7 mars, 2021 - 00:18
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« FIGHT CLUB »: L’absolue quintessence multicanale

brad-pitt-fight-club-photograph-cProposé fin novembre en sortie mondiale par la Fox, le film de David Fincher nous est parvenu à la rédaction, bien en avance. Avant de pouvoir lire notre chronique complète, nous avons souhaité vous transmettre notre (littéralement) émoi à la découverte de cette bande-son déjà mythique, et vous présenter, par là-même, le contenu technique de cette édition Blu-Ray hors du commun. En 2000 sortait l’édition DVD zone 1, qui ne proposait qu’une piste son en Dolby Digital 5.1, mais qui, déjà, en son temps, faisait figure de référence absolue. Une édition Allemande proposait, quelques années plus tard, une piste DTS, mais les résultats différaient guère de l’édition Nord Américaine. A ce jour, le film n’a jamais été présenté avec la pleine mesure de son spectacle auditif. Cette interminable attente touche enfin à sa fin, puisque Fox nous présente le film comme jamais auparavant: en DTS-HD Master Audio 5.1, sous 24 Bit (ndlr: TMS, peux-tu vérifier ?).


Allons droit au but: il s’agit là de l’une des plus intenses expérience de son multicanaux jamais entendue, pour ne pas dire la meilleure sur tous les terrains. Tous les indicatifs sont dans le vert, et nous ne pouvons lui accorder que des 10/10 amplement mérités sur tous nos critères de notation. L’énergie déployée est magistralement considérable, conjuguant performance technique (le film a été mixé en 1999) et savoir-faire artistique, à presque nul autre pareil. La présence d’une piste son non compressée sur cette édition Blu-Ray enjolive encore plus e résultat, offrant des perspectives acoustiques inédites et littéralement mémorables, capable, en de maintes occasions, d’endommager le matériel de reproduction. En exergue, la scène furtive du crash aérien en plein vol: il est FORTEMENT conseillé de réduire dramatiquement le volume sous peine de souffler l’intégralité de ses enceintes en moins de deux secondes. Face à une telle attaque de dynamique, il ne fait absolument aucun doute que bien des enceintes y laisseront leurs peau. Le résultat se montre sidérant de violence acoustique et représente, à n’en point douter, la meilleure scène d’emploi de gamme dynamique jamais entendu à ce jour. Le reste du film est à l’unisson, avec une réponse en fréquence démentielle, et une exploitation du paysage 5.1 p-e-r-m-a-n-e-n-t-e, jamais occlusive, toujours ouverte et raffinée, incrustée de vie à chaque plan sonore. La scène arrière regorge de détails et d’extensions, remplissant totalement la  pièce d’écoute d’une myriade de subtilités et attaques plus franches les unes que les autres. Le canal de grave, anthologique, aura la peau de nombreux caissons tant il déploie des ondes sonores qui frisent l’irrévérence domestique. La netteté acoustique de la bande-son est telle qu’elle imprime un tissu réaliste et expressionniste comme on a rarement pu en expérimenter. Parfaits en tout points, les dialogues se montrent francs et massifs, à l’image de la scène frontale, alerte et expansive, qui suit les cadences des images avec une efficacité sans commune mesure.

 

Tous les superlatifs sont en effet à employer pour qualifier cette bande-son extrême qui constitue un sommum absolu et s’impose comme la référence des références. L’écart entre la piste DTS 5.1 mi débit de la version française et celle encodée en DTS-HD Master Audio est également colossal, dès le générique d’ouverture. A aucun moment la versuon française ne s’approche ne serait-ce que la cheville de la piste son lossless. Pour évoquer l’image, elle se montre argentique, fidèle, fine, détaillée. Remasterisée à l’occasion de a sortie du film, elle s’offre une nouvelle fraicheur et restitue au mieux l’univers noir, sombre et poisseux dans lequel baigne le film.

 

Sans conteste, LE Blu-Ray à posséder, ne serait-ce que pour le film, et pour ce court supplément consacré au génialissime sound designer Ren Klyce, qui oeuvre aux côtés de Fincher depuis 1983. Ses anecdotes sont lumineuses, et sa définition du rôle du mixeur et du sound designer est éloquente: « nous peignons un paysage sonore au même titre qu’un chef opérateur le réalise avec ses images ». Présenté en HD, ce court supplément donne la parole à l’une des plus brillantes figures du son au cinéma, et qui s’y illustre depuis le début des années 90. Indispensable, tout simplement.

 

Nous confirmons également la non rétrogradation de la piste DTS-HD Master Audio en High Resolution au débit fixe, une vieille habitude de l’éditeur. Ici, il s’agit bien de son numérique sans perte, en Master Audio 5.1.

 

Nous sommes remplis d’une joie intense à l’idée de la sortie du film de Fincher, puisqu’il s’agit là de l’une des éditions Blu-Ray à intégrer absolument dans sa vidéothèque.

 

 

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A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
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