(France) Pathé Sortie
vente zone B: 09 septembre 2009
Un film de Lisa Azuelos
Test conduit
par Cornwall (Stéphane Roger)
Dans le 16e arrondissement de Paris, les tribulations de Lola, seize ans, entre le lycée, ses meilleures copines, ses amours tumultueuses, et les relations, souvent complices parfois conflictuelles, avec sa mère, dont la vie sentimentale n’est pas moins compliquée… Le film culte de toute une génération débarque aussi en Blu-ray. Plébiscitée par le public en 2008, l’irrésistible comédie familiale de Lisa Azuelos brosse un portrait formidablement juste des adolescents d’aujourd’hui. Découvrez-la via cette édition Blu-ray qui ajoute aux suppléments du DVD simple les séances d’essai des jeunes comédiens.
LOL divise... même si l'auteur de ces lignes s'engage personnellement sur la réussite pas si relative que cela du film de Lisa Azuelos. Dans le genre comédie contemproaine hexagonale, nous avons vu bien, bien pire... .
Certains critiques y voit « une douce comédie générationnelle » (Studio Ciné Live). Un film « bien écrit qui arrive à capter quelque chose des codes adolescents actuels » (Première), où des « dialogues aux situations, consacrés surtout aux relations fille-mère et aux problèmes de coeur de Lola, tout sonne juste, drôle et enlevé. » (Télérama). Pour Le Point, la réalisatrice « parvient à rattraper les passages convenus et les facilités de dialogues par de jolis malentendus et des scènes très drôles ou attendrissantes. » Sophie Marceau, « pimpante » (Studio Ciné Live) et « touchante » (Figaro scope), tient là « son meilleur rôle depuis longtemps » (Le Parisien). Pour les autres, « Azuelos dépeint le tout petit milieu de la jeunesse dorée. C'est son droit. L'ennui, c'est qu'elle donne le sentiment de vouloir brosser le portrait d'une génération. » (Le Monde) L'« indigence bourgeoise de LOL laisse rêveur: une fade comédie sentimentale seventies sur laquelle sont plaqués tous les marqueurs générationnels » nous dit Libération. Tandis que pour Les Inrocks, « ce n'est pas tant cet alignement de clichés qu'on reprochera au film - Gossip Girl nous montre qu'on peut en tisser les plus beaux récits – qu'une incapacité à tirer la moindre grâce des corps qu'elle filme, enserrés dans leur lénifiante pose Petit Bateau. Même pas drôle. »
Vidéo:
Un pressage "parisien" qui jamais ne brillera vraiment. Les images offertes profitent d'une xcellent encodage, mais souffrent d'un matériel source peu enjoué, à la température colorimétrique généralement fade et risaillabte en extérieur, plus chaude en intérieur, mais qui peine à trouver un équilibre chromatique digne de ce nom. Tourné dans un style visiblement réaliste, on ne retrouive toutefois jamais la patine que permettent les objectifs Panavision. Si le pqué global de l'image n'est pas à reprendre, il peine tout de même à proposer des images vives et détaillées à souhait, offrant même parfois une teneur très flasque, anodine. Les cadres sont en revanche superbes, et le format CInémaScope employé à très bon escient. Les contrastes manqeutn également de matière, ne découpant jamais vraiment assez les nombreuses scène situées dans l'obscurité ou la semi-obscurité. Une granularité parfois soutenue se laisse transparaître dans de nombeuses séquences, au point que l'on en vient à penser que ce pressage n'a pas été convenablement optimisé. Il en résulte, en fin de compte, une image finalement naturelle, sans couchr de soleil ou de boîte de smarties, au tissu argentique parfois notable. Difficile de ne pas être confronté à un sentiment de déception face à cette copie nuageuse et plate, mais qui semble tout de même respecter les choix colorimériques et l'ambiance francilienne souhaités par Lisa Azuelos.
Audio: Analyse artistique et technique de la bande-son
La section acoustique s'en tire très largement mieux. L'unique piste son DTS-HD Master Audio 5.1 (attention: le menu ne mentionne que du DTS-HD High Resolution mais il s'agit bien d'une piste son lossless Master Audio) invite à une perspective sonore avant tout très frontale, mais qui ne néglige jamais vraiment sa dimension ambiophonique. Tantôt douce, tantôt plus franche, la scène sonore se montre puissament évocatrice, reposant sur une gamme dynamique assez massive, ce qui permet au bloc frontal de disposer d'une (très) surprenante réserve d'énergie, jusque dans le bas du spectre. En attestent les dialogues, exceptionnellement bien enregistrés, qui percent la surface de la bande-son au rythme des dialogues qui ont fait la réputation du film. Les voix sont justes et profondes, réalistes et "hautes", parfaitemet équilibrées sur l'ensemble du spectre. Ce canal central dipose de caractéristiques très "HiFi" et se pose comme un modèle eu égard de ce genre qui exige une prise de son réaliste et franche puisqu'il s'agit du cortex nevralgique de la bande-son.
Vive, contrastée et d'une très appréciable clarté, la bande-son du film se montre avant tout particulièrement expressive. On regrettera que la scène arrière se voit à nouveau délaissée, bien que certaines ambiances y trouvent une place de choix (concerts), le tout avec toujours cette même clarté objective qu'autorise le codec DTS-HD Master Audio. Les décibels sont partie intégrante de ce mixage souvent radieux, comment en attestent les multiples envolées musicales aux doux sons pop de Keane ou, plus rock, des Stones, qui offrent un soupçon de lyrisme à la scène sonore. Ces incursions, remarquables de netteté acoustique, rayonnent sous 24 Bit et supplantent les différentes versions CD ou MP3 qu'il a été possible d'entendre jusu'à présent. Dynamiques et accusant une forte dynamique, ces tubes remplissent la scène frontale et méritnt de faire grimper les décibels. On se retrouve ainsi face à une bande-son réellement composée, et qui repose sur des bases fermement musicales. Acoustiquement réussie, la bande-son du film n'est pas pour autant une réussite sur le terrain multicanaux, mas sa patine 'haut de gamme' fait sincèrement plaisir à entendre, surtout lorsque l'on a du supporter, des années durant, ce type de mixage en Dolby Digital compressé et inexpressif lors de différentes sorties au format DVD. Cette édition Blu-Ray propose une jeunesse audible de la scène sonore, et décomplexe totalement l'acoutsique du film, ici débarassée de toute form de compression insidieuse et réductrice. Un très bel effort, que personne n'attendait vraiment, à l'image de ce court concert qui cloture le film, et qui 'sonne' très largement mieux que la meilleure édition d'un concert pop/rock de l'éditeur Eagle Rock, par exemple, et pour ne citer que lui. L'équilibre tonal proposé ici laisse pleinement s'exprimer la zone haute du spectre audible, et dispose d'un coeur de spectre (la zone médium) particulièrement riche et variée.
Suppléments
- Le film annonce (HD, DD 5.1)
- Les commentaires audio de Lisa Azuelos, Christa Théret et Jérémy Kapone
- Le making of (29 minutes d'images brutes du tournage, une vraie réussite, HD, 2.0)
- Le clip de "Little Sister"
- La galerie de photos (HD + Dolby Digital 5.1, 02:20): superbe !
- Les essais des jeunes comédiens (16/9 - D 2.0)
Nos Notes du
Disque
- BD-50
- 107 minutes (film)
- Zone B - France
- Intro DTS: NON
- Changement de piste son à la volée possible
2.40:1
AVC
- Français DTS-HD Master Audio 5.1
- Aucun
- Français
- Menus animés
- Chapitrage
- Sélection codage son
- Accès aux suppléments