Rien de particulier à signaler:
la qualité délivrée par ce DVD s'avère
tout ce qu'il y a de plus convaincant, en dépit d'un
master en forme perfectible et la présence de quelques
tachettes témoignant d'un soin relativement léger.
Définition convenable mais présence d'un moiré
par moments désagréable. Saturation des couleurs,
pour sa part, artificielle la plupart du temps, notamment
sur les jaunes et les tons ocres des paysages, ainsi que
dans les intérieurs du train, nettement trop artificiels
pour convaincre...
Le son
Nous consacrerons ce court test aux seules
versions originales, c'est à dire les versions
Manadarines. Celles-ci proposent toutes deux l'extension
EX ou ES des canaux arrières, mais force est de
constater la relative retenue de cette bande-son qui,
sur un plan purment artistique, repose sur une ténuité
dans l'évocation et sur un minimalisme expressif
chétif et terriblement frustrant. Non pas qu'il
ait fallu proposer une bande-son énergique et spectaculaire,
mais juste relever le niveau de présence sonore,
étayer son paysage et ouvrir l'espace de manière
tactile et cohérente, en phase avec les propos.
La voie centrale effectue un travail d'appui non négligeable
et concentre l'essentiel des informations sonores. Les
autres voies sont peu animées (outre les bruitages,
artificiels au possible, des mouvements du train) et proposent
une réserve et une petitesse acoustique qui vont
à l'encontre du film. Le caractère intimiste
du son se lit certes dans la bande-son sans pour autant
l'habiter ou la desservir.
Durant certaines séquences spectaculaires
(jeux de couteaux), tous les canaux se parent d'une aura
et d'une présence acoustique diaphane, rehaussant
ainsi le niveau général et mettant, enfin,
en scène les éléments sonores constitutifs
de la bande-son. A cet égard, une multitude de
bruitages divers, abstraits, envahissent les voies avec
légéreté et profondeur, mais ces
instants 'd'illumination sonore' se font rares et du coup...
précieux. Au final, ce film atypique dispose d'une
bande-son classique dans son minimalisme esthétique.
Restreinte et peu ouverte (réponse en fréquence
schématique et manquant singulièrement d'ouverture),
elle ne provoque jamais de sensations esthétiques
acoustiques et se délaisse, au rythme du film,
pour finalement s'abandonner et presque disparaître
du champ artistique évocateur de ce long-métrage...
Organisée selon les habitudes de l'éditeur,
elle comprend:
- The Story (inutile)
- Deleted Scenes (courtes)
- Making Of (court et inintéressant...)
- Trailer (DD 2.0...)
- Cast & Credits
- Photo Gallery (basse définition...)
- D'autres bandes-annonces de titres à succès
du catalogue de l'éditeur Media Asia.