Quel plaisir nous avons aujourd'hui à
chroniquer ce qui restera pour l'auteur de ces lignes l'un
des plus beaux et des plus réussis CD DTS de la fin
des années 1990. Joshua Judges Ruth s'apprécie
de A jusqu'à Z: les titres Gospel sont inspirés
et très dynamiques (rapport signal sur bruit on ne
peut plus musical pour mettre chaque son et chaque instrument
en exergue), et les plages plus calmes mettent en avant
des tonalités suaves, cristallines et très
réelles. Lyle Lovett y interprète des titres
très personnels et revisite une part de l'âme
humaine du Sud des Etats-Unis.
L'enregistrement préserve toute
l'intégrité de la voix exceptionelle du chanteur:
elle possède son grain et son corps spécifiques
et habite la voie centrale de toutes parts, dont elle mobilisera
toute l'étendue du registre médium et haut
médium. La réponse en fréquence, sur
tout l'abum, est très vive, étendue et linéaire.
L'enregistrement possède des caractéristiques
cristallines qui influent grandement sur la directivité
et sur l'équilibre spectral, de même que sur
la localisation des sources sonores virtuelles. Chaque son,
chaque élément sonore est là, présent,
devant ou autour de vous. Sur certains titres comme All
my Love is Gone ou encore North Dakota, un
auditeur attentif discernera les parois du studio d'enregistrement.
La tenue en puissance dans les différentes plages
de la bande audio est formidable: les basses disposent d'une
énergie toute musicale, tendues et sèches,
et la qualité de la réponse transitoire n'est
plus à prouver. La justesse et la qualité
des timbres s'imposent naturellement à l'oreille,
et le codage DTS ne supprime rien des qualités hos
du commun de cet enregistrement de studio. Les enceintes
arrières sont ouvertes et actives en permanence:
elles captent l'étendue de la voix du chanteur et
les répercutions des guitares et autres instruments.
Elles circonscrivent à elles seules, en relais avec
les enceintes latérales frontales un relief sonore
holographique d'un réalisme et d'une précision
divins. Le degré de focalisation des sources sonores
est presque extrême: tout est net clair et précis
dans un plan sonore aux multiples perpsectives, qui met
en scène les sonorités et les paroles. La
musique émane des enceintes, transparente et claire
comme de l'eau de roche. Ne serait-ce que pour cette souverraine
clarté, ce CD DTS vaudrait son pesant d'or ! Les
limitations des 20 Bit et 44.1 Khz (façon de parler)
disparaissent littéralement sous le poids d'un specatcle
audio si raffiné. Les chansons plus dynamiques le
sont vraiment, à mesure que les sons s'étagent
de manière somptueuse et que résonne les basses
de la caisse. Ampleur et fermeté: un sons studio
à (presque) couper le souffle!
L'immédiateté est palpable
et donne à entendre ce que bien des enregsitrements
multicanaux peinent à exprimer ou à restranscrire:
trasparence et clarté d'une part, justesse et qualité
des timbres de l'autre. Le bonheur de dcouvrir de si belles
chansons (chacunes d'elles est enrobée parée
d'une robe de sonorités d'une exceptionelle clarté
musicale) d'une si belle manière procure à
l'auditeur un plaisir rare et précieux. Des enceintes
pleine-bande seront évidemment requises pour en saisir
toute l'épaisseur et la dimension acoustique
Sur la plage 4 par exemple, le spectacle
sonore est total, tant on se demande comment il serait possible
d'écouter l'album en stéréo après
avoir goûté aux subtilités et à
la présence sonore du codage DTS. Les voix des deux
choristes remplissent les enceintes arrières avec
un bel équilibre stéréophonique et
une intelligibilité sans failles. Le niveau de diffusion
de chque enceinte est en harmonie parfaite avec celui des
enceintes voisines. Justesse et précision sont ici
immanquables.
Du son multicanal avec une volonté Hi-Fi et une indéniable
intégrité audiophile que tout DTS-Phile se
doit de posséder.