

PLANET TERROR (2007)
Avec: Bruce Willis, Michael Biehn ...
Dans une petite ville, William et Dakota Block, un couple de médecins, constatent que leurs patients sont soudain frappés par la gangrène et affectés par un regard vide et inquiétant...
De son côté, Cherry, go-go danseuse, s'est fait arracher la jambe lors d'une attaque. Wray, son ex-petit copain, veille sur elle. Mais Cherry a beau être au plus mal, elle n'a pas dit son dernier mot.
Tandis que les malades se multiplient et deviennent des agresseurs enragés, Cherry et Wray prennent la tête d'une armée destinée à empêcher l'épidémie de se propager. Si des millions d'individus sont contaminés et beaucoup succombent, une poignée d'entre eux se battront
jusqu'au bout pour se réfugier dans un lieu sûr...
Afin de rendre hommage aux films de séries B qui les ont bercés, les réalisateurs Quentin Tarantino et Robert Rodriguez ont décidé, à l'origine, de tourner Grindhouse, un double-programme identique à ceux diffusés dans le cadre des systèmes d'exploitation Grindhouse (ces salles de cinéma qui projetaient des doubles programmes déjantés, mêlant violence et érotisme, entrecoupés de bandes annonces). Les deux films, avec de fausses bandes annonces en guise d'entracte, empruntent aux genres populaires de cette époque : le Planète terreur - un film Grindhouse de Robert Rodriguez est un film de zombie, alors que le Boulevard de la mort - un film Grind House de Quentin Tarantino est un "slasher road-movie" meurtrier dans la veine de Duel ou Hitcher.
CRITIQUE
Une dinguerie apocalyptique qui provoque des plaisirs coupables, avec une âme de cinéphile et des références aux polars et autres "action flicks" des années 60-70, Planet Terror s'impose comme le meilleur volet Grindhouse. Peu bavard, tourné essentielement vers l'action trash et gore, le film de Rodriguer représente une performance de cinéma au sens strict, à découvrir sans plus attendre.
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L'image
Toutes les altérations, visible sur chaque plan, sont préservées sur ce pressage qui affiche une tonalité granuleuse, crasseuse. Les moindres imperfections, pour une fois, sont parti-intégrante du pari de mise en scène. Ces détails ultra-importants mis à part, la colorimétrie révèle une superbe saturation et la définition, elle aussi retravaillée, demeure de haute volée. Notons que le film a été tourné avec des caméras Haute Définition Genesis de chez Panavision. A quand une sortie ur Blu-Ray ou HD-DVD ? Quoi qu'il en soit, ce pressage se montre largement plus qu'à la hauteur, et dispense de superbes sensations visuelles, avec des zones obscures permanentes mais toujours lisibles.
Le son
Une conception acoustique qui révèle dès le générique des ressources insoupçonnées de finesse et d'étoffe acoustique. Rodriguez étant son propre mixeur, on se retrouve avec une vision finale idéale. La bande-son repose sur une dynamique prodigieuse, et use et abuse d'un sous-grave quasi-omniprésent. Chaque son et effet sonore possède du punch et de l'enveloppe, et expose un réalisme objectivement cru, parfaitement intégré dans un mixage très ouvert et très expressif sur l terrain de la spatialisation, avec notamment de la musique dispensée en stéréo arrière en de multiples reprises (génériques...). La scène frontale accuse une dynamique presque sans fin, rappelant les accès furibonds de la trilogie Saw.
La scène arrière n'est pas en reste, mais loin de générer des effets à tout prix, elle laisse émaner un sentiment ambiophonique sûr et palpable, dans chaque scène. Diaphonie et dynamique se montrent au diapason, et la forme de réalisme qui émane du film laisse très régulièrement pantois. Fort, bruyant et excessif, le sound design impressionne par sa réserve constante d'énergie dans le bas du spectre, et son étalage acoustique présent sur tout le spectre audible. Plus convaincante que la bande-son de Die Hard 4 en termes de design et d'achèvements, la bande-son de Planet Terror constitue un élément de mise en scène que la piste DTS ES élargit et propage avec élégance et finessee, explorant davantage la réserve de dynamique, et tirant quelque peu plus haut l'ensemble des canaux ainsi que leur rendu.
Au final, cette bande-son se montre âpre et sèche, découpée au rasoir, et remplie d'effets sonores inventifs et través au laser dans une scène sonore ambiophonique au possible.
L'interactivité
Un segment de vingt trois minutes représentant une conférence donnée par Tarrantino et Rodrigez au Comics Con. Les deux cinéastes, tout sourire, accusent une franche camaraderie et évoquant la source du projet "Grindhouse". Documentaire présenté en 16/9.
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