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titre du film
Le DVD (zone 2, FPE/EuropaCorp) possède une piste son encodée en DTS 5.1 Mi-Débit (VO originale), une autre encodée en Dolby Digital 5.1 (même langue), et une dernière en, Dolby Digital 5.1 VF. Des sous-titres Anglais/Français sont disponibles. Le format de l'image est en PAL, 16/9 anamorphique, 2.35:1 environ, et le boîtier, métallisé et du plus bel effet, contient deux DVD. 89 minutes environ (film).

NOTEZ LE FILM:

NOTEZ LA PISTE DTS:

LE TRANSPORTEUR (2002)

Avec Jason Statham, Shu Qi, François Berléand...

Pour les livraisons à haut risque, Franck est toujours là. Comme les autres, il obéit aux trois règles d'or : ne poser aucune question, ne pas ouvrir les colis et ne pas enfreindre les deux premières au risque d'y trouver la mort.

Mais cette fois-ci, Franck a ouvert le sac posé dans son coffre et a découvert une jeune femme se nommant Lai. Face à ce cas de conscience et à une sombre affaire de trafic humain, il ne va plus pouvoir fermer les yeux et décide d'aider ce "colis" un peu spécial.


DOSSIER DE PRESSE

Le scénario impliquait de nombreuses scènes de poursuites en voitures. L'action de l'une d'entre elles se déroulait sur la chaussée et les trottoirs de la promenade des Anglais à Nice. La production a obtenu une autorisation exceptionnelle pour interdire l'accès à cet endroit touristique. Les autorités leur ont également permis de tourner une scène où les acteurs empruntent la Croisette à Cannes en sens interdit. En réalité, cette longue séquence utilise des décors naturels de Nice, Cannes, Paris et même Marseille...

Le ballet nocturne des containers dans le port autonome et les scènes des routes de montagne ont été tournés à Marseille et dans l'arrière-pays. Louis Leterrier raconte : "Nous avons pu fermer un tronçon de départementale quatre voies de neuf heures à seize heures pendant quinze jours. Nous devions respecter ces horaires à la lettre sous peine de nous faire interdire le site le lendemain."

Le Transporteur réunit une distribution internationale notamment composée d'un Anglais (Jason Statham), d'une Taïwanaise (Shu Qi), d'un Français (François Berléand) et d'un Américain (Matt Schulze), d'où quelques difficultés linguistiques. Louis Leterrier explique : "Jason ne parlait qu'anglais, François faisait tous les efforts du monde pour parler anglais et Shu Qi avait besoin d'un interprète pour comprendre cette langue ! Chaque instruction devait être expliquée à chacun à sa façon, le plus calmement et le plus rapidement possible. Un vrai cauchemar qui nous a valu quelques fous rires..."

 

 


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L'image

Pour inaugurer sa nouvelle collection de "Ultimate Editions", force est de constater que l'éditeur (FPE/EuropaCorp) a mis les petits plats dans les grands. Le transfert, réétalonné et certifié THX, a été traité par le laboratoire parisien Eclair Numérique et le film est présenté sur le disque un, maximisant par la même la compression MPEG II pour ce qui est de l'image. Le bitrate atteint des valeurs impressionnantes et affiche un maximum, souvent atteint d'ailleurs, de 10 Mbps. En moyenne, sur le film, il est de 8.64 Mbps... Dans l'ensemble, la qualité de l'image reproduite ici est absolument réjouissante. La définition est idyllique et les lumières de Pierre Morel s'avèrent restituées avec force, panache et profondeur. Les cadres en CinémaScope sont saisissants. Seuls les arrières plans trahissent un usage léger mais un usage tout de même, de edge enhancement, les rendant par la même, sur certaines séquences, peu définis, du moins pas autant qu'ils ne le devraient. La colorimétrie a été littéralement suraccentuée au point que chaque plan éclate de mille éclats, même lorsque cela n'est aucunement requis. Ainsi, les tons de chair perdent toute crédibilité, ainsi que les extérieurs naturels du sud de la France que l'auteur de ces lignes connait fort bien... Les ciels débordent de bleus boostés, et la lumière du soleil se répand en une tonalité ocre unifiée procurant au film un cachet de... bande-dessinée. Cette accentuation artificielle réalisée en laboratoire (sous quel contrôle?) est également décelable dans les contrastes: francs, secs, intenses, ils sont la plupart du temps gérés convenablement mais n'obéissent pas toujours à la règle de la modestie et de la cinégénie... La profondeur de champ, accentuée, naturellement, par le choix du CinémaScope, s'avère sur certains plans magnifique et même impressionnante. Bref, la section image de ce DVD représente un indéniable gain par rapport à la précédente édition, qui accusait une nette faiblesse d'ensemble. Son rendu était plus neutre, moins coloré, moins dynamique, mais que peut-on penser de celui-ci au final? Est-il conforme à un projet de mis en scène ou biens s'agit t'il tout bonnement d'unee extrapolation technique des visuels du film, histoire d'en mettre plein la vue ?

