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titre du film

DIAPASON Anglais 6.1 Discrete (Mi Débit flaggée )
DIAPASON Anglais EX (448 Kbps, flaggée)
DIAPASON Commentaires (192 Kbps)
DIAPASON - 2 dB
DIAPASON DIAPASON [Recadré en 1.85...]

Zone: 1
Editeur:
Lions Gate
Sous-Titres:
Anglais, Espagnols
Durée:
123 minutes
Bitrate:
6,56 Mbps
Boîtier: Digipack cartonné
Disponibilité DVD: 24 janvier 2006


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COMMENTAIRES:

LORD OF WAR (DTS Special Edition)

 

Réalisé par: Andrew Niccol
Avec: Nicolas Cage, Ethan Hawke, Jared Leto ...

 

Né en Ukraine avant l'effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant juif...
Audacieux et fin négociateur, il se fait une place dans le trafic d'armes. Les énormes sommes d'argent qu'il gagne lui permettent aussi de conquérir celle qui l'a toujours fasciné, la belle Ava.
Parallèlement à cette vie de mari et de père idéal, Yuri devient l'un des plus gros vendeurs d'armes clandestins du monde. Utilisant ses relations à l'Est, il multiplie les coups toujours plus risqués, mais parvient chaque fois à échapper à Jack Valentine, l'agent d'Interpol qui le pourchasse.
Des luxueux immeubles new-yorkais aux palais des dictateurs africains, Yuri joue de plus en plus gros. Convaincu de sa chance, il poursuit sa double vie explosive, jusqu'à ce que le destin et sa conscience le rattrapent...


Positif - Christian Viviani
Son efficacité est bien celle d'un certain cinéma américain à l'engagement clair.

Paris Match - Alain Spira
Cynique de la crosse à la mire, ce film explosif dénonce avec une joyeuse férocité la bonne conscience de tous les marchands d'armes qui, en fin de compte, nous gouvernent.

Cahiers du Cinéma - Cyril Neyrat
Que Lord of War ne soit au final qu'un pensum racoleur et ennuyeux dit l'ampleur d'un gâchis souligné par une bande originale étonnante de ringardise.

Les Inrockuptibles - Olivier Nicklaus
Las, avec "Lord of war", dont l'ambition est de dénoncer le trafic d'armes, Niccol prend beaucoup trop au sérieux sa mission évangéliste, et devient carrément lourd.

 

Toute l'énergie formelle du cinéaste de Gattaca se met au service d'une histoire inspirée de faits réels (révélé uniquement lors du générique de fin, fait rare) et qui parvient à suggérer la fiction en l'ancrant au cœur même du réel. Parfois effrayant (l'assassinat du marchand d'armes), ce constat terriblement réaliste se conçoit aisément comme une œuvre animée d'un fond de documentaire et d'une part de didactisme certes asséné avec une serpette, mais toujours juste et criant de vérité. En dépit d'une longueur souvent pénible et qui noie le propos dans un systématisme assez gênant, le film récupère une force et un impact dans sa dernière partie, la plus réussie et la plus glaçante surtout lorsque l'on se rend compte que tout ce qui est véhiculé possède le poids d'une vérité que l'on sait tout autre que fictive... : les plus grands marchands d'armes (les Etats-Unis, la Russie, la France, la Chine et le Royaume-Uni) sont aussi les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU...





















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L'image

Outre la déception provenant du recadrage ou plutôt de la réadaptation du format CinémaScope 2.35 en 1.85 (remplissant donc l'intégralité du cadre en 16/9), l'image délivrée se montre performante sur le plan de la fluidité mis accuse un grain parfois gênant et un réétalonnage de la gamme colorimétrique qui semble forcé et souvent exagéré. Si nous ne comprendrons toujours pas pourquoi l'éditeur a choisi de convertir le 2.35 en 1.85, nous apprécierons en revanche le reste du travail effectué, qui propose une définition tout à fait convaincante et une gestion des contrastes certes fluctuante mais toujours consistante et droite. Aucun soucis de compression n'est à déplorer, et l'image possède une touche d'élégance tout droit sortie de l'univers cinématographique du cinéaste qui distille un grand nombre de détails, doublé d'un sens inné du cadre (malheureusement gâché par le recadrage). Les lumières demeurent vives et finement étudiées, ainsi que l'échelle de gris dans les scènes plus intimistes ou lors des spectaculaires changements de décors (soleil, désert, brume...). Outre un manque de piqué parfois flagrant, nous demeurons convaincus... mais de peu. L'effet de zoom dans le cadre que propose l'éditeur demeure tout de même propre, le film ayant été tourné en Super 35mm, ce qui donne, même si cela demeure inexcusable, un effet de 'propreté' à ce recadrage inqualifiable.

