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DIAPASON

VOIR LA BANDE-ANNONCE DE NEVERLAND

 


titre du film

Photos: © TF1 Vidéo / Miramax

Le DVD (zone 2, TF1 Vidéo) possède deux pistes son (VO et VF) encodées en DTS 5.1 Mi-Débit (754.75 Kbps), ainsi que deux autres encodées en Dolby Digital 5.1 (448 Kbps, VO et VF). Le format de l'image est en PAL, 16/9 anamorphique, 2.35:1 environ. 22.99 €. 101 minutes environ. Impossibilité de changer de piste son à la volée.

Sortie DVD zone 2 le 6 octobre 2005.

Sept nominations aux Oscars 2005: Meilleur film, Meilleur acteur, Meilleure Musique Originale, Meilleur scénario adapté, Meilleur montage, Meilleurs Décors, Meilleurs costumes


NOTEZ LE FILM:


NOTEZ LA PISTE DTS:

NEVERLAND (2004)

Un film de Marc Foster
Avec: Johny Depp, Kate Winslet, Julie Christie
Nick Roud, Radha Mitchell ...
Scénariste: David Magee
Productrice: Nellie Bellflower
Producteur: Richard N. Gladstein
D'après l'oeuvre de Allan Knee
Production: Miramax Films, U.S.A & Film Colony, U.S.A.
Compositeur: Elton John & Jan A.P. Kaczmarek
Directeur de la photographie: Roberto Schaefer

Londres, début du XXe siècle. L'écrivain James M. Barrie est en quête d'un nouvel élan, dans sa vie comme dans son oeuvre : son mariage avec la comédienne Mary Ansell est dans l'impasse, et le public londonien boude sa dernière pièce.

C'est en arpentant les allées de Kensington Gardens qu'il rencontre Mme Llewelyn Davies et ses quatre jeunes fils. Une complicité immédiate se noue entre l'écrivain et les enfants sous l'oeil ravi de leur mère, jeune veuve désemparée qui trouve en lui un véritable ami.

Son intimité avec la famille Llewelyn Davies grandissant chaque jour davantage, James M. Barrie retrouve son âme d'enfant auprès de ceux qui sont désormais sa plus précieuse source d'inspiration. Il tisse avec eux la trame fantastique, visionnaire et subtilement mélancolique de Peter Pan.



DOSSIER DE PRESSE

Librement inspiré de la vie du dramaturge J.M. Barrie et de ses relations avec Sylvia Llewelyn Davies et ses enfants, le scénario de David Magee est adapté de la pièce d'Allan Knee, The Man Who Was Peter Pan. Celle-ci s'organise autour d'échanges imaginaires entre Barrie et ces enfants, qui lui inspirèrent son Peter Pan. C'est la productrice, Nellie Bellflower, qui découvrit le spectacle, dans un petit atelier théâtral. Pourtant, selon le scénariste, "ce scénario n'est pas directement inspiré des évènements qui entourèrent l'écriture de Peter Pan".


Pour David Magee, le film narre "l'histoire d'un homme qui devient adulte et se découvre des responsabilités à l'égard des autres". Le scénariste espère ainsi que le long-métrage de Marc Forster sera perçu "comme un hommage au génie de J.M. Barrie -cet 'homme qui ne veut pas grandir', selon les termes du réalisateur- et que les spectateurs en retireront l'impression qu'être mûr n'oblige pas à renier sa part d'enfance, ni à sacrifier sa faculté d'émerveillement".


J.M. Barrie fit la connaissance des enfants Llewelyn Davies, accompagnés par leur nounou, à Kensington Gardens, où il emmenait souvent en promenade son Saint-Bernard, Porthos. Les frères n'étaient alors que trois, deux autres devaient encore naître. Pour les faire rire, le dramaturge à la taille d'enfant (1m50, ce qui lui fit écrire qu'il ne se serait pas soucié de noircir des kilomètres de papier s'il avait mesuré 1m 90 et que sa seule ambition eût été de devenir "le chéri de ces dames ? une ambition déçue") ne reculait devant aucune grimace, tour de magie ou inventions. Les contes qu'il leur proposait remportèrent un tel succès auprès de cet auditoire qu'il décida d'en faire la matière de plusieurs de ses oeuvres (Little Mary, par exemple, dont de nombreuses répliques sont empruntées aux enfants Davies, si bien que Barrie et Jack signèrent un contrat comme coauteurs selon les termes duquel le garçon percevait... un demi-penny par représentation), et, entre autres, de son chef-d'oeuvre, Peter Pan. La pièce, à l'image de la personnalité de Barrie, qui avait perdu un frère adoré dans son enfance, et souffrait d'accès de mélancolie, concilie légèreté apparente et gravité sous-jacente.