Découvrez les graphiques des Bitrate du film (ancienne et nouvelle édition THX) sur notre forum, à cette adresse...

Le son

Nous serons, comme vous vous en rendrez compte dans quelques secondes, nettement plus circonspects concernant le rendu des bandes-son... Précisons que deux mixeurs de renom ont oeuvré sur le mixage du film: Didier Lozahic d'une part (voir notre interview), mais aussi François Joseph Hors. Le mixage du Transporteur a toujours constitué un moment de cinéma agité, agressif, intense et quelque peu tapageur. Pour l'essentiel, le film est baigné dans une musique hip-hop générationnelle, ou bien se voit arrosé de la plutôt réussie partition de Stanley Clarke. Première remarque de taille: le générique de fin indique un mixage en DTS ES, que nous n'entendrons visiblement jamais, cette réédition THX ne mentionnant qu'une piste DTS 5.1 VF. Pour ce faire, ce sera vers le Japon qu'il faudra se tourner, puisqu'une édition en DTS ES 6.1 Discrete Plein Débit (VO) existe depuis deux ans maintenant. Elle fait autorité dans le monde entier et a permis au film de se distribuer auprès des home-cinéphiles exigeants. Cette réédition THX Française s'avère donc nettement en retrait: présence de mi-débit ET de 5.1 en lieu et place de 6.1 Discrete... D'autre part, film/DVD EuropaCorp oblige, la version downmixée en Stéréo Dolby Surround analogique de la piste DD 5.1 se révèle être... une surprise de taille dans la mesure où elle égale et dépasse en puissance, à 90% du temps, le rendu de la piste Dolby Digital 5.1... Basses accentuées (dès le générique, superbe), arrières davantage présents et surtout, surtout, aucune déperdition de texture sonore quelle qu'elle soit... Bien malin sera celui qui découvrira une différence entre son discret 5.1 multicanal et Dolby Surround analogique matricé sur ce DVD... Lors de certaines séquences automobiles (changement de roue suite à une crevaison, au début du film), écouter en Dolby Surround revient à redécouvrir le film et à injecter à la bande-son un dynamisme et une extension acoustique indécelable en 5.1 discret multicanal... Mais ça, nous en avons l'habitude depuis quelques années maintenant, les DVD Europa subissant une chaîne de traitement des pistes sons qui vise l'optimisation totale de ce downmix, chose que nous abhorrons au plus haut point... et que nous dénonçons donc, dans la mesure où cette opération compromet l'intégrité sonique de la piste 5.1 en réservant une part conséquente d'énergie sonore au format... Dolby Surround, destiné aux spectateurs non équipés en home cinéma. Nous pensions qu'avec la certification THX, ce type de traitement n'avait pas lieu d'être... nous nous sommes trompés. THX ou pas, un DVD Europa sera toujours un DVD Europa et imposera les mêmes carences techniques sur certains points, que tous les spectateurs ne remarqueront pas, mais dont il est de notre devoir de vous prévenir... En deux mots comme en cent: aucune différence (ou très, très peu) entre 5.1 et Dolby Surround en raison d'une tendance de l'éditeur.

Du reste, le mixage de Lozahic, brillant et enlevé, présente certaines de ses figures de style favorites, ce qui n'est pas pour nous décevoir. Lors de certains passages, et pas les plus mouvementés, son mixage respire et instaure une authentique palpabilité mutlicanale (explosion soufflante de la maison de Franck). En investissant certaines scènes d'une gamme dynamique impressionnante, Lozahic restitue au film sa dimension de film d'action. Comme c'est le cas sur chacun de ses mixages, le style sonore et acoustique du film, calqué sur le cinéma Américain, propose néanmoins des extensions sonores et des "propositions d'écriture sonores" que vous n'entendrez nulle part ailleurs et qui attestent de la connaissance et du degré d'expérimentation du mixeur. Sur l'ensemble du film, la dynamique atteint des valeurs très hautes, tandis que les voies arrières, utilisées avec parcimonie toutefois, étendent le champ sonore de manière parfois spectaculaire, toujours juste et en phase avec le cadre formel du film. Certaines créations au niveau des bruitages se révèlent absolument surprenant (foley). Tous les bruitages, notamment ceux des coups de feu (le premier tiré dans la voiture est divin), disposent d'un haut pouvoir d'évocation et d'une clarté sans faille, complétée par une réponse en fréquence très claire et dynamique sur tout le spectre. Dans l'ensemble, ils possèdent l'impact et la profondeur nécessaires, et une fois mis en scène/espace par le mixage multicanal, ils procurent au film une part d'énergie bien souvent colossale, mais, à nouveau, identique au rendu du premier DVD sorti il y a deux ans...

