13 octobre, 2015 - 07:27
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« LES LASCARS »: Test Blu-Ray



lascars-1SYNOPSIS

Condé-sur-Ginette, en périphérie d’une grande ville, à mille lieux du sable chaud, des cocotiers et du bleu océan des Caraïbes. C’est l’été. Le soleil brûle le chrome des mobylettes, réchauffe le bitume des tours, asphyxie les halls d’immeubles et crame les esprits. Ici, tout le monde rêve des plages de Santo Rico. Certains plus que d’autres. Pour Tony Merguez et José Frelate, les deux MC’s du quartier, le départ est imminent. Mais l’agence de voyage responsable de leur billet a zappé le nom de la destination. Retour à la case Ginette ! Pour refaire surface, Tony se mue en Montana façon Scarface et tente de refourguer un peu d’herbe fraîche  » gentiment  » prêtée par Zoran, brute épaisse aux pieds pas vraiment d’argile. José de son côté joue les Don Juan dans une grosse villa, occupée par Momo l’incruste et la belle… Clémence. Tout aurait pu rouler, si une maîtresse en furie, des réalisateurs plutôt amateurs, un sauna norvégien, des policiers énervés ou encore un juge coriace, n’en avaient décidé autrement…

DOSSIER DE PRESSE

Avant de faire l’objet d’un film, Les Lascars étaient diffusés sur le petit écran. Sous forme de sketches d’une minute, la série, le temps de deux saisons, a su créer l’évènement. Le phénomène Lascars s’exporte et se vend dans plus d’une vingtaine de pays. Disponible sur Internet, la série continue aujourd’hui de générer un très grand nombre de clics (20 millions de visionnage). Parallélement à la série télévisée, les Lascars font également leur show sur bande-dessinée.

C’est à Alexis Dolivet, Laurent Nicolas, Numéro 6, Cap1 et aux deux rappeursLucien Papalu et Izm que l’on doit Les Lascars. Désireux, dès le début de l’aventure, d’en faire un film, cette bande de joyeux lurons n’arrivent pourtant pas à convaincre des producteurs frileux. Ce n’est que 9 ans après la première diffusion de leurs sketches que le film se fait. Une aventure qui prend forme grâce à Roch Lener, producteur du film et sans qui le long métrage n’aurait jamais vu le jour.

Si Les Lascars est l’oeuvre de plusieurs mains, tous les créateurs de la série semblent s’entendre sur un point: le ton donné. Ils ont tous grandi avec ce qu’Eldiablo appelle « la culture hip hop », qui regroupe tant la danse, que le dessin ou encore la musique. Une culture ultra urbaine donc qui plonge les créateurs de la série dans un milieu qu’ils maitrisent mieux que personne puisque « Les Lascars, c’est nous avant tout ! On s’est inspiré de notre quotidien, de nos amis, de nos délires… Les Tony Merguez, José Frelate, Sammy et Narbé, on les connaît tous ! »

Diplômés de l’Ecole des Gobelins en 1997, Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz travaillent au sein de Millimages depuis 1998. Tandis que le premier se spécialise dans la réalisation de séries d’animation, le second est 1er assistant réalisateur sur les séries télévisées. Duo solide depuis déjà 10 ans, ils réalisent, avec Les Lascars, leur tout premier long métrage.

Si la série connait un joli succès audiovisuel, les producteurs à vouloir franchir le cap du grand écran ne sont pourtant pas nombreux. Afin de les rassurer, les producteurs de la série décident de créer un pilote, dans lequel ils mettent tous les ingrédients d’un succès déjà au rendez-vous: de l’humour, de l’action et un décor urbain et moderne inédit, le tout en 2D ou 3D ! En outre, les comédiens pressentis pour poser leur voix enregistrent un message à l’attention des éventuels partenaires. Le casting (de rêve) et la video font leur effet puisque France 2, Canal + et Studio 37 signent immédiatement.

Les acteurs ont enregistré leurs voix très peu de temps après la finalisation du scénario. Afin que chacun des comédiens ne soient pas prisonnier de son personnage, l’équipe du film a préféré procéder à l’enregistrement des voix avant de finir l’animation. De cette façon, les acteurs étaient plus libres pour rentrer dans leur rôle et livrer une interprétation moins rigide.

Afin de fédérer un large public, les réalisateurs et producteurs du film ont tenu à faire un film d’animation de qualité. Pour ce faire, Thomas Digard, directeur de l’animation, a travaillé entre « la prise de vue réelles, l’animation japonaise et le cartoon américain », le tout en mélangeant la 2D et la 3D !