La pièce fut créée à Londres en décembre 1904 avec Nina Boucicault dans le rôle de Peter, et Gerald Du Maurier (frère de Sylvia, et oncle des enfants Llewelyn Davies) dans celui du capitaine Crochet. Le succès fut immense, et se confirma aux Etats-Unis, où la première qui eut lieu à New-York, avec Maude Adams dans le rôle de Peter Pan, fut un triomphe plus grand encore. Le dramaturge continua par la suite de remanier le spectacle et l'enrichit de plusieurs variantes.

Le tournage du film s'est déroulé en Angleterre, et a nécessité de nombreux décors naturels, parmi lesquels Kensington Gardens, le Saville Club et le cimetière de Brompton. Toutes les scènes du Duke of York furent réalisées au Richmond Theatre. Cependant, pour représenter le foisonnant univers mental de J.M. Barrie, l'équipe dut multiplier les décors et recréer le Neverland, pays de Peter Pan. Pour en éclairer le ciel, le chef décorateur Roberto Schaefer s'inspira étonnament du ciel plombé d'Outre-Manche. "Un beau jour alors que nous attendions une éclaircie propice, j'ai trouvé un charme magique à ce ciel chargé de lourds nuages et j'ai essayé de reproduire cette impression sur scène durant les séquences du Pays de Nulle Part".

Le jeune acteur Freddie Highmore, déjà présent dans Deux frères de Jean-Jacques Annaud a tellement impressionné Johnny Depp sur le tournage de Neverland, que le comédien a convaincu Tim Burton de l'engager pour incarner le jeune héros Charlie Bucket dans Charlie et la chocolaterie.

L'année 2004 est l'occasion de célébrer les 100 ans de la pièce de théâtre d'Allan Knee ainsi que le 50ème anniversaire de la comédie musicale Peter Pan qui débuta à Broadway en 1954 avec Mary Martin. Marc Forster a reçu le prix "Laterna Magica" lors du festival du film de Venise 2004 où son film était présenté.




Retour à la liste des tests...

L'image

Si nos premiers tests rapides avaient mis en valeur une image relativement perfectible, le visionnage complet du film aura légèrement estompé cette impression, mais il n'empêche que cet encodage DVD aurait pu proposer une image nettement plus dense... Le master employé ici, loin, pourtant de décevoir, se révèle au final assez moyen en terme de définition et de dynamique vidéo. Il fait remonter un certain nombre de défauts tournant autour d'une compression un peu légère (fourmillements en arrière-plans, définition légère, manque de détails de certaines textures...), ce à quoi TF1 Vidéo nous avait pourtant peu habitués. La colorimétrie, en revanche, tire sans conteste son épingle du jeu, offrant aux rouges vifs et contrastés du théâtre et de tout son univers une belle densité ainsi qu'une gamme expressive fort agréable. Le séquences de rêverie (Le pays de Nulle Part à la fin du métrage) sont quant à elles très bien définies et offrent un bond en avant qualitatif (trop court) qui hisse définition et colorimétrie largement plus haut. Le caractère argentique et naturel bien trempé de l'image visible dans la bande-anonce (pourtant encodée qu'en 4/3) ne se retrouive finalement jamais dans l'encodage proposé ici. L'impression d'une image numérique demeure avec son gommage de texture et sa disparition du grain, ce qui éloigne le film, visuellement, de l'univers de James Ivory dont on pourrait considérer qu'il s'inspire quelque peu. L'image, si elle ne déçoit pas réellement, affiche un net défaut de consistance et de prestance (définition, teintes...), cependant rehaussé par une fluidité dans la compression elle très convaincante. Elégant, mais en deça de nos espérances...

