

Michel Vaillant (2003)
Avec:
Sagamore Stévenin, Jean-Pierre Bas, Jean-Pierre
Cassel, Diane Kruger, Barbara Schulz, Peter Youngblood
Hills, Philippe Lellouche, François Levantal, ...
Michel Vaillant est un pilote automobile
virtuose, champion incontesté dans les rallyes
et les circuits du monde entier. Ses succès et
ceux de son équipe, l'Ecurie Vaillante, provoquent
autant l'admiration que la jalousie de ceux qui se mesurent
à eux...
Ruth Wong est le manager de l'équipe Leader. Elle
sait jouer de son caractère et de ses charmes,
et n'a de cesse de venger la mémoire de son père,
le fameux Leader. Prête à tout pour gagner,
elle va déployer des trésors d'imagination
pour détruire les Vaillant.
Michel, concentré, est au volant de sa Vaillante
bleue n°10. A ses côtés : Steve Warson,
son ami, fabuleux pilote américain, dans la Vaillante
n°8. Ils sont sur la grille de départ des 24
Heures du Mans. Juste devant eux, deux voitures rouges
monstrueusement agressives, deux pilotes Leader, Bob Cramer
et Dan Hawkins...
Le Figaro - Marie-Noëlle Tranchant
Louis-Pascal Couvelaire orchestre un film d'action divertissant
et spectaculaire, avec de formidables cascades de Michel
Julienne.(...) Du beau travail !
Le Point
Si vous aimez les méchantes très méchantes
et les héros très héros, si vous
aimez " Taxi ", les vroum-vroum, les 24 Heures
du Mans et les grands sentiments avec soleil couchant,
alors cette adaptation de la BD scénarisée
par Luc Besson est pour vous.
Studio Magazine - Jean-Pierre Lavoignat
On peut tout de même regretter que le scénario
n'ait pas été plus fouillé, et les
dialogues plus travaillés (...) C'est un vrai divertissement,
auquel Louis-Pascal Couvelaire, plus à l'aise et
mieux inspiré que dans Sueurs, apporte une esthétique,
certes très pub et clip, mais qui se marie bien
avec l'univers et lui donne même un côté
fantasmatique.
Braillard, toc et chic, le film de Louis-Pascal
Couvelaire dissipe un sentiment vaporeux d'inachevé
en raison de sa part scénaristique complètement
risible et inadapté. Des situations au ridicule
achevé, une post-synchronisation à côté
de la plaque et digne des pires publicités... Difficile
d'apprécier tout ce travail formellement certes
exceptionnel, mais qui semble reposer sur rien d'autre
que de la vantardise empreint d'esthétisme publicitaire...
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L'image
Contrastées au possible et définies
comme il se doit, les images de Michel Vaillant ne manquent
ni de densité ni d'éclat. Le nombre hallucinant
de filtres (couleur, polarisants...) employés par
le chef opérateur Michel Abramowicz sont restitués
avec fougue et panache, tandis que les cadres exceptionnels
du metteur en scène de Sueurs rutilent et
brillent à qui mieux mieux. Le programmeTHX n'aura
finalement apporté que très peu par rapport
à la précédente édition. L'image
possède une granulosité argentique qui jure
un peu avec le style très numérique et "clipé"
du film. L'étalonnage colorimétrique (numérique)
a été supervisé avec un grand soin,
donnant aux couleurs une fougue visuelle acier et des tons
très saturés. Peu de reproches, si ce n'est
un aspect numérique souvent marqué et une
compression parfois malmené par le flot ininterrompu
des images et la sportivité du montage. Contrastes,
définition et niveau des noirs subtilement réussis.
Attention toutefois: les premières séquences
ne sont pas pour autant représentatives du reste
du film, avec une luminosité faiblarde et des contrastes
inaccentués. Les séquences au Mans sont, elles,
des plus réussies et imposent une belle dynamique
vidéo.

