

  |
 |

Le DVD (zone ALL, Mei Ah Entertainment) possède
une piste audio DTS 5.1 Mi-Débit. Des sous-titres
anglais sont présents. Le format de l'image est
en NTSC, 16/9 (1:1.77 environ), le boîtier est un
digipack fort élégant, en slip case,
et contient un disque. La piste DTS pèse 518 Mo
contre 264 Mo pour la piste Dolby Digital. Fait rare qui
démontre la qualité des sorties DVD de l'éditeur,
le bitrate est très haut, avec une moyenne de 9.33
Mb/sec, et ne descend qu'une seule fois en dessous
des 8 Mb/sec... L'intégralité du disque
mesure 7,775 Go, ce qui est énorme pour un film
de 90 minutes sans suppléments, et révèle
le soucis de qualité de l'éditeur qui place
la barre très haut.
|
Running Out of
Time (An zhan) (1999)
Avec Andy Lau et Lau Ching Wan. un film
de Johnnie To
Un truand rongé par un mal incurable
est poursuivi par un policier chargé de l'arrêter...
Une oeuvre survoltée, tendue comme
un arc, réalisé par un visuel avant tout,
doublé d'un très bon technicien. Le fond
est tragique et prend le Honk Kong moderne comme arêne
de jeu. La ville confronte les personnages et transcende
les passions dans ce jeu du chat et de la souris orchestré
avec maestria et panache. L'élégance et
le charisme d'Andy Lau font naturellement le reste.

