SYNOPSIS
De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d’une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose, décidée à comprendre l’étrange mal dont souffre son enfant, décide de l’accompagner sur place. Alors qu’elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d’étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu’elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets… Avec l’aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D’indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu’elle représente dans une malédiction qui dépasse tout…
DOSSIER DE PRESSE
Silent Hill est l’adaptation du jeu-vidéo homonyme de Konami conçu par le japonais Akira Yamaoka. Sorti en 1999 sur la console Playstation, le jeu a été suivi de trois suites vendues à plus de 4 millions d’exemplaires à travers le monde. Grâce à une ambiance unique privilégiant le psychologique à l’action et à une mise en scène déjà proche du cinéma, le jeu a révolutionné le genre dusurvival-horror au même titre que Resident Evil ou Alone in the dark. Deux jeux ayant aussi connu une adaptation au cinéma.
Le réalisateur Christophe Gans s’est entouré de plusieurs collaborateurs français afin de mener à bien le projet. Nicolas Boukhrief (Le Convoyeur) est ainsi venu épauler le réalisateur et Roger Avary pour l’écriture du scénario. L’un des Français les plus appréciés d’Hollywood, Patrick Tatopoulos a lui aussi participé à Silent Hill. Après avoir participé aux effets spéciaux de gros succès hollywoodiens comme Independence Day ou Underworld, il a réalisé le design des créatures du film. Enfin le montage a été assuré par Sébastien Prangère qui avait déjà travaillé avec Christophe Gans sur Le Pacte des loups.
Le film s’inspire principalement de l’histoire de fond de « Silent Hill 1″ et de « Silent Hill 3″. Il emprunte toutefois son esthétique à « Silent Hill 2″ et les mouvements de caméra au numéro 4 : « Au départ, nous souhaitions adapter le second jeu de la série, le meilleur de l’avis général, explique Christophe Gans. Mais nous voulions aussi expliquer pourquoi Silent Hill est devenu cet espèce de Triangle des Bermudes urbain où l’on peut éventuellement pénétrer mais dont on ne peut pas ressortir. C’est donc le premier jeu qui nous a finalement inspiré. Nous avons commencé par coucher sur le papier le script du premier « Silent Hill ». Cela nous a à la fois permis d’avoir une idée claire du potentiel du jeu mais aussi de nous révéler tout ce qu’il restait à approfondir pour en tirer un film digne de ce nom. Par exemple, il nous ait apparu clairement que le personnage central du jeu – un homme nommé Harry Mason –se comportait avec l’instinct maternel et la vulnérabilité d’une femme. Plutôt que de trahir ce personnage en le durcissant, nous avons préféré en faire une femme. Akira Yamaoka a beaucoup ri quand je lui ai fait part de mon point de vue, mais il a été d’accord. Je pense que si son personnage était un homme, c’était d’abord pour une question d’identification et parce que seul un homme peut décemment affronter les épreuves du jeu. Mais il lui avait en fait donné une nature totalement féminine !«
Il n’y avait aucun homme présent dans les premières versions du script queChristophe Gans fit parvenir à la production. Celle-ci lui demanda alors de compléter les scénario avec un personnage masculin. C’est ainsi que le rôle de Sean Bean fut créé.
Contrairement à la trame du film qui se déroule aux Etats-Unis dans une ville de Virginie occidentale, le tournage de Silent Hill s’est déroulé au Canada dans la ville de Brantford, Ontario, du 25 avril au 22 juillet 2005.
Dans Silent Hill, plusieurs niveaux de réalité co-existent. Pour présenter les environnements des différentes dimensions, plusieurs versions de chaque décor ont dû être construites. Cinq studios ont ainsi été nécessaires pour tous les accueillir. Au final, plus de 106 décors ont été réalisés.
