Sans le moindre doute, il s'agit de l'une des plus belle image vue cette année 2007. La compression MPEG II se montre tout bonnement invisible, et octroie au film une fluidité et un naturel saisissants. Les lumières naturelles brillent de mille feux, tandis que contrastes et définition répondent à chaque situation ave brio. Le DVD se laisse upscaler en 720p avec bonheur, et l'on découvre alors des images denses et explosives sur le terrain colorimétrique, dotée d'une grande richesse dans l'évocation, rehaussé par le format CinémaScope. Les multiples plans larges ne perdent pas en texture, tandis que les gros plans affichent un degré de netteté hautement satisfaisant. Il en réslte un pressage DVD SD aux couleurs resplendissantes et naturelles. Un coup de coeur pour cette fin 2007.
Le son
Artistiquement et techniquement, impossible de ne pas décerner à ce travail et à cette bande-son un Diapason d'Argent. En effet, notre exemplaire de test ne proposait que le film en Dolby Digital 2.0 (sous 192 Kbps), mais la piste DTS était bel et bien présente, en encodée en Plein Débit de plus (1509.75 Kbps). Et quelle performance! Là où d'autres sites internet et certains de nos confrères arguaient que le film ne se prêtait pas à une exploitation multicanaux optimale, nos observations sont tout autres... Tous nos habituels indicateurs (dynamique, gamme dynamique, réponse en fréquence, clarté des dialogues, transparence des tons et des masses sonores...) se sont 'éclairés' en vert, et force fut de constater que cette bande-son recèle de bien nombreux détails, et propose une expérience saisissante de par sa véracité et sa vitalité acoustique. Le mixage 5.1 rappelle certains des plus lumineux passages composés par Dominique Dalmasso sur l'Auberge Espagnole ou les Poupées Russes, et le potentiel acoustique semblait se rapprocher, en terme de densité et de placement des masses sonores, de celui que proposait Les Rivières Pourpres. Dans une certaine mesure certes, mais mesure que nous mesurons dûment. Aussi, nous ne saurions que vous conseiller un visionnage, histoire de profiter d'une vitalité et d'une ouverture multicanaux franche dès les premiers instants, doublée d'un sens du détail totalement placé au service du film. Un lissage acoustique que nous n'attendions pas.
Dans le détail, la bande-son du film repose sur une clarté expressive prévue dès la prise de son lors du tournage. Rares sont ces bandes-son qui se calent sur la réalité de l'écoute, et qui laissent transpirer ors du mixage ce sentiment de vérité et d'authentique. Le film, comédie pour adultes, abonde de situations réalistes, et c'est avec un brio sans faille que sa bande-son en restitue toutes les vertues. Le dialogues émergent du centre avec un naturel confondant, et possèdent une dynamique de premier chef, permettant ainsi de doubler l'impact des performances des acteurs. La scène frontale se montre naturellement expansive, et particulièrement ouverte pour ce qui est de la logique spatiale. C'est bien simple, aucune scène ne semble bouchée ou échapper à la logique de l'acoustique du film. Les trois enceintes frontales ouvrent un paysage sonore d'une grande richesse, aux aspérités multiples afin que l'oreille puisse se repérer. La scène frontale abrite l'essentiel de la partition, ventilée avec tact et un supere filé harmonique, jusque l'arc arrière, qui prolonge l'acoustique du centre avec une précision clinique. En ce sens, la scène arrière se voit animée en permanence, et propose un territoire acoustique lui aussi très libre et expansif, rempli de panoramique (séquences en extérieurs) ou de sonorités d'ambiance claires et détaillées. La spatilisation se voit poussée dans des retranchements rares sur ce type de production, et se place au service de la dramatique du film, alternant effets et environnement acoustiques etoffés. Une bande-son qui possède du poids et du coffre, et qui semble presque inépuisable sur le plan de la réserve de dynamique.
L'ensemble se montre pricnipalement cristallin et très ouvert sur la partie supérieure du spectre audible. Aigus et haut médium s'affirment au fil du film, proposant une scène sonore riche et contrastée, réaliste et équilibrée. Une tonalité comique bon enfant et réaliste que les mixeurs on su préserver, et que l'on avait pas été habitués à percevoir. Loin de tout "simplissisme", cette bande-son possède la bénéfice de plonger le spectacteur-auditeur au coeur de l'éxpérience du film, qu'il s'agisse de définir une ambiance extérieure naturelle (les montagne), ou de représenter des séquences d'action rocambolesques (coups de feu,...). Les scènes figurant des hélicoptères se montrent même largement plus convaincantes que sur Die Hard 4.0...
De quoi redécouvrir les vertues du réalisme, couplé aux possibiltés ambiophoniques et spatialisantes du son multicanaux. Une bande-son conçue et pensée de manière réaliste et radicale, tranchante comme un rasoir (remrquable diaphonie, séparation des canaux idoine), et lisse comme de la soie. Une surprise de taille, donc.
Interactivité
Un authentique making-of de vingt six minutes, entirèement constituée d'anecdotes de tournage (le match de foot...), et filmé en vidéo avec une évidente volonté de convaincre. Plus que sympathique, ce making-of est une lumineuse expérience, et invite à se plonger dans la création du film, au coeur de tonnes d'images de tournage montées avec soin.
"On aurait pu mieux faire!" est un hilarant segment de redoublage de séquences, dominé par un Kad Merad en grande forme.
Un bêtisier de douze minutes, hilarant lui aussi.
Une poignée de scènes coupées.
Un court-métrage du cinéaste, "Perle Rare"
Une galerie de photos et des bandes-annonces (4/3 et Dolby Digital 2.0...)