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DIAPASON

 

 


titre du film
Le DVD (édité par Warner Home Video France) possède une piste audio DTS 5.1 mi-débit (754.75 Kbps), ainsi qu'une piste Dolby Digital 5.1 (448 Kbps). Une piste en DD 2.0 en Audiovision est présente, tout comme le commentaire audio du réalisateur. Des sous-titres Anglais/Français sont disponibles. Le format de l'image est en PAL, 16/9 anamorphique, 2.35:1.

NOTEZ LE FILM:

NOTEZ LA PISTE DTS:

Un Long Dimanche de Fiançailles (2004)

Avec: Audrey Tautou, André Dussolier, Gaspard Ulliel, Albert Dupontel, Jodie Foster, Dominique Pinon, Clovis Cornillac, Marion Cotillard, Ticky Holgado, Jean-Paul Rouve, Jean-Claude Dreyfus, Tchéky Karyo, Julie Depardieu, Michel Vuillermoz, Rufus ...

1919... La guerre est finie et Manech (Gaspard Ulliel), le fiancé de Mathilde (Audrey Tautou), n’est pas revenu du front de la Somme. Le jeune homme aurait été condamné à mort pour mutilation volontaire et jeté en compagnie de quatre autres détenus sur le no man’s land qui séparait la tranchée française de celle de l’ennemi. Malgré les évidences, Mathilde est persuadée que Manech a survécu. Se fiant à sa petite voix intérieure, elle entreprend de remuer ciel et terre pour le retrouver…

 

DOSSIER DE PRESSE

Après Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet s’est attaqué en 2003 à l’adaptation réputée impossible du tragique et formidable roman de Sébastien Japrisot Un long dimanche de fiançailles. À travers l’enquête palpitante de Mathilde, se profile la Grande Guerre dans toute son horreur et sa barbarie, et les anecdotes racontées s’inspirent, hélas, en grande partie, de faits réels. Très fidèle à l’œuvre de Japrisot, l’épopée de Jeunet retrace cette période douloureuse de l’histoire avec un soin du détail impressionnant et son film offre de véritables morceaux de bravoure.

Récompensé du prix interallié, Un long dimanche de fiançailles n'est pas le premier roman Sébastien Japrisot à être adapté au cinéma. Compartiment tueurs signé Costa-Gavras et L'Eté meurtrier de Jean Becker avaient été porté à l'écran avec succès. Scénariste du Passager de la pluie avec Charles Bronson, ou encore d'Effroyables jardins et des Enfants du marais, Sébastien Japrisot est également réalisateur. Il réalise d'abord deux courts métrages en 1961 (L'Idée fixe et La Machine à parler d'amour ) avant de mettre en scène son premier long-métrage Les Mal-partis en 1975 puis Juillet en Septembre en 1988.

Clef de voûte du film, un soin particulier a été apporté à la musique. C'est Angelo Badalamenti, le compositeur attitré de David Lynch qui signe la B.O du film de Jean-Pierre Jeunet avec qui, il avait déjà collaboré sur La Cité des enfants perdus en 1994.


Des lieux emblématiques de la capitale ont été transformé ou recréé pour les besoins du film. La place de l'Opéra , le Palais du Trocadéro tel qu'il était pour l'exposition universelle, les Halles quand elles étaient encore le ventre de Paris, La gare du Nord, la gare d'Orsay quand elle était encore une gare. Tout ses lieux ont connu une seconde naissance grâce aux procédés numériques.


Pour recréer le Paris des années 1910-1920, Jean-Pierre Jeunet a eu recours aux procédés numériques les plus perfectionnés. De nombreuses scènes ont du être tourné devant des écrans bleus. Jeunet s'est entouré de techniciens de l'agence Duboi, spécialisés dans les effets spéciaux, et de véritables géomètres qui étaient présent sur le plateau afin de simplifier le rajout dans la même image de différents plans au moment de la post-t-production.