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC Mpeg-4
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.78:1
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot France Télévisions Distribution

lascars-2Cette édition Blu-ray propose une vision intacte du film, et offre des résultats visuels sidérants de netteté, de chaleur, et de précision. Le tout premier plan pose déjà le décors: un design ultra-détaillé, un photo-réalisme appliqué, pas l’once d’un défaut, et une stabilité d’image sans la moindre défaillance. Oublions Pixar et Disney… le rendu vidéo est en tout point s-i-d-é-r-a-n-t de justesse, pour peu que l’on accepte cette animation saccadée caractéristique de la série. Un travail par couches successives a été appliqué: chaque plan est en ce sens visible et se distingue des autres: premier plan, plan moyen, et arrière-plan. D’un plan à un autre, l’image préserve sa précision et son impact visuel. Les grands angles ou plans larges sur les décors proposent tout bonnement ce que l’on a pu voir de plus beau et réussi de toute l’histoire du support Blu-Ray. Les contrastes se montrent terrassants de précision, sans oublier la définition de l’ensemble, qui fait littéralement redécouvrir son projecteur/téléviseur. Des personnages 2D sont ainsi incrustés dans certains décors 3D. Ceux-ci se montrent photo-réalistes, et intègrent des éléments dessinés à la main. Intacte et vierge de tout défaut, l’image préserve un lissage stupéfiant, doublé d’une propreté à toute épreuve. Totalement dimensionnée et tridimensionnelle, elle laisse apparaître une palette colorimétrique très nuancée, aux tonalités d’une richesse inouïe. Chaque plan incorpore en effet une gamme chromatique dingue de richesse et d’amplitude, aux tons primaires éclatants (pour ne pas dire « pétants ») et saturés à souhait, et aux demie-nuances acérées. Une véritable e-x-p-l-o-s-i-o-n de couleurs qui illumine chaque cadre, et qui devrait rendre les téléviseurs de dernière génération à la fête. La gamme dynamique vidéo se montre illimitée, et l’on ne peut que se régaler à se laisser aller et à plonger dans cet univers farcesque inouï, qui se double d’une réalisation supra-dynamique, aux cadrages sophistiqués et ambitieux. Lors des plans larges, un arrêt sur image permet d’apprécier chaque gamme de l’image, chaque parcelle du plan. Admirez les micro-détails des bâtiments, de la route, la richesse des textures appliquées, la finesse du trait, la profondeur quasi-vertigineuse de l’image, et l’amplitude extrême des couleurs à l’écran. Difficile de trouver mieux. Une singularité picturale étouffante de vivacité, qui donne du fil à retordre aux moteurs vidéo des matériels de reproduction. Anthologique. Quant aux performances du codec AVC, elles ont de quoi laisser sans voix elles aussi: pas un pixel qui traîne, absence totale de bruit vidéo, clarté souverraine jusqu’au plus profond de l’arrière-plan, aucune fluctuation.. Une véritable publicité vivante pour les mérites des nouveaux codec compressifs couchée sur galette.


SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français
blue-dot DTS-HD Master Audio 2.0: Français
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: n/a

lascars-3Mais le spectacle ne s’arrête aucunement aux images… La piste son DTS-HD Master Audio 5.1 constitue pour sa part un modèle absolu de réussite acoustique. Sa transparence, sa vitesse de représentation et sa précision en font une piste de démonstration, qui n’a de cesse de s’affiner. Diaboliquement réaliste, elle propose une énergie acoustique qui laisse totalement sur le carreau, et représente un démonstration absolue des vertus du son numérique sans pertes. On jurerait qu’il s’agit de 24 Bit et de 96 Khz, et de mémoire récente, nous n’avons pu entendre de telles performances au niveau du rendu du tissu sonore et de sa dextérité d’évocation. La scène arrière n’est pas employée en permanence (elle se montre quelque peu anémique même), mais au vu de la justesse de l’ensemble, du piqué acoustique de l’arc frontal, le plaisir de la découverte est immense. On se demanderait même, en faisant grimper les décibels, si nos enceintes pourraient encaisser de telles rafales de présence. Aucun offset, aucun soucis de volume, un Bitrate audio que l’on devine plutôt généreux etc… Des performances d’ensemble qui magnifient les différentes musiques incrustées dans la chair des images: rap, RnB, etc etc… possèdent une vigueur et une présence dans la bas du spectre qui incittent, régulièrement, à baisser le volume sous peine de souffrir non pas de fatigue auditive, mais d’un débordement jouissif de décibels. Le réalisme acoustique dépasse allègrement ce que l’on connaît d’un CD Audio pour ne citer que lui, et chaque parcelle de la bande-son recelle d’un pouvoir de représentation inouï. Epais, volumétrique, dynamique et profondément « projeté », le son se montre  la hauteur des images. Hautement directif (stéréophonie expansive en diable), il possède une fraîcheur et une propreté sans pareils, avec notamment un haut du spectre particulièrement ouvert et détendu, richement exploré, d’où ces sonorités si propres et aiguisées. Le travail de création sonore est audible dans chaque plan: ambiances urbaines, arrières-plans sonores, véhicules, son on-screen se montrent immédiatement notables. La spatialisation y est très pointue et suggère une immersion fine et dense à la fois. Effets et ambiances trouvent leur chemin le plus naturellement au monde, forts d’un positionnement spatial rigoureux et précis. En outre, la bande-son possède ces caractéristiques physiques de chaleur et de rondeur, de poids et de solidité… et se voit octroyée une dynamique absolument incendiaire. Nous sommes à court de superlatifs…