Venons-en à présent à la section qui fâche le plus: le rendu, complètement raté et inutile, de la piste DTS. Visiblement plombée par un encodage défectueux, ou bien qui reflète une certaine tendance des encodeurs (software et humains, nous n'en saurons jamais rien de toutes façons...), elle ne s'illustre jamais et propose, de loin, un rendu d'une faiblesse dynamique et d'un manque d'aplomb que nous n'avions pas entendu depuis des lustres pour le format... La dynamique est anémiée, la bande-son tassée, ramassée, réduite aux voies frontales (arrières peu enclins à quoi que ce soit, ou alors très rarement)... en d’autres termes, la bande-son se voit littéralement saccagée. Les deux pistes VO (DD 5.1 et DTS 5.1) sont plombées par le même problème, mais la piste DTS en souffre davantage encore... Quel gâchis, d'autant que c'est la VO qui a été choisie pour le format que nous défendons... Ecouter en DD 5.1 Version Française revient à rendre ses lettres de noblesses à une bande-son ultra sollicitée, mais surtout, c'est ouvrir l'espace d'écoute, complètement sourd et inarticulée en VO. Bref, entre VF et VO, il existe un gouffre hallucinant (le mot est faible), jamais comblé à aucun moment. En ce sens, nous ne pouvons que vous conseiller (et nous ne le faisons jamais...) d'oublier pour toujours les deux pistes VO, et de n'écouter le film qu'en Version Française sous peine d'être victime d'une des plus belles entourloupes de l'année DVD 2005... Et dire que cette édition DVD est certifiée THX... Le gâchis est total et la déception, pour les amateurs de VO, à la mesure des attentes: immense.

Pour résumer:
Qualité hors du commun du downmix Stéréo Dolby Surround (analogique) + pistes VO en plein déclin + absence totale d'intérêt de la piste DTS + absence de DTS ES 6.1 Discrete = plaisir de visionnage réduit à... 0.

L'interactivité

Menus en Dolby Digital 5.1 (toujours meilleur en downmix... même sur ces menus!) sur les deux disques, et animations 3D de rigueur, sans innovation réelle. Mention faite de "Eclair Numérique".

Signalons la qualité hors du commun du packaging métallisé, ultra-collector, qui constitue le seul véritable atout de cette réédition DVD, outre la qualité de l'image.

Disque 1:
• Bande-annonce du Transporteur 2 en Dolby Digital 2.0 (toujours pas de 5.1...)
• Extrait exclusif du Transporteur 2 (Dolby Digital 5.1... mais format image 4/3...) d'une durée de 7 mn. Les mêmes remarques s'appliquent pour la qualité du downmix, toutefois un peu moins spectaculaire ici que sur le film. Un extrait plutôt convaincant en dépit d'une qualité d'image exécrable...

Disque 2 : (interactivité identique à celle de la première édition...)
• Making of (différents volets) identique à celui de la première édition. Ce documentaire s'avère être d'excellente facture et fait la part belle aux images du tournage pures.
• Comparaison film / storyboard
• Scènes rallongées (inutile...)
• Galerie de photos (courte)
• Clip musical KnocTurn’al (inintéressant au possible)
• Making of Le Transporteur 2, dans lequel nous n'apercevrons jamais le metteur en scène au travail, mais où la parole est donnée à un producteur froid, austère, désagréable, qui ne décroche pas le moindre sourire et dont le discours est orienté ses des données mercantiles et des considérations futiles... Il a tout de même le mérite de diffuser quelques images de cette suite asez impresionnantes par leur vélocité et leur entrain. Le film sera en salles Françaises le 03 août prochain et sera toujours signé Louis Leterrier.

 

Les notes suivantes prennent en charge la piste Dolby Digital 5.1 VF et la piste DTS VO:


Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

Note DD


Note Globale

Exclusivité DTS mondiale




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