13 octobre, 2015 - 04:46
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« THE CHASER »: Test Blu-Ray

The ChaserSYNOPSIS

Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, reprend du service lorsqu’il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Très vite, il réalise qu’elles avaient toutes rencontré le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joong-ho se lance alors dans une chasse à l’homme, persuadé qu’il peut encore sauver Mi-jin, la dernière victime du tueur.

DOSSIER DE PRESSE

The Chaser a remporté le Grand Prix Action Asia au Festival du Film Asiatique de Deauville en mars 2009. Le Jury était alors présidé par le réalisateur français Xavier Gens. The Chaser est le tout premier long-métrage réalisé par Hong-jin Na. Cela ne l’a toutefois pas empêché d’être projeté à Cannes en Sélection Officielle Hors Compétition. Le réalisateur a choisi les acteurs principaux pour leur physique. Hong-jin Na :« Ce qui était capital, c’était le sentiment bestial qui devait se dégager d’eux, dès leur première apparition », explique-t-il. Le tournage a eu lieu dans la ville de Séoul, durant 85 jours. Il s’inspire de faits réels. Le film a été conçu comme un véritable hommage au film noir :« C’est un hommage à la tradition du film noir où l’inversion des valeurs est presque devenue une convention, explique le cinéaste, mais c’est également un constat de la dégradation de la société contemporaine. »

Une oeuvre remarquable au style aiguisé, entre polar et thriller. Le cinéaste étonne par sa qualité à concevoir des séquences d’une efficacité sensationnelle, tant dans la narration que dans la performance formelle. Si l’on excepte le creux situé au coeur du métrage (35 minutes inutiles et d’une vacuité sans fond), the Chaser s’impose comme l’un des thrillers les plus aboutis et les plus intenses de ces dernières années. SOmbre et âpre comme l’enfer, il sonde l’âme humaine de manière surprenante et c’est avec un plaisir coupable que l’on se laisse prendre dans toutes ses circonvolutions. Une expérience fascinante, au final grandiose.

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot FORMAT: CinémaScope 2.39:1 environ
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot M6 Vidéo

The Chaser

Ce transfert, proposé par M6 Vidéo, propose le film dans des conditions de visionnage absolument excellentes. L’image se montre exceptionnellement détaillée, tirant pleinement profit de l’extension de la gamme dynamique vidéo offert par la Haute Définition. Une finesse caractéristique, un rendu argentique, des cadres superbes en CinémaScope, très travaillés, des lumières urbaines parfaitement détaillées… Un ensemble de conditions réunies qui dispose de très sérieux atouts pour mettre cette œuvre unique en lumière. Les contrastes se montrent ravageurs, mais le bémol vient des scènes de nuit : elles ne laissent, la plupart du temps, filtrer des gris en lieu et place de noirs intenses et profonds, donnant à voir un aspect surréel, qui n’est pas étranger au projet de mise en scène. La limpidité des images n’a d’égal que la perfection souvent atteinte de la définition, qui détaille l’image au maximum (scènes en extérieur jour de la seconde partie du film et de son très long dénouement anthologique). L’image offerte ici se montre limpide, diablement cinégénique, parfaitement fluide, et dynamiquement impeccable. La température colorimétrique allie de nombreuses variations, offrant des palettes de couleurs chatoyantes ou ambrées, et d’autres bien plus sombres. L’étalonnage numérique dont a bénéficié le film semble irréprochable. Contours, arrière-plans, profondeur de champs explosent naturellement à l’écran en de maintes occasions, détaillant des images riches et chaleureuses, stables et intenses. La haute teneur cinégénique du film brille sur les séquences clés du métrage, mais une grave réserve vient amoindrir la perfection ambiante : l’emploi, sporadique et non systématique, d’un réducteur de bruit dont le but est de débruiter l’image. Il s’illustre à l’cran par la présence d’aplats ou de simplifications, parfois très gênants pour ceux qui sauront les repérer. Pour le reste, une pointe de shimmering fait de temps à autres son apparition. Voici une image dynamique, précise, profonde, détonante même, et dont la présentation en Blu-Ray constitue une évidente réussite.


SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français, Coréen (sous-titre Français)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET:  n/a
blue-dot BITRATE: n/a

wrestler-3

Le genre du film se prête bien volontiers à une exploitation spécifique du champ sonore, et The Chaser n’y échappe aucunement. Deux détails frappent l’attention dès les premiers instants : la clarté expressive et la richesse artistique du mixage. Sur le terrain technique, le format DTS-HD Master Audio 5.1 se voit pleinement exploité (principalement en VO, plus riche, plus épanouie, et surtout bien plus précise dans le rendu des ambiances). Il affirme sa supérioté sur la clarté des messages audio, la lisibilité du spectre, et la dynamique parfois incendiaire dont le mixage est capable. A ce titre, les apparitions de percussions qui rythment les courses poursuites décollent littéralement les boomers des enceintes, octroyant au film un confort auditif de premier choix et des valeurs dynamiques aériennes et raffinées. Les 24 Bit de définition acoustique se voient pleinement exploités, et procurent aux sons une patine très particulières, autour de la scène frontale, et jusque vers les voies arrières, qui profitent d’un traitement tonal équivalent à celui des voies avants en terme d’égalisation, d’où ces ‘appairements’ parfaitement réussis, et cette gestion des masses sonores subtile et profonde. Sans s’imposer sur l’intégralité du film, la scène arrière saura proposer une réserve expressive consistante et impactante. On regrettera le manque de ‘lumière sonore’ de ces deux canaux arrières, qui ne s’activent que sporadiquement, et ce même si la façade suffit à créer un paysage sonique ample et détaillé. L’enregistrement (ainsi que le montage des sons) se révèle absolument idéal : dynamique, fort et puissant, il plonge le spectateur dans un dédale de détails dont la finesse se voit répartie aux quatre coins de l’installation. Mobiles et fugaces, les masses sonores s’installent sur la façade avant, de manière détendue et vaste. Ambiances et effets sont distillés avec le même sens d’ampleur et  de largeur scéniques. Seuls les dialogues, pourtant enregistrés avec soin, se détachent quelque peu de cet ensemble, manquant d’une dose d’intégration plus poussée, et d’une épaisseur plus dense. Le registre grave, très expressif, propose pour sa part des nappes d’infra dans les scènes les plus violentes, et jouit d’une créativité régulièrement renouvelée dans son exploitation du bas du spectre. Souvent cristallin, le son proposé ici évoque quelque peu le second volet de la saga Infernal Affairs, avec son univers sonore très composé et détaillé, dynamique et immédiat, transparent et impactant. Les sons possèdent vitesse et profondeur, tout comme la partition, orchestrale ou parfois plus simplement panoramique panoramique, très solidement intégrée, qui décrit un superbe espace stéréophonique avec des aérations sur l’arrière très fluides. La spatialisation aurait pu se montrer plus poussée, mais les résultats étonnent d’un bout à l’autre, notamment au nivau des ambiances, souvent tridimensionnelles, mais toujours cohérentes et justes.

 

La supériorité de l’encodage lossless, comme le signalions plus haut, est ici pleinement visible et audible : la hauteur du son, ses inflexions, sa précision sur le terrain de la dynamique, la richesse du découpage des plans sonores, la profondeur de champ acoustique créée n’ont de cesse d’éblouir, dépassant allègrement le rendu en simple Dolby Digital d’une édition DVD. Aucune zone sombre, aucun phénomène de ‘pumping’, une lisibilité optimale, une intensité, une épaisseur volumétrique et une immédiateté permanente des sons, sur le terrain du réalisme acoustique, parachèvent une expérience fort réussie qui incite à pousser le volume pour profiter au mieux de l’épaisseur du tissu sonore et de sa dimension multicanaux souvent très poussée, pour ne pas dire diablement sophistiquée. Chaudement recommandé.

 

INTERACTIVITE

  • La genèse du projet (12’)
  • À propos du tournage (23’)
  • Scènes commentées par l’équipe du film (28’)
  • Scènes coupées commentées (8’)
  • « Le traqueur et le traqué » (15’)
  • Commentaires audio du réalisateur et des acteurs (sous-titré en Français)


Notes du disque

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

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A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
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