Le son

Pour notre plus grand plaisir, et celui du film, l'éditeur propose le film de Niccol en DTS ES 6.1 Discrete. Il s'agit donc d'un authentique et patenté mixage sur 7 canaux discrets (distincts), loin de bidouillages ridicules (dixit certains mixeurs que nous connaissons) que nous infligent les éditeurs avec du DTS ES Matricé ou Dolby Digital EX officieux appliqué sur n'importe quel mixage. Néanmoins, ici, le potentiel expressif et acoustique du format 6.1 ne sera jamais à son avantage, le mixage le délaissant de manière spectaculaire et outrancière... Si certains passages l'emploient avec une réelle efficacité sonore (générique, séquences agitées), le niveau sonore délivré par ce canal central arrière relève tout de même de l'anecdotique et de l'éphémère. Ce canal s'active de manière sporadique et transparente, et affine le descriptif de la scène arrière de manière légère et finalement peu approfondie. Pire: certains passages seront bien plus convaincants en Dolby Digital EX, format matricé qui a tendance à en "sortir" un peu trop, preuve que la gestion indépendante et manuelle du canal central arrière ES n'a pas été optimisée en continu... De toutes façons, le film n'a jamais bénéficié d'un tel procédé lors de son exploitation cinéma, et qu'on le veuille ou non, le mixage proposé ici demeure du réel 5.1. D'un point de vue artistique, le mixage de Lord of War déçoit et enthousiasme au même moment, et se place, comme le film, au cœur d'une double nature. D'une part, il propose une gestion du canal central d'une remarquable finesse, et d'une dynamique à toute épreuve. Les voix des personnages sont délivrées avec un impact et un coffre que l'on entend rarement dans les productions Américaines, au point de bénéficier d'une réelle mise en scène, d'une dramaturgie acoustique qui transcende le poids, narratif et dramatique donc, des dialogues, toujours finement écrits et qui dispensent certaines vérités avec une réelle bonhomie. La répons en fréquence se montre très libre et révèle une belle profondeur de signal, que l'on retrouve dans la gestion et la distribution des informations sonores sur l'ensemble des canaux. Qu'il s'agisse de la stéréo frontale (très ouverte et panoramique) ou des rapports inter-voies, les masses sonores disposent d'une fluidité à toute épreuve qui élargit spontanément la largeur de la scène sonore, et décuple au passage l'impact acoustique de la scène acoustique. Parler de paysage sonore demeurera néanmoins un peu usurpé, dans la mesure où l'essentiel du film demeure ancré dans la scène frontale, le reste des voies restant aphone ou inexpressif. Il conviendra d'attendre des séquences plus agitées pour que se libère le potentiel artistique de la bande-son (fin du générique, avion, scènes de guérilla) de manière quasi-éjaculatoire et violente. La musique, personnage-vecteur essentiel de l'émotion du film, bénéficie d'une mise en scène juste et droite, propre dans sa réponse en fréquence (perception immédiate, qualité des timbres et du rendu musical des chansons qui émaillent le film), mais ne déborde guère de la stéréo avant. Lors d'activité plus intense, l'intégralité des canaux œuvre à élargir la perception de la scène sonore de manière réaliste et patente (explosion), le mixage reposant sur une valeur de dynamique par moments détonante et succulente de force contrôlée. Au final, on ne pourra qu'évoquer la relative timidité de certains passages qui se contentent de dissiper de minuscules bruitages d'armes sur une enceinte arrière, tandis que la version downmixée Dolby Surround de la piste Dolby Digital 5.1 EX surprend car elle propose une ouverture nettement plus prononcée... Outre l'impact de ses dialogues, la propreté de sa réponse en fréquence et son emploi parfois intelligent du canal central arrière, le mixage de Lord of War demeure finalement assez circonstancié, en raison d'un 'sound design' timoré (visiblement voulu par le cinéaste, sauf sur les armes, qui possèdent un poids et une virulence terrassant) et d'une volonté de réserve certaine.

Le format DTS n'offre du reste que bien peu de substance et ne propose pas réellement d'amélioration ou du moins de finesse supplémentaire. Si la bande-son paraît plus large en terme de fréquence et de pistage du master, elle ne gagne jamais en spatialisation, même en ES Discrete, et ne dissipe aucunement un supplément d'âme acoustique au travail réalisé sur le son. Les canaux possèdent le même impact et rayonnent avec la même clarté dans les deux formats concurrents. Les dialogues récupèrent une once de profondeur et de grave en DTS ES, mais force est de constater que les différences en demeurent de l'ordre de l'anecdotique. Légèrement plus massive et détourée avec peut-être davantage de clairvoyance acoustique, la bande-son gagne évidemment à être entendue en DTS ES, mais l'avancer comme un argument de poids inattaquable serait pure spéculation psychologique.


 

L'interactivité

Making of (20 minutes), ou plutôt featurette assez peu intéressante, mais qui a toutefois le mérite de pulluler d'images de tournage. Certains détails révélés sur le tournage ont néanmoins de quoi donner froid dans le dos...


Commentaires audio du réalisateur: pertinent et sincère.


Scènes supprimées


Documentaire sur la vente internationale d'armes (17 minutes)

Bandes-annonces (aucune de Lord of War...) en Dolby Digital 2.0 et 4/3.

 

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Pertinence DTS ES: Rôle et intérêt artistique et scénique de l'extension centrale arrière...

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

Note mix artistique

interactivite


Note Globale
Note Globale
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