 


 

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L'image

Les partis-pris esthétiques de Jean-Pierre Jeunet sont ici fidèlement reranscris dans ce DVD qui brille par son équilibre colorimétrique des tons pastels, jaunes et ocres de la majeure partie du métrage. Les tonalités vertes de la Grande Guerre lors des séquences dans les tranchées accusent une netteté parfaite ainsi qu'un net rehaussement du degré de définition. Dans l'ensemble, la photographie de Bruno Delbonnel est retranscrite avec soin et finesse, tout comme le sont ses cadres en Scope anamorphique, de toute beauté. Les contrastes, autre point fort de cette édition DVD, s'avèrent patents et cisellés, donnant aux contre-jours et au niveau des noirs une profondeur irréprochable. Premiers comme arrière-plans conservent une netteté de tout premier ordre, ainsi que les effets spéciaux numériques, diablement bien intégrés au tout visuel du film. Les courtes focales et les plans rapprochés dont abuse Jeunet prennent ainsi tout leur sens et donnent à voir des compositions harmonieuses et parfaitement définies sur le plan technique. Nous ne déplorerons que certaines lacunes (qui s'estompent bien vite toutefois) dans la compression MPEG II, lors de certains plans générés par ordinateurs, ou bien lors certains plans larges, même si dans l'ensemble ceux-ci (bords de mer, sublime) se révèlent irréprochables de qualité et de dynamique vidéo. Un bel encodage, fin, net et précis, qui ne trahit en rien les choix artistiques, chromatiques et esthétiques du réalisateur.