CODEC VIDEO: VC-1
1080p
FORMAT: 2.35:1
BITRATE: n/a
Metropolitan (disponible depuis fin octobre 2009, en quantités visiblement limitées…)
Cette réédition Blu-Ray, entièrement supervisée et approuvé par Christophe Gans, propose une vision intacte du film, et offre des résultats visuels sidérants de netteté, de chaleur (lors des séquences « réelles »), et de précision. Difficile de reprocher quoi que ce soit à ce transfert qui donne la part belle à une exceptionnelle dynamique vidéo, permettant de mettre en lumière le travail non moins parfait du chef opérateur. Tout au long de la projection, le piqué de l’image se voit octroyé un superbe rendu, mettant habillement en valeur l’origine argentique du métrage, et ce même si certaines séquences fortement réétalonnées et traitées en synthèse aseptisent le rendu, proposant des images lisses et artificieuses… Mais globalement, le film est proposé de manière tonique et vive par ce transfert qui parvient sans peine à manipuler les zones d’ombres et l’obscurité, via des contrastes remarquablement solides (la dernière partie, lors de la révélation dans la « chambre » de l’hôpital, en est un excellent exemple, et se détache clairement du reste du film), même si nous avons pu observer quelques fluctuations cycliques de leurs rendu, qui mettent en avant une légère pointe de manque d’homogénéité. Le niveau des noirs, dans son ensemble, ne manque aucunement de profondeur, puisque ces derniers habillent élégamment l’image, offrant un excellent niveau de densité et de matière. Les multiples flashs lumineux éblouissent le cadre, et l’exposition se montre redoutable. Outre les séquences à effets spéciaux et CGI, le reste du film a réellement été tourné en 35mm, d’où ces résultats quelque peu granuleux qui ne sont aucunement pour nous déplaire. Ajoutons à cela une palette de couleurs très riches lors des séquences initiales ou des contrechamps finaux, qui s’estompe peu à peu au fur et à mesure de l’intrigue, pour offrir des tons gris et ternes du plus bel effet. Dure, intense, profonde, à la profondeur de champ parfois très aboutie et à « l’effet 3D » parfois prononcé, l’image offerte par ce transfert ne manque aucunement de vigueur et de réalisme cinématographique, et parvient à s’approprier l’essence du film via des images denses et porteuses de sens, que l’encodage VC-1, pourtant moins performant que l’AVC sur ce type de pressages aux images complexes, ne trahit jamais.
DTS-HD Master Audio 5.1: Français, Anglais
DTS-HD Master Audio 2.0: Français, Anglais
16 Bit, 48 Khz
OFFSET: n/a
BITRATE: n/a
Sur le flanc du son, le film de Gans nous est proposé par l’éditeur en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO et VF), mais seulement sous 16 Bit (nous y reviendrons). Allons directement à l’essentiel: dès les tout premiers instants, il est aisé de comprendre que ce qui va suivre sera durablement marquant. Et c’est en effet le cas, avec une exploitation ambiophonique littéralement anthologique, qui met en avant le niveau de détail accru du son numérique lossless de manière exhaustive et immanquable. La gestion de la scène sonore se montre terrifiante et absolument ahurissante de subtilité multicanaux: un relief constant, une dynamique incendiaire capable des plus grands écarts, et une agressivité à nul autre pareil. Nous tenons là une pièce de choix, qui s’impose comme un référence ultime pour les amateurs du film, et qui représente également l’une des meilleures expériences HD vue (et entendue) ces derniers temps, qui balaye les éditions DVD, pourtant très bonnes, les renvoyant au rang de smples VHS. Redécouvrir une telle bande-son dans de telles conditions relève du plaisir rare et coupable. Jamais le film n’avait paru si ahurissant sur le terrain acoustique: la réponse en fréquence sur l’intégralité du spectre laisse pantois d’admiration, et les nuances sonores se montrent d’une richesse prodigieuse, exceptionnellement vastes. Un impact surréel, une démonstration (presque) absolue.
