Proposée en mi-débit, la piste DTS 5.1 se montre habile, ouverte et très convaincante. A nouveau, là où l'on attendait rien de bien spécial, cette version DTS propose une ouverture très nettement plus franche, ainsi qu'une assise multicanaux d'un calibre autrement plus étoffée que la piste Dolby Digital 5.1. Les dialogues occupent le centre de l'arc fronrtal, qu'ils habitent avec force et netteté spatiale. L'activité latérale avant se montre vive et constrastée, profitant des élans des fantômes ou de la lmusique avec une belle aisance acoustique. Le canal de grave saura se montrer présent et patent, affichant de belles valeurs sur le registre sous-harmonique, notamment au niveau de la bande-originale. Les voies arrièes, lors d'une écoute en DTS, suggèrent un paysage acoustique jamais sur-accentué mais complètent les voies avant avec une belle aisance. Ces voies arrières se montrent actives et détaillées, cisellées parfois. Elle embellissent les séquences d'extérieur et saupoudrent un zeste de magie lors des scènes avec les revenants, en dessinant des motifs sonores très simples mais très à propos. La scène sonore, dans son ensemble, bénéficie d'une superbe dynamique, qui se verra encore accentuée lors des passages musicaux. Sur ces derniers, la piste DTS, pourtant mi-débit, ouvre davantage le socle acoustique du film et affirme une netteté plus prononcée, plus franche, plus épaisse, là où la piste Dolby Digital accuse une légère distorsion et ne libère pas la même dynamique, ni la même franchise.
On découvre donc une piste DTS 5.1 habile et détaillée, qui parvient à embellir la band-son du film en lui insufflant une énergie acoustique plus débordante, davantage tournée vers l'extérieur des enceintes et la fluidité des déplacements, à l'avant comme à l'arrière. Ce surcroît de dynamique se montre également bénéfique pour le canal d'infra-graves, qui récupère de la puissance et de l'activité sensorielle, transformant par là-même les séquences musicales en événement physiques. L'activité multicanaux, elle, demeure restreinte, mais parvient à laisser échapper suffisament de sensations et de diversité pour convaincre, même lorsque l'on active le mode DTS Néo:6 afin de profiter d'un canal central arrière. La diaphonie (séparation des canaux lors du mixage) étant de taille, l'écoute en 6.1 saura se montrer bénéfique.
Sr le plan artistique, la bande-son se contente de se recentrer sur les dialogues et les sons au premiers-plan. Sans abuser d'effets spéciaux sonores, elle maintient un équilibre réaliste et droit, linéaire dans sa réponse, collant de surcroît avec "l'affaire" évoquée par le scénario. Rien de marquant, mais une posture sonore que l'on ne soupçonnait pas, et que le format DTS détoure et détaille avec un sens expert de la dimension.
L'interactivité
A noter: l'absence de commentaires audio du cinéaste...