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titre du film

Le DVD possède une piste audio encodée en DTS 5.1 (1509.75 Kbps environ) sous 20 Bit et 48 Khz. Un CD Stéréo PCM est également joint, et le format PCM (linéaire 16 Bit 48 Khz) est également disponible sur le DVD-Vidéo. La durée totale de l'album est de 120 min. Le label DTS Entertainment édite ce DVD d'un nouveau type dont on ne saluera jamais assez l'initiative.




1. Ferris Wheel (Love Theme)
2. Call Me Daddy Killing
3. Childhood Montage (Title Sequence)
4. Bus Stop
5. Girl Kiss (Hooking I)
6. First Kill
7. Bad Cop
8. Courtroom
9. Turning Tricks (Hooking II)
10. Job Hunt
11. I Don't Like It Rough

et bien d'autres plages (24 au total)

Durée de l'abum: plus de deux heures.



Musique originale: BT
Mixage multicanal: BT
Authoring DVD: Jeff Levinson / SpeeDVD, Granada Hills
Directeur Créatif: David Del Grosso
Producteur executif pour DTS: Jeff Skillen


Ville à Roue: Ben Grossman
Guitare, basse, Piano,...: BT


A noter qu'aucune recherche rapide en avant ou en arrière n'est possible lors de l'écoute en DTS ou en stéréo.

Ce disque est entièrement encodé en DTS, même sur ses suppléments:

Interview de la réalisatrice et de BT sur le design musical et sonore (passionant), encodé en DTS 5.1 Mi-Débit (754.50 Kbps).

Bande annonce originale (DTS Plein Débit, 1509.75 Kbps) au son musclé et très puissant, très appréciable.

Découpage sonore de la séquence de la fête forraine (DTS Mi-Débit) avec possibilité d'isoler les bruitages/musique/parole.


Dernière minute: suite à des soucis légaux et autres mondanités, cet album ne sera pas disponible à le vente grand public avant l'été 2004... officiellement pour coïncider avec la sortie DVD du film qui rappelons le, a été auréolé de l'Oscar de la meilleure actrice pour l'épatante Charlize Theron.


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Liens externes: BT Music ; DTS Entertainment ; Communiqué de presse (pdf).


Le Son

Ce produit d'un type tout nouveau est en soi une authentique bénédiction: quel plaisir en effet de découvrir l'intégralité d'une bande-originale particulièrement inspirée en DTS 5.1, et ce durant plus de deux bonnes heures. Plaisir également multiplié par deux lorsque l'on sait que le créateur, BT (qui a déjà oeuvré sur divers projets plus légers, comme le score de Fast and Furious ou encore Driven et Zoolander, Go, the Jackal ou Mortal Kombat ) a entièrement supervisé la partition et le mixge dans son studio personnel, dans le confort de son domicile. Celui-ci explique sa démarche artistique et précise en insistant presque lourdement que sa bande-son a été entièrement conçue en multicanal 5.1 dès la genèse. Et les résultats d'écoute sont absolument parfaits, conformes en tous points à ce que l'on attend de ce 'produit', à ce que l'on imaginait entendre et expérimenter.

Durant deux heures très denses et en même temps extrêmement variées, BT nous innonde de sons et déverse d'intenses nappes d'harmonies acoustiquement organiques et musicalement déliées. Des plages comme "Childhood Montage", le générique du film, disposent d'une scène sonore d'une extraordinaire créativité, profondément ancrée dans le grave et particulièrement ouverte sur toutes les voies. Le clavier décolle littéralement, et les harmoniques s'installent dans un bain acoustique total, qui grimpe crescendo de manière expansive et musicalement très convaincante. Les sonorités synthétiques déboulent avec une maestria sans cesse renouvellée tandis que la pièce d'écoute se tapisse de nappes sonores d'une grande variété et dont les pouvoirs d'élongation marquent l'esprit. La moindre fausse note au niveau du matériel d'écoute peut vite faire retomber la mayonnaise tant la cohérence acoustique se veut totale: le caisson pénètre l'ensemble de manière holographique et complète les vides sonores de manière très pregnante. Les voies surround sont exceptionellement ouvertes et distillent des sensations d'ambiances éthérées aux parfums doux et suaves.

La dynamique est exemplaire et parvient à soulever des montagnes sonores, infra-graves à l'appui, tant elle dispose de potentialités à explorer. Lors des accélérations rythmiques et autres instants (violents ou euphoriques), celle-ci grimpe de cinq bons crans, faisant encaisser à l'auditeur un champ sonore venu de toutes part et glissant dans toutes les directions. De vraies lignes de fuite sonores se détachent alors clairement. Les masses sonores coulissent, glissent, s'enchevetrent et se chevauchent avec un sens de l'espace absolument divin. En outre, l'intégrité sonore de cette bande-son est à ce point surprenante qu'elle finit par imposer un état de radicalité sonore, qui en dit plus sur son auteur que dix mille interviews insipides.