« Presque », car l’éditeur n’a pas jugé bon de lui donner une plus grande ampleur, en raison de de l’encodage sous 16 Bit (au lieu des 24 dont le son numérique lossless est capable). Nul besoin de paniquer pour autant, mais les oreilles les plus acérées auront remarqué ce léger manque de profondeur et de définition lors des séquences les plus chargées en effet, dont l’intelligibilité, pas vraiment mise à mal, tirerait pleinement profit d’un piqué plus approfondi. Le canal de grave(s) délivre des attaques dantesques de profondeur, pour sa part, et chaque lieu visité se voit nappé acoustiquement de vagues d’infra-graves sombres et menaçantes, sourdes et déliées qui tapissent le bas de la pièce d’écoute, apportant de la matière et du volume à la scène sonore. Cet arrière-plan sonore créé par le canal 0.1 LFE ajoute une dimension surréelle permanente, elle-même amplifié par le recours à la scène arrière, qui, au grand final, nous a un tout petit peu « déçu ». Celle-ci devrait davantage être conçue comme un dissipateur d’ambiances, un « extenseur » d’atmosphère, plutôt que comme un moteur d’effets au sens strict. Non pas qu’elle se montre en retrait, mais sa conception même, véritable effet de sens et partie-intégrante du design sonore du film, ne requiert guère une pression permanente de cette zone de diffusion, le coeur de la scène sonore étant concentré sur la scène avant, qui regorge de micro-détails évocateurs, et possède une base expressive des plus expansive (le bûcher final inonde littéralement la triphonie frontale). Ces derniers sont plus ou moins régulièrement relayés sur l’arrière, qui ouvre ainsi une perspective nouvelle sur le lieu visité, lui apportant une touche de profondeur, et une délicate note de précision atmosphérique, sans pour autant l’abreuver de détails secondaires ou superfétatoires. La scène sonore se déploie ainsi naturellement, mais certains seront surpris par son manque de construction systématique sur l’arrière de l’installation. Il convient de garder à l’esprit qu’il ne s’agit nullement d’un défaut, mais d’une part conceptuelle intègre, qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur. Subtile et tendue, cette scène arrière, sans emporter la bande-son de manière radicale, habille finement la bande-on, lui octroyant ce surcroît d’informations atmosphériques qui lui apportent tout son sens lors des innombrables séquences d’exploration (école, église, sous-sols…).
La bande-son du film redonne tout son sens au terme acoustique: « Elle fait appel aux phénomènes ondulatoires et à la mécanique vibratoire. » Par la même, la conception sonore du film, gérée par Nicolas Becker (sur lequel Gans revient lors du documentaire sur le disque deux), constitue la pièce de choix. Ouvragé à partir de sons réels, concrets et parfois banals, qui ont été distordus et ont subi une multitude de transformations, la bande-son du film se voit habillement mise en valeur par le codec DTS-HD Master Audio, qui redonne de l’énergie et de la « croustillance », des impacts réalistes à la profondeur insondable et du poids aux différentes nappes sonores. Celles-ci s’enchevêtrent et s’interpénètrent, suggérant une acoustique sournoise, dissolue, au combien manipulatrice, qui génère très vite un trouble dans la perception de l’atmosphère du film. Ce trouble, situé à mi chemin entre une anormalité croissante et un réalisme immédiat des sons, est ensuite exploité par le mixage et le montage son, qui le focalise sur des différents plans sonores, habillant le tout de boucles d’ambiances (premier et arrière-plan(s) ). Cette chaîne de fabrication génère très vite une atmosphère sonore pétrifiée et prégnante, au pouvoir de suggestion diaboliquement habille: les sons maintiennent une texture réaliste, qui flatte l’oreille, tout en suggérant graduellement des distorsions et manipulations acoustiques qui altèrent la perception de la réalité sonore et des ambiances. Par là même, cette subtile élaboration participe au déploiement dramatique du film, jalonnant sa construction narrative.
Les effets sonores réagissent sur l’ensemble du spectre, s’y manifestant sur ses différentes zones: aigus, médiums, graves et infra-graves. La dynamique de la piste son décompressée force encore plus le rendu, libérant des masses acoustiques déchaînées, présentées ici en haute résolution, avec une superbe fidélité. Seule la musique nous a semblé souffrir d’une intégration assez élémentaire, dépourvue de fondations acoustique marquantes. Solide, profonde, inquiétante et d’une prodigieuse richesse, cette bande-son est en soi un véritable exercice conceptuel, qui n’en constitue pas moins une superbe démonstration de savoir-faire et d’exigence(s). Un hit, que nous récompensons par un diapason d’argent, et que l’on rêve, un jour, de pouvoir découvrir sous 24 Bit.
