


Rambo
Chronique par Cornwall (Stéphane Roger)
John Rambo s'est retiré dans le nord de la Thaïlande, où il mène une existence simple dans les montagnes et se tient à l'écart de la guerre civile qui fait rage non loin de là, sur la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar. Il pêche et capture des serpents venimeux pour les vendre.
La violence du monde le rattrape lorsqu'un groupe de volontaires humanitaires mené par Sarah et Michael Bennett vient le trouver pour qu'il les guide jusqu'à un camp de réfugiés auquel ils veulent apporter une aide médicale et de la nourriture. Rambo finit par accepter et leur fait remonter la rivière, vers l'autre côté de la frontière.
Deux semaines plus tard, le pasteur Arthur Marsh lui apprend que les volontaires ne sont pas revenus et que les ambassades refusent de l'aider à les retrouver. Rambo sait mieux que personne ce qu'il faut faire dans ce genre de situation...
"Le spectacle répugne, mais fascine"
Positif
"Menée tambour battant, l'aventure a le goût salé des meilleurs survivals des années 70 et Stallone, très en forme, se sort avec les honneurs de cet ultime voyage vers l'enfer." Métro
"Une incroyable brutalité, [mais] pourquoi le film a-t-il quelque chose d'émouvant qui emporte finalement le morceau?" Le Monde
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L'image
L'image offerte ici, autant le dire de suite, repose sur des choix artistiques très particuliers, pour ne pas dire singuliers. Qu’il s’agisse des types de caméras employées ou des « film stocks » (supports pellicule différents), le film de Stalone ne manque pas de susciter la stupeur. Et autant le dire de suite également, l’image offerte ici déçoit profondément. D’autres de nos collègues y ont vu une démonstration technique absolue, or il n’en est rien, en partie en raison du choix de l’éditeur, qui se voit régulièrement critiquer très négativement, d’appliquer une réduction de bruit à l’image, qui a pour effet de lisser et aplanir les textures. Du coup, l’image manque singulièrement (pour le peu) de vigueur et d’aspérités, et le rendu en HD, certes brillant, manque lui aussi de texture, d’ampleur. Les plans se montrent définis, mais les arrière-plans accusent un pouvoir de définition moindre et n’offrent que des aplats. Dans son grand ensemble, la définition se montre satisfaisante : les gros plans demeurent texturés et détaillés, mais on perçoit clairement l’application d’un filtre correctif passe-bas, bloquant de facto un rendu très cinégénique comme celui que l’on pouvait trouver sur un pressage comme celui de Casino Royal, aux antipodes en termes de rendu. La palette colorimétrique repose sur une exploitation soutenue des tons et couleurs sépia. Seul le rouge sang (couleur primaire) perce la pellicule et se montre ravageur dans son rendu lors des séquences de guerre. Les contrastes ont visiblement été retravaillés et optimisés. Ils demeurent convaincants, mais ne se montreront jamais aussi noirs que le bord de votre diffuseur, n’offrant que des plates échelles de gris noircis. La luminosité, sur les scènes en extérieur, étonne par sa présence et son naturel, en revanche. Aucun écueil compressif à discerner sur ce pressage de grande classe, facilité par la présence d’une image lissée et retouchée. Qu’on se le dise (et nous avons reçu des critiques assez vives au sujet de ce titre), l’image proposée ici demeure singulière et « rentrée ». Elle ne sera jamais explosive (sur un pressage zone B, comme c’est souvent le cas avec cet éditeur, le rendu image est supérieur, moins lissé) ni archi-détaillée, conforme au rendu salle. Mais il est inconcevable de ne pas détecter les corrections appliquées à l’image, notamment celle du DNR (Digital Noise Reduction). L’image se montre belle et contrastée, certes, mais faillit régulièrement lorsqu’il s’agit de nous saisir par une teneur HD digne de ce nom. En lieu et place, nous avons affaire à un rendu lisse et peu porteur, largement en dessous de nos attentes initiales. Un respect des choix artistiques du cinéaste ? Ou un sempiternel coup de palette de l’éditeur, comme c’est souvent le cas sur le son, réalisé en dépit du bon sens ?
