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DIAPASON

 


titre du film
Le DVD (zone 2 France, 122 minutes) possède une piste son encodée en DTS 5.1 Mi-Débit (VO Multilangues), une autre encodée en Dolby Digital 5.1 (Multilangue), et une dernière en DD 5.1 (Française uniquement). Des sous-titres Français sont disponibles sur les passages en langue étrangère. Le format de l'image est en PAL, 16/9 anamorphique, 2.30:1 environ. 2 DVD, Digipack 3 Volets, avec surétui.

NOTEZ LE FILM:

NOTEZ LA PISTE DTS:

MONSIEUR N. (2003)

Avec Philippe Torreton, Richard E. Grant, Jay Rodan...

Comment l'empereur Napoléon a-t-il accepté de se soumettre à cet emprisonnement sur l'île de Sainte-Hélène ? Et comment imagine-t-il desserrer l'emprise de ses géôliers ? C'est ce que Monsieur N. va tenter de révéler...

L'enjeu d'Antoine de Caunes
"Je voulais capter les rémanences d'un monde disparu, avec des personnages très forts. C'est très troublant. On a l'impression de réveiller des fantômes, d'avoir une responsabilité supplémentaire parce que ces personnages ont existé. Ici, on n'invente pas un monde, on le réinvente d'après un passé chargé et très codifié. La mise en scène pour moi était alors de réussir à donner suffisamment de souffle au film en maintenant un équilibre entre la nature ample et le drame à l'intérieur de Longwood. Entre le spectacle et l'intime."

Napoléon selon Philippe Torreton
"Pour moi, il y avait deux écueils à éviter: ne jouer que la convention par rapport à ce personnage ou vouloir systématiquement jouer "original". J'ai essayé plutôt de revisiter la tradition. Par exemple, s'il mettait sa main sur le ventre, c'est qu'il devait avoir des douleurs. Mais comme ce geste participe à la légende, je ne pouvais pas l'utiliser. En revanche, l'information à donner était qu'il avait mal au ventre. Reproduire physiquement ses symptômes me paraissait plus intéressant que la main dans le gilet, geste que je ne fais donc jamais."

De nombreux films et téléfilms ont traité du personnage de Napoléon Bonaparte. Parmi ses plus célèbres interprètes, Albert Dieudonné l'incarna deux fois dans Napoléon (1927) d'Abel Gance et Madame Sans-Gêne (1941) ; Charles Boyer dans Marie Walewska (1937) ; Sacha Guitry dans Le Destin fabuleux de Desirée Clary (1942) ; Gérard Oury dans La Belle espionne (1953) et L'Amante di Paride (1954) ; Marlon Brando dans Desirée (1954) ; Daniel Gélin dans Napoléon (1955) et Pierre Mondy dans Austerlitz (1960). Bruno Solo et Christian Clavier l'ont tout deux incarné à la télévision en 2002, respectivement dans Madame Sans-Gêne et Napoléon.


Perdue au milieu de l'Atlantique à près de 2000km des côtes africaines, l'île de Ste Hélène fut choisie par les Anglais pour empêcher toute évasion éventuelle de leur prisonnier Napoléon. Des trois mille soldats anglais postés sur ce "rocher" de 122km², mille étaient chargés de surveiller la résidence fortifiée de l'empereur dont la présence devait être vérifiée deux fois par jour. L'île elle-même était cernée en permanence de onze navires. Débarqué le 16 octobre 1815, Napoléon y mourut le 5 mai 1821.