- DISQUE UN: double commentaire audio, dont celui, en VF, du cinéaste: indispensable.
- Mode Picture in Picture stupéfiant, permettant de découvrir le film sans effets spéciaux ou visuels, sans étalonnage, dans une petite fenêtre qu’il est possible d’agrandir en plein écran. Inédit, et absolument saisissant. Le mode plein écran est présenté en SD, et la différence avec le film en HD est pour le moins frappante.
- DISQUE DEUX: nouveau documentaire de une heure et demie « Silent Hill: entre deux mondes » (HD, 1080p, Dolby Digital 2.0), réalisé très récemment, et qui se révèle être d’une richesse sans fin. Anecdotes, recul, réflexions… Gans s’y montre magistral et diaboliquement pertinent. Un must
- Autour du jeu vidéo :
– Interview du producteur du jeu vidéo, Akira Yamaoka
– Extraits de la rencontre entre le réalisateur Christophe Gans et Akira Yamaoka - Interview de Christophe Gans sur le jeu Silent Hill 2
- Intros des jeux vidéo Silent Hill 1 et 2
- Making of :
– La voie des ténèbres
– Sur le tournage - Featurette
- Teaser (SD et 2.0…)
- Bande-annonce (SD et 2.0…)
- Galerie d’affiches
- Galerie de photos
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SYNOPSIS
Le pressage proposé par Pathé recelle de très nombreuses surprises: avant toute chose, comme le remarquent nos confrères de
Si l’essentiel du spectacle se déroulera à l’avant, rien n’empêchera en revanche cette bande-son de briller comme par ‘magie’. Magie ? Absolument. Avec un enregistrement des voix littéralement bluffant, qui confère aux dialogues parfois savoureux une immédiateté et un impact dramatique fort agréables, et une mise en scène musicale tendre et savoureuse, très discrète, cette bande-son ne manque aucunement d’arguments de poids et constitue là aussi une surprise fort bienvenue. La stéréophonie frontale constituera le principal élément moteur de cette production, à l’acoustique toutefois réaliste et nette, tranchée. L’ampleur sonore se montre limitée par le manque de relief et le peu d’enjeux multicanaux, mais elle demeure cependant réelle et palpable, offrant au film un espace sonore HiFi dont la rondeur ne décevra pas, et aux accents frais et rutilants. Juste, épaisse physique, la bande-son saura réveiller vos enceintes en quelques occasions ciblées: les morceaux de musique, interprétés par le chanteur-acteur, accusent une superbe assise, et se voient armés d’une dynamique sans faille qui assure stature et profondeur de signal aux sons. En ce sens, la bande-son du film ne souffre jamais d’anémie et ne se montre jamais inexpressive. Bien au contraire, elle finit par imposer une stature transparente et dynamique, pétillante de vivacité, sans la moindre réégalisation. Cette caractéristique sonore permet au codec DTS-HD Master Audio de s’illustrer vaillamment: il découpe ‘espace scénique avec justesse, habille soigneusement la musique d’une étoffe soyeuse (les tout premiers instants du film en sont évocateurs), et parfait le rendu en s’assurant que rien ne soit perdu ou dissou, déformé ou distordu. Les message sonores percent la surface de la bande-son non sans élégance, et chaque micro-nuance de la prise de son semble revivre, ravivées par une texture sonore aussi agréable à oreille que ne l’est le satin au toucher.
