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titre du film
Le DVD (zone 1, Dreamworks) possède une piste audio DTS 5.1 mi-débit (VO) en plus de deux pistes DD 5.1 (VO et VF, 448 Kbps). Des sous-titres anglais Français et Espagnols sont présents. Le format de l'image est en NTSC, 16/9 (1:1.85), le boîtier est un amaray transparent simple et contient un disque. Nous avons testé la version DVD Simple du film. Une édition trois disques existe (un disque de bonus et la BO du film en guise en troisième galette) sur le marché Nord Américain.

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The Terminal
(Edition simple DVD)

Viktor Navorski est l'un de ces milliers de touristes, venus des quatre coins du monde, qui débarquent chaque jour à l'Aéroport JFK de New York. Mais, à quelques heures de son arrivée, voilà qu'un coup d'État bouleverse sa petite république d'Europe Centrale, mettant celle-ci au ban des nations et faisant de Viktor... un apatride. Les portes de l'Amérique se ferment devant lui, alors même que se bouclent les frontières de son pays : Viktor est bel et bien coincé...

Steven Spielberg ne semble pas retrouver les qualités intrinsèques de certaines de ses brillantes réalisations. Son film pâtit d'une pesanteur certaines, appuyée par une durée quelque peu excessive. Le cinéaste y fait pourtant montre de tact voire de brio, mais ne parvient jamais à véritablement insuffler à sa production le confort formel qui caractérise d'ordinaire ses réalisations, très marquées et nettement en avance sur les codes qui régissent le vocabulaire formel et les canons techniques Hollywoodiens. Son Terminal se présente en ce sens comme une oeuvre finie avant d'avoir commencée, comme une production fantôme qui ne semble offrir qu'une image dévoyée de ce qu'elle aurait pu être. Le traitement sur le mode de la comédie romantique est à ce titre très léger, mais laisse filtrer la véritable nature du film: celle d'une fable sur l'image de l'autre, le racisme (même si le terme est un peu fort) et sur la finitude, l'image extérieure du peuple Américain, véritable melting pot à l'identité multiple et complexe. Victor Navorski se présente comme une goutte d'eau dans l'océan Américain (voir à ce titre sa première apparition, au détour d'un plan), mais c'est bel et bien tout son background et ses intentions qui vont déstabiliser la machine de l'immigration au point de la faire sortir de ses rangs et voir son responsable (excellent Stanley Tucci) faire preuve de discrimnation négative. La fable, elle, est inspirée (superbe musique diégétique de John Williams) mais la mise en scène, toute dédiée à ce gigantesque décors, manque sa touche et finit par générer une absence, un manquement, en dépit des tentatives pourtant réussies du cinéaste à nous faire croire à sa magie. Dans une dernière partie expiatoire, le film atteint cependant un état de grâce, ultime trace, ultimes images de la profondeur émotionnelle dont le cinéaste est capable.

 

De l'aéroport Charles-de-Gaulle à Hollywood...
Le Terminal est inspiré de la véritable histoire de Karim Nasser Miran, réfugié iranien installé sans papiers depuis 1988 dans le Terminal 1 de l'aéroport parisien Roissy Charles-de-Gaulle. Parti de Téhéran pour Londres en 1974 à la recherche de sa mère naturelle, il ne put rentrer en territoire britannique après s'être fait voler son passeport et son certificat de réfugié des Nations Unies, et fut déchu de sa nationalité dans les années 80, lorsqu'il revint an Iran. Débuta alors pour lui un long et chaotique voyage en Europe, qui le vit se faire expulser de chaque nouveau pays dans lequel il pensait s'installer, faute de papiers en règle.

Depuis 1988, ce SDF pas comme les autres, plus connu sous le nom de "Sir Alfred", est donc installé, avec l'autorisation des autorités, dans l'enceinte de l'aéroport Charles-de-Gaulle. Toujours sans papiers, il envisage de partir prochainement pour le Canada, après avoir sorti sa biographie "The Terminal man" et touché une belle somme d'argent pour avoir inspiré Le Terminal.

Avant "Le Terminal"...
Le Terminal n'est pas le seul film a s'être inspiré de la vie de Karim Nasser Miran. La comédie Tombés du ciel, avec Jean Rochefort dans le rôle principal, est également basée sur l'expérience hors-du-commun vécue par le réfugié iranien dans l'aéroport Charles-de-Gaulle.

