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titre du film
Le DVD possède une piste audio DTS 5.1 mi-débit en VO, et une encodée en Dolby Digital 5.1. Une piste Française (Quebequois) en DD 2.0 est aussi présente. Le film est présenté en 16/9 (anamorphique) d'après un ratio d'environ 1.85:1. Le boîtier est un Amaray simple. Le fichier DTS pèse 605 Mo et le fichier Dolby Digital 350 Mo. Un DVD édité et distribue par Sony Columbia Tristar. 109 minutes environ.

Monster

Depuis déjà longtemps, Aileen erre sans but et survit en se prostituant. Lorsqu'un soir, le moral au plus bas, elle rencontre dans un bar la jeune Selby, c'est le coup de foudre. Pour protéger leur amour et leur permettre de subsister, Aileen continue de se vendre jusqu'à cette nuit où, agressée par un de ses clients, elle le tue. Ce premier crime marque le déclenchement d'un terrible engrenage... D'après une histoie vraie, celle d'Aileen Wuornos, serial killer exécutée en Floride en 2002,n après avoir passé 13 ans dans le couloir de la mort...

Une oeuvre terrorisante de vérité qui progresse par palier pour révéler une facette extrêmement noire de l'humanité. Critique féroce d'une Amérique en perte de valeur, le film de Patty Jenkins a été tourné sur les lieux exacts où se sont déroulés les crimes, d'où cette force documentaire peut-être excessive qui perce les limites de la fiction pour encore mieux fouiller et explorer le terrain de la véracité. L'interprétation de Charlize Theron laisse pantois, tout simplement: son intensité, associée à la densité de son jeu sont en soi une prouesse de très haute technicité et une preuve d'abnégation telle que l'actrice, récompensée par l'Oscar de la Meilleure Actrice, finit par acquérir une sorte d'aura maléfique dont elle se joue avec un sens sans cesse renouvellé de l'intégrité. Impressionant. Une oeuvre sans concession qui s'appuie sur un sens inné du cinéma et qui accorde une importance fondamentale au travail ainsi qu'à la progression dramatique de l'actrice.

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L'image

Une section image extrêmement solide qui impressionne par sa densité. Les contratses sont bien souvent bluffant, tout comme la définition, précise et piquée. Les lumières des différents lieux sont conservées et dénotent une belle maîtrise de la part de l'éditeur. La sturation des couleurs est adéquate dans les scènes où elles se révèlent ostentatoires (patinages, aux tons rouges et ocres), et le rendu lors des nombreux gros plans impressionne aussi par le nombre de détails révélés du maquillage extraordinaire de Theron. Une image solide sans reproche aucun, si ce n'est une tendance à la granulation excessive lors de certaines scènes sombres, en basse lumière. L'interpositif utilisé est dépourvu d'artefact de compression, et les tons de chair sont notamment très fidèles.