SYNOPSIS
Cette édition Blu-ray propose une vision intacte du film, et offre des résultats visuels sidérants de netteté, de chaleur, et de précision. Le tout premier plan pose déjà le décors: un design ultra-détaillé, un photo-réalisme appliqué, pas l’once d’un défaut, et une stabilité d’image sans la moindre défaillance. Oublions Pixar et Disney… le rendu vidéo est en tout point s-i-d-é-r-a-n-t de justesse, pour peu que l’on accepte cette animation saccadée caractéristique de la série. Un travail par couches successives a été appliqué: chaque plan est en ce sens visible et se distingue des autres: premier plan, plan moyen, et arrière-plan. D’un plan à un autre, l’image préserve sa précision et son impact visuel. Les grands angles ou plans larges sur les décors proposent tout bonnement ce que l’on a pu voir de plus beau et réussi de toute l’histoire du support Blu-Ray. Les contrastes se montrent terrassants de précision, sans oublier la définition de l’ensemble, qui fait littéralement redécouvrir son projecteur/téléviseur. Des personnages 2D sont ainsi incrustés dans certains décors 3D. Ceux-ci se montrent photo-réalistes, et intègrent des éléments dessinés à la main. Intacte et vierge de tout défaut, l’image préserve un lissage stupéfiant, doublé d’une propreté à toute épreuve. Totalement dimensionnée et tridimensionnelle, elle laisse apparaître une palette colorimétrique très nuancée, aux tonalités d’une richesse inouïe. Chaque plan incorpore en effet une gamme chromatique dingue de richesse et d’amplitude, aux tons primaires éclatants (pour ne pas dire « pétants ») et saturés à souhait, et aux demie-nuances acérées. Une véritable e-x-p-l-o-s-i-o-n de couleurs qui illumine chaque cadre, et qui devrait rendre les téléviseurs de dernière génération à la fête. La gamme dynamique vidéo se montre illimitée, et l’on ne peut que se régaler à se laisser aller et à plonger dans cet univers farcesque inouï, qui se double d’une réalisation supra-dynamique, aux cadrages sophistiqués et ambitieux. Lors des plans larges, un arrêt sur image permet d’apprécier chaque gamme de l’image, chaque parcelle du plan. Admirez les micro-détails des bâtiments, de la route, la richesse des textures appliquées, la finesse du trait, la profondeur quasi-vertigineuse de l’image, et l’amplitude extrême des couleurs à l’écran. Difficile de trouver mieux. Une singularité picturale étouffante de vivacité, qui donne du fil à retordre aux moteurs vidéo des matériels de reproduction. Anthologique. Quant aux performances du codec AVC, elles ont de quoi laisser sans voix elles aussi: pas un pixel qui traîne, absence totale de bruit vidéo, clarté souverraine jusqu’au plus profond de l’arrière-plan, aucune fluctuation.. Une véritable publicité vivante pour les mérites des nouveaux codec compressifs couchée sur galette.
Mais le spectacle ne s’arrête aucunement aux images… La piste son DTS-HD Master Audio 5.1 constitue pour sa part un modèle absolu de réussite acoustique. Sa transparence, sa vitesse de représentation et sa précision en font une piste de démonstration, qui n’a de cesse de s’affiner. Diaboliquement réaliste, elle propose une énergie acoustique qui laisse totalement sur le carreau, et représente un démonstration absolue des vertus du son numérique sans pertes. On jurerait qu’il s’agit de 24 Bit et de 96 Khz, et de mémoire récente, nous n’avons pu entendre de telles performances au niveau du rendu du tissu sonore et de sa dextérité d’évocation. La scène arrière n’est pas employée en permanence (elle se montre quelque peu anémique même), mais au vu de la justesse de l’ensemble, du piqué acoustique de l’arc frontal, le plaisir de la découverte est immense. On se demanderait même, en faisant grimper les décibels, si nos enceintes pourraient encaisser de telles rafales de présence. Aucun offset, aucun soucis de volume, un Bitrate audio que l’on devine plutôt généreux etc… Des performances d’ensemble qui magnifient les différentes musiques incrustées dans la chair des images: rap, RnB, etc etc… possèdent une vigueur et une présence dans la bas du spectre qui incittent, régulièrement, à baisser le volume sous peine de souffrir non pas