La qualité de l'image est proche
du fantastique tant la palette des couleurs étonne
et la finesse de l'image s'affine. Pour un film difficile
à encoder et dont la source argentique se manifeste
quasiment tout le temps, l'éditeur a mis les bouchées
double. On reste surpris de la manière dont le matériel
source a été traité: définition
pointue, tons de chairs impeccables, niveau des noirs subtil
et pur, lumières délicieuses, arrière-plans
limpides (ils sont très importants dans le film)...
. Seul un grain, présent dès l'origine, viendra
gêner les plus observateurs. Au final, une qualité
d'image optimale, très propre, incroyablement fine,
argentique et d'une très belle fluidité. Une
incontestable réussite.
Le son
La piste DTS déçoit quelque
peu. Le mixage du film est particulièrement élaboré
(cinéma de genre oblige) avec une pléthore
d'effets arrières des plus saisissants (il faut
le vivre pour le croire, mais lorsque se balladent des
bruits de chaîne dans vos enceintes surround, les
premiers instants vous glacent littéralement le
sang!) délivrés avec des pics de puissance
qui vous assènent un double coups: au plexus et
au palpitant. Les dialogues sont reproduis avec une netteté
accrue en DTS. Nous n'avons testé que la version
originale du film (Thaïlandaise), et n'avons décelé
que peu de différences réelles entre les
deux codages, à notre grande surprise, le film
se prêtant pourtant naturellement à ce genre
d'observations. la scène sonore est articulée
autour des enceintes avant la plupart du temps, mais les
effets chocs et les scènes horrifiques frappent
par leur subtilité et par leur emploi des plus
créatif de l'ensemble de voies de votre installation,
utilisée ici à son plein potentiel (basses
et médiums charnus à l'arrière, déplacements
d'objets fantomatiques etc.). La piste DTS VO s'en sort
tout de même davantage ne serait-ce que pour son
registre de grave et de bas médium plus équilibré,
étendu et envahissant, encore que la piste DD est
elle très réactive sur ce plan là
et offre davantage de mordant... En d'autres termes, la
gestion de la voie LFE (canal de grave)est plus convaicante
en Dolby Digital, qui semble 'rouler' et se tendre un
peu mieux qu'en DTS, notamment lors coda que
je ne révelerai pas ici. Le délié
et la fluidité des masses sonores sont un poil
plus poussés et révélés avec
un net degré d'intelligibilité sur la piste
DTS qui lors de certains passages émarge une plus
grande souplesse dans ses débattements. L'équilibre
tonal est relativement neutre et n'affecte pas la reproduction
des voix, légèrement malmenées en
Dolby Digital où une distorsion se manifeste lorsque
l'on compare avec le rendu de la piste DTS. Celle-ci oeuvre
pour plus de cohésion et arrondit très légèrement
les angles du travail créatif très surprenant
(un 10/10 pas volé du tout !)réalisé
lors du mixage de ce film, histoire de révéler
des micro nuances et d'accentuer les effets chocs par
une dynamique plus franche et des pointes d'intermodulations
négociées avec davantage de savoir-faire
que le codage de Dolby. Mais la différence demeure
malheureusement très mince... On savoure donc davantage
le travail artistique où tout l'espace sonore se
matérialise et fuit constamment avec délectation
plus que l'on s'attarde sur les performanecs technologiques.
L'ensemble conserve même un niveau "amateur-professionnel"
qui tranche complètement avec des productions américaines
en terme de qualité sonore. Un dépaysement
audio fort bienvenu dont vous vous souviendrez, à
n'en point douter ! Notons également au passage
l'exceptionnel rendu lorsque l'on downmixe la piste Dolby
Digital en Stéréo Dolby Surround, où
tout est presque conservé. Les non-possesseurs
de Home Cinema 5.1 y seront sensibles, les autres s'étonneront
d'une telle performance, très proche en terme de
dynamique et d'efficacité de la version 5.1, preuve
ultime de la qualité du mixage artistique.
L'interactivité
Un documentaire de 16 minutes et quelques bande-annonces
(4/3 et DD 2.0). Maigre mais suffisant.