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hurtlocker-2

Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive.

 

Le film que réalise Kathryn Bigelow est en soi l’un des objets cinématographiques les plus incompréhensibles qui soient… Sans susciter la moindre adhésion, ni le plus profond rejet, il réalise un parcours narratif que certains trouvèrent exceptionnel,au point de le considérer comme l’un des plus vibrants exemples de film « parfait »… Une expérience à vivre, quoi qu’il en soit. Pas aussi prometteur que ne laissait présager son incroyable bande-annonce (voir plus bas), mais rempli de surprises, et pourvu d’un filmage innovant parfois.

Le film sera disponible chez Lionsgate (zone A, quid du zonage… )et Optimum Home Enetrtainment (zone B). Une piste DTS-HD Master Audio 5.1 sera incluse, tandis que le transfert vidéo sera proposé en 1080p et au format CinémaScope. Sur le flanc des suppléments, vous trouverez:

  • Behind the scenes
  • Interviews with cast and crew
  • Photo gallery
  • Backstage

Une sortie Française en zone B est à envisager chez M6 Vidéo. Rien de disponible pour le moment, mais il est possible de prédire la présence d’une piste DTS-HD Master Audio 5.1 (VO et VF).

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 29 - 2009 News preview

gijoe

Réalisé par Stephen Sommers, le film G.I Joe : Le réveil du Cobra sera disponible en édition Blu-Ray le 10 décembre prochain chez Paramount. Les pistes audios sont en DTS-HD Master Audio 5.1 pour la version anglaise,  et seulement Dolby Digital 5.1 pour les versions française, espagnole, italienne et allemande (640 Kbps). Comme nous l’évoquions il y a de cela quelques temps, le film dispose de l’une des meilleures bandes-son de cet été 2009, et devrait, au vu des chroniques de l’édition zone A (d’ailleurs region free)  constituer une pièce de choix pour les audio-cinéphages. Conjuguant agressivité soutenue et ambiophonie prononcée, la bande-son et son mixage atteignent des sommets de dinguerie acoustique, accompagnant avec bonheur les image balourdes du metteur en scène.

Le prix de vente annoncé est de 25 Euros.

Parmi les bonus, l’éditeur proposera un commentaire audio du réalisateur Stephen Summers et du producteur Bob Ducsay, le making of du film, et Action « Next-Gen », documentaire sur les effets spéciaux et graphismes de G.I Joe.

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 26 - 2009 News

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Un jeune couple suspecte leur maison d’être hantée par un esprit démoniaque. Ils décident alors de mettre en place une surveillance vidéo durant leur sommeil afin d’enregistrer les évènements nocturnes dont ils sont les victimes. Les images récupérées de septembre à octobre 2006 ont été montées en un film de 86 minutes, « Paranormal Activity ».

 

Le film de tous les records, baptisé « le plus horrifique de tous les temps », Paranormal Activity va faire l’objet d’une édition DVD et Blu-Ray (deux disques-copie numérique) en zone A. Lisible sur les platines zone B (l’éditeur ne zonant presque jamais ses sorties), le film se verra proposé en 1.78 et en 1080p. Paramount confirme également son engagement aux côtés de DTS, rompant ainsi avec l’emploi de pistes Dolby True HD, puisque le film se verra encodé en DTS-HD Master Audio 5.1. On en attend beaucoup, bien sûr… mais la nature ‘vidéo’ du métrage, et sa captation de sons supposément live ne jouera pas nécessairement en cette faveur… Réponse le 29 décembre prochain, en attendant une sortie salles Française.

 


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 26 - 2009 News preview

fringe-season1SYNOPSIS

Fringe est une série télévisée américaine co-créée par J. J. Abrams, Alex Kurtzman et Roberto Orci. La série met en scène la Fringe Division Team, une section du FBI basée à Boston dans le Massachusetts (Etats-Unis) et chapeautée par la NSA. Cette équipe a recours à ce qu’on appelle en anglais la « fringe science » – littéralement, « les sciences marginales » – pour enquêter sur des phénomènes étranges et inexpliqués à travers le pays. Ces phénomènes sont désignés comme faisant partie du « projet ». La série est décrite comme un croisement entre X-Files, Au-delà du réel, The Twilight Zone et Dark Angel1.