de fatigue auditive, mais d’un débordement jouissif de décibels. Le réalisme acoustique dépasse allègrement ce que l’on connaît d’un CD Audio pour ne citer que lui, et chaque parcelle de la bande-son recelle d’un pouvoir de représentation inouï. Epais, volumétrique, dynamique et profondément « projeté », le son se montre la hauteur des images. Hautement directif (stéréophonie expansive en diable), il possède une fraîcheur et une propreté sans pareils, avec notamment un haut du spectre particulièrement ouvert et détendu, richement exploré, d’où ces sonorités si propres et aiguisées. Le travail de création sonore est audible dans chaque plan: ambiances urbaines, arrières-plans sonores, véhicules, son on-screen se montrent immédiatement notables. La spatialisation y est très pointue et suggère une immersion fine et dense à la fois. Effets et ambiances trouvent leur chemin le plus naturellement au monde, forts d’un positionnement spatial rigoureux et précis. En outre, la bande-son possède ces caractéristiques physiques de chaleur et de rondeur, de poids et de solidité… et se voit octroyée une dynamique absolument incendiaire. Nous sommes à court de superlatifs…
SYNOPSIS
Fox France propose, en avant-première mondiale (le Blu-Ray zone A sera disponible le premier décembre 2009 seulement), la suite du célèbre La Nuit au Musée, dans un transfert 1080p globalement très positif. Si l’on met de côté la présence de bruit et de grain (parfois) prononcé sur certaines scènes sous-éclairées, ce transfert se montre à la pointe, et ravit par ses couleurs endiablées et chatoyantes, à la colorimétrie riche et nuancée. Celle-ci donne à voir de superbes tons primaires, et des tons ambrés, orangés avec notamment des jaunes particulièrement éclatants. Le piqué de l’image n’est pas en reste, accusant une belle densité, au rendu très argentique, naturel et fluide. Une image dense et fidèle à la source, intacte, propre et reluisante. les extérieurs jours y affichent une luminosité idéale. L’image conserve une vivacité de chaque instant et propose une très belle dynamique vidéo, que le codec AVC employé ici conserve parfaitement. Chaque plan se voit présenté avec une très belle dynamique, et au final, c’est bien le sentiment d’un pressage resplendissant qui domine. Quelques plans présentent une définition moins poussée, mais on sera ravi de l’intégration spectaculaire des effets spéciaux surprenants et très réussis du film. Intègre, bien portante, difficile de reprocher quoi que ce soit à cette édition, surtout pas au niveau de la stabilité générale et de la densité intacte de chaque plan. Une image pleine d’impact et de vie, très cinégénique, qui parvient même à transcender le film, notamment au niveau de la profondeur de champ et du relief qui naît de ces images léchées et savamment composées.
Avant toute autre chose, nous déplorons le manque total d’ambition acoustique sur la scène arrière, qui se montre aux abonnés absente, exception faite de deux ou trois maigres contributions plus conséquentes. L’essentiel du spectacle se déroule sur la façade, mais cette dernière peine tout de même à élargir le rendu et à proposer des perspectives sonores franches et marquées. En cause, son manque d’ambition et sa non faculté à proposer une scène sonore expansive, à la stéréophonie ciblée et alerte. Le canal central reproduit les dialogues de manière fort convenable, et non sans impact (largement supérieur à Fast and Furious 4 que nous avons récemment chronique ici-même sur le site). Ce canal central phagocyte l’essentiel des informations de présence et d’ambiance, tant est si bien que les deux canaux latéraux, certes vigoureux, se montreront peu à même de proposer une ampleur digne de ce nom, avec dune diaphonie séduisante. L’ensemble n’emporte guère l’adhésion, en raison d’un manque certain de « pétillance » et d’un réserve expressive qui finit par gâcher le spectacle. Relativement plat, le relief sonore n’est pas intégré tel qu’il le devrait, se montrant tenacement réservé et sclérosé aux seules zones immédiatement situées à proximité du canal central… Le registre grave y est également sous employé, mais ne démérite pas pour autant.
