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Le DVD (zone 2, 90 minutes, M6 Vidéo) possède une piste son VF encodée en DTS 5.1 Plein Débit, une autre encodée en Dolby Digital 5.1 (F), et une dernière en DD 5.1 réservée à la Version Originale. Des sous-titres Français sont disponibles. Le format de l'image est en PAL, 16/9 anamorphique, 1.77:1 environ, le boîtier, de type amaray, contient 1 DVD. Durée: 90 mn environ.

NOTEZ LE FILM:

NOTEZ LA PISTE DTS:

May

Avec: Angela Bettis, Jeremy Sisto, Anna Faris, James Duval, Nichole Hiltz

May travaille dans un cabinet vétérinaire. C'est une jeune fille timide et complexée qui a beaucoup du mal à se faire des amis et dont l'attitude est étrange aux yeux des autres. Elle partage son appartement avec sa seule vraie amie, une poupée que lui a donné sa mère quand elle était petite. Un jour, elle flirte avec un jeune mécanicien intrigué par son attitude. Leur relation ne dure pas longtemps et après d'autres brèves rencontres sans lendemain, May décide de se fabriquer elle-même un amant idéal...

Un film étincellant qui témoigne une fois de plus de la vitalité du cinéma indépendant Américian. Salué par la critique et unaniment reconnu par d'illustres figures du genre comme Wes Craven, pour qui May est "effrayant, irrésistible et véritablement unique", le film suscite l'angoisse, le dégout et la terreur avec un sens inné de la mise en scène et une désinhibition avouée pour ce qui est de la gestion de la violence physique, clinique et psychologique. Une expérience engageante qui a su resserer une équipe composée de copains avant tout, et dont le résultat final finit presque par forcer l'admiration à force de jubilation et de paris réussis. Le contrat de mise en scène est pleinement rempli, l'interprétation à l'unisson, la narration parfois complexe, mais ce conte horrifique plonge toujours dans le fantastique et l'effroi avec de belles qualités d'équilibre. Pour Olivier Lehmann de la revue Cinéastes "(...) ce conte fétichiste à la lisière du fantastique s'avère être une plongée belle et dérangeante dans les tourments de l'esprit humain. Une première oeuvre parfaitement maîtrisée et aboutie qui augure du meilleur pour la suite de la carrière de McKee.". Impossible de ne pas être d'accord !

Projetté et exploité dans une seule salle à Paris (UGC Ciné Cité les Halles), May a totallisé plus de 15000 entrées.

Le DVD sera disponible le 20 octobre 2004.


Notre fiche technique DVD
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L'image

Le véritable point fort de cette édition: les contrastes sont savamment dosés et les très belles lumières d'un chef opérateur débutant mais qui a déployé beaucoup de ressources (dixit le commentaire audio) sont restituées à la perfection. La définition est très fine et ciselée, et les cadres élaborés, témoins de la maîtrise du jeune metteur en scène, ne sont jamais contredits par des aberrations numériques résultants en artefact de compression. On se retrouve donc devant un excellent pressage, fin, racé et impeccablement nuancé (les différentes teintes et les motifs des vêtements de May sont gérés avec une belle finesse), qui sait jouer avec les intérieurs et les extérieurs avec une belle maestria. La température de couleur est assez neutre, sans jamais être extrêmement chaude (un choix du chef opérateur). Aucun reproche réel, aucun défaut marquant, et un bitrate très bien géré. Un sans faute ! Le tournage en Panavision de ce film pourtant complètement indépendant procure un indéniable cachet aux cadres et aux compositions (voir les scènes situées dans la laverie). Le dossier de presse nous indique que le cinéaste s'est inspiré des lumières qu'utilisait le peintre Raphaël...

Le son

Le film a bénéficié, lors de son exploitation cinéma outre Atlantique d'une piste DTS, la seule piste multicanal disponible. Encodé ici en Plein Débit, la bande-son ne surprendra pourtant que très peu, accusant au passage sa source indépendante et ses conditions de production relativement faibles. Le mixage se veut très timorré, mais n'hésite pas à activer tous les canaux lors des scènes clé dont ne diront pas un mot, avec des bris de verre répartis sur l'ensemble des voies plus vrais que nature. Les différences DD-DTS sont complètement nulles: aucun des deux formats ne parvient à prendre l'avantage sur cette VF au doublage par ailleurs assez grotesque. La façade avant est éteinte, sans dimension stéréophonique probante ou prégnante. Celle-ci détache correctement les voix mais oublie bien vite toute ambition diaphonique ou HiFiste. Loin de nous l'intention d'accuser le travail artistique, par ailleurs assez fouillé lors des noeuds du scénario pour une oeuvre de source indépendante! Nous regretterons simplement que lors du downmix de la bande-son DD 5.1 (via les sorties analogiques de votre lecteur DVD) en Stéréo Dolby Prologic, les différences avec la version 5.1 de la même bande-son sont une fois de plus nulles. l'avantage tourne même à la 'version' Surround Prologic sur la musique, le son étant légèrement plus enveloppant. May est d'ailleurs la seule bande-son où, une fois downmixée, le signal "overload", caractéristique d'un son trop violent pour les composants, s'est illuminé sur notre amplificateur... Mais nous restons étonnés, voire choqués de la proximité des versions... Sur la piste Française, les voix remontent en surface de manière très nette, supprimant même certains bruitages sur la voie centrale par rapport à la VO.

Au demeurant, le film ne repose pas sur sa seule bande-son pour susciter terreur et effroi. La paire binaire son/image où, d'ordinaire, l'un est le corollaire de l'autre, comme deux polarités essentielles qui s'attireraient, n'est ici visiblement pas optimisé, l'essentiel du travail artistique ayant été focalisé sur la centralisation des dialogues et des bruitages diégétiques, bien calés au coeur de la scène sonore. On évoquera la timidité d'une scène sonore presque anémique, où même les choix musicaux ne sont pas vraiment des reflets artistiques. Techniquement, mis à part quelques basses lourdes à trois occasions ou une ouverture de toutes les voies, c'est le calme plat. Mais ne dénaturons pas le film, que nous refusons de réduire à un objet sonore générateur de sensations home-cinéma. Il reste cependant de cette bande-son un sentiment de minimalisme étroit qu'aucun format d'encodage sonore ne sait réellement mettre en valeur, pas même la piste DTS, tout plein débit qu'elle soit. La mise en scène acoustique est faible, tout comme le rendu sonore, qualifiable de neutre et de résolumment sobre dans ses perspectives d'évocation. May dispose d'arguments de poids question mise en scène et montage, mais ne saurait reposer sur sa simple bande-son. Faute de mieux, elle dessert le film et officie avec tact et légereté, à défaut d'être complètement engageante. Les acoustiques des lieux y sont reproduites au minimum, sans impact ni surcroît de véracité, sans principe de surenchère aucun, et la discrétion du mixage artistique, relativement en retrait sur le reste ne manquera pas lui de décevoir quelque peu.

L'interactivité

Un commentaire audio de groupe particulièrement rigolard (au point de faire saturer le micro!) et finalement assez technique où l'anecdote prend le pas sur l'ennui, et où sont révélés des secrets de tournage tour à tour étonnants et surprenants. Un excellent bonus qui désamorce le film avec brio, qui plus est sous-titré en Français. Outre quelques bandes-annonces en 4/3 et VF DD 2.0, l'édition DVD se pare d'un superbe livret de 16 pages très bien conçu.


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