DOSSIER DE PRESSE

Fringe suit les aventures de l’agent spécial du FBI Olivia Dunham, du savant fou Walter Bishop et de son fils touche-à-tout Peter Bishop alors qu’ils enquêtent sur certains aspects des sciences marginales : maladies rares, cryptozoologie, transhumains avec des capacités psychiques, téléportation, etc. De par le monde, une série d’expériences collectivement appelées le « projet » se produisent sans aucune raison apparente. Dunham, Peter et Walter ont pour mission d’enquêter sur ces évènements afin d’en déterminer la source. La multinationale Massive Dynamic, une compagnie de pointe dans la recherche et les hautes technologies, est étroitement liée à ce projet tandis que son ennemi, la cellule bioterroriste ZFT, orchestre toutes sortes de ces expériences afin de se préparer à la singularité technologique. Au cœur du combat entre ces deux factions se trouve un nootropique appelé le Cortexiphan, développé par Walter Bishop et son ancien associé, William Bell, et qui a servi à traiter plusieurs enfants, dont Dunham…

C’est la quatrième série créée par Abrams — après FelicityAlias et Lost, les disparus — et sa troisième collaboration avec Roberto Orci et Alex Kurtzman (TransformersStar Trek XIMission : Impossible III et Alias). Elle est produite par Warner Bros./Bad Robot. À l’inverse de son autre série, LostJ. J. Abrams promet que l’arc narratif sera plus facile à suivre et plus accessible à ceux qui ne sont pas assidus à la série. Elle parle d’un chercheur nommé Walter Bishop (décrit par Orci comme un « Frankenstein mélangé à Albert Einstein »), de son fils, et d’une agent spéciale du FBI qui va les rassembler par le biais d’une branche spéciale du FBI dirigé par un certain Broyles. La série est présentée comme un croisement entre X-Files, aux frontières du réelAu-delà du réel et La Quatrième Dimension avec lesquelles elle partage les mêmes incohérences et les mêmes grosses ficelles (une pincée de World Trade Center, des dimensions parallèles et des savants fous). La série, comme plusieurs séries précédentes d’Abrams, est créée sur la base d’une mythologie dominante.

La FOX a lancé une campagne télévisée ayant pour but de faire repérer aux téléspectateurs un personnage récurrent, « The Observer », apparaissant discrètement à chaque épisode de la série.

 

BLU-RAY: FAITS TECHNIQUES

Warner présente la série de JJ Abrams avec son interface de navigation traditionnelle. Ainsi, lors de l’insertion de l’un des disques, la série démarre de manière brutale, sans crier gare… L’inconvénient que pose cette navigation, pour laquelle le menu principal a été désactivé (il ne sera accessible que lors de l’appui de la touche POP-UP MENU), apparaît très vite: navigation peu optimale, qui vous oblige à presser la touche pop-up menu afin d’accéder à chaque épisode et à son titre. Le chapitrage se montre réalisé en dépit du bon sens: quelconque, voire pénible à utiliser, il réalise des bonds de 30 minutes à chaque fois, et ne permet pas de passer à l’épisode suivant de manière agréable. Lors de l’appui sur la section « suppléments », le spectateur est aiguillé vers un sous-menu proposant, selon les épisodes, un contenu connexe. Les suppléments se montrent courts et brefs pour la plupart, à l’exception des commentaires audio. Certains épisodes en sont dépourvus; les titres de ces suppléments sont récurrents à travers la saga.

 

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blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.78:1
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot Warner, France, disponibilité:  novembre 2009

fringe-chro-2Les vingt épisodes que compte cette première saison sont présentés en 1080p, au format 1.78:1. Globalement, impossible de reprocher grand chose à la section image, qui se montre très relevée: définition acérée, très belle gamme colorimétrique selon les épisodes, exposition et luminosité idéales… Il en ressort des images nettes, denses, et piquées, qui évoquent très rapidement la Haut Définition. Quelques bémols s’invitent toutefois, au point de générer une certaine frustration: la présence d’une granularité importante sur de très nombreuses séquences nocturnes ou sous-exposées. Ceci trahit la nature argentique des images, bien évidemment, mais vire très rapidement à la purée de pois, voire au bruit numérique (apparitions d’étranges points et lignes blancs sur certains plans). Un inconfort notable tout de même, qui se montre plutôt surprenant. Mais dans l’ensemble, difficile de ne pas succomber à la densité des images, ainsi qu’à leur stabilité.

Globalement, l’image proposée ici séduit totalement, et propose une lisibilité optimale, loin de ce qui était visible lors de sa diffusion sur la TNT HD, sur la chaîne TF1. La définition y est davantage poussée, le premiers-plans nets et définis, et ce sentiment de douceur qui dominait parfois sur la diffusion TNT HD laisse ici place à des images denses et relevées, au point de révéler les quelques erreurs (en est-ce vraiment?) de focus/mise au point. Un exemple parlant, qui illustre les capacités du format Blu-Ray sur ce titre: lors e la première entrevue entre Olivia et Walter, lors de l’épisode un, notez les ajustements du focus. La mise au point se déroule en direct sur les visages des personnages, qui passent progressivement d’un certain flou à une mise au point plus aboutie en quelques secondes. Le codec VC-1, associé à la précision du transfert, ne gomme pas cet effet, et permet de mettre à nu le coeur même des images. Cet épisode pilote, brillamment mis en scène, permet pour sa part d’apprécier l’élégance formelle dont fait preuve la mise en scène de la série. Elle récupère, à l’occasion de son passage sur Blu-Ray, une amplitude visuelle et une précision sans commune mesure. Des images denses et précises, rigoureuses, à l’étalonnage colorimétrique riche (en intérieurs ou extérieurs) et varié. Une excellente réussite, pour peu que l’on passe sur certains aspects moins réussis.

