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DIAPASON

DIAPASON

 

 

 


titre du film

DIAPASON Japonais 6.1 ES Matrix (flaggée, Plein Débit)
DIAPASON Japonais 5.1 EX (flaggée, 448 Kbps)
DIAPASON Chinois 5.1 EX (448 Kbps)
Normalisation des Dialogues... -4 dB
DIAPASON DIAPASON  

Zone: 3
Editeur:
Universe
Sous-Titres:
Anglais, Chinois
Bitrate:
7.38 Mbps
Durée: 124 minutes
Boîtier
: Slipcase cartonné
Disponibilité DVD: mars 2006


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COMMENTAIRES:

THE GREAT YOKAI WAR (2005)


Réalisé par: Takashi Miike
Avec: Kamiki Ryunosuke, Toyokawa Etsushi, Takenaka Naoto, Kuriyama Chiaki

La pub nous le crie à longueur de journées, sur les murs de nos villes ou entre deux mugissements staracadémiques, mais on feint de ne pas l’entendre. Les objets ont une âme et nos décharges ressemblent du coup à d’immenses charniers. Mais Yasunori Kato, maître du mal, est déterminé à venger tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur de la consommation mondiale. Son plan : capturer les esprits ancestraux de la montagne, les Yokai, et les fusionner avec les objets jetés au rebut et remplis de colère. Seul espoir des Yokai et, partant, de l’humanité : Tadashi, tête à claques d’une dizaine d’années à qui l’on s’abstiendra de faire remarquer la mollesse de certains de ses attributs reproductifs, vu qu’il vient d’hériter d’une épée, magique mais néanmoins coupante.


CRITIQUE

Remake d'un film connu (Yokai Denseso, datant de 1969) et mettant en scène des créatures monstrueuses du folklore japonais, The Great Yokai War représente tout à la fois un pari réussi et un projet de mise en scène exigeant. Les caractéristiques majeures du cinéma de Miike jaillissent de ci de là, mais ce dernier n'hésite aucunement à se piétiner lui-même, à s'ouvrir sur un horizon tout autre, au point de nous offrir deux heures quatre de cinéma intenses et profondément cinégéniques à partir d'un postulat initial tenant sur un ticket de métro.

Epique et rocambolesque, son long-métrage accumule une authentique tension dramatique dont il récupère la somme à chaque séquence et qui nourrit la dramaturgie pourtant linéaire du film. Aidé par des effets spéciaux bon enfants et une interprétation farcesque mais fort juste, le film se trouve rapidement une bonhomie formelle faite de coups d'éclats et de ralentissements, après une ouverture par trop insaisissable. La suite confirme le talent de caméléon du cinéaste nippon: iconoclaste et impromptu, il parvient à faire surgir la surprise ou le dégoût là où il n'est aucunement attendu. En signant une fable enfantine réalisée à hauteur d'enfants, Miike réussit l'exploit de récupérer les codes d'un cinéma orienté jeunesse, auxquels il adjoint les bénéfices formels d'une mise en scène que Guillermo Del Toro n'aurait aucunement reniée.

Imaginatif, profondément réussi et complètement inattendu, cette production Miike (cinéaste des plus actif: environ 4 à 10 films par an) met à jour l'éclat démoniaque d'un talent viscéral qui parvient à se trouver une aise patente là où d'autres y auraient définitivement laissé des plumes... Imprésentable et indescriptible, The Great Yokai War constitue un empilement de micro-réussites qui, mise bout à bout, dessinent l'aura d'une œuvre singulière et intense, moderne, jusqu'au boutiste, singulière et élégante derrière son apanage naïvement enfantin.

Une découverte à découvrir de toute urgence.

 


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L'image

Outre un grain parfois nettement apparent et une élégance visuelle qui ne se rappproche pas d'un Tony Scott l'image présentée sur cette édition Collector ne souffre que de très peu de défauts. Rémanence, arrières-plans peu définis lors de cretaines séquences, lumières perfectibles... Le film s'appuie sur une définition solide quoique très en deça des standards actuels, ainsi que sur des contrastes certes positivement tranchés mais manquant cruellement de dynamique. La fluidité du pressage n'est aucunement à prendre en défaut, surtout lorsque l'on observe à ces interminables déplacements d'appareil en rotoscopie. Finalement assez terne, l'image de The Great Yokai War ne rend sans doutes pas un hommage exhubérant au cinéaste, mais véhicule néanmoins une partie de son esthétique déjà observée sur d'autres de ses réalisations et aux caractéristiques analogues.

 

