Labelisées THX, les images ne déçoivent
pas... même si l'on a déjà vu des pressages
THX en bien meillerue forme ! Les tons verdâtres passent
pour du bien numérique, la définition est
on ne peut plus perfectible la plupart du temps (des plans
sont carrément "mal tirés" voire
complètement flous...)... Il est à ce titre
fort possible de se poser des questions. Ces déceoptions
n'ont enr evanche rien de bien catastrohique et sont excusées
par un master en excellent état, par une profondeur
des noirs convenable et par une fluidité à
toute épreuve, même lors des scènes
rapides de course dans les champs de maïs. La photographie
très très sombre de Tak Fujimoto propose une
palette visuelle qui allie profondeur et réalisme,
fantastique et dramatique. Articulées autour de codes
de couleurs clé correspondant à un moment
ou à une émotion particuliers, elle est ici
fidèlement reprise, même si on pouvai en attendre
un peu plus pour ce DVD qui propose, quoi qu'il en soit,
une image à l'apparence encore trop numérique...
Le son
Excellente mise en scène audio
qui sait s'employer à envahir l'espace de manière
parfois très spectaculaire. Un design sonore très
étudié qui oeuvre en permanence, même
lorsqu'il ne se passe grand chose et que seule l'enceinte
centrale s'active. Le film utilise en effet du début
à la fin la technique dite d'hyper foley.
Elle consiste à "exagérer", exacerber
voire accentuer les détails sonores de type respiration,
grincements de planchers lors des pas dans la maison etc...
dans le but d'accroître la perception de leur univers
par les personnages et pour le spectacteurs qui se retrouve
happé dans un univers sonore plus "gros"
et dense que l'ordinaire, extraordinairement détaillé
au point d'en être déstabilisant. Sur la
piste DTS, la tessiture résultant d'une telle technique
est encore accrue au niveau de l'enceinte centrale (un
véritable régal à écouter!).
Cette piste son encodée en DTS est la meilleure
option possible sur le DVD: elle émarge des détails
avec une plus grande fidélité et s'accomode
encore mieux des transitions de voie à voie (fin
du film). Une grande liberté régit l'organisation
des canaux: ils s'activent tous aux moments importants.
La piste DTS éclaircit considérablement
le champ sonore (chiens aboyant dans la nuit au début)
et marque à merveille la proximité ou l'éloignement
spatial des événements sonores. Elle révèle
même des détails (sons stridents des téléviseurs)
enfouis en Dolby Digital, signe d'une meilleure intrégration
et d'une bien meilleure propension à reproduire
les nuances du master... même si ce n'est que sur
la VF, plutôt bien doublée. La piste VO DD
5.1 possède une plus grande violence et plus de
basses, mais la dynamique est plus prononcée sur
la piste DTS. La musique de James Newton Howard bénéficie
d'un excellent enregistrement et d'un rendu très
naturel.
L'interactivité
Documentaires d'une heure très complet, scènes
coupées (5) et storyboard.