SYNOPSIS
Ce transfert, proposé par Universal en zone B, propose le film dans des conditions de visionnage finalement agréables. Loin de constituer une référence ultime, les images proposées ici bénéficient d’un piqué de fort bon aloi, soutenu par des contrastes pour le moins solides (scènes nocturnes excellement bien rendues, à deux exceptions près), ainsi qu’un niveau des noirs profond et homogène. Certaines séquences constituent ce que l’on a pu voir de mieux dans cette franchise qui s’éssoufle d’elle-même, avec une fort agréable cinégénie, renforcée par le cadrage en cinémascope très efficace. Le piqué de l’image s’y montre détaillé et fin, et le pressage préserve un très élégant grain photochimique, argentique, qui texture l’image lorsqu’elle en a le plus besoin, affichant par là même une patine
Posons d’emblée des réserves que nous estimons importantes : il semble indéniable, en effet, que le fil ait subi un retraitement en phase de mastering. A l’instar d’un titre comme La Momie, La Tombe de l’Empereur Dragon, chez le même éditeur, Fast and Furious 4 a visiblement subi un lifting du haut du spectre et du haut médium, puisque le rendu sur cette gamme de fréquence manque très clairement d’épaisseur et de dimension. Jamais vraiment agressif, le son du film semble amputé de quelques hertz, ce qui occasionne ce son dur, assez désagréable au final, typé, rond, carré, mais sans extension vers la finesse ou la subtilité. Tout y semble tassé sur le médium ou le bas médium, tant est si bien que a bande-son dans son entièreté semble dès le départ cantonnée à une forme d’expression, une tonalité bloquée qui atteint tout le film. La dynamique y est efficace, mais loin de nos standards, et les montées de tension produisent toujours le même type de son, rauque et assez mat, sur tous les canaux. Cette tonalité, nous la connaissons bien, puisque Universal a souvent la fâcheuse tendance à appliquer cette courbe d’égalisation sur ses titres issus de la catégorie « BlockBuster ». Fini la fluidité sonique du premier opus, envolée la ‘subtilité’ fréquentielle (toutes proportions gardées ) du second volet… Ce quatrième épisode est plus proche de l’aphasique troisième volet, qui poussait en avant les décibels, sans recours ou presque à la scène arrière, sans la moindre subtilité, et de manière creuse et répétitive, lavée de toute ouverture vers le haut du spectre et de toute aération. Ici, l‘ouverture sonore est clairement limitée, et la directivité peu optimisée, comme bloquée, handicapée, sclérosée. Attention toutefois : le mixage proposé sonne juste, propose une très belle vigueur expressive, affiche une présence dense et épaisse, mais au final, nous n’avons absolument pas été convaincus par ce qui nous a été proposé… Pire: les dialogues se montrent exécrables dans leur rendu et dans leur intégration.
Proposé fin novembre en sortie mondiale par la Fox, le film de David Fincher nous est parvenu à la rédaction, bien en avance. Avant de pouvoir lire notre chronique complète, nous avons souhaité vous transmettre notre (littéralement) émoi à la découverte de cette bande-son déjà mythique, et vous présenter, par là-même, le contenu technique de cette édition Blu-Ray hors du commun. En 2000 sortait l’édition DVD zone 1, qui ne proposait qu’une piste son en Dolby Digital 5.1, mais qui, déjà, en son temps, faisait figure de référence absolue. Une édition Allemande proposait, quelques années plus tard, une piste DTS, mais les résultats différaient guère de l’édition Nord Américaine. A ce jour, le film n’a jamais été présenté avec la pleine mesure de son spectacle auditif. Cette interminable attente touche enfin à sa fin, puisque Fox nous présente le film comme jamais auparavant: en DTS-HD Master Audio 5.1, sous 24 Bit (ndlr: TMS, peux-tu vérifier ?).
Le film méditatif et absolument saisissant de Ron Fricke, Chronos, est à présent disponible en zone A, chez l’éditeur Koch Entertainment. Tourné en IMAX 65mm, le film, sans dialogues, sans bruitages, se veut une méditation impressionniste sur le temps qui passe, tourné pour les écrans larges. Avec sa superbe photographie, le film tire grandement partie de son passage à la HD, après des éditions DVD bien décevantes, même si la dernière en date proposait une piste son encodée en DTS 96/24, et dont on avait pu apprécier un passage de cinq minutes sur un DVD de démonstration DTS. Selon nos confrères de 













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