Si le film ne s'ouvre pas vraiment sous les meilleures auspices, la suite remonte le moral. Des qualités fortes pour ce film que nous avons visionné upscalé en 720p: l'image demeure très contrastée (retraitement possibe en laboratoire) et affiche une gamme colorimétrique dans laquelle dominent les tons ocres et orangés, particulièrement saturés, quelle que soit les conditions de lumières. La définition se montre acérée et très détaillée (effets spéciaux), tandis que les arrière-plans ne faillissent jamais en terme de densité et de présence. Les mouvements rapides demeurent fluides, preuve d'un encodage optimisé, et le niveau des noirs, si complexe à 'faire passer' sur de nombreux écrans et projecteurs se montre ici tout à fait convenable. Ils semblent même avoir été retouchés et optimisés. Pas de défaut à signaler dans cet ensemble qui respire la finesse et le naturel. Seuls quelques plans d'extérieur affichent un léger nibeau de bruit et occasionnent une perte de la définition et du niveau de détail constaté en intérieurs. Une image assez difficile au départ, qui se voit finalement solidifiée par un pressage et un encodage respectueux et élégants. Le niveau de grain se montre souven t sous contrôle mais ne constitue pas un défaut notoire.
Le son
A signaler: le changement de piste son s'effectue par un passage obligé par le menu du disque et non pas à la volée...
La déception de cete édition est cependant contenue dans la bande-son. Cette production familiale pourtant onéreuse et ambitieuse n'a pas su se doter d'un appareillage acoustique adéquat et convaincant.
Première déception: contrairement à ce qui avait été annoncé, le film n'est absolument proposé en DTS ES 6.1 Discrete, mais en 5.1 tradtionnel. Selon nos sources seule l'édition britannique bénéficie de l'extension ES Discrete. Seconde déception, la très faible, très relative activité arrière qui, si elle nous fait aisément passer la pilule de l'absence de codage 6.1, ne donne malheureusement pas la mesure un seul instant de ce qu'aurait pu être le film avec un design plus abouti et des formes environnementales plus élaborées... L'activité acoustique monopolisera presque deux heures durant les enceintes frontales. Rarement employées de manière expansives ou panoramioques (encore que) , elle disposent tout de même d'une superbe assise, mention spéciale à la voie centrale, dense, équilibrée, réaliste, dynamique, qui suggère des dialogues calibrés aux petits oignons et qui possède du corps et du volume, indubitablement.
L'activité multicanale demeure elle aussi réduite à un strict minimum, et seuls les déplacements du T-Rex mobiliseront les ressources dynamiques dont la bande-son est capable. Pour le reste, outre la clarté spatiale, même définie au minimum, qu'offre le son numérique et sa propreté spectrale, il ne faudra aucunement espérer un quelconque changement, un quelconque contraste entre certaines parties du film. La bande-son et son design semblent privilégier un intimisme, une petitesse dans l'évocation. La musique plutôt finaude de Silvestri sera la seule à occuper l'ensemble des canaux, ncore qu'elle ne s'avenure guère au delà de l'arc frontal. Elle bénéficie néanmoins du même soin que celui accordé au este de la bande-son: direct et clair, équilibré et assez puissant.
Le format DTS 5.1 aurait pu (et du) amplifier les détails et autres petites touches incorporées au coeur de ce mixage, et aurait largement pu redorer son blason, etoffer sa gamme dynamique et sa richesse harmonique. Or, il n'en est finalement rien. Les différences demeurent franchement très relatives une fois le volume égalisé, et outre une profondeur de signal nettement plus sensible sur le registre grave et sous-grave, très appuyé en DTS, le reste demeurera identique au codage développé par Dolby. Les micro-articulations se montrent sans doutes quelque peu plus convaincantes, mais avancer cela reviendrait à un compte-rendu plus psychologique qu'autre chose. La gamme dynamique et la force expressive du mixage en sortent tout de même légèrement rehaussées, et les dialogues occupent l'espace avec un poil plus de sens et de présence. Le manque d'apleur orchestrale et d'une certaine façon le peu de matière acoustique dans le terreau du film handicapent déjà la piste Dolby Digital 5.1, et ne permet aucunement au codage DTS de développer, de construire une ampleur ou une spatilisation plus expansive ou plus riche en terme de réponse en fréquence et de force sonore.
L'interactivité
Menus animés et dynamiques en 3D.
L'édition simple offre deux commentaires audio, un premier par le cinéaste, et un second avec l'équipe de production.
Une édition double-DVD est également disponible.