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DIAPASON

DIAPASON

 


titre du film

DIAPASON Anglais (Mi Débit)
DIAPASON Français (448 Kbps)
DIAPASON Anglais (448 Kbps)
DIAPASON DIAPASON  

Zone: 2 (PAL)
Editeur:
Wild Side
Sous-Titres:
Français
Durée:
87 minutes
Prix : 19,99€
Disponibilité: 04 octobre 2006


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COMMENTAIRES:

MARY (2006)

Avec: Juliette Binoche, Mathew Modine, Forest Whitaker, Marion Cotillard...
Réalisé par: Abel Ferrara

Mary s'inspire de la mythique Marie Madeleine, disciple de Jésus.
Ce récit évoque trois personnages liés par son esprit et son mystère...
Marie Palesi, actrice, l'incarne pour le cinéma et reste illuminée par ce personnage.
Tony Childress, réalisateur, joue Jésus Christ dans son propre film.
Ted Younger, célèbre journaliste, anime une émission sur la foi.
Entre fascination et quête spirituelle, le destin les réunira...

 

 

Le film Mary d'Abel Ferrara a été présenté au 31ème Festival du Film Américain de Deauville ainsi que de la 62e Mostra de Venise, où il a obtenu le Lion d'argent.


 

Abel Ferrara, cinéaste polémique, a présenté son film comme étant sa "réponse à La Passion du Christ de Mel Gibson. Le réalisateur new-yorkais réconnait la sincerité de l'acteur australien, réalisateur du succès surprise de l'année 2004 mais le caricaturera dans son film à travers le personnage de Matthew Modine, réalisateur égocentrique du film religieux "This is my blood". Mais Ferrara avoue lui-même qu'il n'aurait jamais pu monter un projet comme Mary sans le succès du film de Mel Gibson.


 

Tout comme l'aventure de son personnage, l'actrice française Juliette Binoche était concernée par le personnage de Marie-Madeleine (avant même que Ferrara lui porpose d'incarner le personnage biblique à l'écran). La fin du tournage fut aussi un événement troublant pour l'actrice, reflet parfait du personnage qu'elle interprète. Ferrara explique que l'expérience émotionnel que vit un acteur soudainement contraint à sortir d'un rôle est très forte et c'est justement cela qu'il a voulu reproduire. Juliette Binoche coupa un temps tout contact avec le réalisateur new-yorkais et découvrit le film assez tardivement, positivement choquée par celui-ci.

 

POSITIF:

L'intensité de la prestation de Whitaker, le charisme de Binoche vont de pair avec la maîtrise formelle.

 

Le Monde- Jean-Luc Douin:


La façon dont Abel Ferrara évoque Marie Madeleine est d'une stupéfiante audace (...) Ferrara attend du cinéma un miracle, le moyen d'imprimer une vérité incarnée.

 

PREMIERE:

Au montage confus s'ajoute un discours lénifiant et primaire sur la foi, qui frise la démonstration scolaire.



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L'image

Un rendu visuel de très haut calibre, alliant finesse de la restitution en toutes circonstances, définition remarquable, et lisibilité parfaite. Un travail éditorial que nous saluons ici, pour un rendu argentique en dépit de la nature de la source. La saturation des couleurs, ainsi que la température colorimétrique se montrent d'une fidélité attentive et relevée. Aucun soucis ou défaut à signaler réellement, pour une image optimisée et traitée comme il se doit en vue de la publication du film de Ferrara sur support DVD... en résolution SD (standard).

 

Le son

Même remarque pour ce qui de la fidélité de la bande-son: le film, intimiste et d'ordinaire peu porté vers les excès, a bénéficié dès sa conception d'un soin tout réaliste et fort réussi. Les dialogues occupent le cœur de la scène frontale avec une clarté marquante, délivrant un impact dramatique rarement entendu depuis longtemps. Placés haut et forts, ils installent un sentiment de fidélité presque exacerbé et constituent une surprise de taille que le format DTS 5.1 vient encore rehausser et magnifier.

La scène sonore du film, que l’on attendait sage et anémiée, se montre tout au contraire enlevée et puissamment évocatrice, dans la mesure où un globe acoustique permanent s'empare des enceintes. Perceptible dès les premiers instants, il installe au cœur de la matrice acoustique du film un sentiment d'accomplissement qui redore l'image du film et l'enveloppe d'une dimension sonore dramatique et alerte, qui se fait parfois très intimiste (concentration sur le dialogues), et parfois agressive (attaque de la voiture dans la rue). Une image sonore en forme de scène sonore qui profite directement au film et à son économie dramatique, et qui témoigne également du soin du cinéaste, sa logique d'évocation de la réalité. Sans le moindre excès ou la moindre flamme ostentatoire, la bande-son distille un parfum d'atmosphère qui circonscrit l'intégralité du film, forte d'une réponse en fréquence ouverte et large, qui n'oublie aucunement le bas du spectre, physiquement ancré dans le caisson de graves, et ouvre la partie haute via des fréquences aigues d'une limpidité et d'une fluidité que l'on ne pouvait soupçonner.

Les médiums et la zone centrale du spectre achève ce tableau acoustique vivant certes peu mobile sur tous les angles du format 5+1, mais qui élabore un magma sonore complexe, fait de sonorités abstraites elles-mêmes compensées par des dialogues eux bien concrets et glaçants de véracité. Une forme de réalisme dramatique qui se fond en acoustique sophistiquée, légère et presque secondaire. La dynamique du mixage surprendra en bien des occasions, animant le récit et amplifiant l'implication de tous les éléments sonores en présence. Un petit modèle de mise en scène sonore étudiée et réussie, qui parvient à tirer partie de sa source intimiste en réinvestissant constamment sur l'impact des situations la logique formelle qui peut animer un choix de mise en scène sonore. Les multiples situations temporelles (passé et présent) bénéficient d'une disposition multicanaux identique, mais les scènes New-Yorkaises s'animent d'instants sonores plus incarnés, plus vivaces, plus alertes. Les enceintes arrières se montrent discrètes, mais diffusent comme un écho résiduel des drames se nouant puissamment l'écran, amplifiant par la même le pouvoir tragique des situations, qui se prolongent dans l’espace formel du film avec la même fluidité et la même perception sensorielle de l'économie du récit.

Le choix d'intégrer sur ce DVD le format DTS se montre d'autant plus judicieux qu'il réussit ici un petit exploit d'ouvrir l'impact des dialogues et de densifier, d'élargir, de renforcer la perception immédiate de la scène sonore si réussie et pourtant si discrète du film. Une manière naturelle de renforcer le travail formel et de respecter, loin de la compromission, le finalité du travail artistique réalisé lors du mixage. D'autant que les différences entre les deux codages, que l'on attendait secondaire ou anecdotique, affiche ici de belles valeurs: le format Dolby Digital réduit, en VO, l'impact immédiat et la véracité de la bande-son en atténuant l'angularité et la largeur expressive du mixage. Le format DTS, d'autre part, supprime ces afféteries et rétablit de manière très légère mais impérieuse, l'équilibre brisé et volatilisé dans la compression du codec de Dolby. Un maintient de l'âme et de l'essence expressive du film, un durcissement de son architecture acoustique dont le film tire pleinement parti sur cette édition DVD.

 


L'interactivité

Autour de Mary : entretiens avec le réalisateur Abel Ferrara, l’acteur Forest Whitaker et le producteur Fernando Sulichin (26 minutes d'interviews)

Bande-Annonce (4/3 et Dlby Digital 2.0...)

Galerie Photos complète

Liens Internet

 


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