Dans l’ensemble, cette copie est
un véritable travail d’orfèvre. Les
contrastes sont ajustés à la précision,
et possèdent même le mérite de corriger
les quelques désagréments connus en salles
et d’apprécier de nombreux détails insoupçonnés.
Seulement, face à un déluge d’effets
spéciaux (ratés pour la plupart), la compression
en pâtie sévèrement, et notamment lors
des nombreux effets de flammes, et explosions. Un léger
grain subsiste dans les scènes sombres et les arrière-plans,
ainsi qu’une légère désaturation
des couleurs lors de l’intégration d’effets
spéciaux dignes de séries B, notamment lors
de la chute d’un pompier du pont de Brooklyn (scène
tournée en studio, et plan d’eau tournée
au Canada...). Dans l’ensemble donc, le travail opéré
sur ce disque est largement louable, mais ne peut définitivement
pas rattraper des cadrages tout justes dignes d’un
sous -académisme- un réalisateurs de vidéo
clips ne trahit pas ses origines- et effets spéciaux
complètement ratés.
Le disque possède deux pistes
sons, la première que nous allons analyser est
bien évidemment celle qui a captivé notre
attention, nous entendons par-là la Version Française
DTS (mi-débit). Le mixage en salle est sujet à
polémique, certains annoncent que c’est tout
simplement l’un des mixages les plus réussis
de l’année, et d’autres affirment qu’elle
est d’une platitude et d’un commun outrancier.
Nous sommes partisans de ce deuxième avis, et nous
n’attendions donc pas une piste DTS tonitruante
mais simplement efficace. Seulement 'efficacité'
n’est pas le terme que nous emploierons pour qualifier
cette piste sonore, mais 'platonique'. Etonnant en effet,
pour un pop-corn movie qui n’a normalement que pour
seule ambition de s’asseoir sur des capacités
visuelles et sonores ébouriffantes, tout en étant
soutenu par un scénario simpliste. Les effets arrière
sont bien présents, mais ont tendances à
s’avérer obsolètes face à une
stéréo envahissante, et un caisson qui rugit
à la moindre étincelle, mais sans réelle
conviction. Les timbres de voix sont d’un ridicule
rare, et notamment pour le personnage de la Chose (Mickaël
Chiklis); enclenchez donc la piste Dolby Digital VO qui
en étant rehaussée de +4DB (à faire
manuellement sur votre amplificateur en montant le volume)
s’avère la copie conforme dans le moindre
détail de la VF DTS. Prenons l’exemple d’une
des scènes les plus impressionnantes du film, le
coup de poing de la Chose sur un poids lourds: la VO regorge
d’informations sonores légèrement
plus amples sur les arrières, alors que la VF DTS
repositionne principalement la piste sur le caisson, lésinant
ainsi sur les surrounds arrière. Concernant la
VF Dolby Digital, elle s’avère beaucoup moins
efficace en terme d’ambiance que la piste DTS VF,
et encore moins comparée à la VO Dolby Digital
qui surpasse d’un cran ses rivales.
Interactivité
Commentaire audio des acteurs
Le commentaire disponible sur le disque 1 aurait
été d’une banalité affligeante,
si Mickaël Chiklis ne s’y était pas
engagé de fort belle manière. Sur la série
The Shield, il avait démontré ses
talents d’orateur à maintes reprises sur
les deux premières saisons, et réitère
le coup pour les Quatre Fantastiques. Ion Gruffud s’avère
absent tout au long de ce commentaire, et n’intervient
qu’à de rares occasions, et ce de manière
complètement inutile. Jessica Alba quand à
elle s’en sort globalement d’une fort jolie
manière, et arrive à animer grâce
à la participation de Chiklis à un commentaire
efficace et à notre grande surprise peu ennuyant.
Le Fantastic Tour (23mn45)
Sympathique, mais ennuyant sur la longueur.
Ce bonus propose de suivre les quatre personnages principaux,
lors de la tournée de promotion internationale.
Cela permet de se rendre compte de la vie d’une
star lors de ces phases de promotion, et force est de
dire que cela à l’air très épuisant
!
Preview de X-Men 3
Le producteur Avi Arad, nous promet des
choses extraordinaires pour ce troisième volet
de la série, mais en ne dévoilant qu’une
simple planche de storyboard... Un bonus inutile, et affligeant
pour peu que l’on soit un adorateur de la série
de films.
Disque 2 :
Making-of (97min)
Un making-of impressionnant de précision
et de qualité. FPE gâte notre âme de
DVD-phile et nous offre, un bonus passionnant, bien que
le film ne le soit pas. Essais caméras, cadrages,
enregistrement de la bande-originale du film, mixage de
la bande-son sont tant de sujets intéressants ayant
tous des qualités évidentes, et une équipe
participant d’une fort belle manière à
ce making-of. Le spectateur passe à de nombreuses
reprises derrière la caméra, et peut se
rendre compte du travail effectué sur une telle
production. Nous avons même droit à un petit
cours sur l’incrustation d’effets spéciaux
et le détourage de ceux-ci -vu l’incrustation
des effets spéciaux complètement ratée
sur le long-métrage nous vous conseillons de ne
pas écouter ces conseils...-. Il s’attarde
également sur le personnage emblématique
du comics, La Chose, et propose également une petite
rétrospective du comics. Très beau making-of
ne souffrant d’aucun temps mort, et méritant
un détour très instructif.
La tour Baxter (6min49) :
Featurette sur la construction de l’un
des décors principaux du film, intéressant,
surtout quand l’on sait que l’un des décors
du deuxième film apparaît dans ce bonus,
mais nous ne vous en disons pas plus.
Animatique (5min35)
Découverte du storyboard 3D du
film, sympathique mais pas indispensable.
Scènes inédites (3min32)
Amusantes pour la plupart, elles sont
cependant d’un intérêt plus que discutable.
Ces quatre scènes supprimées méritent
cependant le détour pour les fans de Marvel qui
retrouveront un de leur personnage favori.
Réaliser une scène
Analyse de la scène du pont de
Brooklyn, beaucoup plus intéressante sur le making-of
imposant de 97 minutes, et d’une futilité
affligeante ici.
Making-Of et Casting
Très promotionnels, ces bonus
sont simplement présents pour que chacun des protagonistes
mette en avant le personnage 'fantastique' qu’il
incarne. Complètement inutile donc.