

La Vallée de la Vengeance
(1951)
Déçu par le manque d’ambition de son
propre fils Lee, le vieil Arch Strobie, propriétaire
du plus grand ranch de la région s’est résolu
à confier l’entière responsabilité
de son domaine à son fils adoptif Owen Daybright.
Joueur invétéré et partisan du moindre
effort, Lee est aussi un mari infidèle. Marié
à la délicieuse Jenny, il a mis enceinte
Lily, la serveuse du saloon qui vient d’accoucher.
Tandis que les deux frères de Lily, Hub et Dick
Fasken débarquent dans le secteur avec la ferme
intention de laver l’affront commis envers leur
sœur, Owen et Jenny se rapprochent sous le regard
jaloux de Lee. Lorsque la vérité éclate
au grand jour, Jenny merutrie, rompt les liens avec son
coupable mari. De son côté Owen devient injustement
la cible des deux frères avides de vengeance…
Entre honneur et haute trahison, Burt
Lancaster ( « Règlement de compte à
O.K. Corral », « Vera Cruz » ), et Robert
Walker ( « L’inconnu du Nord-Express »,
« Depuis ton départ » ) règlent
leurs comptes en famille au cœur des plaines du Colorado
sous la direction de Richard Thorpe ( « Les tartares
», « Les chevaliers de la table ronde »
). Déjà propulsé au rang de star,
Burt Lancaster s’illustre ici pour la première
fois dans un western. les codes et les convenances du
genre sont invoquées avec une belle maîtrise
par le réalisateur d'Ivanhoe et du Prisonnier
de Zenda et l'ensemble ne manque pas de brio. Une
oeuvre solide et authentique qui mérite d'être
redécouverte, grâce aux efforts techniques
de l'éditeur.
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L'image
Une partie du rematering RMD 5.1 concerne
l'image. Mais dans ce cas précis, le DVD ne manquera
pas de décevoir. Aucun miracle n'a été
accompli, loin de là. Les couleurs sont passées
et inconsistantes, la définition oscille de très
moyenne à acceptable, les noirs n'ont que très
peu de profondeur et l'ensemble de la copie est émaillée
de défauts inhérents au temps: scratchs, lignes,
poinçons de fin de bobine... Difficile de dire que
cette copie brille de mille éclats. La saturation
n'est jamais là en terme de colorimétrie,
donnant à voir une image aux tons très pastellisés.
Les paysages sauvages du Colorado manquent à cet
égard de profondeur de champs, la couleur de l'herbe
étant elle aussi anecdotique, et la dynamique vidéo
relativement éteinte. A noter aussi, la présence
d'une luminosité à l'effet un peu "haut"
et quelques blancs brûlés. Tout juste au-dessus
d'une VHS dans les pires moments, le DVD s'en tire en revanche
plutôt bien lors de certaines scènes où
le lifting visuel qui a été appliqué
redonne une nouvelle jeunesse à ce film de Richard
Thorpe. Une image peu fidèle certes, mais suffisament
pertinente pour que l'on s'y arrête, les plus gros
défauts ayant été retiré à
l'aide d'un fltre correctif dont on devine les effets secondaires
la plupart du temps (edge enhancement, flous, papillonnements
etc... ). Mais lorsque nous considérons l'ensemble,
on constate qu'un bain de jouvence a été utilisé
sur l'intégralité du film, et c'est là
l'essentiel. Sans pinailler, l'image donne tout de même
satisfaction. Le film a quand même plus de 50 ans
!
Le son
Pour cette partie audio, les efforts
du studio Maïa, et comme c'est généralement
le cas, méritent à eux seuls une bonne colonne.
Pour une oeuvre datée de 1951, le lifting digital
opéré par le procédé RMD 5.1
est tout à fait notables. les dialogues sont ancrés
au centre de la scène sonore et sont d'une grande
intelligibilité. La bande-son s'ouvre presque en
permanence sur les arrières, relayant les échos
d'une salle de poker ou l'intérieur d'un saloon
de manière très discrète, non appuyée,
mais de manière suffisament propre. La scène
arrière est à ce titre bien présente,
mais risque d'être inaudible sur les plus petits
systèmes home-cinema, dû à une exploitation
très faible de la dynamique dans cette zone de
la salle d'écoute. La spatialisation est en revanche
franche et marquée elle, avec une activité
stéréo arrière plutôt nette
à défaut d'être performante, notamment
lorsque le train arrive en gare au chaître 2. La
sensation d'espace et de recouvrement sonore se révèle
un très sympathique compagnon d'aventure, qu'il
s'agisse de la partition, relayée elle aussi par
les enceintes surround de manière à ouvrir
le champ sonore, ou bien d'effets sonores diégétiques,
de remplissement. Les séquences en extérieur
sont plutôt réussies en terme de design,
mais très en retrait par rapport à un autre
remastering de l'édieur que nous avions testé,
Eagle's Wing.
La localisation des effets est effective
sur les cinq canaux, le canal de grave étant très
peu exploité, et dessine un univers sonore certes
limité et timorré mais palpable et bien
réel lors des séquences les plus marquantes.
La fidélité, en outre, est complètement
dépassée, d'où ce son typique des
productions de l'époque auquel le RMD 5.1 ne peut
venir en aide. Le procéde aurait pu relever de
l'artifice gratuit, mais il n'en est rien: le remixage
proposé respire la maturité, et suggère
une dynamisation concertée des forces sonores en
présence, une revisitation légèrement
exacerbée du potentiel artistique du film. L'objectif
fut de ne pas dénaturer l'oeuvre originale, mais
de proposer un contenu sonore conforme à certaines
exigences. Et à cet égard, la répartition
des divers effets ne vise pas le principe de surenchère
gratuit. Bien au contraire, c'est le calme et la clarté
qui sont maintenus en ligne de mire, la musique disposant
même de belles qualités d'enveloppement,
toutes proportions gardées cependant.
Le format DTS, que certains n'attendaient
absolument pas vu l'âge du film, suffit à
revigorer davantage la scène sonore. Il développe
une gamme dynamique assez large, surprenante parfois,
et oriente davantage les sources de focalisation. Enfin,
il fait dominer le mutlicanal, là où le
Dolby Digital rétrécit et 'dé-globalise'
les résultats d'écoute. En DTS, la sensation
de mouvement sonore et d'espace acoustique semble retrouver
davantage de vigueur et de persuasion, mais de manière
très mince toutefois. Le renfort de la matière
sonore et de la dynamique, associée à la
clarté, plus nette en DTS, contribuent à
ce sentiment d'aération plus détendue, de
timbre plus fort. La musique, notamment, y gagne indéniablement.
Pas d'écho artificiel sur les arrières,
mais des boucles de sons exploitées dans une stéréo
légèrement tracée, mais qui suffit
à élargir la perception du film.
L'interactivité
Des biograhies et des filmographies de
tous les intervenants.Les menus sont très sobres,
animés et sonorisés.
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