 

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L'image

Dreamworks nous gratifie une fois de plus d'un transfert satisfaisant, avec toutefois quelques limitations. L'image manque en effet d'un peu de dimension, d'un peu de profondeur pour nous satisfaire complètement. Les travaux visuels de Janusz Kaminski étant assez difficiles à retranscrire sur DVD (les éditions de AI et Minority Report l'ont largement démontré), on pouvait se douter que ce titre n'échapperait pas à ce qui est devenu, au fil des éditions DVD, un principe de méthode. ici, la déception n'est pas de mise, mais on s'étonera juste de découvrir un manque de définition des textures fines lors des plans larges, de même qu'une fluidité pas toujours optimale. Pire, les effets spéciaux assez grossiers du film redeviennent visibles alors qu'ils ne l'étaient aucunement au cinéma (apparition des avions en arrière plan, le film ayant été tourné dans un gigantesque décors, il s'agit de rétroprojection pour de nombreuses scènes). Les couleurs ne semblent pas avoir été sursaturées, ce qui n'est pas un mal. Elles délivrent une gamme chromatique assez travaillée, notamment sur la dernière séquence du film et ses tons ocres et ornagés. Les blancs, "couleur" de prédilection de Kaminski, ne sont pas brulés (certains sont en revanche fortement bruités) et ressortent correctement dans ce transfert qui présente toutefois quelques fourmillement intempestifs dans certains arrière-plans. A d'autres moments, l'emploi d'un filtre adoucissant passe bas semble avoir été légèrement appliqué. L'usage de la fumée (une autre signature visuelle à la Kaminski) est aux abonnés absent. La colorimétrie s'en sort nettement mieux que les autres catégories visuelles sur cette édition DVD dont on attendait nettement plus. Pas de déception cependant, juste de légers manquements qui développent ceux constatés sur le film... Une section image un peu uniforme et fade, standardisée. Un "défaut" que nous avons également constaté sur la bande-son. Un transfert précis à défaut d'être cisellé et complètement convaincant, mais une présentation légèrement vacillante en terme de qualité foncière.

