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Le DVD (zone 2, Opening/Vidéo Futur) possède deux pistes audio DTS 5.1 mi-débit (VF et VO) et deux pistes son encodées en DD 5.1 (VF et VO). Des sous-titres Français sont présents. Le format de l'image est en PAL, 16/9 (1:2.35), le boîtier est un amaray transparent simple et contient deux disques.

NOTEZ LE FILM:

NOTEZ LA PISTE DTS:

Point Break, Extrême Limite

Pour retrouver les braqueurs responsables de 26 attaques de banques, Johnny Utah, jeune inspecteur du FBI inexpérimenté et naïf, s'infiltre dans le milieu des surfeurs de Los Angeles.

Une mise en scène au cordeau, un montage coup de poing, une réputation en béton, le film de Kathryn Bigelow n'a jamais vraiment déçu. Présenté en son temps comme une oeuvre "100% adrenalyne", son film ne démérite pas et parvient à conjuguer action, thriller et même polar sur un mode à la fois singulier et pluriel. Interprétation irréprochable de deux valeurs sûre pour ce genre de cinéma. A redécouvrir dans une édition DVD digne de ce nom.

Critique rédigée par Cornwall (Stéphane Roger)


 

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L'image

Cette édition bénéficie d'une image remasterisée, différente en tous points de la première édition, qui fut en son temps une calamité. Les résultats proposés ici s'avèrent des plus flatteurs, le tout magnifié par le cadrage en CinémaScope qui procure aux sèquences sportives une élégance formelle de première main. Fluide, lumineuse, piquée et très correctement étalonnée, cette copie remplit son office avec maestria et nous offre une prestation de choix pour découvrir ou plutôt redécouvrir le film dans d'excellentes conditions. Le niveau de détail est rutilant sur les séquences complexes (surf, mouvements et contrastes complexes de l'océan...), et la compression n'avoue ses limites qu'en de rares occasions, laissant alors transparaître un grain occasionnel et des arrières plans perfectibles en terme de rendu. Mais elle parvient surtout à suivre la cadence du montage sportif sans fléchir plus que de raison. Les contrastes sont appuyés, les noirs profonds (pour un film datant de plus de dix ans, nous ne nous attendions pas à pareil rendu), et les lumières de la Californie préservées. L'étalonnage colorimétrique a visiblement subi un léger boost qui n'est pas pour déplaire: ainsi, les tons de chair sont un peu tirés vers des valeurs élevées, et les couleurs des combinaisons de surf un peu trop appuyées, mais cet effet participe à la patine visuelle d'un film qui a toujours été maltraité en vidéo, principalement en laserdisque PAL, où les couleurs avouaient un aspect assez mat. Une formidable copie donc, présentant cependant quelques micro-griffures et quelques effets d'aplat et de edge enhancement mais dans l'ensemble et vue la nature "agitée" du film, les résultats sont la plupart du temps tout à fait remarquables, à l'image de cette superbe séquence de saut en parachute, où la profondeur de champs s'étale à l'infini. Bigelow abusant des longues focales, il n'est pas étonnant de se retrouver avec un sujet net au premier plan et un arrière plan flouté. La chaleur émanant du bitume est elle aussi préservée en l'état (des vapeurs au sol) sans pour autant chambouler la compression MPEG II. Au final, si l'ensemble n'est pas parfait, il offre nénamoins une prestation dynamique et extrêmement convaincante. Master et définition en grande forme.