Le son

Le générique de fin nous donne une indication très importante quant aux conditions du mixage: ce dernier a été réalisé aux Skywalker Sound Studio (créé par George Lucas), ce qui n'est pas étranger à la réussite technique et artistique que ce DVD reproduit dans des conditions acoustiques proches de l'exceptionnel. En effet, loin de se limiter à l'univers intimiste et discret du film comme cela est bien souvent le cas dans le cinéma contemporain, et de proposer un mixage et une bande-son inepte passé mille fois par un filtre audio aseptique, Neverland brille littéralement de mille feux et sa bande-son parvient même à travailler la surface de la fiction au travers d'un montage sonore d'une grande et profonde délicatesse, qui, sans insister lourdement sur la finesse de son intelligence, propose une dimension dramatique sincèrement touchante. De prime abord, il apparaît que ce DVD ait bénéficié d'un encodage aux petits oignons dont la qualité première est d'avoir été encodée très haut en terme de volume, bien plus que certains films de science-fiction ou autres blockbusters que nous ne nommerons pas afin de ne pas froisser certaines sensibilités... Ici, le son envahit littéralement vos enceintes et s'expose aux spectateurs avec une réelle objectivité, une proximité limpide et bouillonnante dont la finesse et la clarté se rencontrent peu sur DVD. Si la bande-son se voit très chargée sur la façade avant, grâce à une stéréo frontale exemplaire de vivacité (théâtre, ambiances naturelles) et d'expansivité ainsi qu'un degré de qualité dans la reproduction des dialogues essentiel et particulièrement élevé en termes de réponse en fréquence et de vérité tonale. La prestance tonale qui émarge de cette bande-son ne peut que marquer l'ouïe. Forte et puissante sans être écrasante ou écrêtée, elle affiche un très haut niveau de réalisme acoustique (jusque dans les voies surround) dont la qualité première repose sur la cristallinité et la 'propreté' sonore, transparente, de sa réponse en fréquence. Les voies arrières étirent l'univers fictionnel dès les premiers instants (remplissement du vide du théâtre sur le mode sonore) et se voient utilisées avec une rare intelligence lors des séquences les plus imaginatives, où elles ne se contentent pas de platement 'intervenir' mais participent à une scénographie sonore qui évoque, via une ébauche de mise en abîme d'une grande pertinence, le travail de mise en scène du théâtre. Ceci est particulièrement vrai et audible sur la piste DTS VO qui prend un avantage dynamique et expressif considérable sur la piste Dolby Digital, lisible et audible jusque dans les dialogues, qui 'éclatent' littéralement hors de l'enceinte centrale avec un pouvoir de conviction tonal et une clarté sans faille qui font instantanément de cette piste son un candidat parfait pour notre Diapason de Bronze, voire même d'Argent. Le format DTS renforce même, par extension cette sensation de scénographie sonore en étoffant et en revigorant de manière spectaculaire le pouvoir expressif du son. Les divers bruitages du théâtre de la toute première séquence sont en ce sens éclatants de véracité et d'ampleur en DTS VO, piste qui, sans pour autant tirer sur la corde de manière artificielle, réussit l'exploit d'habiter la bande-son et de lui octroyer un rehaussement net et palpable de sa gamme dynamique qui permet au spectateur de bien mieux cerner le style sonore et la signature acoustique du long-métrage. Patente et authentique, cette bande-son brillante et enlevée revit en DTS, et matérialise ses divers efforts créatifs de manière plus originale et plus orientée aussi. Les séquences de rêveries, en ce sens, décollent littéralement et dispersent la féérie sur toutes les voies avec une fluidité et un savoir-faire qui sait se jouer de la mesure et du spectaculaire. Voix audibles sur les surrounds, basses souterraines, arabesques sonores, charge importante d'effets ponctuels et transitoires, la bande-son de Neverland s'intéresse à son sujet et développe un état de symbiose formel entre images et sons qui témoigne d'un soucis acéré d'authenticité lisible dans le montage son du film. Ce dernier ne se veut jamais heurté ou bassement séquentiel: rares sont les enchaînements où la bande-son stoppe net sa présence pour laisser place à d'autres ambiances de la séquence qui suit. Au contraire, les jonctions séquentielles ne se sont pas dictées par un cut sonore, mais par des amorces qui assurent fluidité et articulation, ou bien par des fondus enchaînés sonores d'une rare subtilité, tout juste perceptible, mais dont le pouvoir formel distille au cœur de ce film une cohérence dramatique et un 'filé', une intelligibilité proches de la figure de style, qui unit fond et forme dans un même mouvement harmonique. Et ce n'est rien dire! La partition très aérée et diversifiée de Jan A.P. Kaczmarek, Oscarisée cette année (2005), achève de composer l'univers sonore et acoustique du film en inscrivant dans la durée un nombre très impressionnant de thèmes et mélodies là où d'autres productions se limitent à un seul, voire deux, et en usant du procédé de la réitération avec un savoir-faire indéniable. La musique, cristalline et claire comme de l'eau de source, bénéficie de la même disposition acoustique, s'ouvrant sur les voies arrières jusque dans les quelques notes de piano du générique final. Le format DTS extirpe clairement davantage de substance à cette partition superbement enjouée, et lui offre une dimension acoustique ouatée et éthérée, ainsi que volume et présence sonore sur toutes les voies. Si les voies arrières sont utilisées en renfort, elles ne contentent pas de relayer un simple écho de la façade frontal comme c'est bien souvent le cas, mais elles ouvrent un champs sonore arrière qui étend l'ampleur de la partition et qui lui confère une musicalité et une prestance esthétique de tout premier ordre qui invite à faire grimper les décibels. Ce sera elle également qui sera la première bénéficiaire du gonflement dynamique lors des moments les plus enjoués comme lors de la première de 'Peter Pan', dont le but avéré est bien évidemment de proposer un surcroît d'émotion que tout le monde devrait ressentir. Nous venons de le voir, cette bande-son généreuse et ultra-dynamique se voit placée au cœur du dispositif formel et émotionnel du film. Véritable proposition d'écriture et projet de mise en scène à part entière, elle constitue une pierre d'achoppement essentielle et accorde à ses dialogues (encore mieux rendu en VO, bien évidemment!) une importance dramatique et technique (ils remontent et s'étagent dans la bande-son comme on l'entend peu) qui permet presque de saisir l'esthétique des sentiments et des affects des personnages, à la source. L'édition DVD que propose l'éditeur dispose d'une dimension technique proche de l'anthologique. Si seulement American Beauty avait bénéficié d'un tel traitement... Le son numérique discret réparti sur six canaux, s'il ne devait pas s'illustrer de la sorte ainsi (du moins, d'après ce que l'on entend régulièrement sur DVD et qui témoigne du peu de soin des éditeurs) et dont on attendait rien de particulier sur ce film, se justifie pleinement et écrase net une bande-son analogique encodée en Dolby Surround. Ses possibilités d'expression sont utilisées à bon escient et mettent en avant une forme d'exigence technique qui confère à la bande-son une dimension tour à tour émotionnelle, narratologique et scénographique. En attribuant de telles valeurs à une bande-son, parent-pauvre du cinéma et donnée secondaire voire même tertiaire pour beaucoup, le cinéaste aiguise sa perception, tout autant qu'il achève la complétude de la composition de son métrage. Intrinsèquement liés aux images et aux émotions, les sons et bruitages (très réalistes jusque dans l'intimité) de Neverland se révèlent parti-intégrante de son univers et se jouent avec une rare habileté de leur dimension psycho-acoustique, que le format DTS, vainqueur en VO comme en VF, tire encore davantage vers le haut, et révèle leur fondement via une mise en avant de leurs données profondes. La piste DTS, pour conclure, revivifie et éclaircit encore davantage l'expressivité sonore du film. Sa clarté et ses tonalités douces et sensibles sont immanquables, ainsi que son pouvoir dynamique, expansif et aéré, même lorsqu'il s'agit de représenter le silence ou d'habiter une scène presque silencieuse. Une réussite inattendue et que nous qualifions fort volontiers d'éblouissante, ne serait-ce que pour la qualité de reproduction de ses dialogues et la présence 'volumique' de la bande-son, immanquable elle aussi. Effets arrières rares à proprement parler, mais dimension et présence acoustique arrière ample, précise, et très réaliste.

