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THX

DIAPASON


titre du film

DIAPASON Français (PLEIN Débit)
DIAPASON Français (448 Kbps)
Normalisation des dialogues -4 dB
DIAPASON DIAPASON  

Zone: 2 (PAL)
Editeur:
Wild Side
Sous-Titres:
Français

Durée:
114 minutes environ

Disponibilité: 25 juillet 2007


LE SERPENT (2006)

Logo Loading Scénaristes : Eric Barbier, Tran-Minh Nam
Logo Loading Compositeur : Renaud Barbier
Logo Loading Chef opérateur : Jérôme Robert
Logo Loading Chef monteur : Véronique Lange
Logo Loading Son : François Maurel
Logo Loading Décorateur : Pierre Renson
Logo Loading Costumes : Claire Gérard-Hirne
Logo Loading Date de sortie à Paris : 10/1/2007
Logo Loading Interprètes : Yvan Attal, Clovis Cornillac, Pierre Richard, Simon Abkarian, Minna Haapkyla, Olga Kurylenko, Gérald Laroche, Jean-Claude Bouillon, Véronika Varga, Pierre Marzin...

Vincent Mandel, photographe et père de famille en instance de divorce, voit sa vie s’effondrer à cause d’une manipulation orchestrée par un ancien camarade de classe, Joseph Plender. Meurtre, enlèvement et chantage vont conduire Vincent dans une véritable descente aux enfers... Il ne lui reste qu’un seul espoir, battre Plender à son propre jeu...

 

Notre interview du cinéaste au sujet de l'univers acoustique du film:

Entretien téléphonique réalisé le 4 juillet 2007 par Stéphane Roger (Cornwall)

 

 

Le Serpent est tiré du roman de Ted Lewis, Plender. Eric Barbier avait découvert l'univers de l'auteur dans le roman Get Carter, adapté au cinéma par Mike Hodges, et a eu envie de mettre en scène Plender qui l'a beaucoup touché.


Dans le roman, Ted Lewis prenait ouvertement le parti du bourreau. La difficulté pour le réalisateur Eric Barbier et le scénariste Trân Minh Nâm a été de complètement réhabiliter le héros et de le rendre moins lâche afin que l'intrusion de Plender (le bourreau) dans sa vie ait un sens.

Pour l'écriture du Serpent, Eric Barbier a travaillé différemment que pour ses films précédents. Il s'est raconté l'histoire du début à la fin en questionnant en permanence les avancées, sans jamais contourner un obstacle, afin de ne rien laisser au hasard. Pour se faire, il revenait constamment aux questions : Qu'est-ce qu'on raconte ?, ?Quelle est l'histoire ?, ?Quelle est la dynamique de chaque mouvement ?.

Lors de l'écriture du scénario, Eric Barbier avait déjà Yvan Attal à l'esprit pour le rôle de Vincent. L'acteur a tout de suite accepté le rôle et est d'ailleurs à l'origine de la rencontre du réalisateur et de Clovis Cornillac.

Eric Barbier et Trân Minh Nâm ont eu l'idée de structurer le film en miroir : tout ce que le méchant fait subir au gentil, le gentil le fait subir au méchant dans la deuxième partie du film. Le réalisateur avoue que cela a pris beaucoup de temps avant de trouver "l'oeil pour l'oeil et la dent pour la dent".

 



Retour à la liste des tests...

L'image DVD

La certification THX n'est aucunement étrangère à la qualité fantastique de ce pressage. La norme s'empare en effet de toutes les valeurs visuelles du film, offrant aux contrastes une profondeur de chaque instant, en ce en phase totale avec les souhaits du cinéaste. Les noirs se montrent purs et viscéraux en termes de profondeur, découpant des ambiances nocturnes ou sombres du plus bel effet. La luminosité, idéale là aussi, éclate lors des scènes d'extérieur jour, et se montre fine et détaillée le reste du temps. Enfin, la définition se montre radieuse pour de la SD, tout comme l'étalonnage colorimétrique, lui aussi détaillé et savamment filtré. La finesse du rendu s'avère de premier ordre pour ce transfert en béton armé, que seul un grain occasionnel, visiblement volontaire sur certains plans, viendra quelque peu assombrir et 'dérégler'. Mais au final, l'éditeur offre au film de Barbier des conditions de visualisation souverainement optimales. L'une de nos images coup de cœur de cet été 2007, sans le moindre doute, en attendant une réédition HD...