Le son

En véritable architecte du son au cinéma (on doit à Steven Spielberg peut-être pas l'invention du codage DTS mais son utilisation intensive et son choix préférentiel pour les cinéastes), le réalisateur supervise la totalité du rendu. Entouré d'une équipe hors pair parmi laquelle officie Gary Rydstrom, son soudn designer attitré, Spielberg a pour habitude de présenter ses films dans des conditions optimales et généralement irréprochable. Outre son exigence sonore suprême, le cinéaste parvient à régulièrement marier le technique à l'artistique, et ambitionne de "dimensionner" l'expérience cinéma que proposent ses films. Cette fois-ci, Rydstrom disparait de l'équipe technique et laisse sa place à d'autres comme Odin Benitez qui s'est chargé du montage sonore. Objectivement, The Terminal déçoit, en raison d'une bande-son excessivement timorrée et qui semble manquer de deux caractéristiques, deux clés de voute fondamentales du son au cinéma: franchise et élongation. Outre quelques événements disséminés sur les voies satellites et qui parviennent à utiliser tout l'espace d'écoute en jouant sur les médiums et en appuyant le registre grave jusque dans les voies surround, le reste se présente de manière matte, calme, inactive, sans "brillance" et sans aucune gestion pertinente des masses sonores (ou très, trop peu). Une bande-son 5.1 désincarnée et d'une grande platitude, incapable de générer et de se renouveller. D'ailleurs, la piste Dolby Digital 2.0 fournie sur le DVD concurrence à 95% du temps les pistes 5.1 multicanaux, en proposant notamment un grave tout aussi présent qu'en 5.1 lors du passage de certains avions, ainsi que, bizarrement, une franchise inexplicable sur les sons relatifs aux portes: les fermetures de celles-ci déclenchent un "coup" sourd sur le caisson de basse en 2.0 alors que ce son est complètement absent en 5.1... La spatialisation n'a rien d'étonnant ou de particulièrement vérice mais vise à reproduire sans réellement la recréer ou la sensibiliser l'expérience sonore que peut proposer un gigantesque hall d'aéroport. L'ennui, c'est que tous ces échos complexes du à la hauteur du lieu et à ses caractéristiques spatio-acoustiques sont reproduites sans le moindre aplomb et sans réelle vie, les voies satellites étant sous-exploitées, et l'ensemble des événements sonores se déroulant à l'avant de l'auditorium. La transparence est perfectible et la game dynamique des sons convient tout juste à nous convaincre. Ils sont reproduits à l'indentique en 2.0 et en 5.1. La musique de John Williams, pourtant mise en scène et montée sur le plan sonore par le célèbre Shawn Murphy dont nous pensons le plus grand bien, ne dispose d'aucune dimension émotionnelle et ne semble même pas s'étaler ou se répandre avec "chair", goût et consistance. Trop timide, son intégration dans le corps du mixage et au coeur du film pâtit là aussi d'une sensation de manque, de vide jamais vraiment comblé par une texture sonore adéquate. Les bandes-son 5.1 se distinguent cependant de la version 2.0 Dolby Surround lorsque certains avions se matérialisent dans le hors-champ sonore, passant de gauche à droite sur l'arrière en laissant une trainée de basses fréquences ici reproduites avec netteté et aplomb. Mais ce sont des événements sonores trop rares pour faire oublier le vide acoustique dont souffre le film. Nul doute que des mixeurs, monteurs et ingénieurs du son Français auraient fait nettement mieux, notamment lorsque l'on s'intéresse à la bande-son très vive et complète de l'Auberge Espagnole de Cédric Klapisch où les quelques rares scènes d'aéroport sont bien plus convaincantes que tout The Terminal réuni. La vivacité sonore et la pertinence acoustique n'étant pas le fort de cette bande-son, nous nous retrouvons avec un travail au design assez ingrat et faible. La bande-son aurait pu être optimisée vers le haut pour son exploitation en DVD mais rien n'a été réalisé dans cette optique. Les dialogues ne sont jamais vraiment très dynamiques (un comble pour une comédie dramatique pourtant très typée où les dialogues devraient occuper tout le devant de la scène acoustique...), à l'image de l'intégralité de la scène sonore où la spatialisation globale ne se réveille qu'en de rares occasions. Nous n'attendions pas un déferlement acoustique, juste une scène sonore incrustée de vie et de prestance dynamique. Sobrement triste et objectivement timide, cette bande-son ne présente aucune des caractéristiques sonores des productions estampillées Spielberg, même les plus discrètes... Les deux formats sonores concurrents n'ayant que peu d'éléments à mettre en valeur, aucun des deux ne prend l'avantage sur l'autre. Le format DTS se dégage très légè-rement en ouvrant de manière très timorrée cependant l'espace sonore, et en aérant un peu plus le rendu des dialogues. L'étroitesse relative de la piste Dolby Digital 5.1 disparait alors, mais aucun miracle ne vient lifter la bande-son vers le haut. Le format Dolby Digital 2.0 maitient même mieux les informations de phase entre les diffuseurs avant (vos enceinte frontales) que les pistes 5.1 multicanaux... Une bande-son anecdotique où seule la voie centrale, par son réalisme (certains sons ont été très bien enregsitrés et jouissent d'une gamme dynamique et d'un rapport signal sur bruit intéressants) et le léger sentiment de transparence qu'elle propose, se distingue réellement. La bande-son ne souffre en revanche pas de filtre audio correctif et ne semble pas avoir été réégalisée. Seul le découpage de la scène sonore, mais lorsqu'il apparaît de manière franche et marquée s'en sort avec les honneurs, avec quelques déplacements sonores sur toutes les voies utilisés à bon escient.

L'interactivité

Complètement absente... il s'agit de l'édition simple du film qui ne présente rien d'autre que le film. Pour l'édition dite 'collector' contenant trois disques, le deuxième DVD regorge de suppléments parmi lesquels:

- Bookin the flight : The Script, the story
- Waiting for the flight : Building the terminal
- Boarding : The People of the terminal
- Take off : Making The Terminal
- In flight service : The Music of The Terminal
- Landing : Airport stories
- Galerie de photos, filmographies.
- Bande originale du film, par John Williams, présentée sur un CD Stéréo PCM traditionnel.

 


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Note DTS

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Note DTS

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