Diapason d'Argent mérité pour cette piste DTS généreuse et précise, inattendue sur le plan artistique et technique. Un cortège de sonorités, tintements et effets orchestraux à la clarté irréprochable, pour une bande-son brillante d'intelligence et de discernement, aux déploiements fréquents et à la précision acérée, aiguisée et même clinique.

L'interactivité


Le commentaire audio du film du réalisateur, du producteur et du scénariste a été annoncé (notre exemplaire de test le mentionne même sur la jaquette) mais impossible de le trouver... Dommage, il était très attendu... .

Scènes coupées avec commentaire audio optionnel de Marc Forster.

La magie de Neverland (Making-Of), d'une durée de 16 minutes. Constitué d'interviews diverses et d'extraits de films issus de la filmographie de Johny Depp, il n'en dit finalement que raltivement peu sur le film et mérite davantage le qualificatif de Featurette...

Créer Neverland (Effets spéciaux), d'une durée, trop courte, de trois minutes.

Tapis rouge de la Première du film à Londres (deux minutes neuf secondes), toujours centré sur Depp.

Le bêtisier, réussi, d'une durée de cinq minutes.

Bandes-annonces (4/3 et Dolby Digital 2.0) en VF et VO.

 

Interactivité immanquablement décevante (mais où est le commentaire audio, sans conteste le segment le plus intéressant de ce DVD?) et surtout bien trop promotionnelle pour convaincre le cinéphile...

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

Note DD


Note Globale



 


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