

LE TRANSPORTEUR
(2002)
Avec Jason Statham, Shu Qi, François Berléand...
Pour
les livraisons à haut risque, Franck est
toujours là. Comme les autres, il obéit
aux trois règles d'or : ne poser aucune question,
ne pas ouvrir les colis et ne pas enfreindre les
deux premières au risque d'y trouver la mort.
Mais cette fois-ci, Franck a ouvert le sac posé
dans son coffre et a découvert une jeune
femme se nommant Lai. Face à ce cas de conscience
et à une sombre affaire de trafic humain,
il ne va plus pouvoir fermer les yeux et décide
d'aider ce "colis" un peu spécial.
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DOSSIER DE PRESSE
Le scénario impliquait de nombreuses
scènes de poursuites en voitures. L'action de l'une
d'entre elles se déroulait sur la chaussée
et les trottoirs de la promenade des Anglais à
Nice. La production a obtenu une autorisation exceptionnelle
pour interdire l'accès à cet endroit touristique.
Les autorités leur ont également permis
de tourner une scène où les acteurs empruntent
la Croisette à Cannes en sens interdit. En réalité,
cette longue séquence utilise des décors
naturels de Nice, Cannes, Paris et même Marseille...
Le ballet nocturne des containers dans
le port autonome et les scènes des routes de montagne
ont été tournés à Marseille
et dans l'arrière-pays. Louis Leterrier raconte
: "Nous avons pu fermer un tronçon de départementale
quatre voies de neuf heures à seize heures pendant
quinze jours. Nous devions respecter ces horaires à
la lettre sous peine de nous faire interdire le site le
lendemain."
Le Transporteur réunit une distribution
internationale notamment composée d'un Anglais
(Jason Statham), d'une Taïwanaise (Shu Qi), d'un
Français (François Berléand) et d'un
Américain (Matt Schulze), d'où quelques
difficultés linguistiques. Louis Leterrier explique
: "Jason ne parlait qu'anglais, François faisait
tous les efforts du monde pour parler anglais et Shu Qi
avait besoin d'un interprète pour comprendre cette
langue ! Chaque instruction devait être expliquée
à chacun à sa façon, le plus calmement
et le plus rapidement possible. Un vrai cauchemar qui
nous a valu quelques fous rires..."
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L'image
Pour inaugurer sa nouvelle collection de
"Ultimate Editions", force est de constater que
l'éditeur (FPE/EuropaCorp) a mis les petits plats
dans les grands. Le transfert, réétalonné
et certifié THX, a été traité
par le laboratoire parisien Eclair Numérique et le
film est présenté sur le disque un, maximisant
par la même la compression MPEG II pour ce qui est
de l'image. Le bitrate atteint des valeurs impressionnantes
et affiche un maximum, souvent atteint d'ailleurs, de 10
Mbps. En moyenne, sur le film, il est de 8.64 Mbps... Dans
l'ensemble, la qualité de l'image reproduite ici
est absolument réjouissante. La définition
est idyllique et les lumières de Pierre Morel s'avèrent
restituées avec force, panache et profondeur. Les
cadres en CinémaScope sont saisissants. Seuls les
arrières plans trahissent un usage léger mais
un usage tout de même, de edge enhancement,
les rendant par la même, sur certaines séquences,
peu définis, du moins pas autant qu'ils ne le devraient.
La colorimétrie a été littéralement
suraccentuée au point que chaque plan éclate
de mille éclats, même lorsque cela n'est aucunement
requis. Ainsi, les tons de chair perdent toute crédibilité,
ainsi que les extérieurs naturels du sud de la France
que l'auteur de ces lignes connait fort bien... Les ciels
débordent de bleus boostés, et la lumière
du soleil se répand en une tonalité ocre unifiée
procurant au film un cachet de... bande-dessinée.
Cette accentuation artificielle réalisée en
laboratoire (sous quel contrôle?) est également
décelable dans les contrastes: francs, secs, intenses,
ils sont la plupart du temps gérés convenablement
mais n'obéissent pas toujours à la règle
de la modestie et de la cinégénie... La profondeur
de champ, accentuée, naturellement, par le choix
du CinémaScope, s'avère sur certains plans
magnifique et même impressionnante. Bref, la section
image de ce DVD représente un indéniable gain
par rapport à la précédente édition,
qui accusait une nette faiblesse d'ensemble. Son rendu était
plus neutre, moins coloré, moins dynamique, mais
que peut-on penser de celui-ci au final? Est-il conforme
à un projet de mis en scène ou biens s'agit
t'il tout bonnement d'unee extrapolation technique des visuels
du film, histoire d'en mettre plein la vue ?