Le son

Le logo Todd AO figure au générique de fin, signe de luxe dans le traitement des composants audio de la bande-son, des bruitages aux effets en passant par la musique. Le studio a en effet su imposer sa marque, sa griffe, sa signature sonore depuis des décennies dans le cinéma Américain et on ne compte plus les films, tournés en 70 mm qui ont fait appel aux services du prestataire. De nos jours, les films bénéficiant d'un tel traitement se comptent sur les doigts d'une main, avec notamment Evita. La musique a donc été enregistrée selon le module "Todd AO Scoring" et les résultats sont gigantesques pour un film indépendant: la musique, composée par BT (dont la bande originale a été testée par nos soins à cette adresse), se répartit avec ampleur sur toutes les voies de l'installation et révèle une profondeur sonique et acoustique là où on ne l'attendait pas. Une réserve tout de même: on regrettera que la qualité de l'enregistrement que l'on trouve sur la BO du film se soit pas tout à fait identique sur le DVD-Vidéo... qui paraît lui beaucoup plus grossier. Cependant, pour un film dominé par les dialogues (scène frontale), les résultats d'écoute sont immenses: effets de circulation de voie à voie, largeur de la scène sonore, pertinence et signature acoustique des lieux etc... Ce sera la musique (B.O. ou chansons employées, toutes deux très convaincantes) qui motiveront le plus votre installation: répartie sur toutes les voies, elle conserve une belle assise harmonique et "stéréorise" l'intégralité du champ sonore, de l'avant à l'arrière. La réponse en fréquence sur la piste DTS est optimale, avec des voix qui ont du grain, du corps et de la présence, parfaitement audibles en toutes circonstances, jusque dans les sons directs. La piste Dolby Digital introduit une légère distrosion, observable dès le début du film, qui réduit le pouvoir d'élongation et de recouvrement de votre voie centrale. La scène avant est utilisée à bon escient avec une largeur caratéristique repoduisant avec un grand soin l'intégrité sonique des lieux visités, ou dramatisant les situations par un recours aux bruitages d'ambiance très judicieux. Le travail artistique de Steve Bartkowicz, John Bires et Peter J. Devlin peut se concevoir comme une approche documentaire, très travaillée au delà de ses apparences de ténuité ou d'épure. Pas (ou peu) d'effet de 'masque' ici: chaque son est intact, et l'univers sonore du film va fouiller jusque dans les lieux exacts de la Floride où se sont déroulés les crimes (le bar Last Resort, les forêts etc...) afin extirper, sans doute, un principe de surenchère psychoacoustique, qui va sur-réaliser le pouvoir d'évocation du film de Jenkins, en recherchant un 'quelque chose' dans l'air, presque plus réel que le réel lui-même. Les sons sont clairs et nets. Equilibrés dans leurs approches, ils sont dispensés avec un très bon rapport signal sur bruit et ne génèrent aucune fatigue auditive, de par leur proximité avec le réel. Aucun signe de sur-compression ne vient contredire la donne sonore, au point que le film devient un modèle de mixage pour certaines productions du même type, loin des canons Hollywoodiens. La piste DTS présente un lot parfois impressionant d'améliorations, notamment sur la musique, qui gagne incroyablement en ampleur là où la piste Dolby Digital s'effondre sur les voies avant sans se répartir intelligemment ailleurs. Le format DTS extériorise les sons de manière plus libre et cohérente (de manière toutefois assez légère, mi-débit castrateur oblige...) et approfondit la scène sonore en creusant davantage un espace acoustique porteur de sens. Les différences sur d'autres passages (meurtres, dialogues) sont en revanche plus ténues, mais l'essentiel du film étant dominé par un fond musical, c'est le format de référence qui s'impose de lui-même, ne serait-ce que pour la clarté et la puissance de reproduction des dialogues. Un véritable petit cas d'école ! Les différences entre DTS et Dolby sont ténues et limitées, mais elles possèdent le mérite de mettre en avant le format DTS pour sa plus grande liberté sonore et son équilibre tonal un tantinet plus convaicant. Néanmoins, le son présent sur les supplements de la bande-originale du film (notamment sur la bande annonce présentée en DTS Plein Débit) est supérieur.

L'interactivité

Une featurette de 14 min terrorisante où vous pourrez apercevoir le personnage réel ayant inspiré le film, et suivre l'équipe de production se rendant sur les lieux exacts ou interviewant les personnages qui l'ont cotoyé. L'équipe va même jusqu'à montrer une plaque où le monstre Aileen a gravé son nom... Interview sur le design sonore du film avec le compositeur BT (excellent), et déconstruction du sound design sur la séquence de la grande roue, en 5.1 (également présent sur la BO du film) où il vou sera possible d'isoler les dialogues et les autres couches composant la bande-son du film. Trois bande-annonces, mais pas de commentaire audio...


Note Image

Note DTS

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Note Interactivié
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Note Globale


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