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DIAPASON


titre du film
Le DVD (zone 3, Corée, AVP Video) possède une piste son encodée en DTS ES 6.1 Matrix Mi Débit (VO, 754.75 Kbps, flaggée), une autre encodée en Dolby Digital 5.1 EX (même langue, 448 Kbps). Des sous-titres Anglais sont disponibles. Le format de l'image est en PAL, 16/9 anamorphique, 1.85:1 environ. 103 minutes environ. Packaging Amaray classique recouvert d'un surétuit carton glacé. Bitrate moyen extraordinaire de 9.8 Mbps.


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SAW (2004)

Avec Cary Elwes, Danny Glover, Monica Potter, Tobin Bell, Michael Emerson, Ken Leung, Leigh Whannell

Interdit aux moins de 16 ans...

Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d'une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l'un doit absolument tuer l'autre, sinon dans moins de huit heures, ils seront exécutés tous les deux...

Voici l'une des situations imagnées par un machiavélique maître criminel qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté un jour. Un détective est chargé de l'enquête...

A l'instar de ce que fit Alfred Hitchcock à la sortie de Psychose, l'équipe de Saw enjoint les spectateurs à ne rien dévoiler du machiavélique puzzle du film, afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte...et de la terreur.

Saw était à l'origine classé NC-17 pour sa violence, ce qui ne permettait à aucun spectateur américain de 17 ans ou moins de le visionner. Au final, le long métrage, pour son exploitation en salles aux Etats-Unis, a été remonté afin d'être classé R, ce qui signifie qu'un adulte devra obligatoirement accompagner les spectateurs de moins de 17 ans.

A l'origine, le film devait être un direct to video. Pourtant, après des projections test particulièrement convaincantes, ce petit film tourné en un temps record de 18 jours s'est vu accorder les honneurs d'une sortie sur grand écran.

Le film comporte de nombreuses références au maître du Giallo et de l'horreur italien, Dario Argento. La poupée mystérieuse et inquiétante, visible dans la bande-annonce, est une référence à celle utilisée dans le classique Les Frissons de l'angoisse (1975). De même que les gants du tueur, également visible dans la bande-annonce, sont une récurrence de la plupart des films du maître.

Leigh Whannell, co-scénariste de Saw, interprète le rôle d'Adam, co-détenu aux côtés du Dr. Gordon (Cary Elwes) . Il a également interprété un petit rôle dans Matrix reloaded des frères Wachowski.


 


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L'image

Le film ayant été tourné avec des moyens fort limités, et les parti-pris esthétiques étant nombreux, l'image ne pouvait que se révéler très difficile à encoder. Ici, sur un disque vierge de tout supplément (il s'agit d'une édition zone 3), le bitrate atteint des records, preuve d'un encodage aux petits-oignons, maximisé... au maximum. Les éclairages tantôt très lumineux, tantôt très sombres passent plutôt bien, en dépit d'une granulation perceptible en très basse lumière. La définion s'avère convaincante, mais impossible d'en exiger plus en raison de la nature du métrage. Elle parvient tout de même à séparer les élements visuels avec une belle aisance, jamais suraccentuée. Les contrastes sont pour leur part convenables également, mais manquent de tranchant lors des séquences en basse lumière, voire dans celles se déroulant dans une obscurité presque absolue. Les couleurs, très peu saturées, jamais clinquantes, s'avèrent fidèles aux choix opérés par le chef opérateur et à l'étalonneur. Compression exceptionnelle, et qui abuse du format MPEG II pour parvenir à encoder un film d'une durée assez faible avec un maximum de qualité. Difficile de faire mieux. Ce zone 3 représente donc sans aucun doute la meilleure présentation du film en qualité d'image pure. Le caractère "délavé" de certains plans est très bien rendu. Au final, l'encodage respecte à merveille le matériel source du film. Grain et autres "défauts" sont partie intégrante du projet de mise en scène.