Découvrez les graphiques des Bitrate
du film (ancienne et nouvelle édition THX) sur notre
forum, à
cette adresse...
Le son
Nous serons, comme vous vous en rendrez
compte dans quelques secondes, nettement plus circonspects
concernant le rendu des bandes-son... Précisons
que deux mixeurs de renom ont oeuvré sur le mixage
du film: Didier Lozahic d'une part (voir
notre interview), mais aussi François Joseph
Hors. Le mixage du Transporteur a toujours constitué
un moment de cinéma agité, agressif, intense
et quelque peu tapageur. Pour l'essentiel, le film est
baigné dans une musique hip-hop générationnelle,
ou bien se voit arrosé de la plutôt réussie
partition de Stanley Clarke. Première remarque
de taille: le générique de fin indique un
mixage en DTS ES, que nous n'entendrons visiblement jamais,
cette réédition THX ne mentionnant qu'une
piste DTS 5.1 VF. Pour ce faire, ce sera vers le Japon
qu'il faudra se tourner, puisqu'une édition en
DTS ES 6.1 Discrete Plein Débit (VO) existe depuis
deux ans maintenant. Elle fait autorité dans le
monde entier et a permis au film de se distribuer auprès
des home-cinéphiles exigeants. Cette réédition
THX Française s'avère donc nettement en
retrait: présence de mi-débit ET de 5.1
en lieu et place de 6.1 Discrete... D'autre part, film/DVD
EuropaCorp oblige, la version downmixée en Stéréo
Dolby Surround analogique de la piste DD 5.1 se révèle
être... une surprise de taille dans la mesure où
elle égale et dépasse en puissance, à
90% du temps, le rendu de la piste Dolby Digital 5.1...
Basses accentuées (dès le générique,
superbe), arrières davantage présents et
surtout, surtout, aucune déperdition de texture
sonore quelle qu'elle soit... Bien malin sera celui qui
découvrira une différence entre son discret
5.1 multicanal et Dolby Surround analogique matricé
sur ce DVD... Lors de certaines séquences automobiles
(changement de roue suite à une crevaison, au début
du film), écouter en Dolby Surround revient à
redécouvrir le film et à injecter à
la bande-son un dynamisme et une extension acoustique
indécelable en 5.1 discret multicanal... Mais ça,
nous en avons l'habitude depuis quelques années
maintenant, les DVD Europa subissant une chaîne
de traitement des pistes sons qui vise l'optimisation
totale de ce downmix, chose que nous abhorrons au plus
haut point... et que nous dénonçons donc,
dans la mesure où cette opération compromet
l'intégrité sonique de la piste 5.1 en réservant
une part conséquente d'énergie sonore au
format... Dolby Surround, destiné aux spectateurs
non équipés en home cinéma. Nous
pensions qu'avec la certification THX, ce type de traitement
n'avait pas lieu d'être... nous nous sommes trompés.
THX ou pas, un DVD Europa sera toujours un DVD Europa
et imposera les mêmes carences techniques sur certains
points, que tous les spectateurs ne remarqueront pas,
mais dont il est de notre devoir de vous prévenir...
En deux mots comme en cent: aucune différence (ou
très, très peu) entre 5.1 et Dolby Surround
en raison d'une tendance de l'éditeur.
Du reste, le mixage de Lozahic, brillant
et enlevé, présente certaines de ses figures
de style favorites, ce qui n'est pas pour nous décevoir.
Lors de certains passages, et pas les plus mouvementés,
son mixage respire et instaure une authentique palpabilité
mutlicanale (explosion soufflante de la maison de Franck).
En investissant certaines scènes d'une gamme dynamique
impressionnante, Lozahic restitue au film sa dimension
de film d'action. Comme c'est le cas sur chacun de ses
mixages, le style sonore et acoustique du film, calqué
sur le cinéma Américain, propose néanmoins
des extensions sonores et des "propositions d'écriture
sonores" que vous n'entendrez nulle part ailleurs
et qui attestent de la connaissance et du degré
d'expérimentation du mixeur. Sur l'ensemble du
film, la dynamique atteint des valeurs très hautes,
tandis que les voies arrières, utilisées
avec parcimonie toutefois, étendent le champ sonore
de manière parfois spectaculaire, toujours juste
et en phase avec le cadre formel du film. Certaines créations
au niveau des bruitages se révèlent absolument
surprenant (foley). Tous les bruitages, notamment ceux
des coups de feu (le premier tiré dans la voiture
est divin), disposent d'un haut pouvoir d'évocation
et d'une clarté sans faille, complétée
par une réponse en fréquence très
claire et dynamique sur tout le spectre. Dans l'ensemble,
ils possèdent l'impact et la profondeur nécessaires,
et une fois mis en scène/espace par le mixage multicanal,
ils procurent au film une part d'énergie bien souvent
colossale, mais, à nouveau, identique au rendu
du premier DVD sorti il y a deux ans...