 

son2

blue-dot DOLBY DIGITAL 5.1: Anglais (640 Kbps)
blue-dot Français 2.0, Espagnol, Italien…
blue-dot 16 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: 0 dB
blue-dot BITRATE: n/a

fringe blu-rayL’éditeur n’a, en revanche, pas corrigé le tir par rapport à l’édition zone A… L’absence de piste audio non compressée se fait souvent cruellement ressentir, et ce même si l’éditeur n’est pas le plus prompt sur ce terrain, ses pistes Dolby True HD ne se distinguant que très peu des pistes en Dolby Digital standard… Ici, il faudra se contenter de ce dernier format, présenté sous 640 Kbps (constants) sur l’intégralité de la saga, et uniquement en version originale. Le mixage offre une gestion très conventionnelle de la scène sonore, comme c’est régulièrement le cas sur des séries télévisées, la scène sonore n’étant pas particulièrement travaillée en raison de contraintes budgétaires qui diffèrent de celles du cinéma. Rappelons aussi qu’une série télévisé est amenée à être multiplexée et vue de sa diffusion sur les ondes, d’où une réduction importante de la bande-passante accordée au son… Naturellement, les sound designers oeuvrent avec talent et passion, et ce sont davantage les bruitages iconoclastes, bariolés, parfois violents et l’univers acoustiques de la série qui se verront mis en avant au coeur de la scène sonore. Même si celle-ci ne rugit pas autant qu’on l’aurait souhaité, elle ne manque aucunement d’envergure, accusant une très agréable dynamique, et une propreté au niveau de la réponse en fréquence qui met très clairement en avant un grand nombre de détails, jusque vers le canal de grave, sporadiquement exploité avec une belle profondeur. Dynamique avenante, scène frontale relevée et très nette, découpage spatial souvent efficace à défaut d’être innovant… Au grand final, des conditions techniques somme toute plutôt positives font oublier l’absence, impardonnable, de codec audio dit lossless.

Néanmoins, l’éditeur, pour une fois, n’a pas inclus d’offset (normalisation des dialogues) sur cette piste son. Exit les -4dB (ou plus) habituels, imposés par l’éditeur, ce qui permet de découvrir la série sans avoir à jouer avec sa télécommande et à faire monter les décibels en début de diffusion. Cette piste 5.1 conventionnelle parvient même à offrir davantage de volume et de présence que la piste Dolby True HD du dernier Harry Potter, chez le même éditeur… Les quatre premiers épisodes profitent d’une très bonne dynamique, et exploitent la scène arrière de manière notable: explosions, musiques, ambiances… Les autres épisodes ne profitent pas du même confort, et n’offrent presque absolument rien sur l’arrière. Toutefois, la dynamique globale se montre acérée, au point qu’il est possible d’affirmer ici que cette série constitue l’une des plus belles surprises de la part de l’éditeur sur le terrain acoustique, depuis fort longtemps… Le bref générique ne manque aucunement d’envergure, et les voix des personnages se montrent pleines et entières, un (vraiment) excellent point pour une série télévisée. La façade avant affiche un bel équilibre, et propulse un certain luxe d’informations sonores et acoustiques, qui brillent par leur clarté et leur naturel. Très surprenant pour une piste Dolby Digital standard. Une certaine stature habille le rendu acoustique offert ici, avec un très bonne réponse en fréquence, des aigus qui filent (contrairement à tous les titres de l’éditeur…) et une zone médium jamais tassée mais toujours pertinente. Une réussite.

