Issue d'une source vidéo, l'image offerte ici se montre cobstamment consistante et ense, belle et fluide. Outre quelques soucios de compression lors des séqunces situées au bord de l'océan (pixels qui s'affolent et rendu aquatique très en dessous de la réalité...), le reste du métrage passe le cap et se voit magnifié par une définition saisissante, des lumières héritées du mode DV, c'est à dire crues et perçantes, et une saturation des couleurs idéale, dès les premiers instants. Les cadres affichent un bel enthousiasme et par moments une élégance certaine, tandis que le niveau de détail recherché lors des prises de vue se montre, lui, implacable et réaliste. Une image séduisante mais typée vidéo, en accord avec son projet de mise en scène, restituée avec une grande finesse sur cette édition DVD PAL.
Le son
Le format DTS a beau être présent en Plein Débit sur cette édition, il ne voit que très rrement employé à plein régime. Et pourtant, en dépit de l'étroitesse expressive de l'accoustique caractéristique des productions tournées en vidéo, Zombie Honeymoon n'hésite pas à s'aventurer sur des terrains parfois peu explorés, tout en se posant en archétype des sonorités de ce type de production. Les dialogues occupent évidemment le centre de l'univers sonore: qu'il s'agisse de Français ou d'Anglais, ils s'affichent avec un recouvrement de l'espace parfois gênant sur le plan psycho-acoustique. Le doublage Français demeure tout juste acceptable. Le reste de la scène sonore se verra animé par des nappes de basses fréquences qui ébauchent quelque fois une forme d'ambiguité empruntée aux cinéastes que le réalisateur pille ici, et que le format DTS épanche de manière davantage énergique et concentrée. Aucune (ou presque) présence des voies arrières, donc un paysage acoustique limité à l'expressivité purement circonstanciée de la façade stéréophonique avant. Celle-ci ne se révèle pas pour autant archi-structurée sur le plan spatial et n'emprunte que rarement les voies de la stéréo double source... Musique et effets sonores volontairement outranciers dominent une bande-son fortement ancrée sur elle-même, et qui délivre des messages sonores qui, outre les dialogues, relèvent d'un certain 'anecdotisme' sans doute recherché afin de se recentrer sur le pouvoir dramatique des événements purement à hauteur humaine qui se déroulent.
La pist DTS VF relève néanmoins le niveau de la restitution en applanissant nettement moins le relief sonore et en aiguisant légèrmeent plus la spatialisation qui découle de ces dialogues. Fluidité et profondeur deviennent plus pregnants, et le son dans sa globalité récupère une texture et une épaisseur évocatrice qui se voient presque littéralement gommés de la piste Dolby Digital 5.1. Un excellent point donc, objectivement, en dépit du choix de la version Française... Pour conclure, on pourra avancer le fait que le format DTS, en dépit du peu de matière du master, relève le niveau avec élégance sans surenchère et artifice, mais maintient un niveau de qualité davantage respectueux par rapport au mixage d'origine, oiffrant par la même aux effets sonores une largeur scénique quelque peu plus prononcée.
Signalons qu'un retour par le menu est nécessaire pour changer de piste son, qui ne se changent donc pas à la volée, mais que l'éditeur n'a induit aucun offset (volume et normalisation des dialogues), ce qui permet de comparer les deux pistes 5.1 multicanaux sans jouer avec le volume.
L'interactivité
Commentaire audio exclusif de Dave Gebroe
"Sur Zombie Honeymoon": documentaire de Christopher P. Garetano (extrait de "Horror Business")
Making-of
Scènes coupées
Bêtisier
Audition de Tracy Coogan et Graham Sibley
Bandes-annonces VF et VO (4/3 et Dolby Digital 2.0 sur toutes les versions)