Un travail de pointe, visible également sur l’enregistrement des voix: totalement lavé de toute forme de distorsion ou de compression, elles affichent une décompression et une puissance de rendu qui laissent sérieusement sur place. Les percussions de la musique rugissent dans le canal de renfort de grave, puissant et détendu, qui explore au mieux l’infra-grave. Lors de certaines séquences, la vision acoustique 5.1 se montre dantesque de précision, et arracherait presque les membranes des enceintes. L’ensemble ne se montre pas moins nuancé et agile, focalisé sur certains gags ou situations assimilées qui recentrent les lignes de force sonore au coeur d’un arc frontal armé d’une dynamique monstrueuse et d’une précision chirurgicale. L’explosion finale regorge de subtilités, et les multiples scènes de fêtes/boîtes de nuit éclatent tout sur leur passage, sans qu’un seul canal pâtisse d’un affaiblissement tel que l’on pouvait les entendre sur DVD. Sur ce titre, le codec DTS-HD Master Audio se montre rugissant et parfaitement à même de restituer la vigueur, l’énergie dévastatrice et la dynamique défoulée du mixage originel. La non compression laisse le champ libre aux exagérations les plus folles, et l’on ressent vraiment l’esthétique sonore et ses nuances internes. Une représentation intègre au possible que l’on jurerait tout droit sortie du studio de mixage, présentée dans sa forme la plus pure, la plus intense, la plus propre. Les amplitudes sont conservées, et les masses sonores ne souffrent d’aucune forme de compromission, ne tombant jamais pour ainsi dire dans les divagations compressives. Une décompression qui s’entend, se perçoit et se ressent comme rarement, un décapsulage acoustique qui nous a tout d’abord surpris, puis émerveillé. Nous ne saurons que vous le conseiller le plus chaudement du monde.

 

INTERACTIVITE

  • Making-of (22 minutes)
  • Enregistrements des voix (13 min)
  • Enregistrements Los Angeles (2 min)
  • Scènes coupées
  • Tournée en province filmée par Vincent Desagnat
  • Modélisation des décors et des personnages
  • Planches d’animation
  • Fabrication des décors
  • Abécédaire des Lascars
  • Commentaire audio des cinéastes
  • Les Lascars se tapent l’affiche

L’interactivité se montre riche pour sa part et accompagne pleinement le film. On regrettera qu’elle ne soit présenté qu’en SD 480p…


Notes du disque

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
3lascars chronique DTS-HD Master Audio 5.1 duo-lascars France Télévisions Distribution hd Lascars lascars-sonor lascars2 lascarsdcors lascarsdecor les-lascars-blu-ray photosdelascars1 test blu-ray test-blu-ray-lascars test-bluray-hd-numerique-les-lascars test-bluray-lascars TOP IMAGE TOP SON zone B

A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
  • http://joreviews.blogspot.com J06200

    Je suis en train de rediger mon petit test, comme toujours moins pousse que le tiens, mais a mon avis il faut vraiment qu’un maximum de gens decouvrent ce petit bijou!

    En tout cas bien content d’avoir achete une platine Zone B en plus de ma Zone A

  • Cornwall

    Heureux que tu aies apprécié !
    En effet, sacrée claque technique, mais petit tirage, difficile à trouver en magasin, et pourtant ! Très supérieur à ce quel’on peut entendre ailleurs.

    Bien à toi

  • http://joreviews.blogspot.com J06200

    J’ai vu le film hier soir et quelle claque!

    Surtout au niveau sonore, je pense ne jamais avoir entendu ca!

    Bien au dessus d’un Transformers dans la dynamique et la finesse, d’une précision chirurgicale, mais aussi d’une amplitude:

    On a l’impression d’avoir une pièce 3 fois plus grande!

    En passant 2012 après j’ai eu l’impression d’une bouillie sonore.

    Un vrai dépucelage audio.

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