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DIAPASON

Mention Spéciale pour la bande-son

 


titre du film

DIAPASON Chinois 5.1 ( Mi Débit)
DIAPASON Chinois 5.1 ( 448 Kbps)
Normalisation des Dialogues... -11 dB
DIAPASON DIAPASON  

Zone: 3 (NTSC)
Editeur:
Universe
Sous-Titres:
Anglais, Chinois
Bitrate:
7.19 Mbps
Durée: 109 minutes
Boîtier
: Amarray + Digipack
Disponibilité DVD: septembre 2006


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COMMENTAIRES:

RECYCLE (2006)


aa Avec: Lee Sum Kit, Lau Siu Ming, Rain Lee Choi Wah
aa Un film des Pang Brothers (Oxide Pang, Danny Pang)

Chu Xun, une romancière à succès, entame son nouvel ouvrage. En panne d'inspiration, elle efface de son ordinateur tout ce qu'elle a commencé à rédiger? Dès lors, elle se rend compte que les évènements qu'elle avait décrit dans ses ébauches prennent forme dans son quotidien. De plus, une mystérieuse femme semble constamment guetter la romancière.

 


CRITIQUE

Chef d'oeuvre littéral de mise en scène, Recycle atteste, une bonne fois pour toutes, des qualités stylistiques éminément cinégéniques des frères Pang. 109 minutes durant, le film propage une sensation de cauchemar intense et qui ne cesse de redoubler d'efficacité. En empruntant des chemins insoupçonnables, et armé d'une forme de lyrisme intime époustouflante, il explore des territoires qui respirent le cinéma à chaque plan. Vibrant d'une émotion fantasmatique indescriptible et indicible, Recycle brille et rayonne à n'en presque plus pouvoir. Après une écrasante et infecte défaite (The Eye 10), les cinéastes reprennent leurs propres affaires en main et signent en un opus un film-somme, une oeuvre singulière et fascinante qui décuple l'impact de leurs propositions d'écritures filmique. L'énorme travail sur l'univers visuel porte ici ses fruits et apporte à cette oeuvre sélectionnée pour Un Certain Regard (Festival de Cannes) une aura bénéfique qui n'est aucunement étrnagère à son succès.

A découvrir, de toute urgence.

 


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L'image

Remarquable rendu d'une photographie très complexe et composite, qui alterne prises de vue réelles et intégration très savante d'images de synthèse. La définition, point fort de cette édition, demeure très fine et relevée, et ce en dépit de contrastes parfois légers (grain à l'écran). On déplorera le fait que l'image ait subi un boost de luminosité totalement artificiel, ce qui a pour effet de blanchir ou griser le rendu du niveau des noirs. La colorimétrie affiche un rendu tout ce qu'il y a de plus enthousiasmant, au gré de la progression du récit. Désaturées ou archi-sur-saturées, elles explosent à l'écran révélant une palette expressive délicieusement intense et vibrante (étalonnage numérique à se damner parfois). Une image remarquable donc, pour un pressage en finesse et en performance, mais qui aurait gagné à davantage de discernement sur certaines séquences.

 

 

Le son

Un Diapason D'Argent doublé d'une Mention Spéciale que Re-Cycle ne vole aucunement. En effet, comme chacune des œuvres des cinéastes (Voir nos chroniques de The Eye, The Eye 2 et The Eye 10), la bande-son du film s'inscrit dans une relation symbiotique avec le projet de mise en scène. Ici, les frères Pang atteignent un climax technique et artistique puisque les images du film et la bande-son reposent sur la même essence, émanent d'un même esprit créatif. La scène sonore, d'une immanquable clarté, propose parfois une transparence expressive rarement entendue sur support DVD. Bien que la piste DTS soit encodée en mi-débit, elle repose sur une dynamique parfois incendiaire, et développe bien davantage les ressources d'un mixage extrêmement travaillé, réaliste, et complètement tourné vers l'holographie sonore. Les séquences oniriques qui constituent l'essentiel du film, lors de l'épopée du personnage, se voient traitées de manière totalement tridimensionnelle. Chaque événement sonore s'inscrit dans un magma acoustique en fusion permanente et en activité constante, découpé avec soin. Au coeur des six canaux en présence, le film se joue des proportions et de la dimension des sons, créant même une inventivité audio-visiogène qui s'impose lors du visionnage. Rarement les ressources du son numérique auront aussi fait partie intégrante du projet de mise en scène. Sans son appui contextuel, le film perdrait de sa substance. Apparitions soudaines, chocs, sursauts, déplacements massifs d'objets sonores... le film ne manque aucunement d'occasions de briller. En achevant ses apparences formelles, la bande-son offre au film un univers à part entière, un souffle dévastateur et une ampleur épique par moments terrassant d'efficacité. La réponse en fréquence, équilibrée et très ouverte, autorise aux sons audibles sur le spectre une liberté et des déplacements dans l'espace sonore que le mixage 5.1 parfait et circonscrit au millimètre près.

