

PROTEGE (2007)
Avec: Andy Lau, Daniel Wu
Le film raconte le fonctionnement du monde de la drogue, de la production avec les paysans pauvres jusqu'au sort des camés, en passant bien sûr par les agissements des trafiquants et l'effort des polices et services spécialisés dans leur lutte contre le fléau... |
CRITIQUE
Incarné par des acteurs de renom et qui n'ont plus leur preuve à faire, le film de Derek Yee affiche une prestance de tous les instans: délicats mouvements d'appareils (steadycam), mise en scène étudiée, scénario fort et limpide... Sans atteidnre la grâce élégiaque de la trilogie Infernal Affairs il parvient à dresser un tableau contemporain tragique et pétri d'un réalisme souvent saisissant de vérité et de justesse. Sans séquences d'action embourbées ou spectaculaire, Protégé choisit la voie de la narration linéaire, mais s'offre une ouverture et une fermeture talentueuses qui, à elles seules, définissent toute l'ampleur du projet de mise en scène. Percutant et authentique.
Retour à la liste des tests...
|
|

L'image
L'un de nos éditeurs Hong Kong préférés, DeltaMac, propose à nouveau un transfert image de haute tenue. Une fois réglé l'image sur le diffuseur, le DVD offre un spectacle visuel riche sur le plan colorimétrique, et argentique en diable dans son ensemble. Outre quelques traces de edge enhancement (suraccentuation des contours), quelques tâches de master et une tendance à égratigner certaines zones de l'image au niveau de la compression, ce pressage propose des conditions de visionnage irrépréchables, avec notamment un définition juste et précise, concise dans l'ensemble. Rien de parfait toutefois, mais un transfert MPEG II cluir, lumineux et piqué, qui se laisse upscaler sans le moindre soucis. Quelques soucis de gestion de la luminosité se font également ressentir. Bitrate, comme toujours avec l'éditeur, dans les hautes sphères du codage MPEG II.
Le son
La piste son DTS ES 6.1 Matrix est proposée ici en Plein Débit (1509.75 Kbps). Sur le plan acoustiquen cela se traduit par une chaleur de la zone médium immédiatement décelable, ainsi que sur un net renfort des potentialités acoustiques du mixage. Celui-ci offe une scène sonore à la sétéro avant étincellante de clarté et "d'expansivité" spatiale. Mobile mais stable dans ses zones sonores, la scène sonore occupe magistralement l'arc frontal, qui se voit très souvent placé en situation de triphonie expressive. La dynamique sait se montrer imposante et suggestive, tandis que la définition, sur tout le spectre, demeure sensible et vivace. Sans pour autant proposer un spectacle ébouriffant et en n'occupant que très rarement la scène arrière, la bande-son parvient à générer un état acoustique de puissance et de maîtrise. Les médiums y sont charnus et développé, ainsi que le registre grave, quoique sous-exploité. Les dialogues se montrent dans la norme et bénéficient d'une intégration plutôt naturelle et fidèle. La fidélité n'est jamais prise à défaut, et ce seront les canaux stéréophoniques avant qui assureront le spectacle diffusant des sons et bruitages réalistes et "hauts".
Le codage DTS ES Matrix se montre à nouveau secondaire et anecdotique, le film n'ayant pas été mixé sur sept canaux mais sur six (5.1 et non 6.1). Le canal central arrière sera aussi étaient que la scène arrière dans son intégralité, mais saura suggérer une présence parfois forte et subtile, découpant l'arrière de la scène sonore avec des petites touches de triphonie, notamment sur la musique. Une cohésion subtile domine là aussi, mais la scène arrière se montre timide et avant tout environnementale, fondue avec les voies avant qu'elle prolonge de manière somme toute relative.
Le codage Dolby Digital EX se montre lui assez performant. Nous rapportons peu de différences entre les codage Dolby Digital et DTS, mais ce dernier récupère un avantage sur le plan de la rondeur et du naturel acoustique. Les plans sonores y sont étagés avec davantage de précision et de définition en DTS ES. L'épaisseur réaliste de la scène sonore en ressort ainsi grandie et élargie, tout comme les textures de voix ou les enveloppes musicales. Les effets centre-arrières sont également largement plus perceptibles en DTS qu'en Dolby Digital. Ce derier codage a tendance à étouffer le rendu et l'impact du canal central arrière, et offre moins de construction spatiale et acoustique. Plus solide mais également pourvue de davantge de robustesse acoustique, la piste DTS domine logiquement et s'empare de l'univers acoustique du film avec un sens inné de la spatialisation et du remplissage sonore de l'espace. Légerement plus convaincant que le codage Dolby Digital, il possède une plénitude et un confort dans son épaisseur texturelle qui sied naturellement au film, tout en amplifiant les sensations de naturel, principalement dans la définition acoustique des lieux (réverbérations, échos, largeur...).
L'interactivité
Une interactivité assez banale, répartie sur le disque deux, afin de préserver de l'espace disque sur celui du film, et augmenter ainsi les qualités des encodages son et image.
Important: l'intégralité de l'interactivité est sous-titrée en Anglais. Cela ne court pas les rues !
- Bande-annonce + teaser (4/3 et 2.0...)
- Making Of (15 minutes)
- Making Of (version courte, 4:30 min)
- Interviews des acteurs
- Module sur la drogue
|
| |

|