Le son

Un diapason d'Argent largement mérité vient récompenser le rendu de cette bande-son encodée ici en DTS ES Matrix Plein Débit (1509.75 Kbps). En effet, le film a été mixé en 6.1 de manière officielle, ce que nous confirme le générique de fin. Ainsi donc, on se retrouve avec un rendu en multicanaux où la stéréo arrière ne voit pas son équilibre cassé par un dématriçage forcé (contrairement à d'autres bandes-son où activer le mode EX ou ES relève du massacre puisqu'il vient anéantir l'équilibre de la scène sonore...) mais au cotnraire, se voit amplifiée, épaulée par un canal central arrière qui confine, pour du DTS ES Matrix, à l'anthologique tant il met sa vigueur au service du film et du design de son architecture sonore. Amples panoramiques situationnels, effets de surgissements choc (robots, épée...) etc, ce canal central arrière récupère une dynamique et un niveau de puissance immanquablement efficaces. Mieux, il dessine un arc de cercle des plus réussis et opère un découpage au rasoir d'une scène sonore arrière vigoureuse, tout en y appliquant une profondeur de champs qui n'usurpe aucunement son nom. Usité de manière permanente et dans une optique sonore et artistique réelle, ce canal apporte et enrichit le mixage, sans pour autant l'affaiblir, et ce même si, rappelons-le, ses informations proviennent des deux canaux arrières desquels elles sont extraites (Matrix et non pas Discrete...). En dépit de cette opération qui en plus limite la bande passante aux alentours de 15000 Hz sur ce canal ES, le rendu de ce dernier maintient une formidable pression sonore, et applique un effet triphonique à l'arrière qui déploie véritablement une acoustique environnementale patente (déplacements de créatures, panoramique sonore sur le marais...) sans subir les effets néfastes, les artefacts de l'encodage Matricé. En désactivant de temps à autres le mode ES (recommandé pour se rendre compte de la différence), on se rend compte d'une part que certains effets sonores sont présentés de manière à être mis en évidence par ce canal central arrière une fois décodés en ES, ainsi que, d'autre part, une fois redescendus en stéréo arrière simple (en 5.1), la bande-son conserve toute son énergie mais perd tout de même en élongation, en débattement, en ampleur environementale, de manière peu dramatique tout de même.

Le reste de la bande-son se montre à l'avenant, avec une dynamique furibonde et une finesse globale dans l'évocation qui irrigue tout le travail réalisé sur le son: dialogues cristallins par moments, stéréo frontale étendue (hors-champs majestueux), déplacements fréquents des masses sonores, sonorités musicales subtilement intégrées aux quatre points cardinaux de la scène sonore... Remplie d'effets spéciaux à outrance et d'activité démoniaque, cette bande-son possède une directivité acoustique ultra-prononcée et une énergie sonique à revendre, d'où son tempérament aventureux et extrêmement ouvert (séquences d'action), jusque dans le bas du spectre. La bande-son place parfois des effets étalonnés et mixés avec un grand soin entre le centre avant et le centre arrière, tandis que l'étoffement de la scène arrière se réalise de manière graduelle, sur trois voies superbement séparées (diaphonie élaborée), au point qu'il est possible de suivre des déplacements de manière quasi-visuelle. En d'autres termes, cette bande-son a constamment recours aux moyens expressifs du langage sonore du cinéma, moyens qu'elle emploie avec un savoir-faire véritable et qui vise, ultimement, la définition d'une esthétique sonore efficace et délicate. Musique rare mais intégrée avec un soin tout aussi remarquable.

Le format DTS élargit encore la perception et dispense une énergie acoustique exceptionnellement fournie, surtout sur les enceintes arrières. Un bénéfice réel et immanquable, apporté par un débit audio-numérique fort (Plein Débit), qui autorise une gestion plus souple de la dynamique et qui apporte, bien entendu, une précision de la localisation et une profondeur de signal nettement plus développées. Aussi, la spatialisation en sort grandie et rehaussée, et le canal central arrière se voit davantage séparé de ses consoeurs, ce qui développe davantage la diaphonie et d'épanouissement spatial des sons sur cette scène sonore déjà fort ample et généreuse. La générosité des basses fréquences se voit elle aussi réévaluée vers le haut. Chaque son perce l'espace acoustique avec une force nouvelle, et la mollesse du codage Dolby Digital apparaît comme un artefact. Ce dernier format audio ne restitue pas la même fougue sonore et ne développe pas la trame sonore du film avec la même netteté acoustique, la même délinéation et le même impact que la piste DTS ES, elle formidablement réussie, plus dure, plus ample, davantage énergique, et qui ne brise pas les élans de la bande-son comme nous l'avons constaté en Dolby Digital, mais au contraire, les prolonge et les respecte, tout en les éclaircissant. Enfin, signalons que la gestion de la puissance de la bande-son n'est pas la même en Dolby Digital: en effet, ce format semble atténuer les transitoires et appose une sorte de filtre assouplissant qui a pour effet de lisser vers le bas les écarts sonores tout en proposant un tempérament acoustique plus mesuré. Furieuse, nuancée et fournie, la piste DTS ES représente un must pour ce qui est de l'activité de son canal central arrière (première apparition du robot) mais aussi une petite référence d'encodage maîtrisé et réussi sur toute la ligne et toute l'échelle du spectre sonore.

Pour mémoire, One Missed Call, autre réalisation de Miike, proposait une piste son encodée en DTS 96/24 ES qui avait obtenu otre Diapason d'Or. Le cinéaste se montre donc tout aussi exigeant artistiquement et techniquement d'oeuvre en oeuvre.

 

L'interactivité

181 minutes de suppléments répartis sur un disque deux au menu simple et peu clair. Grande nouvelle pour un DVD zone 3: tous ces contenus sont sous-titrés en Anglais.

Présentation dans un digipack cartonné lourd et en quatre volets.

Interview de l'équipe (50 minutes)

Making Of
(40 minutes)

Illustration of Monsters (Hundred style of monsters)
: sorte de livre interactif prenant la forme d'un bestiaire sur le folkore Japonais.

Monsters short story

Cast interviews

Kamiki Ryunosuke Summer life

World monsters conference 2005

Advertising and press report

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Pertinence DTS ES: Rôle et intérêt artistique et scénique de l'extension centrale arrière...

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

interactivite

interactivite


Note Globale

Note Globale


 

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