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titre du film
Le DVD (zone 2, PVB Editions) possède une piste audio DTS 5.1 mi-débit (version originale Anglaise), une piste DD 5.1 en VO. Une piste Monophonique Française est aussi présente. Des sous-titres Français sont présents. Le format de l'image est en NTSC, 4/3 (1:1.33), le boîtier est de type Amarray et contient un DVD sérigraphié. Présence d'un logo "RMD 51" en Dolby Digital 5.1 uniquement.

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La Vallée de la Vengeance

(1951) Déçu par le manque d’ambition de son propre fils Lee, le vieil Arch Strobie, propriétaire du plus grand ranch de la région s’est résolu à confier l’entière responsabilité de son domaine à son fils adoptif Owen Daybright. Joueur invétéré et partisan du moindre effort, Lee est aussi un mari infidèle. Marié à la délicieuse Jenny, il a mis enceinte Lily, la serveuse du saloon qui vient d’accoucher. Tandis que les deux frères de Lily, Hub et Dick Fasken débarquent dans le secteur avec la ferme intention de laver l’affront commis envers leur sœur, Owen et Jenny se rapprochent sous le regard jaloux de Lee. Lorsque la vérité éclate au grand jour, Jenny merutrie, rompt les liens avec son coupable mari. De son côté Owen devient injustement la cible des deux frères avides de vengeance…

Entre honneur et haute trahison, Burt Lancaster ( « Règlement de compte à O.K. Corral », « Vera Cruz » ), et Robert Walker ( « L’inconnu du Nord-Express », « Depuis ton départ » ) règlent leurs comptes en famille au cœur des plaines du Colorado sous la direction de Richard Thorpe ( « Les tartares », « Les chevaliers de la table ronde » ). Déjà propulsé au rang de star, Burt Lancaster s’illustre ici pour la première fois dans un western. les codes et les convenances du genre sont invoquées avec une belle maîtrise par le réalisateur d'Ivanhoe et du Prisonnier de Zenda et l'ensemble ne manque pas de brio. Une oeuvre solide et authentique qui mérite d'être redécouverte, grâce aux efforts techniques de l'éditeur.

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L'image

Une partie du rematering RMD 5.1 concerne l'image. Mais dans ce cas précis, le DVD ne manquera pas de décevoir. Aucun miracle n'a été accompli, loin de là. Les couleurs sont passées et inconsistantes, la définition oscille de très moyenne à acceptable, les noirs n'ont que très peu de profondeur et l'ensemble de la copie est émaillée de défauts inhérents au temps: scratchs, lignes, poinçons de fin de bobine... Difficile de dire que cette copie brille de mille éclats. La saturation n'est jamais là en terme de colorimétrie, donnant à voir une image aux tons très pastellisés. Les paysages sauvages du Colorado manquent à cet égard de profondeur de champs, la couleur de l'herbe étant elle aussi anecdotique, et la dynamique vidéo relativement éteinte. A noter aussi, la présence d'une luminosité à l'effet un peu "haut" et quelques blancs brûlés. Tout juste au-dessus d'une VHS dans les pires moments, le DVD s'en tire en revanche plutôt bien lors de certaines scènes où le lifting visuel qui a été appliqué redonne une nouvelle jeunesse à ce film de Richard Thorpe. Une image peu fidèle certes, mais suffisament pertinente pour que l'on s'y arrête, les plus gros défauts ayant été retiré à l'aide d'un fltre correctif dont on devine les effets secondaires la plupart du temps (edge enhancement, flous, papillonnements etc... ). Mais lorsque nous considérons l'ensemble, on constate qu'un bain de jouvence a été utilisé sur l'intégralité du film, et c'est là l'essentiel. Sans pinailler, l'image donne tout de même satisfaction. Le film a quand même plus de 50 ans !

Le son

Pour cette partie audio, les efforts du studio Maïa, et comme c'est généralement le cas, méritent à eux seuls une bonne colonne. Pour une oeuvre datée de 1951, le lifting digital opéré par le procédé RMD 5.1 est tout à fait notables. les dialogues sont ancrés au centre de la scène sonore et sont d'une grande intelligibilité. La bande-son s'ouvre presque en permanence sur les arrières, relayant les échos d'une salle de poker ou l'intérieur d'un saloon de manière très discrète, non appuyée, mais de manière suffisament propre. La scène arrière est à ce titre bien présente, mais risque d'être inaudible sur les plus petits systèmes home-cinema, dû à une exploitation très faible de la dynamique dans cette zone de la salle d'écoute. La spatialisation est en revanche franche et marquée elle, avec une activité stéréo arrière plutôt nette à défaut d'être performante, notamment lorsque le train arrive en gare au chaître 2. La sensation d'espace et de recouvrement sonore se révèle un très sympathique compagnon d'aventure, qu'il s'agisse de la partition, relayée elle aussi par les enceintes surround de manière à ouvrir le champ sonore, ou bien d'effets sonores diégétiques, de remplissement. Les séquences en extérieur sont plutôt réussies en terme de design, mais très en retrait par rapport à un autre remastering de l'édieur que nous avions testé, Eagle's Wing.

La localisation des effets est effective sur les cinq canaux, le canal de grave étant très peu exploité, et dessine un univers sonore certes limité et timorré mais palpable et bien réel lors des séquences les plus marquantes. La fidélité, en outre, est complètement dépassée, d'où ce son typique des productions de l'époque auquel le RMD 5.1 ne peut venir en aide. Le procéde aurait pu relever de l'artifice gratuit, mais il n'en est rien: le remixage proposé respire la maturité, et suggère une dynamisation concertée des forces sonores en présence, une revisitation légèrement exacerbée du potentiel artistique du film. L'objectif fut de ne pas dénaturer l'oeuvre originale, mais de proposer un contenu sonore conforme à certaines exigences. Et à cet égard, la répartition des divers effets ne vise pas le principe de surenchère gratuit. Bien au contraire, c'est le calme et la clarté qui sont maintenus en ligne de mire, la musique disposant même de belles qualités d'enveloppement, toutes proportions gardées cependant.

Le format DTS, que certains n'attendaient absolument pas vu l'âge du film, suffit à revigorer davantage la scène sonore. Il développe une gamme dynamique assez large, surprenante parfois, et oriente davantage les sources de focalisation. Enfin, il fait dominer le mutlicanal, là où le Dolby Digital rétrécit et 'dé-globalise' les résultats d'écoute. En DTS, la sensation de mouvement sonore et d'espace acoustique semble retrouver davantage de vigueur et de persuasion, mais de manière très mince toutefois. Le renfort de la matière sonore et de la dynamique, associée à la clarté, plus nette en DTS, contribuent à ce sentiment d'aération plus détendue, de timbre plus fort. La musique, notamment, y gagne indéniablement. Pas d'écho artificiel sur les arrières, mais des boucles de sons exploitées dans une stéréo légèrement tracée, mais qui suffit à élargir la perception du film.

L'interactivité

Des biograhies et des filmographies de tous les intervenants.Les menus sont très sobres, animés et sonorisés.

 


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