’époque retravaillée avec en ligne de mire un souci de préservation des forces vives d’un sound design (voix de Brundle qui s’altère dans la dernière partie du métrage) redoutable et parfois dérangeant. Les bruitages se fondent en une symphonie organique délétère (jets de substance corporelle, craquement de peau, éclatement d’organes et de matière, déglutition, vomissements…) seulement limitée par une réponse en fréquence inhérente aux prises de son de l’époque. Ceux-ci se voient intégrés dans un paysage sonore qui tend vers l’acoustique, mais ne propose jamais vraiment d’ambiophonie réellement prononcée, exception faite des dernières séquences, parfois éloquentes en terme d’ouverture du champ sonore frontal et arrières. Aussi, le format multicanaux 5.1 doit il être conçu comme une extension, une re-mise en forme des éléments sonores actifs et diégétiques conçus à Toronto en 1986 par Jane Tattersall, David Evans, Wayne Griffin (mixage) et Terry Burke (foley). Steven Munro, depuis devenu fort actif et fort célèbre notamment chez Atom Egoyan, est crédité comme assistant au montage son.

Les versions Françaises, dont une présentée en DTS 5.1, présentent en revanche un lot de négligences et de déception… D’une part, la piste Dolby Digital ne se voit présentée que sous 384 Kbps, ce qui occasionne une perte de la réponse en fréquence dans le haut du spectre inhérente au codage Dolby Digital. Si les dialogues remontent et gagnent en volume et en présence (doublage oblige) et que la scène frontale semble parfois s’élargir et gagner en naturel, la stéréo arrière se voit écrasée et anéantie, comme annulée ou disqualifiée… occasionnant au passage un rétrécissement du paysage sonore là où la VO le préserve et le maintient en vie. Nette remontée du bruit de fond également, ainsi que présence de défauts et drops audio issus du master de la version Française, objectivement en moins bonne forme que la VO. Le souffle présent à l’arrière-plan est quasi permanent et présent sur tous les canaux. La dynamique se montre parfois éteinte ou fortement minorée, surtout lorsque comparée à la vivacité de la VO, rendant souvent inactifs l’essentiel des efforts d'ouverture et de transparence, de propreté audio réalisés lors de la remasterisation. La bande-son n’en demeure pas moins tout à fait agréable et pertinente (générique d’ouverture), mais perd en texture lors des séquences les plus spectaculaires (télépod), faisant même disparaître certains bruitages ou affaiblissant de manière ouverte et patente certaines figures de style de mixage. Les VF disposent, enfin, de qualités tonales différentes de la VO, elle davantage tablée sur la zone médium et son ouverture fréquentielle et acoustique. Signalons l’inutilité malheureuse du format DTS, qui duplique à l’identique les qualités et les défauts de la piste DoIby Digital 5.1 VF, en suggérant une légère pointe physiologique de plus sur le bas du spectre. La fluidité et l’expressivité du remixage n’est plus à prouver (du moins en VO), même si l’ouverture ambiophonique et les capacités de mobilité sonore du format 5+1 n’ont pas été explorés, mais l’on reste fermement dubitatif devant les qualités en retrait des versions Françaises. La bande-son, restaurée et remixée, demeure franchement convaincante en VO, nettement plus que d'autres remixages de films pourtant plus jeunes que La Mouche.

 

Interactivité

A noter: une navigation dans les menus et les diverses options d'affichage parfois complexe car ambitieuse et foisonnante.

Le Commentaire audio de David Cronenberg (sous-titré en Français, disque un), détaillé à l'extrême, calme et mesuré, et qui se montre indispensable.

Le Making Of (146 min): pièce de choix du disque deux, demeure sans doutes l'un des meilleurs documentaire vus sur DVD. Si la mise en scène se montre totalement plate (interviews sur fond noir...) et la première partie longue et répétitive (des interviews, interviews...), la suite l'est nettement moins, avec des photos de tournage inédites et d'une belle qualité, des révélations souvent surprenantes (le metteur en scène originellement pressenti ne cesse de croiser Cronenberg de par le monde, et par le plus grand des hasards)... Effets spéciaux, essais, anecdotes, mécaniques des modèles, construction, scènes de tournage... M-a-g-n-i-f-i-q-u-e! Disponible en deux versions: normale (120 minutes) et étendue (146 minutes) via le seamless branching.


Le documentaire : "Le Brundle Museum d’histoire naturelle". Chris Walas, créateur des effets spéciaux et maquillages, et par ailleurs réalisateur du second volet, la Mouche II, revient sur le passé et décortique les secrets de fabrication des créatures auprès d'un collectionneur avisé.


Les scènes coupées: La célèbre séquence du singe-chat a été intégrée ici, ainsi que des extraits de scripts etc...

Les scènes supplémentaires

La fin alternative: l'enfant papillon, célèbre également dans les milieux cinéphiles.

Les bandes-annonces: permettent de se replonger en 1986 et d'admirer le splendide travail réalisé sur ces divers trailers, tous des petits chef d'oeuvres d'efficacité.

La galerie promotionnelle avec le kit de presse électronique (1986, 6:58 minutes) et un documentaire d'une dizaine de minutes sur Cronenberg. Présence également d'une galerie de posters complètes.

Documents écrits (Anglais uniquement): section fascinante, qui présente l'intégralité, en écran fixe, de la nouvelle de George Langellaan, le scénario original lui aussi intégral (!), la réécriture de Cronenberg (intégrale aussi), et deux articles de magazine interactifs (American Cinematographer et CineFEX) scannés avec soin et présentés de manière totalement interactive et innovante. Une richesse foisonnante puisque ce sont trois livres de plusieurs centaines de pages qui sont présentés ici.

Galeries de photos: superbe galerie, présentée ne 16/9, et organisée comme suit: Publicité, en coulisse, concept art, effets. Complètes et complètement inédites, avec un très grande qualité d'image.

Essais: cinq essais image issus des négatifs d'origine, et qui montrent l'évolution stylistique du générique d'ouverture, de certains effets spéciaux etc...

Bonus caché

 

Une interactivité exemplaire et modèle, d'une richesse ahurissante (images et sons), pour une édition réellement prestige à posséder à tout prix.

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD VO

Note mix artistique

interactivite


Note Globale

Note Globale




 


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