Un titre Fox qui ne cesse d'affiner sa
qualité vidéo. Du grain peut-être, de
même que de l'edge enhancement. Mais comment
ne pas céder à la patine visuelle, à
cet étal de couleurs à la tonalité
chaude et enjouée, à cette débauche
de détails ? Définition ciselée, profondeur
visuelle certaine, textures convaincantes... Une beauté
indéniable à la tessiture loin du "tout
numérique". Ce pressage THX regorge de détails
et affirme un très haut degré de qualité
dans sa reproduction. Du NTSC on ne peut plus satisfaisant,
fluide, enlevé, qui parvient à suivfre la
cadence imposée par le réalisateur, et Dieu
sait si c'est animé !
Le son
Cette cathédrale formelle retombe
tout de même assez vite... Non pas que l'on soit
déçu ou négatifs à l'égard
de cette bande-son... juste que l'on en attendait un peu
plus dans le rendu des textures musicales. La piste DTS
gonfle un peu les canaux en relevant leur degré
de dynamique mais ne réalise pour autant pas de
prouesses, alors qu'on l'attendait au tournant... Pire
encore, lors de certaines scènes, les canaux arrières
sont plus présents en DD. En revanche, pour ce
qui est de la musicalité, du rendu, de la fluidité
ou de la dynamique, c'est vers la piste DTS qu'il conviendra
de se diriger. Sur ce plan là, c'est du tout bon.
L'enceinte centrale est proposée en pleine bande:
bénéficiant d'une qualité réellement
hi-fi, elle fait rayonner les voix avec une chaleur, une
clarté (formidable, vraiment) et une présence
fort bienvenus. Pour le reste, la disposition dans l'espace
sonore de même que le design sonore sont somme toute
assez traditionnels, calmes et posés, même
si des instants furieux s'emparent de la bande-son et
font éclater tous les canaux. Lorsque la bande-son
s'envenime, c'est à dire régulièrement,
il est difficile d'y déceler un défaut dominant.
Cependant, même à fort volume ou dans les
moments chargés, l'impression que rien ne brille
vraiment domine... Pas de folies dans la réponse
en fréquence... Bref, nous avons entendu mieux,
et la folie (bien réelle celle-la) musicale qui
émane du film aurait du s'inscrire dans un ensemble
plus virulent au niveau de l'expressivité (ici
bien réhaussée en DTS) et de la créativité.
Cette déception est tempérée par
les 'bulles d'énergie' que dégagent la plupart
des chansons du film: solidement ancrées au coeur
des haut-parleurs, elles éclatent avec une énergie
symphonique et une fidélité particulièrement
flatteuses sur la piste DTS. Le caisson s'en donne à
coeur joie et s'offre des élans assez créatifs
par moments. La chaleur de cette bande-son est davantage
représentée lors de deux chansons: Elephant
Medley et One Day I'll fly Away. Le grain
des voix, palpable, accentue l'émotion musicale
et révèle une esthétique sonore certaine.
L'interactivité
Commentaires audio, documentaires à
la pelle, scènes en multiangles, scènes
coupées, notes de production etc... Le deuxième
disque regorge de bonus et occupe de longues heures durant.
Les documentaires prolongent l'expérience du film
de manière très agréable en s'insinuant
dans les arcanes de la création artistique.