L'étendue et la linéarité de la réponse en fréquence force le respect, et ce sur toutes les voies de l'installation: la musique de BT vit et respire à sa façon sur 5.1 canaux réels. Des sons 'tonals' sont de temps à autres ventillés sur les arrières (bus, voitures, etc...). Ils participent l'effort musical en insufflant une dose supplémentaire d'originalité. L'équilibre spectral est complet tout comme le degré d'intelligibilité et les capacités dynamiques. La définition sonore laisse pantois et aucune fatigue auditive ne vient perturber l'écoute, en dépit de cette myriade d'événements sonores qui hantent l'intégralité de cette bande-son. L'enveloppement acoustique suggéré par cette piste DTS emporte immédiatement l'adhésion.

Aucun défaut à signaler, vous l'aurez compris. Sur les plages clé de cette bande-son (comme le générique, 'bus stop'...), c'est toute l'esthétique d'un sentiment musical qui se construit à mesure que la scène sonore se délocalise sur les voies arrières, jusqu'à finalement activer l'intégralité des canaux. La mobilité des sons est harmonieuse et précise, et sur 'Bus Stop' (plage 6), la scène sonore est maximale, tout comme sur 'Ferris Wheel' et 'courtroom', où les basses sont également présentes sur les voies arrières, et où la rythmique s'empare de l'espace avec un sens de l'à propos et de la justesse qui a de quoi vous laisser sur le carreau.

D'un point de vue plus technique, le rapport signa/bruit est formidable et se joue de la dynamique parfois exemplaire de cet album. La musique et rien d'autre. On reste abassourdi devant un telle maîtrise et un tel résultat et l'on savoure chaque plage différemment puisque chacune d'elles définit sa propre scène sonore, sa propre logique spatiale, sa propre acoustique. Sa propre intégrité sonore. Vous l'aurez compris, la qualité sonore et acoustique de cette très belle musique de film n'est jamais prise en défaut. Nous vous recommandons plsu que chaudement l'expérience, dès qu'il sera disponible, courant été 2004. Sa très large gamme émotionelle évolue de l'intimité (minimaliste) aux épanchements, en passant par la sauvagerie. Toutes ces gammes d'émotion sont représentées à la perfection par une scène sonore 5.1 des plus épatantes. Découvrir cette bande-son en multicanal revient aussi à mettre en scène et à 'représenter' les émotions larvées au coeur des figures sonores que propose BT.

Percussins, synthé, guitares et piano occupent le devant de la scène multicanale et transpercent des nappes sonores parfaitement claires et détachées les unes des autres. La nature perceptuelle du format DTS autorise même une extension de la réponse en fréquence vers le grave (légèrement boosté?). La musique de Monster a connu une évolution organique complexe et très progressive. Le design sonore des plus surprenants (emploi de la ville à roue, un instrument du quinzième siècle) et la forme 'surround' de l'ensemble, plutôt rare pour une bande-originale, place l'auditeur dans une situation très privilégiée en le disposant dans l'esprit de la tueuse, qui ne cesse pourtant de clamer son innocence. Ces éclairs de synthé ou ces pièces de guitares acoustiques sont autant de fragments de son âme, nuancés et brisés.

Travailler en multicanal revient à extirper l'essence d'un sentiment, et permet de remonter aux sources, aux points d'origine. Cette écoute est tour à tour nécessaire et essentielle et permet, via le son 5.1, de se rapprocher davantage de l'émotion première du film, de reconstituer son système artistique, de remettre en scène ses formes.

Quelle idée formidable, sortir une bande-originale en multicanal! On espère vivement que l'expérience se renouvellera aussi souvent que possible car présenté dans un tel écrin, la satisfaction est totale, et le désir d'en dévorer d'autres ne cesse de grandire...

Des notes maximales entièrement justifiées, comme vous le remarquerez. Jusque dans les suppléments, également présentés en DTS (idem pour l'interview, une première!), la qualité sonore ne tarit pas d'éloges et propose une expérience placée sous le signe de la qualité. La piste PCM non compressée est également très bonne. En la décodant en Dolby Surround par l'ampli, on découvre un résultat très convaincant la plupart du temps. Cependant, la piste DTS excelle dans son placement architectural des sons très évolué et dans sa dynamique échevellée, tout comme dans son pouvoir de recouvrement spatial, sans commune mesure. Ce DVD-Vidéo est en soi l'un des plus belles surprises de l'année. A découvrir sans plus tarder !


Note DTS
Note DTS
Note DTS
Note DTS
artistique
dynamique
fidélité
scène multicanale

Note Globale

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