Quelques mots sur l'éditeur: Mei Ah Entertainment
est aujourd'hui reconnu comme étant l'éditeur
numéro un en terme de qualité technique
DVD en Asie. Et pour cause, pour la production de ses
DVD, l'éditeur a recourt aux services des très
qualifiés ingénieurs de la compagnie M21,
spécialisés dans le traitement des éléments
de la phase de pré-mastering au produit fini. Certifié
ISO 9002 (le seul à Hong Kong), la compagnie garantit
non seulement un bitrate exemplaire (que nous
avons dûment vérifié), et le meilleur
taux d'encodage possible, et ce sur tous les films qu'on
lui soumet, du majeur au mineur. Sur la jaquette du DVD,
un petit sticker "M21" certifie que la chaîne
de production a suivi un programme très précis,
à l'image d'une certification THX. Le format DTS
fait partie intégrante de cette chaîne. Une
promesse de qualité en somme. [aperçu]
Retour
à la liste des tests »
|
|
L'image
Amateurs de DVD sensationnels, gardez l'éditeur
Mei Ah sous le bras: Mei Ah peut en effet se concevoir comme
l'équivalent de TF1 Vidéo pour les sorties
Hong Kong, et les qualités audio-visuelles de leurs
titres sur DVD laissent presque pantois à chaque
fois. L'image est ici ciselée et profonde, en dépit
de quelques erreurs de master (griffures, lignes baladeuses).
les scènes situées dans les rues chatoyantes
de la ville, de jour comme de nuit, possèdent une
belle densité colorimétrique et des valeurs
de contrastes très honorables. Johnnie To a pour
constante visuelle des contrates très travaillés.
S'ils manifestent le manichéisme fondamental de l'univers
(blanc/noir), ils permettent aussi de savourer le film en
corrigeant les réglages sur le diffuseur sans pour
autant perdre en texture et en qualité. Les différents
lieux confinés sont représentés élégamment
dans un 1.77 de toute beauté. La compression tire
son épingle du jeu sans jamais vraiment faillir à
sa tâche, c'est à dire qu'elle oeuvre en quasi-transparence
sans porter atteinte à la patine du cinéaste
virtuose. Une belle édition, générique
d'ouverture mis à l'écart. Une très
belle copie donc, limpide et dense.
[A ne pas rater: une comparaison des différentes
éditions du film, sur le site cinemasie, à
cette adresse]
Le son
Une autre habitude de l'éditeur:
son attachement au format DTS qui confine au systématisme..
et l'on ne s'en plaindra pas! Mei Ah produit d'excellentes
pistes DTS 5.1, soigneusement encodées légèrement
plus haut que les DVD zone 1 en terme de dynamique. De
plus, le logo DTS Sonic Landcape est présent
à chaque début de film, ce que les éditeurs
zone 1 n'ont jamais réellement réalisé...
La qualité de cette piste DTS mi-débit est
presque sidérante, avec sous le bras une dynamique
colossale (attention à vos écoutes tardives)
et un coffre offrant à la restitution acoustique
une vigueur et une capacité d'attaque de tous les
instants. Dès les premières minutes, l'auditeur
décelera un traitement du son très maniaque,
au point qu'il pourrait fort déceler des traces
d'affeteries stylistiques. Il n'en est rien: à
l'image de son équivalent Nord Américain,
Paul Thomas Anderson (nous y reviendrons lors de notre
test de PTU), Johnnie To se pose en virtuose
du son, et applique son exigence à toutes les situations.
le son est massif, carré, ample, généreux
et la bande-son particulièrement enlevée
au niveau de ses résultats immédiats. En
DTS, la voie centrale est une perle de clarté et
de dynamique: les dialogues, fondamenetaux dans un film
où un négociateur des forces de police intervient,
sont retranscrit avec une excellente dynamique et une
très belle intégration spatiale, tout comme
la musique de Raymond Wong, envahissante et obsédante.
La limpidité des voix fait très sincèrement
merveille et nous rappele, via la piste DTS, les résultats
obtenus sur des productions Françaises, donc proches
de la HiFi. Les coups de feu résonnent sur tous
les canaux et développent une course sonore solidement
ancrée dans tous les points cardinaux de la zone
d'écoute, surtout en DTS. On ne pourrait pas citer
une seule séquence dans laquelle tous les canaux
seraient au repos. Lors de séquences en intérieurs,
les enceintes arrières proposent pour leur part
une onde de médium qui restitue à sa façon
les souffles des machineries de climatisation des hautes
tours de Hong Kong! Néanmoins, tout ce tableau
fort positif cache en réalité une mise en
scène sonore quelque peu "gadget" par
moments, mais jamais exagérement. Elément
clé que mettra en valeur les meilleures de vos
électroniques, la clarté impériale
et transparente de cette bande-son est une authentique
réussite. Nous n'avons aucunement perçu
de dégradation du signal (sur les voix principalement),
au point que la dynamique et le pouvoir d'évocation
de la bande-son se voient tous deux très nettement
amplifiés. "Amplifié" est à
ce titre un terme phare, l'auteur se permettant même
de développer quelques figures de style sur la
voie centrale tant la limpidité et l'intelligibilité
sont évidents. Nous parlerons d'audibilité
des elements sonores, et cette audibilité n'est
que rarement atteinte sur DVD, les éditeurs ayant
pour fâcheuse habitude de "déshabiller"
la plupart des bande-sons de leurs valeurs dans le haut
du spectre audible ou sur d'autres parties pourtant très
sensibles à l'oreille humaine. Il en résulte
un son altéré, parfois étouffé,
plus sourd, à l'opposé de la bande-son globale
de Running Out of Time. Mieux encore, PTU,
l'une des dernières productions de Johnnie To,
atteint d'authentiques sommets en terme d'intelligibilité,
de limpidité et de design. En osant un rapprochement
culinaire peu à propos, on pourrait rapprocher
cete bande-son à du caviar, auquel Running
Out of Time empreinte la rareté. Le format
DTS, comme c'est le cas à chaque fois chez l'éditeur,
est donc à l'honneur ici: il remplit bien mieux
les canaux arrières et oeuvre pour plus de diaphonie
et d'ambiophonie. Spectaculaire, cette piste DTS réhausse
et amplifie le design sonore de manière extrêmement
sensible. Un son plus large, très sensiblement
plus profond et plus cristallin. Et quelle dynamique par
moments ! Des résultats où les différences
entre le format Dolby Digital et DTS relevent presque
du jour et de la nuit. Sur PTU, elles sont du
niveau de Gladiator (édition zone 1). Running
Out of Time est donc, vous l'aurez compris, une étincellante
réussite, qui démontre une fois de plus
les capacités de dynamique (réhaussée)
et de pouvoir de recouvrement du format DTS, excellement
bien traité. Les pistes DD 2.0 également
fournies sont totalement ineptes...
L'interactivité
Le point noir de l'éditeur: outre
deux ou trois bande-annonces en 4/3 et DD 2.0, elle est
inexistante... Il faudra se rabattre sur l'édition
zone 2, seulement Dolby Surround, afin de découvrir
des bonus substantiels.
|

|