Venons-en à présent à
la section qui fâche le plus: le rendu, complètement
raté et inutile, de la piste DTS. Visiblement plombée
par un encodage défectueux, ou bien qui reflète
une certaine tendance des encodeurs (software et humains,
nous n'en saurons jamais rien de toutes façons...),
elle ne s'illustre jamais et propose, de loin, un rendu
d'une faiblesse dynamique et d'un manque d'aplomb que
nous n'avions pas entendu depuis des lustres pour le format...
La dynamique est anémiée, la bande-son tassée,
ramassée, réduite aux voies frontales (arrières
peu enclins à quoi que ce soit, ou alors très
rarement)... en d’autres termes, la bande-son se
voit littéralement saccagée. Les deux pistes
VO (DD 5.1 et DTS 5.1) sont plombées par le même
problème, mais la piste DTS en souffre davantage
encore... Quel gâchis, d'autant que c'est la VO
qui a été choisie pour le format que nous
défendons... Ecouter en DD 5.1 Version Française
revient à rendre ses lettres de noblesses à
une bande-son ultra sollicitée, mais surtout, c'est
ouvrir l'espace d'écoute, complètement sourd
et inarticulée en VO. Bref, entre VF et VO, il
existe un gouffre hallucinant (le mot est faible), jamais
comblé à aucun moment. En ce sens, nous
ne pouvons que vous conseiller (et nous ne le faisons
jamais...) d'oublier pour toujours les deux pistes VO,
et de n'écouter le film qu'en Version Française
sous peine d'être victime d'une des plus belles
entourloupes de l'année DVD 2005... Et dire que
cette édition DVD est certifiée THX... Le
gâchis est total et la déception, pour les
amateurs de VO, à la mesure des attentes: immense.
Pour résumer:
Qualité hors du commun du downmix Stéréo
Dolby Surround (analogique) + pistes VO en plein déclin
+ absence totale d'intérêt de la piste DTS
+ absence de DTS ES 6.1 Discrete = plaisir de visionnage
réduit à... 0.

L'interactivité
Menus en Dolby Digital 5.1 (toujours meilleur
en downmix... même sur ces menus!) sur les deux disques,
et animations 3D de rigueur, sans innovation réelle.
Mention faite de "Eclair Numérique".
Signalons la qualité hors du commun
du packaging métallisé, ultra-collector, qui
constitue le seul véritable atout de cette réédition
DVD, outre la qualité de l'image.
Disque 1:
• Bande-annonce du Transporteur 2 en Dolby
Digital 2.0 (toujours pas de 5.1...)
• Extrait exclusif du Transporteur 2 (Dolby
Digital 5.1... mais format image 4/3...) d'une
durée de 7 mn. Les mêmes remarques s'appliquent
pour la qualité du downmix, toutefois un peu moins
spectaculaire ici que sur le film. Un extrait plutôt
convaincant en dépit d'une qualité d'image
exécrable...
Disque 2 : (interactivité
identique à celle de la première édition...)
• Making of (différents volets) identique à
celui de la première édition. Ce documentaire
s'avère être d'excellente facture et fait la
part belle aux images du tournage pures.
• Comparaison film / storyboard
• Scènes rallongées (inutile...)
• Galerie de photos (courte)
• Clip musical KnocTurn’al (inintéressant
au possible)
• Making of Le Transporteur 2, dans lequel
nous n'apercevrons jamais le metteur en scène au
travail, mais où la parole est donnée à
un producteur froid, austère, désagréable,
qui ne décroche pas le moindre sourire et dont le
discours est orienté ses des données mercantiles
et des considérations futiles... Il a tout de même
le mérite de diffuser quelques images de cette suite
asez impresionnantes par leur vélocité et
leur entrain. Le film sera en salles Françaises le
03 août prochain et sera toujours signé Louis
Leterrier.
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Les notes suivantes prennent en charge
la piste Dolby Digital 5.1 VF et la piste DTS VO: |

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