 

 

Le son

Dans l'interview qu'il nous a accordée il y a quelques temps, le cinéaste indiquait que la musique du film avait été composée avant le tournage (dans la lignée, rare pour être signalée, de Sergio Leone), et surtout, qu'elle avait été conçue comme une orchestration complexe, mélange sournois d'harmonies et de bruitages. Cette "musique sonore" est à l'aune du paysage acoustique du film, et l'enserre dans un étau très hitchcockien dans l'âme, aux dispositions scéniques de premier ordre. L'éditeur nous offre, afin de décupler l'impact artistique du design, une piste son encodée en DTS Plein Débit (1509.75 Kbps), d'après un master certifié par le programme THX. D'emblée, on est saisis par le retour immédiat, et inaugural, dès les premiers instants du film, de la composition du frère du cinéaste. La musique de Renaud Barbier occupe l'arc frontal avec une aisance limpide et agressive, une possession de l'espace scénique tout à fait remarquable. Elle vibre et brille par son immédiateté, et le spectateur ne peut passer outre. Comme nous le remarquions dans l'interview, la partition circule dans le film, y serpente et s'impose comme la pierre d'achoppement à partir de laquelle l'univers acoustique de ce thriller se verra établi. La réponse en fréquence peut en ce sens être conçue comme une condition nécessaire pour véhiculer l'émotion esthétique. Ici, elle se montre idéalement claire sur tout l'étalage harmonique qu'offre le spectre audio. Les bases fréquences s'y montrent sous de bien beaux aspects (scène du studio de photographie), alimentant un sous-grave régulièrement mis à profit, et que le format DTS détoure et développe avec une indéniable énergie supplémentaire. Il en sera de même pour la partie supérieure du spectre, qui conserve des qualité de fluidité et de définition des timbres en symbiose avec le projet de mise en scène. Saluons l'effort de l'étalonnage sonore, qui n'a pas, pour une fois, versé dans la réégalisation sauvage vers les médiums comme nous le regrettons sur environ 75% des éditions DVDs. La scène frontale demeure perforante et organique, massive et globale dans sa dimension multicanaux. La spatialisation 5.1, sans faire des exploits ostentatoires, mise sur le réalisme et l'à propos, offrant aux scènes dialoguées un impact théâtral et franc, sans effets d'embaumement superflu. Baignant dans une atmosphère musicale sans cesse mise à jour, qui alterne ritournelles et sonorités musicales plus abstraites, le film trouve son équilibre acoustique dans une gestion pointue des masses sonores, et un degré de définition des situations acéré: la grande et superbe séquence de la chute dans l'escalier est en soi un modèle de création spatiale: sans avoir recours à des effets arrières d'amplification, elle offre à la scène frontale une spontanéité énergique terrifiante, en se recentrant sur les sons de premier plans (main sur l'escalier, glissements, frottements...), et en détachant clairement ambiances et effets sonores, bruitages on-screen et musique puissamment évocatrice. L'âme de ce mixage réside dans la propreté de l'enveloppe sonore, sa netteté et sa transparence acoustique, qui offre un aspect acier et froid à l'univers du film. Au cœur de ces principes stricts qui sont définitionnels et en symbiose avec le genre du thriller, le film trouve un terrain fertile en émotions et en réalisme scénique.

Des qualités que le format DTS retranscrit dans ses moindres micro-détails et variations. Le format DTS plein débit offre en effet un débattement et une largeur harmonique qui sert tout l'univers du film. La scène sonore s'y montre large et définie, massive et pèse son poids. Si nous n'avons constaté que relativement peu de différences éloquentes entre les deux codecs son, en revanche, impossible de manquer le surcroît de détail et de définition que propose le format DTS, et qui impose à la bande-son une dimension encore plus cinématographique, plus réaliste et d'autant plus viscérale. A cet égard, la musique se montre davantage aérée, et ses orchestrations complexes et denses y trouvent une aération et une ampleur qui décuple les effets recherchés, les éloignant de toute forme de renfermement et de compression comme c'est le cas avec le format Dolby Digital qui montre, lui, une forme sonore plus standardisée, une réponse acoustique moins nette, plus matte et à l'étoffe moins touffue et physique. Les coordonnées spatiales se montrent plus évidentes et mieux découpées en DTS, rendant naturellement plus évidente la spatialisation de l'enveloppe acoustique.

Un tout petit bémol toutefois: on aurait préféré que la voie centrale se montre plus ouverte et scintillante sur le haut du spectre, ce qui aurait encore davantage développé l'intégration spatiale avec le reste des voies.

 


Interactivité

Making of (26') très bien conçu par l'éditeur et qui alterne de belles scènes de tournage et des interviews justes et à propos.

Entretien avec Eric Barbier et les acteurs (26')

Comparatif storyboard / film commenté par Eric Barbier (13')

Scènes coupées présentées par Eric Barbier

Court-métrage de Eric Barbier : LA FACE PERDUE

Galerie photos


Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

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Note mix artistique

interactivite


Note Globale

Note Globale
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