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titre du film
Le DVD (zone 2, Pony Canyon) possède une piste audio DTS ES 6.1 (Discrete) Plein Débit. Des sous-titres anglais sont présents. Le format de l'image est en NTSC, 16/9 (1:2.35), le boîtier est un digipack fort élégant et contient deux disques. Le fichier DTS pèse 1.06 Go (!), contre 309 Mo pour la piste Dolby Digital. Le bitrate est très haut, avec une moyenne de 8.31 Mb/sec.

PUNCH DRUNK LOVE, DTS Collector's Edition

Barry Egan, un trentenaire timide et complexé, passe le plus clair de son temps à collectionner les bons d'achat d'une marque de gâteaux. Depuis sa plus tendre enfance, il est accaparé par ses sept harpies de soeurs, si bien qu'il n'a jamais eu le temps de faire sa vie, ni de tomber amoureux. Jusqu'au jour où l'une d'entre elles lui organise un rendez-vous avec une troublante jeune femme se nommant Lena Leonard...

 

Quelques notes de production pour rentrer davantage dans l'univers du génial Paul Thomas Anderson (source: Allocine.com)

Une partie des techniciens et des acteurs de Punch Drunk Love a participé à un ou plusieurs des longs métrages précédents de Paul Thomas Anderson. Daniel Lupi a produit tous ses films tandis que Joanne Sellar est présente à ses côtés depuis Boogie Nights. Le directeur de la photographie Robert Elswit et le compositeur Jon Brion ont aussi collaboré à l'ensemble de son oeuvre. Du côté des interprètes si Adam Sandler et Emily Watson jouent pour la première fois sous sa direction, Philip Seymour Hoffman est là depuis Sydney tandis que Luis Guzman a connu le cinéaste avec Boogie Nights. La musique joue un rôle essentiel pour Paul Thomas Anderson. Elle permet de donner un rythme aux acteurs, à la scène. Le réalisateur a donc fait enregistrer certains morceaux qu'il faisait jouer sur le plateau. Une partie des sons enregistrés ont ensuite été intégrés dans le film.

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L'image

Une belle présentation de la part d'un éditeur connu pour ses réussites techniques. l'image de ce DVD est parée de très beaux atouts, avec une belle gestion de la colorimétrie (couelruis saturées et satinées avec soin, fidèles à la photographie originelle de Robert Elswit, très Technicolor dans l'âme). En revanche, on notera un retrait assez net de la définition globale: le caractère trempé du zone 2 Français (PAL) et sa définition impérieusement tranchée est un souvenir ici. non pas que la patine visuelle ne soit pas convaincante, mais la définition, couplée au codage NTSC, baisse de deux bons crans, révélant parfois un grain assez envahissant. Finesse et ciselé de l'image ne sont donc plus tout à fait de mise pour qui aura vu le zone 2 Français. Mais qu'on ne dénature pas le sens de nos propos: l'image de ce zone 2 Japonais est tout aussi chatoyante, un peu plus convaincante en terme d'étalonnage colorimétrique que notre zone 2 hexagonal, NTSC oblige. Le format Scope est toujours aussi superbe et le costume bleu de Barry toujours aussi électriquement saturé. Les noirs ne sont pas bouchés, et le niveau de Edge Enhancement est maintenu à un niveau très raisonnable.

Le son

Inutile d'y aller par quatre chemins: la piste DTS ES 6.1 Discrete est une réussite absolue. Quatre fois plus lourde que sa concurrente Dolby Digital en terme de poids de fichier, encodée en plein Débit, elle permet de profiter du film dans ses moindres nuances, notamment sur la voie centrale, d'une clarté et d'une intelligibilité comme on en entend peu, qui retranscrit les voix à la perfection. Le codage Dolby Digital induit une très nette valeur de distorsion (effilochement symptomatique et pertes de la dynamique) sur cette centrale et ne bénéficie pas de la même onctuosité, de la même richesse expressive sur les autres canaux, du même comportement sonore. Les différences sont frappantes, mais la nature intime du mixage ne permettra peut-être pas de les repérer immédiatement. L'équilibre musique, voix effets est très subtil, et sait conserver une dynamique très efficace. Evidemment, il ne faudra pas s'attendre à un déluge de décibels, mais plutôt à une habille gestion de l'univers sonore, quasi monophonique par moments, même sur la partition. Le mixage est signé Gary Rydstrom: l'intégration des masses sonores est toujours aussi originale et lors de certains moments, la dynamique se révèle littéralement explosive (l'accident initial, dont on ignore encore le sens réel, devrait vous faire sauter de votre fauteuil si vous avez monté le son. Il transperce tout d'un coup une ouverture de film presque silencieuse), surtout sur la piste DTS, qui vous pousserait presque à faire descendre les décibels tant les canaux s'activent avec violence et fermeté... La voie centrale domine la scène sonore et met en scène les dialogues sur le plan technique avec une justesse fort à propos et de laquelle bien d'autres films pourraient s'inspirer: les voix ont du corps et de la présence, et affichent un grain sonore très appréciable. La musique intradiégétique tantôt symphonique tantôt discordante mais toujours abstraite de Jon Brion est intégrée avec soin sur les voies frontales et affiche une fidélité un peu limitée due aux matériaux source employés. Lors de séquences plus composées (poursuites etc...) sur le plan audio, la fidélité se révèle presque surprenante et toutes les voies de l'installation rayonnent d'une même clarté, l'habilleté de Rydtsrom quant au mixage créatif faisant le reste. Une édition définitivement très réussie, la seule au monde à proposer le film dans un DTS ES Plein Débit tranchant particulièrement juste et convaincant quant à la mobilité des sons dans l'espace, la stabilité tonale des dialogues, parfaitement placés, et les comportements multicanaux de sa bande-son très surprenante dans sa ténuité, de laquelle elle tire d'ailleurs toute sa force. Si tous les DVD incorporaient une piste Plein Débit de cette gamme... l'univers du DVD en serait complètement chamboullé, dans le très bon sens du terme. Une création cinématographique dynamique qui sait mettre en scène sa bande-son et proposer une expérience audio tour à tour originale et abstraite, qui parvient même à représenter le silence des lieux pour mieux capter l'essence des personnages qui les envahissent.

L'interactivité

Identique aux autres zones. Une interactivité aux limites de l'abstrait avec

• Le documentaire "Fleurs et sang"
• Les scopitones
• Les films-annonces
• "Le matelas", spot publicitaire
• Les scènes supplémentaires
• L'art graphique de Jeremy Blake

Signalons la beauté plastique de 'l'emballage', qui incorpore quatre cartes postales représentant les scopitones Technicolor du film, un surétuit transparent mentionnant "DTS Collector's Edition", et un Digipack aux couleurs du générique du film. Le logo DTS ES est omniprésent. Encore une réussite à la Japonaise qui dispose de suffisament d'arguments pour nous redonner foi envers le support DVD !


Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivié
Note Image

Note DTS

Note DD

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Note Globale


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