Le son

Grande première en zone 2, Warner, d'ordianire allergique au format DTS, et sous la pression des responsables du film, a choisi de présenter le film en DTS 5.1. Grand bien lui en a pris, tant la qualité du codage que nous défendons s'avère elle aussi tout bonnement parfaite, proposant par la même une alternative de choix et de poids par rapport à la piste Dolby Digital 5.1 nettement plus sourde, moins ouverte, et surtout plus timorrée. Ainsi, la piste DTS élargit la perception acoustique d'une bande-son composée avec soins, mais dont l'ampleur sonore ne se libère jamais réellement. Loin d'être un défaut, il s'agit là d'une volonté de se recentrer sur l'intimité des personnages, leurs voix (superbe rendu de la voie centrale, aérée, présente, qui met subtilement en valeur le grain de la voix diaphane de la narratrice, Florence Thomassin, encore mieux rendue en DTS 5.1), leurs déplacements... A cet égard, le paysage sonore que propose la bande-son se révèle sobre mais expansif et expressif sur la façade avant, surtout, dans les moments-clés. Les voies arrières diffusent presque en continu la sublime musique lancinante de Angelo Badalamenti, et prolongent l'espace sonore de manière fine et ouverte, loin de l'artifice que propose le format DD 5.1, qui aurait presque tendance à refermer une part non négligeable de la mise en espace des sons, perceptible notamment lors du passage de Germain Pire en Corse, où le format DTS se révèle dantesque de précision et de présence. Co-présence de la musique et des sons diégétiques étudiée avec tact. Les rapports symbiotique entre musique, sons et images, cumulatifs, signatures du cinéma de Jeunet, sont à nouveau ici exploités aec intégrité. Les séquences de guerre mettent en avant l'ensemble des canaux, mais toujours se lit cette volonté de temperer, de temporiser, de ne jamais verser dans l'excès. En revanche, la qualité de la réponse en fréquence, de tout premier ordre, procure à la façade avant une lisibilité absolue ainsi qu'une finesse expressive qui participent beaucoup à l'émotion du film. La voie centrale, presque cristalline et toujours d'une impressionnate limpidité comme nous le soulignions quelques lignes plus haut, se pose en colonne vertébrale du mixage, et porte le film vers un niveau humain en rapprochant sond fond et sa forme de la vie des spectateurs: la qualité exceptionnelle de reproduction des voix annihilant en effet les écarts entre les voix des personnages et celles que les spectateurs ont l'habitude d'entendre. A nouveau, un refus de l'artifice et une mise en lumière sonore de l'authenticité est décelable. Certaines basses expressives, jusque dans la musique, viennent apporter une once de profondeur supplémentaire tout en jouant un peu plus sur des valeurs scéniques en s'accaparant des procédés expressifs du cinéma. Les bienfaits du format DTS sont à la fois essentiels (qualité accrue d'ouverture en centrale très nettement perceptible) et esthétiques. La piste DTS 5.1, en effet, étoffe et éclaircit le rendu sonore de cette bonde-son nominée aux Césars 2005, et propose un délicat réinvestissement des forces acoustiques expressives, lisible notamment dans les basses,, dans la dynamique, ainsi que dans le degré de clarté, de transparence et de diaphonie (séparation dynamique des canaux). Les rapports centre-arrières sont tout bonnement améliorés et rehaussés, et l'intégralité de la surface acoustique de la bande-son trouve une expansion dynamique et structurelle qui mettent littéralement mieux en lumière la constitution formelle et la largeur d'évocation dont la bande-son, composée par Jean Umansky, Gerard Hardy et Vincent Arnardi est capable. Sa nature multicanale et son pouvoir de recouvrement sont ainsi pleinement exploités en DTS, format qui met en valeur le caractère diaphane et velouté des valeurs tonales choisies par les auteurs. Bruitages et effets de mixage sont harmonieusement répartis en dépit de la relative douceur et du refus de l'excès. La toute dernière partie du film brille de 'chaleur sonore', un peu comme si une 'température acoustique' avait changée, température que le format DTS donne à ressentir en terme d'ouverture e d'expansion, principalement sur la musique, jusque dans les derniers instants du générique de fin. La bande son de Un long dimanche de fiançailles appelle ainsi uen vigilance de votre part: une écoute à un volume sonore plus élevé que d'ordinaire, en DTS, et un temps de chauffe de l'amplificateur disons étendu. Le spectateur pourra ainsi, une fois ces conditions réunies, plonger sous la surface romanesque du film et prendre une part active à son déroulement. Pour conclure, nous dirons que le format DTS excelle à restituer et à mettre en scène cette bande-son fine et détaillée, en ouvrant le champ aural arrière de manière spectaculaire et en redressant la barre (légère mais perceptible distorsion induite en DD 5.1 à 85% du temps) , ainsi qu'en proposant un authentique paysage sonore, certes ténu, mais chaleureux, ouvert, dynamique, fidèle, transparent, cossu, sophistiqué (explosion de l'hôpital...) et pétri d'intègrité. Une option sonore qui devrait être obligatoire ne serait-ce que pour étayer acoustiquement la musique de Badalamenti et renforcer, en la densifiant et l'ouvrant, la délicate expressivité formelle dont la bande-son du film est capable, et l'ampleur harmonique qui en émane. Pierre angulaire du cinéma de Jeunet, le son est ici présenté comme vecteur et comme espace diégétique maître. Le travail sur la bande-son impressionne par sa maturité et témoigne d'une ambiton artistique forte et maîtrisée de bout en bout. Sans maîtrise, la technique n'est rien. L'esentiel des sons a beau être répartis sur la façade avant, cela n'entâche en rien les qualités expressives de la bande-son.

Mention finale: qualité du downmix Stéréo Dolby Surround excellente (rendu des voix presque supérieur en downmix Stéréo Surround analogique qu'en DD 5.1 numérique...) et piste Audiovision parfois (mais très très rarement) plus massive que les pistes numériques 5.1, sans égaler la profondeur et l'ampleur harmonique de la piste DTS. Un "diapason de Bronze Revolusound" mérité...

A quand une nouvelle piste DTS de cet acabit sur des titres du catalogue Warner ?

 

L'interactivité

Version testée ici: location. Seule présence du commentaire audio de Jeunet, excellent au demeurant, et d'une bande-annonce (16/9, DD 2.0...).

Version collector deux disques disponible, avec moult bonus. Une édition Ultime sera commercialisée pour les fêtes de fin d'année 2005.

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

Note DD


Note Globale

Exclusivité DTS mondiale


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