

The Promise
(Wu Ji, la légende des cavaliers du vent) (2005)
Avec: Cecilia Cheung, Dong-Kun Jang, Hong Chen, Ye Liu, Cheng Qian, Nicholas Tse...
Sur un champ de bataille, la petite Quincheng en quête de nourriture se trouve face à la déesse Manshen qui détient la carte du destin. Elle aide l'enfant, mais lui impose un pacte : "Tu seras adorée par les hommes les plus puissants, et leurs richesses seront à tes pieds. Mais tu n'obtiendras jamais l'amour vrai et si tu le rencontres, tu le perdras aussitôt."
Devenue reine, Quincheng ne peut influer sur le cours de son destin qui la condamne à ne jamais vivre le véritable amour. Elle ne le reconnaît pas alors qu'il se présente sous les traits d'un ancien esclave, Kunlun. Il tentera de la délivrer de sa promesse car selon la prophétie de la déesse, "le destin ne peut être changé à moins que le temps n'inverse son cours, que la rivière coule vers sa source et que l'homme mort ne ressuscite."
Mais, au pays des légendes et de l'amour éternel, tout est possible.
DOSSIER DE PRESSE
Avec un budget estimé à 30 millions de dollars, Wu ji, la légende des cavaliers du vent figure parmi les films les plus chers du cinéma chinois. Après avoir réalisé le meilleur démarrage de l'histoire en Chine, le film récolta au final près de 25 millions de dollars devenant le deuxième plus grand succès dans le pays après Hero de Zhang Yimou.
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Tourné et produit entièrement en Asie, Wu ji, la légende des cavaliers du vent est considéré comme une véritable vitrine du savoir-faire asiatique dans son ensemble. Le film bénéficie aussi d'un casting international allant de la Chine (Cecilia Cheung) à la Corée (Dong-Gun Jang) en passant par le Japon (Hiroyuki Sanada).
Le réalisateur Chen Kaige revient sur la genèse du film : "J'avais bien sûr imaginé cette histoire bien avant la préparation du film : il y aurait une belle Princesse, un courageux Esclave, un puissant Général ambitieux et charismatique, un Duc rusé et maléfique, tous mus par de fortes passions : la cupidité, l'ambition, la loyauté, la vengeance, la quête inlassable du grand amour. La ?remise en question de leur destinée? ne serait pas seulement réglée par d'irrépressibles besoins et désirs, mais aussi par des promesses et des pactes scellés des années plus tôt. Qui plus est, j'avais situé l'histoire ?3000 ans plus tôt, en Asie?. Telles étaient l'essence et les prémices du film. Mais une série d'événements se combinèrent simultanément pour donner à Wu ji, la légende des cavaliers du vent une forme plus atemporelle. (...) Le film fini est différent de celui que j'avais prévu au départ, car il suit son propre cours. Peut-être le destin murmure-t'il à notre oreille, dans nos rêves et notre subconscient, des histoires que nous nous sentons obligés de raconter. Mais une chance nous est offerte de leur donner une autre forme, de les embellir et de nous les approprier."
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Critiques
Positif - Hubert Niogret
(...) Chen Kaige se détache et se livre aux délices de l'epic fantasy anglo-saxonne, là où, dans un monde à la fois moyenâgeux et futuriste, s'entrecroisent des héros hors de portée des hommes.
Cahiers du Cinéma - Jean-Michel Frodon
(...) une débauche de romances sans grâce, de combats sans tonus et d'envolée sans légèreté dans des airs saturés de bêtise kitsch et d'effets spéciaux qui n'ont plus rien de spéciaux.
La dernière production de Chen Kaige témoigne indéniablement de son savoir-faire visuel récemment acquis. Le cinéaste, issu d'une mouvance dite classique du cinéma Asiatique, y pousse parfois bien trop loin certaines expérimentations, au point que sa mise en scène affiche des caractéristiques pompeuses et par trop vélléitaires. Toute faite d'élans soudains et de lyrisme artificiel, elle tend vers la cinégénie caractérisée, littérale et même radicale serait-on tentés de dire, donnant ainsi à voir et à lire un spectacle qui ravira en priorité les cinéphages et autres adeptes d'Asie au Septième Art. Au final, The Promise demeure un spectacle flamboyant au lyrisme symphonique très composé, et qui propose certaines images inoubliables de mouvements décomposés avec un sens du détail graphique parfois proche de l'inouï.