Le son

La bande-son a également bénéficié d'un remastering en son multicanal, et force est de constater que loin de nuire au film, la bande-son développe son potentiel de manière littéralement tétanisante et éloquente. Les résultats sont exemplaires et de tout premier ordre: dès le générique, superbe visuellement, la bande-son dégage une énergie et émarge un niveau de détails que l'on ne soupçonnait absolument pas. Les coups de feu retentissent sur les voies arrières avec fougue et violence, tandis que le caisson relaye les impacts furibonds avec fugacité. La musique elle aussi se voit transcendée par un lissé harmonique qui dessine une belle architecture sonore. Pour un film de cet accabit, nous n'en attendions pas moins. Le reste du métrage est à l'unisson: voie centrale très claire et dynamique, avec des prestations digne des production des années 1990s (clarté des voix, belle présence on-screen etc...), caisson 0.1 LFE utilisé à très bon escient (nous y reviendrons plus tard) et voies arrières actives et audibles sur environ 95% du film. Ces dernières inscrivent dans toute la bande-son un degré de réalisme dans les ambiances confondant dans la maîtrise et dans l'effort multicanal. Si elles paraissent parfois artificieuses, les voies arrières ne sont jamais sous exploitées mais délivrent un message sonore tour à tour fluide et violent, jouant ainsi un rôle primordial dans l'intégrité acoustique du tissu sonore que propose ce remastering 5.1. Parfois creuses dans leur rendu, mais essentiellement ouvertes et réalistes, elles constituent à elles seules un ingrédient esnetiel pour cette bande-son. A l'image du montage et de tout l'aspect visuel du film, la bande-son se veut tapageuse, très active, boostée aux amphétamines et à l'adrénalyne. Tout ceci s'incarne dans la dynamique de l'ensemble, particulièrement relevée, qui a de quoi suggérer de belles sensations sonores, parfois même plus que sur des productions plus récentes. La réponse en fréquence flatte les deux extrêmes du spectre audible de manière là aussi peu commune en regard de l'âge de la bande-son: d'une part, le haut du spectre transparaît avec fluidité et une réelle aisance. Certaines sifflantes sont même audibles sur la centrale, preuve que la bande-son n'a pas subi un lifting sonore destructeur ou une réégalisation à la Seigneur des Anneaux. Ceux-ci permettent à ce titre à la bande-son de bénéficier directement d'un facteur de directivité optimisé, les aigus apportant nombre d'informations directionnelles, à l'avant de la scène sonore, mais aussi à l'arrière. Le son en général, dans sa texture et dans son aspect est même plus clair que le son dans la Trilogie du Seigneur des Anneaux, versions longues... L'impact du paysage sonore n'en est que renforcé, et se voit rehaussé par un emploi intelligent du caisson de grave, qui traduit poids, tessiture et profondeur sonores. Les séquences dynamiques ne manquent pas à l'appel et donnent à la bande-son l'occasion de s'exprimer à maintes reprises. Dans ces séquences, la mise en espace sonore est qualifiable de classique dans son aspect multicanal: les voies frontales dessinent l'essentiel des informationsaudio-didiégétiques, tandis que les voies arrières étendent la profondeur sonore et rallongent son pouvoir d'élongation. A ce classiscisme bienvenu se greffe toutefois une réelle relecture de l'espace sonore puisque chaque séquence animée semble optimiser l'action à l'écran de manière sonique. Les transitions de voie à voie se réalisent de manière plutôt naturelle et transparente et c'est tout juste si l'on note un son un peu "rêche" et dru, limites de le prise de son de l'époque propagé sur les voies arrières. La véracité dans l'évocation, tout comme l'impact et la violence des gestes et des actions sont reproduits avec fermeté et rigueur dans un espace acoustique multicanal reconstitué avec soin et ampleur. L'ajout de deux pistes DTS n'est en effet pas de trop: celles-ci (surtout sur la Version Originale que nous recomandons sans réserve, la VF rétrécissant les ambiances de manière... dramatique) "virtualisent" cet espace sonore avec encore davantage de précision, précision qui se traduit par une gestion encore plus harmonieuse des canaux et de leur pouvoir de propagation. Les voies arrières notamment rayonnent de manière immanquablement plus large et semblent étager la scène sonore de manière encore plus fluide, encore plus profonde et immédiate. Une efficacté renforcée et consolidée, de même que légèrement maximisée. La piste DTS VO accuse à ce titre une dynamique immédiate plus convaincante que celle de la piste DD 5.1 VO: dès le générique, décidément un passage de choix, la clarté expressive et la violence du son voient leur potentiel sonique et acoustique réexploités par le codage DTS, qui, s'il arrondit les angles sonores en recouvrant davantage les zones "claires" de l'espace sonore entre les diffuseurs, n'oublie pas de densifier les messages et de solidifier la mise en scène sonore. A une nuance près: comme sur tous le DVDs émanant de l'éditeur Opening, cette piste DTS dispense moins de basses fréquences que la piste Dolby Digital 5.1... Tout ceci est particulièrement audible sur les séquences de surf, où le poids du son n'est pas le même en DTS et en DD 5.1. Un profond regret donc, qui se vérifie sur tout l'intégralité du film, mais de manière très discrète toutefois, certaines oreilles ne le remarqueront même pas. En comparaison directe, les pistes DD 5.1 conservent l'architecture multicanale mais perdent immanquablement en densité et en corps, la finesse et l'épaisseur des pistes DTS étant objectivement supérieures. Pour conclure, nous dirons que Point Break dispose avec cette édition d'une bande-son conforme à son potentiel dynamique: classique dans son approche, c'est dans sa "structure cellulaire" qu'elle est surtout marquante, déployant une énergie véritablement bienvenue car tellement essentielle eu égard du genre. Les sollicitations 5.1 multicanales de la bande-son sont constantes, bien plus qu'on ne l'espérait. La très belle musique de Mark Isham, quoiqu'un peu noyée dans la violence des effets, est elle aussi reproduite avec un sens de l'espace des plus convaincants. Encodé un peu plus haut en terme de volume que 95% des DVDs du commerce, cette bande-son DTS dispose de sérieux arguments techniques et artistiques. Ample, généreuse, intègre, intelligente et terriblement réussie, elle constitue une bien belle surprise.

L'interactivité

Sur le disque deux offert par la firme Vidéo Futur, vous pourrez découvrir les bandes-annonces des futures sorties location pour janvier-février 2005. 4/3 et DD 2.0 au programme... Attention: un deuxième disque réservé aux bonus était offert sur l'édition collector du film, mais aucun des suppléments offerts ne traitait du film lui-même, mais de son imagerie véhiculée et des sports représentés. A cet égard, nous avions droit à un bêtisier sportif sur de belles gamelles en BMX etc etc...


Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

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Note mix artistique

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Note Globale


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