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L'image

L'image présentée sur ce DVD est globalement décevante... N'y allons pas par quatre chemins. Le film est présenté au format dans une très belle copie (très belles couleurs et, visiblement, respect de l'étalonnage numérique de Yvan Lucas), mais dispose de lourds bémols sur son encodage MPEG II. Les fondus au noir sont notamment très mal définis et laissent apparaître des pixels, tout comme certains arrières-plans, imprécis et très mal découpés. Le contraste s'avère en général convanable, mais les noirs ne disposent pas d'une précision chirurgicale, occasionnant par la même des problèmes de lisibilité dans les scènes sombres (ouverture, en particulier). Emploi régulier et quasi-permament d'un réducteur de bruit et 'un filtre vidéo passe-bas, ainsi que recours au edge enhancement, d'où ces images lisses aux aspérités argentiques gommés, numérique et souvent bien décevante. Les paysages pourtant superbes perdent de leur texture et de leur saveur, s'étalant vers un infini qui se termine presque en pixel... La définition, dans l'ensemble, souffre parfois très fortement des problèmes pré-cités, qui finissent par contaminer la teneur générale de l'image. Certains plans ou bien certaines séquences sont toutefois mieux présentées que d'autres, mais l'impression d'un encodage léger et automatisé, qui ne prend pas en compte certains détails artistiques majeurs, ne cessera de se faire remarquer. Nous sommes, en comparaison, à l'opposé d'un encodage façon Pacte des Loups. Master propre, donc, mais très mal traité par l'éditeur.

