

RESERVOIR DOGS
(édition Japonaise Collector)
Dans un bar, huit hommes décontractés préparent
le hold-up d'une bijouterie. Plus tard, quand l'un d'eux,
White, conduit Orange, un comparse gravement blessé
qu'il tente de soulager, dans l'entrepôt où
devait être partagé le butin, on comprend
que ça s'est très mal passé. Ils
sont rejoints par Pink, autre rescapé. Des questions
surgissent : qui a prévenu les flics, déclenché
l'alarme ? Pourquoi Blonde tirait-il partout ? Qui a trahi
? White/Larry revoit comment il fut engagé par
un spécialiste, le vieux Joe Cabot, et son corpulent
fiston, Eddie...
12 ans après sa réalisation,
le film de Tarantino conserve intact son pouvoir de fascination.
Le redécouvrir dans une excellente édition
DVD permet de se refaire une véritable jeunesse
cinéphilique pour qui a connu le film et grandi
avec. Une enfilade de scènes toutes plus anthologiques
les unes que les autres (la discussion autour de Like
a Virgin qui ouvre le film sur un sompteux travelling
circulaire, le générique, les scènes
de torture, les surprises, le coffre de la voiture de
Mr Wtite, les règlements de compte...), ce film
est en soi un concentré de bonne volonté
et de désir de cinéma. De l'écriture
à la réalisation, l'oeuvre de Tarantino
est devenue la véritable pierre angulaire des américano-cinéphiles
des années quatre vingt dix. Un plaisir que l'on
est très heureux de redécouvrir dans ue
édition de haute qualité, où tous
les efforts possibles et imaginables ont été
réalisés pour honorer la mémoire
du film et le faire renaître dans un produit définitivement
collector, ne serait-ce que pour ce très agréable
petit coffret en carton dur qui enrobe le boîtier
Amaray. Cédez à la cinéphagie avant
de replonger dans Kill Bill, bientôt en DVD zone
1...
Les éditions des autres zone ne
sont pas du même calibre: les suppléments
restent identiques à quelque chose près,mais
le niveau technique ne dépasse pas les exigences...
Cette édition Japonaise s'impose donc par elle-même
à tous les amateurs/amoureux du film de Tarantino.
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L'image
L'image est bien souvent dense mais manque
de profondeur (matériel source?). La définition
est perfectible et fait apparaître une image relativement
laiteuse et très lumineuse, imprécise ou sans
réelle densité. Lors de l'alternance de lieux,
les choses s'améliorent: de l'extérieur à
l'intéreur, de l'ombre à la lumière
etc... Les couleurs sont idéales (le rouge du sang
est à ce titre criant de vérité) et
les textures possèdent une relative épaisseur.
Compression inivisible, mais résultat général
qui oscille de moyen à très bon, sur tous
les plans. Mais vu l'âge du film et sa source presque
indépendante (les débuts de Miramax, encore
tout innocent, la belle époque!), il semble bien
dificile d'espérer mieux. Les lumières du
chef opérateur sont en revanche bien respectées
par un transfert respectueux de l'original et qui ne semble
pas avoir été réétalonné
de manière sauvage.
Le son
Pioneer (qui édite un nombre impressionant
de disques mémorables) ne nous a jusqu'à
présent jamais déçu. ici, l'éditeur
propose la seule piste DTS 5.1 au monde pour ce film,
et celle-ci bénéficie du taux d'encodage
maximal du format DTS: du plein débit réel,
sous 1509.75 Kbps, soit environ quatre fois plus de consistance
que les pistes Dolby Digital ici encodées sous
384 Kbps. Inutile d'y aller par quatre chemins: les différences
sont de l'ordre du jour et de la nuit (le crépuscule
disons). Pour un film articulé autour de ses dialogues,
les mabiances ne manquent pas: ruelles, rues, restaurant
etc... En ce sens, les arrières (une fois les protagonistes
arrivés dans le célèbre hangar) ne
déméritent pas et diffusent un arrière-plan
sonore informel (mélange de bruits divers et d'échos
des dialogues) permanent qui élargit immédiatement
et de manière discrète la profondeur de
la scène sonore. Les résultats sont bien
supérieurs à un son de type Dolby Surround:
épaisseur et cohérence du message sont respectés.