Le son
Le mixage du film est signé Vincent
Arnardi. Aucun soucis d'offset rend possible
la comparaison entre Dolby Digital et DTS sans avoir à
rajouter des décibels. Signalons que la bande-son
du film a été réétalonnée
dès la première édition DVD (2004).
Cette dernière a subi une adaptation de la dynamique
ainsi qu'une redistribution de certaines fréquences
et un ré-étagement des plans sonores (rapports
avants-arrières). En d'autres termes, les voies
surround ont vu leur niveaux clairement revus à
la baisse... Et pourtant, force est de constater la dynamique
incendiaire de l'ensemble, associée à une
force dans l'évocation qui lui confère une
indéniable singularité. Agresive, forte,
volumineuse, la bande-son de Michel Vaillant
n'en demeure pas moins très classique et mise principalement
sur la précision des bruitages, bien plus en tous
cas que sur des créations de mixage pur, des dispositions
innovantes dans l'espace d'écoute et la scène
sonore. Cette dernière justement possède
une franchise et une clarté limpide, en dehors
des dialogues, post-synchronisés avec les pieds,
et lavés d'une importante zone de réponse
en fréquence... Le haut du spectre bénéficie
quant à lui d'un délié satisfaisant
qui assure une belle fluidité aux véhicules.
La section grave, elle, ne cesse de rugir et de frémir,
procurant au film une dimension souterraine et massive.
En attribuant du poids aux sons, le film récupère
une profondeur perdue, un sens du spectaculaire qui l'irrigue
et lui confère une valeur de choix. Les auditoriums
de Europa possèdent un nombre important de caissons
de graves professionnels. Il est donc aisé pour
un mixeur de les utiliser à leur plein potentiel,
même si ici, les basses fréquences semblent
par trop imposantes et étalonnées aux alentours
de 30-45 Hz, ce qui ne produit pas des fréquences
dans le sous-grave, mais assure une diffusion et une présence
dans toutes les installations, même les plus modestes.
Les basses fréquences du canal LFE ont semble t-il
été relevées d'une bonne poignée
de décibels, et ce de manière artificielle...
Elles occupent l'essentiel de la scène sonore et
dominent la mise en espace des sons la plupart du temps.
Vous êtes prévenus...
Le recours aux voies arrières
est régulier mais pas constant, et l'équilibre
acoustique se dessine davantage sur la façade frontale
lors de la première partie du film.Une fois arrivée
au Mans, la bande-son semble changer d'angle d'attaque
et propose une ouverture netement plus prononcée,
avec des effets directifs et des panoramas optimisés
et conçus à la corde. Signalons la possibilité
de commuter cette bande-son en Dolby Digital EX ou DTS
ES (via le mode Néo:6 de votre amplificateur).
Michel Vaillant a en effet été
mixé en 6.1 pour le cinéma, puis encodé
en Dolby Digital 5.1 EX et DTS ES. L'apport de ce canal
central arrière que l'on récupère
en Matrix se montre ici souvent anecdotique, mais n'hésite
cependant pas à compléter certains panoramas
de manièer soutenue et impeccablement réussie.
Il comble un vide et oeuvre à densifier l'atmosphère
sonore du film tout en utilisant les écarts de
dynamique très importants dont est capable la bande-son.
La voix du présentateur aux 24 Heures du Mans se
retrouve ainsi soigneusement calée au centre arrière
en écoute DTS ES (donc optimisée dans son
placement scénique), alors qu'en 5.1, elle a tendance
à s'égarer voire à se perdre dans
le reste du paysage sonore. Du reste, si le mixage n'offre
pas la sophistication qu'atteindrait Didier Lozahic (autre
mixeur émérite de chez Europa), il n'en
offre pas moins un spectacle certes bien trop tiré
vers les extrêmes et finalement peu équilibré
dans sa gestion de la subtilité acoustique, mais
convaincant au possible. Certaines séquences deviennent
vite brouillonnes et confuses (rallyes etc...), gueulardes
et braillardes, tandis que d'autres (arrivée des
Vaillantes au Mans) insistent davantage sur la mise en
scène mélodique des sons qui glissent, trop
rapidement bien sûr, vers une dimension légèrement
plus abstraite, plus tempérée, plus silencieuse.
Comme c'estle cas de toutes les rééditions
THX de l'éditeur, il n'existe pas la moindre différence
audible entre les codages Dolby Digital et DTS... Aussi
surprenant que cela puisse paraître, chaque codage
est littéralement i-d-e-n-t-i-q-u-e à l'autre,
et aucun ne prend un avantage technique ou artistique
sur l'autre. Réponse en fréquence, dynamique,
ouverture du champ sonore et spatialisation demeurent
inchangés. Avancer la supériorité
du format DTS serait ici bien présomptueux, même
si l'on devine plus qu'on ne le constate une présence
arrière un tantinet plus prononcée, et une
séparation des canaux (voie ES comprise) davantge
limpide... Au final, une déception pour ce qui
est du format DTS. A noter que les autre pistes sons sont
en réalité identiques. Les versions multilingues
ne possèdent qu'une poignée de dialogues
en Anglais. Le downmix Dolby Stéréo de la
piste DD 5.1 se montre dévastateur et presque comparable
au DD 5.1 lui-même, exception faite des basses fréquences,
selon les habitudes de l'éditeur...
L'interactivité
Packaging Steelbook (métal brossé)
du plus bel effet. L'intégralité des suppléments,
outre le commentaire audio, a été répartie
sur le deuxième DVD.
• Excellents commentaires audio du
réalisateur, pétris de détails et d'anecdotes.
• Making of interactif (deux heures!) complètement
réussi, qui donne à voir ce que l'on voit
peu: des images de tournage, des séquences entières
de réunions de production, le montage/démontage
des caméras, des coulisses inédites (l'assistant
réal' aux toilettes, Luc Besson à Cannes ou
tenant une caméra pour réorganiser les prises
de vue...), le tout sur un mode de navigation conçu
de manière totalement interactive. Nous n'en attendions
pas tant. Même les coups de gueule de certains individus
ont été intégrés à ce
maelström très surpenant (le chef opérateur
en particulier, en plein acte de harcèlement moral
sur un plateau...).
• Séquences multi-angles
• Tour du circuit en caméra embarquée
(Dolby Digital 5.1 inexpressif...)
• Le Court métrage " Grand prix"
(Dolby Digital 2.0...)
• Deux scènes coupées sans le moindre
intérêt...
• Comparaison film/storyboard
• Clip Friends de Archive (Dolby Digital 2.0...)
• Bande-annonce et teaser (2), 16/9
mais Dolby Digital 2.0 très expressif.
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Ces
notes tiennent compte de toutes les pistes audio, aux caractéristiques
comparables en tous points: |

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