Le son

Didier Lozahic (voir notre interview à cette adresse) a signé le mixage multicanal en 6.1 (le film était présenté en DD EX et DTS ES en salles, mais pas sur ce DVD...) ainsi que l'enregistrement et le mixage de la musique. Force est de constater la qualité artistique de cette bande-son, qui, centrée autour de dialogues délivrés avec un impact saisissant et une présence comme on en entend rarement (sans doute que certains ont été post-synchronisés), réalise également l'exploit d'habiter le corps même du film en lui conférant une ampleur qui conjugue l'épique et l'intimiste, tout ceci étant évidemment intégré dans la matière acoustique du film. Dès les premiers instants (une exhumation sous une pluie battante), la bande-son affirme le ton sonore qu'elle ne lachera pas avant la dernière note de musique au générique de fin. Une présence multicanale permanente, avec des voies arrières qui délivrent des bruitages diégétiques d'une prestance sonore et d'une qualité de reproduction exceptionnelle la plupart du temps (rues, bateaux, attaques...). En effet, l'activité surround est immanente, et jamais vraiment la bande-son ne s'affaiblit ou s'amoindrit en intensité, forçant par la-même la matière, le 'moteur' d'évocation du film à occuper le devant de la scène. La réponse en fréquence s'avère d'une très belle qualité avec d'exceptionnelles basses par moments, parfaitement intégrées lors des instants à forte teneur dramatique, et dont l'emploi sur ce mode-là est entirèment du aux talents de Lozahic. En outre, la musique de Stephan Eicher, pompière mais très réussie elle aussi, se voit incrustée avec un soin extrême dans la chair des images, via un mixage qui insiste sur la musicalité et sur l'ampleur dramatique contenue dans la partition. Les chants Corses de l'ouverture sont mixés à la manière d'un CD DTS, et envahissent toutes les voies avec rigueur et harmonie, sans jamais perdre en intelligibilité, et dont la 'lecture' est facilitée et même améliorée par une excellente réponse en fréquence et un rapport signal sur bruit idéal, encore amélioré par la finesse et la largeur de la piste DTS. Dans l'ensemble, la bande-son s'avère perçante et surtout volumineuse, forte. Elle semble avoir été encodée sensiblement plus haut que sur d'autres DVDs, ce qui n'est pas pour nous déplaire, histoire de mettre encore plus en valeur ses capacités dynamiques et de faire remonter (un peu plus là aussi) le niveau de reproducton des dialogues, véritable point fort de cette bande-son, surtout en DTS. Les ambiances sont scrupuleusement établies, et mettent littéralement à nu les qualités ambiophoniques dont est capable cette bande-son. Allié à une grande précision dans l'évocation spatiale, la force de cette bande-son multicanale est de pouvoir générer une émotion et une matière sonore complexes et très dense, ne laissant pas de place aux silences et aux 'trous' entre les diffuseurs, elle joue sans cesse sur les valeurs dynamiques, sur toute l'échelle audible, afin de se saisir du film avec énergie, puissance et force dans l'évocation. L'impact de la voie centrale de Monsieur N. est finalement rarement entendu sur DVD... Dans l'ensemble, volume et développement multicanal total caractérisent au mieux le travail de Lozahic sur ce film. La bande-son se révèle aussi chargée que certains uniformes de soldats lourdement décorés, mais c'est finalement bien là l'essentiel: évoquer l'histoire avec une authentique matière sonore, un poids dramatique indéniable qui se lit dans les forces sonores du film. Signalons l'exceptionnelle qualité du rendu ambiophonique des éléments naturels: vents et orages bénéficient d'un réel surcroît de définition par rapport à ce qui est d'ordinaire entendu sur DVD en 5.1. Qu'il s'agisse de dialogues intimes ou de scènes mobilisant davantage de matière et de volume à l'écran, la bande-son s'en tire à la perfection, proposant une véritable immersion formelle et acoustique à St Hélène ou Paris. L'acoustique des lieux est impérieusement respectée et donne lieu à de très beaux arrières-plans sonores sur toutes les voies, superbement étagés, élaborés par Lozahic avec une très grande précision qui toujours dessert le poids dramatique des images. La piste DTS s'impose littéralement en optant pour une présence globale nettement plus affirmée, ainsi que pour un emploi et une reproduction acoustique des voies arrières largement plus ouverte et accomplie. Le format DTS ne se contente pas d'ouvrir le champ sonore de manière plus complète: il semble aller plus loin encore en chargeant davantage la bande-son de ce poids dramatique, en lui conférant plus de volume et de potentialités d'évocation, et surtout, en proposant encore plus de clarté et de présence dans les dialogues, qui deviennent donc somptueux et expansifs à souhait. Du reste, cette piste DTS, de très loin la meilleure disponible sur ce disque en terme de performance, accorde à la musique une texture musicale et harmonique qui l'emplissent de subtilités tonales supplémentaires et qui densifient davantage, en l'étoffant et en le revivifiant, le très juste mixage 5.1 de la musique réalisé par Lozahic. La piste DD 5.1 VO, si elle s'avère convenable, introduit une distorsion sur les dialogues et vide la bande-son de sa teneur et de sa densité. Au final, la piste DD 5.1 s'avère inaccomplie et lissée, bien moins pertinente et moins chaude, moins complète et ouverte, moins atmosphérique et puissante que la piste DTS, véritable surprise de ce disque. les différences entre les deux codages ne s'économisent pas et sont la plupart du temps patentes et distinctes. De quoi savourer encore plus une bande-son placée sous le signe de l'étoffe acoustique, vive, présente, active et finalement très subtile et équilibrée malgré sa puissance. En revanche, downmix Stéréo Dolby Surround exceptionellement bon, générant des basses parfois surpuissantes (erreur d'encodage?) et proposant même des dialogues presque meilleurs qu'en Dolby Digital 5.1 natif.... Sur 65% du film, il sera presque impossible de faire la différence entre 5.1 discret et Dolby Surround matricé downmixé...

L'interactivité

• Filmographies
• Commentaire audio de Marie-Castille Mention-Schaar et Antoine De Caunes
• Promo réel.
• Pré-film annonce.
• Film annonce V.F.

Disque #2

• Making of (58 minutes)
• Les décors (12 minutes)
• Les costumes (5 minutes)
• Le maquillage (6 minutes)
• La musique originale (9 minutes)
• L’avant première (5 minutes)
• Le scénario (5 minutes)
• Documentaire historique (45 minutes)
• Galerie photos (3 minutes).
• Galerie projets d’affiches (1 minute).
• Galerie story-boards et aquarelles (9 + 5 minutes)
• Galerie décors(6 minutes)
• Galerie costumes (3 minutes)

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

Note DD


Note Globale



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