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L'image
Un CinémaScope au rendu glorieux et à la colorimétrie démeusurément poussée et vive. En dépit de quelques soucis importants en terme de compression lors de séquences agitées (occasionnant de jolis pâtés de pixels) ou de problèmes de rémanences parfois envahissants (images dédoublées du pire effet), le rendu demeure fluide et dense. La définition globale maintient un cap orienté vers la performance, et les diverses séquences du film possèdent des caractéristiques colorimétriques tout à fait respectées (nature etc...). Certains passages situés dans la pénombre posent également de graves soucis, avec une gestion de la lumière et des contrastes fortement perfectibles, et une remontée du grain parfois anormale. Compression des arrières-plans souvent peu optimale et décevante. Au final, le DVD proposé par Deltamac ne constitue aucunement une beauté de tous les instants, mais parvient, sur le long terme du film, à maintenir un niveau de qualité tout à fait réjouissant et dépit de très nombreuses réserves...

Le son
Un mixage multicanaux étendu au format DTS ES, présenté en Matrix (matricé), mais fabriqué de toutes pièces, le film de Chen kaige n'ayant visiblement jamais bénéficié de l'extension centrale arrière lors de son mixage. Du reste, ce canal, que l'on attendait impatiemment, ne se voit que très peu employé, si ce n'est jamais vraiment, preuve d'une inutilité artistique et technique... Il en sera de même pour la scène arrière, qui se montre quasi-inexistante et ne procure jamais de poids narratif ou situationnel sur le plan acoustique. Aux antipodes des expérimentations sonores poussées des productions de Zhang Yimou, la bande-son de The Promise affiche une part de classiscisme flamboyant, et repose intégralement sur sa dynamique incendiaire et sur l'impact souvent mémorable de sa scène sonore frontale. L'évocation sonore ne se place jamais en état de phase avec la mise en scène visuelle et ses arrogants panoramiques ou mouvements d'appareil virevoltants. En lieu et place, il subsiste une scène stéréophonique frontale du plus bel effet, noyée sous une musique archi-symphonique et quasi-omniprésente qui délaye parfois le propos mais dont l'objectif avoué serait d'asservir l'univers romanesque pour davantage souligner la dimension légendaire finalement souhaitée par le cinéaste. La réponse en fréquence demerue satisfaisante, et l'on notera des dialogues cristallins (terme non usurpé), souvent post-synchronisés, plein d'impact et de poids. Par moments, la bande-son se parre d'une limpidité texturelle fort bienvenue qui met en évidence chaque constituant, chaque élément de la bande-son, qui perce ainsi la surface apparente du son pour se révéler dans toute sa splendeur (scène d'introduction...) acoustique. Le sound design se montre également d'un classiscisme larvé, sans écarts de conduite ni originalité forcée. Une sorte de réalisme romanesque, appuyée par une dynamique parfois saisissante, et capable de mobiliser une masse de sonorités avec une énergie et un sens de l'évocation souvent renouvellés, en dépit du cloisonement qui limite la scène arrière.
Proposé en DTS Plein Débit, la bande-son de The Promise ne met pas réellement en évidence les capacités techniques du format. Là où l'on aurait pu s'attendre à un surcroît de définition ou un émargemet supérieur des timbres, il ne subsite qu'une once de texture supplémentaire, un grain de définition couplé à un regain de dynamique et des délocalisations scéniques davantage soulignées par une gestion des masses sonores plus souple, plus ample, bref, mieux circoncrite dans son ensemble. L'évocation récupère un soupçcon de largeur et de souffle épique, et le canal central arrière se voit dessiné avec une soupçon de présence supplémentaire. Néanmoins, une fois supprimé l'offset (normalisation des dialogues de 4 dB), la bande-son encodée en Dolby Digital 5.1 EX se montre tout aussi incisive et percutante (combats), mais perd néanmoins une partie de la clarté et de la texture soyeuse qui sont les traits sonores dominants du format DTS. Ainsi donc, homogénéité et transparence acoustiques légèrement accrues constituent l'essentiel de cette piste DTS Plein Débit finalement quelque peu décevante et peu différente, en de mlultiples points, de sa rivale Dolby Digital alors même qu'il y avait matière à exercer ses pouvoirs de manière magistrale. Maîtrisée, la bande-son ne verse jamais vers des excès débordants de sensations, mais voit tout de même sa dynamique s'emballer à quelques reprises au point de générer de légères saturations... audibles.
La bande-son de The Promise n'en demeure pas moins une démonstration de plus de la puissance de l'univers romanesque Asiatique, mais cette fois-ci, les visuels se montrent bien plus aventureux que les sons.
Interactivité
Coffret deux disques "Limited Edition" comprenant quatre cartes postales du film, un livret de 32 pages des designs du film dessinés par Masago Kimiya (célèbre illustrateur Japonais). Le packaging, lourd et presque massif, constitue une nouveauté inédite, dans la emsure où il fusionne du carton dense avec du plastique transparent du plus bel effet.
Sur le second DVD (150 minutes de bonus présentés en Dolby Digital 2.0 et image en 4/3)
- Trailers & TV Commercials
- Behind The scenes (making of classique)
- 10 scènes inoubliables issues du film
- Interviews diverses
- Galerie de photos
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