Le Son
A l’image… des images présentées ici et que nous venons de détailler, la bande-son, à nouveau, nous laisse cruellement sur notre faim, en raison, à nouveau là aussi, de choix technico-éditoriaux que nous ne connaissons que trop bien. Avant de se demander si e codage DTS apporte tout son souffle à la bande-son, il importe de préciser que cette dernière s’est vue réégalisée et retapée. Elle présente l’une des pires réponses en fréquence que nous ayons pu entendre depuis longtemps : la zone du haut du spectre, supposément aérienne, se montre assez bouchée et brouillonne dans son rendu immédiat. Elle semble avoir été filtrée, pour faire redescendre le son sur la zone médium, plus large et spectralement plus porteuse. Ici, ces médiums affichent des caractéristiques sourdes ainsi qu’un manque d’ouverture acoustique. Enfin les graves se montreraient plus à leur avantage s’ils n’avaient pas été recalibrés complètement pour alimenter autre chose que la zone certes réactive des 50 Hz (à l’oreille). Globalement, le mixage demeure dynamique et très large, mais la scène acoustique se montre restreinte (je sais que certains ne seront pas d’accord avec ces assertions) en raison des limitations que nous citions plus haut, mais aussi en raison d’un emploi assez conservateur des voies surround, certes agressives mais pas de manière dithyrambique. Le son se montre globalement rauque et assez sourd, et les excès ont visiblement été gommés par l’éditeur, qui a appliqué un limiteur sur l’ensemble du paysage acoustique, un filtre correctif… L’arc frontal se montre en revanche détaillé et ouvert, mais toujours pas assez large pour un format CinémaScope. La dynamique demeure elle agressive, ses excès sont vifs et physiques. La circulation des sons pose des problèmes d’intelligibilité en raison des filtres appliqués, et ce même si lors des séquences guerrières, l’intégralité de la scène sonore s’active de manière imposante et assez libre, avec franchise et ouverture. Quelques réserves toutefois pour ce qui est de l’activité surround sur la scène arrière, fine mais pas suffisamment ouverte une fois de plus.
Quelques percées font tout de même leur apparition et donnent libre court à l’expressivité d’une bande-son réaliste et fidèle aux divers coups de feu, types d’armes employés à l’écran. L’enveloppe acoustique se montre alors plus perçante et agressive, et la scène sonore se réveille, rythmée par les coups d’éclat successifs faits d’impacts saisissants sur les corps et de détonations diverses et variées qui sont audibles sur tous les points cardinaux, mais pas assez dans les « zones fantômes », oubliées et délaissées. Au final, il subsiste un sentiment mitigé en raison des limitations de l’éditeur, mais aussi des réalités artistiques, pas foncièrement très claires et créatives en dépit de ce que l’on pouvait en attendre.
Le codec DTS, point final important, que nous découvrons de notre côté en DTS EnCore (Plein Débit 1509.75 Kbps, 20 Bit 48 Khz), ne se montre guère à son avantage face au codec Dolby Digital 5.1 ex proposé sur la VF (Québec). Cette dernière se montre plus avide, plus agressive, bien plus ouverte d’un point de vue de réponse en fréquence (aigus plus libres, directivité optimisée…). La piste Dolby Digital EX se montre en ce sens plus réussie, car mieux intégrée, et moins soumise aux limitations de l’éditeur. Elle possède en outre 4 dB de plus en termes de volume, et se montre finalement bien moins sourde et plus expressive : les différents canaux y sont plus ouverts et détaillés, et la balance avant-arrière y est presque intégralement différente, plus dynamique et plus cohérente. En d’autres termes, la piste AC3 surclasse la piste DTS en proposant un rendu presque totalement différent, plus convaincant, plus dynamique (indubitablement) et tout simplement plus réussi… .
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Interactivité |
Le spectateur est acceuilli par un menu élégant mais assez peu clair, animé et sonorisé. Les bande-annonces qui ouvrent le Blu-Ray sont présentées en 1080p plus ou moins convaincant et en Dolby Digital 5.1 (même remarque). Pour le reste, elle propose :
Reportages complets sur le tournage organisé en plusieurs modules, dont un sur le design sonore (trop court et peu détaillé...), une heure, 1080p natif ou upsaclé.
Scènes supplémentaires en 1080p (même encodage que sur le film)
Commentaire audio (mode normal ou mode Pip Bonus View via le profil BD 1.1)
Une copie digitale (en SD) proposée sur un DVD 5 inclus dans le coffret.
BD-live "Molog" (profil 2.0 requis) pour un accès à des blogs sur le film disséminés sur la toile.
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1080p |
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(Master Audio 5.1) |
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EnCore
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Plein Débit) |
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