Les bruitages sont intelligemment placés sur les
enceintes latérales et n'hésitent pas à
envahir le devant de la scène dans les séquences
mouvementées qui disposent là aussi d'une
solide assise en terme de dynamique, plutôt surprenant
si l'on considère l'age du film, avec des effets
arrières bien sentis et correctement intégrés.
Si la fidélité du message et des éléments
sonores constitutifs montre ses très évidentes
faiblesses, les musiques diffusées sur la radio
"K-Billy Supersong of the Seventies" ont indéniablement
bénéficé d'un coup de boost, tant
elles étonnent par leur franchise et par leur présence:
dès le little green bag du générique
(un morceau d'anthologie toujours aussi jouissif), des
basses, des effets multi-voies, et une dynamique presque
Hi-Fi s'emparent de l'intégralité de la
scène sonore de manière jubilatoire et nous
pousse à faire grimper les décibels (surtout
lorsque l'on a connu le film qu'en Mono). Toutes les chansons
de la BO sont à la fois larges et très stables
sur le plan sonore et 'sonique'. Et quelle bande-originale
légendaire là aussi! Une surprise de taille
donc, dans la mesure où l'on ne s'y attendait absolument
pas. La séparation des canaux est très réussie
et ouvre réellement l'espace là où
s'attendait à une forme de platitude habituelle
des remastering son de productions plus datées.
Le morceau du choix? La voie centrale: coprs, présence,
intelligibilité parfaite, elle découpe les
dialogues avec une niveau de clarté franchement
surprenant et met en avant les succulents dialogues de
Tarantino. Les voix possèdent une clarté
et une texture proche du son analogique d'antant, et s'épanouissent
dans l'univers sonore du film avec une belle dynamique
et une excellente stabilité. Tout à la fois
un hommage au son des années 90 et une re mise
en scène sonore convaincante. Un effort non négligeable
qui apporte un lot de qualité très très
bienvenus. Quelques basses fréquences sur les coups
de feu sont à signaler, ainsi que sur la musique.
Enfin, la piste Dolby Digital est anecdotique tant elle
restreint et ressere le champ sonore, et ne bénéficie
pas de la clarté spatiale et du même pouvoir
de recouvrement et d'habillement de la scène sonore
que le format DTS, véritable réussite, éclatant
de bout en bout, et qui accentue encore davantage la prestance
de la voie centrale en la découpant avec une précision
extrême du reste de l'environnement sonore. Plus
large, plus précis, plus dynamique... une immanquable
performance qui fait honneur au film. Les 20 Bit de définition
se font sentir en augmenant l'épaisseur et l'aspect
sonore du film de manière spectaculaire. Et l'on
ne s'y attendait absolument pas! Discret, certes, mais
impeccable sur le plan de la performance et de la clarté.
Un petit modèle pour les rééditions
de ce type de films.
L'interactivité
Commentaires des critiques (85 mins),
K-Billy interactive radio (audio-only, 28 mins approx),
documentaire sur le Festival de Sundance (1992, 24 mins),
Tarantino's Sundance Institute Directors Workshop Lab
(12 mins), Un hommage de Tarantino (51 mins), Film Noir
Web (19 mins), Small Dogs (4 mins), à la recherche
de décors et d'extérieurs avec Billy Fox,
et 'automobile style guide' (22 sec). Livret (36 pages)
entièrement rédigé en Japonais. Sur
le premier disque: Commentaire audio du chef opérateur,
6 interviews, 5 scènes coupées, galerie
de posters, bandes-annonces originales et Japonaises.
En un mot, très complet !
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