Dimension et étoffe sont à l'œuvre pour caractériser et décrire sur le plan acoustique des séquences mémorables, faites d'images fortes et durablement impressionnantes comme cette forêt de pendus, ces cadavres qui chutent des toits, ces montagnes planantes, cette bibliothèque d'ouvrages oubliés tout droit sortie des œuvres de Umberto Ecco, etc etc... Les effets spéciaux visuels sont relayés, étalés et dimensionnés par l'efficacité d'une bande-son qui dessine au compas et en très gros plan une scène sonore presque diégétique, qui, à elle seule, suffirait presque à raconter et narrer. La scène arrière muette au début puis présente de manière étourdissante, ne se contente pas d'offrir des pics ou des mise en évidence, mais se justifie pleinement au sens où elle apparait naturellement indispensable. D'une précision chirurgicale, les événements qu'elle ventile en stéréophonie très expansive se voient répartis dans l'espace du film avec un savoir-faire hors norme. Les séquences les plus multicanale inscrivent au cœur de toutes les enceintes un univers acoustique d'une largeur prodigieuse et d'une richesse intérieure (palpitations, déplacements rapides, superpositions de nappes sonores, harmoniques et transitoires, densité spectrale) immanquables. La sensation d'être entouré et happé dans un vortex sonore porte ses fruits jusque sur le plan diégétique et narratif. Un tel degré de conception s'approche du conceptuel et s'éloigne du coup de tout ce qu'il est audible dans le cinéma Hollywoodien. Le DVD est présenté dans une forme lavée de toute imperfection et autres réétalonnage sonore dont certains grands éditeurs mondiaux se sont fait les spécialistes et qui neutralisent 80% des forces vives des bande-sons. Ici, la dynamique possède de quoi clouer sur place, plus parfois que sur la trilogie du Seigneur des Anneaux, et l'expressivité acoustique ne souffre d'aucune contrainte. La piste Dolby Digital 5.1 souffre elle d'un offset (normalisation des dialogues) de 11 dB (presque incroyable), ce qui oblige l'auditeur-spectateur d'augmenter le volume de 11 dB pour hisser le format Dolby Digital au niveau de reproduction de la piste DTS. La piste Dolby Digital, elle, une fois compensée, n'offre que des résultats d'écoute mitigés: l'ampleur arrière n'est pas la même, la spatialisation manque de densité et d'étoffe, tandis que la dynamique et la réponse en fréquence accusent une forme de distorsion que le format DTS fait totalement disparaître.

Le paysage sonore que propose ReCycle offre des perspectives constamment renouvelées, plurielles et multiples, à l'image du voyage de l'héroïne. Dense et active, la scène sonore dispose d'une précision et d'une clarté redoutables, et qui, sans pour autant se tourner vers l'effet à tout prix, génère des instants foudroyants de vivacité acoustique que la piste DTS propulse et impulse sur tous les canaux. Cette précision envahit alors chaque voie de manière identique (impact et efficacité), sans séparer l'arc frontal et la scène arrière. Une multitude de formes sonores apparaissent au gré des séquences d'épouvante: certaines sont des icônes des frères Pang (chute de cadavres, apparitions de fantômes...), et d'autres appartiennent à la logique intérieure du récit. Les spectateurs cardiaques souffriront donc de sérieux troubles lorsque la petite fille traverse la pièce d'écoute d'une enceinte arrière à l'autre. En qualité pleine bande et avec un niveau de volume réaliste, cet effet-éclair surprend et terrorise, tant il se montre réaliste et prégnant.

La bande-son du film permet donc aux spectateurs de s'abandonner aux délices de la manipulation diégétique, et de s'immerger complètement dans la trame d'une œuvre unique et intensément accrocheuse. Les impacts et autres événements traumatisants se voient reproduits avec un coffre et une ampleur plus que notables. La musique, enfin, semble évoluer dans sa reproduction: calme et tempérée au début (spatialement et mélodiquement), elle s'amplifie spontanément lors de la dernière partie du long-métrage, offrant alors une lisibilité spatiale divinement reproduite sur l'intégralité des canaux, parée d'une force expressive et harmonique à la clarté parfaite.

Le choix du mode DTS Néo:6 pare l'absence d'un encodage en DTS ES 6.1. Le film pourrait d'ailleurs fort bien servir de publicité grandeur nature pour l'utilité de ce mode: le rajout du canal central arrière est tellement réussi parfois que l'on se demande pourquoi le film n'a pas été mixé sur sept canaux... Le canal central arrière creuse une profondeur scénique en accord p-a-r-f-a-i-t avec ce qui se déroule à l'écran, et ce même si ce mode brise quelque peu, lors d'autres occasions, l'équilibre stéréophonique de la scène arrière.

Pour conclure, on ne regrettera que l'absence cruelle d'encodage DTS 96/24 Plein Débit qui, ici, se justifiait pleinement. Mais les résultats des efforts artistiques et techniques de la bande-son du film se montrent tellement surprenants, cinégéniques et marquants qu'il demeure impossible de poser la moindre réserve. Bande-son choc pour film unique.

 

L'interactivité

Menu animé et sonorisé en Dolby Digital 5.1, nous ne trouverons, sur l'édition simple, qu'un commentaire audio (Chinois sous-titré Anglais, un miracle pour la zone 3) des cinéastes et une galerie de photos.

L'édition Collector double DVD offre, elle (sous-titres Anglais présents):

. Re-cycle Computer CG Shots
. Re-cycle Making Of
. BO en PCM Stéréo
. Scènes inédites
. Highlights

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

interactivite


Note Globale

Note Globale


 

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