Le son

S'il existe une version DTS ES 6.1 Discrete au Japon (zone 2, Mi-Débit), il faudra ici se contenter de DTS ES 6.1 Matrix. Saw dispose d'un mixage énergique et d'une présence affolante, surtout dans sa première partie, et correspond sans nuls doutes possibles à l'une des meilleurs pistes sons de cette année. Le ton est donné lors deux logos qui précèdent le film (LG Films et Twisted Pictures) qui à eux seuls vous feront redécouvrir votre installation par leur violence et leur impact, jusque dans le bas du spectre. Le reste est à l'avenant, avec une gestion de la scène arrière exceptionnelle de densité (voix, bruitages circulatoires...), aidée en cela par des capacités dynamiques qui frisent l'irrévérence domestique, et qui procurent à la bande-son une épaisseur et une envergure de tous les instants, que la piste DTS 5.1 élargit encore et densifie davantage, tout en offrant un relief multi-dimensionnel de premier ordre. L'animation acoustique se définit avant tout par l'activité démentielle de la bande-son, sur tous les canaux. Certaines séquences mobilisent l'intégralité des voies en synchronie, canal de graves LFE y compris, afin de tapisser la pièce de motifs sonores tantôt abstraits, tantôt viscéraux, dans le but, sans aucun doute, de représenter de manière dimensionnelle et acoustique la pièce étriqée où sont retenus les protagonistes. Une forme de matérialisation, ou plutôt d'exteriosation acoustique qui réalise la prouesse d'imposer un véritable décors sonore hors du film au coeur même de votre espace d'écoute. La deuxième partie du film, plus bavarde, affaiblit qulque peu cette donnée, mais les séquences finales ont de quoi réveiller les morts. Les deux pistes son, encodées très haut en terme de volume, insistent sur l'ambiophonie constante, conférant aux lieux une forme de vie sonore souvent terrorisante. Le poids du son est accentué par un usage rigoureux et percutant du canal de graves LFE, même lors de séquences fortement dialoguées. L'acoustique sophistiquée qui émane de cette bande-son est évidemment améliorée et reproduite de manière souvent extrêmement expansive sur la piste DTS, qui durcit le ton et étale les plans sonore dans un espace tridimensionnel franchement plus net, plus intense, plus large, davantage découpé et étonnement ample, dès le générique, incomparablement meilleur en DTS 6.1 (ne serait-ce que pour le découpage arrière ou pour le degré de chargement de la scène frontale). Ainsi, le format DTS réalise la prouesse de supplanter une excellente piste DD 5.1 EX sans pour autant en rajouter ou en accentuant de manière artificielle. Ici, le format opte pour un pouvoir de recouvrement spatial indéniablement supérieur qui parvient à étendre l'élan acoustique et à etoffer de manière spectaculaire certaines séquences déjà fort impressionnantes en terme d'activité. Les impacts sonores grandiloquents sont fréquents, tout comme les sursauts. Du reste, Saw use et abuse de certaines ressources du cinéma de genre: en pillant les codes traditionnellement admis, le film inscrit dans sa bande-son son appartenance au genre. Ne versant jamais dans l'excès mais en insistant avec force et vigueur sur l'expressivité dynamique et volumétrique de ses éléments acoustiques et soniques, la bande-son de Saw se trascende et atteint un état singulier. Lors des plus belles séquences, la bande-son s'étire aux quatre coins de l'installation et occupe l'espace sonore avec force, volume, dynamique et éclat. Nous regretterons une toute petite baisse, très relative toutefois, de certains niveaux de grave en DTS, alors que le reste du temps, ce secteur l'emporte on ne peut plus largement (en DTS) par sa largeur et sa présence. La voie centrale accuse une netteté parfaite en toutes circonstances. Lors de l'ouverture du film, les premiers dialogues fendent littéralement l'espace, dépassant par la même ce que l'on a l'habitude d'entendre sur DVD. La piste DTS va encore plus loin en les détachant encore mieux dans l'espace et en définissant leur texture de manière plus cisellée. Le confinement et la peur qui en découle est notamment rendu avec un soin qualifiable extrême: tour à tour concernée par les échos et par les grognements, la bande-son multiplie les figures de style acoustiques en offrant une apparence sonore qui n'a rien d'un 'paysage contemplatif', mais qui pourrait se rapprocher d'une masse magmatique protéiforme et insaisissable tant la bande-son s'ouvre et s'étale, avec force et furie, dans l'espace multicanal multidimensionnel (le mot prend ici tout son sens) qui lui est offert. La réponse en fréquence ne brille certes pas sur les valeurs aigues ou élevées, mais il ne s'agit aucunement d'un défaut. Le rest du spectre étant reproduit et incrusté dans la bande-son avec une rare efficacité. Au final, un état symbiotique est atteint entre les images souvent très surprenantes et l'impact suggestif et très marqué de la bande-son. Une véritable stylistique acoustique qui dessert le film en décuplant son efficacité formelle. Le format DTS ES, excellement bien présenté ici, étend encore plus loin cet impact sonore en libérant la bande-son et en surinvestissant sur son potentiel dynamique. Un véritable travail d'orfèvre, marquant, complet, et terrorisant.

L'interactivité

Absolument pas l'ombre du moindre supplément, pas même une bande-annonce... Pour ce faire, rendez-vous en zone 1 ou 2 Japonaise, ou un peu d 'attente pour la ressortie en version director's cut prévue en septembre 2005...


Note Image

Note DTS

Note DD

Note artistique mixage

interactivité

Note Image

Note DTS

Note DD

mixage artistique

interactivité


Note Globale

DIAPASON D'OR



 


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