 

POLEMIQUE

Là où le bas blesse singulièrement, et donne lieu à une belle polémique, c’est sur le présence fantomatique d’une piste son proposée en version Française. Selon nos confrères de www.blurayenfrancais.com, et d’après les commentaires laissés par des visiteurs possédant le coffret, certains exemplaires de ce dernier se verraient totalement dépourvus de la dite VF. Aucune mesure (ou presque) ne semble avoir été prise… du moins pour le moment… Les identifiants des coffrets fautifs et ceux des coffrets proposant cette VF sont absolument identiques… En d’autres termes, lors de votre achat, il est tout à fait possible que vous vous retrouviez avec un exemplaire de ce coffret dépourvu de version Française. Une « loterie » inexcusable, qui pourrait bien se retourner sévèrement contre l’éditeur en ce début de période de fêtes… et qui fait état d’un manque de rigueur inexcusable. Certes, rien ne vaut une écoute en version originale, d’autant que cette version Française ne se voit proposée qu’en… Dolby Digital 2.0, sous… 192 Kbps… Les sous-titres, pour leur part, sont bel et bien présents. Avant d’en savoir plus, nous tenions à vous faire part de cette bévue inédite en Blu-Ray zone B, en provenance d’un éditeur pourtant très actif. Aux dernières nouvelles, il ’semblerait’ (à prendre avec des pincettes) que les versions du coffret dépourvues de piste VF émaneraient des boutiques en ligne. Bien entendu, il s’agit peut-être d’un curieux hasard…. que nous ne pouvons vous confirmer…

 

interactivite

Documentaires :

  • La genèse de la série
  • Le casting
  • Les coulisses de la vraie science de Fringe
  • Les effets visuels

- Scènes décryptées pour chaque épisode 
– Scènes coupées 
– Documents de la «Gigantesque Entreprise» sur certains épisodes 
– Bêtisier 
– Journal de production de Roberto Orci 
– Origine de la vache

Exclusif Blu-ray :
– Analyse de «Projet» de Fringe : focus sur 6 scènes avec l’avis d’experts s’appuyant sur des notes, photos et diagrammes 
– Commentaires de l’auteur/producteur


evaluation

Note image Note Image
DOLBY DIGITAL 5.1 (640 Kbps) Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 26 - 2009 News preview test 2

06

Plusieurs de nos confrères ont annoncé la sortie au format Blu-Ray du dernier film produit par Touchstone, avec Bruce Willis. Le film de Jonathan Mostow se verra distribué par Walt Disney Pictures, dès le 26 janvier prochain en zone A. On ignore à ce jour si ce titre sera lisible en zone B…

Le film sera proposé en 1080p, au format CinémaScope 2.35, et comportera une piste son Anglaise encodée en DTS-HD Master Audio 5.1, dont on en attend beaucoup.

Les suppléments se montreront assez traditionnels. Assez limités ils incluront:

  • ‘A More Perfect You: The Science of Surrogates’
  • ‘Breaking the Frame: A Graphic Novel Comes to Life’
  • Deleted scenes
  • Audio commentary with director Jonathan Mostow
  • Music video


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 23 - 2009 News preview

braveheart blu-raySYNOPSIS

Evocation de la vie tumultueuse de William Wallace, héros et symbole de l’indépendance écossaise, qui à la fin du XIIIe siècle affronta les troupes du roi d’Angleterre Edward I qui venaient d’envahir son pays.

DOSSIER DE PRESSE

Le château de King John’s où de nombreuses scènes ont été trounées, a déjà été utilisé pour des scènes de Au-dela de la gloire de Samuel Fuller.

Mel Gibson a eu des démêlées avec des organismes de protection des animaux qui ont cru que les chevaux utilisés dans les violentes scènes de combat étaient réels, alors qu’ils étaient en réalité faux

Le tournage se partage entre l’Écosse (pour les scène de village), l’Irlande (pour les sites de châteaux, et des deux principales batailles), et les studios Ardmore (pour les séquences d’intérieur).

Braveheart est le second film de Mel Gibson après The Man without a face. Il remporte cinq Oscars : ceux des meilleurs film, réalisateur, photographie, maquillage et montage d’effets sonores.

Mel Gibson a fait appel à Terry Gilliam pour diriger Braveheart, mais ce dernier a décliné la proposition et il a donc décidé de le réaliser lui-même.

La scène de la torture a dû être raccourcie, car jugée trop choquante. Cette scène montrait toutes les tortures que William Wallace devait subir.


Présenté dans une édition à la technique éblouissante, le film de Gibson n’a toujours pas perdu de sa verve, et continue d’étonner par sa justesse de ton, sa mise en scène ambitieuse et d’une très grande rigueur.

 

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blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.40:1
blue-dot BITRATE: 19907 Kbps environ
blue-dot Fox (FPE), France, disponibilité: 04 novembre 2009

braveheart blu-ray 2Allons droit à l’essentiel: si les toutes premières séquences déçoivent en raison d’une définition vacillante et d’un piqué globalement moyen, la suite stabilise le rendu, et propose tout bonnement l’une des plus belles images de cette longue année 2009. A n’en point douter, il s’git là de l’une des meilleures éditions pour un titre dit de « catalogue ». Braveheart constitue ainsi l’un des plus vibrants exemples de la prestance technique dont est capable le format Blu-Ray et ses technologies connexes. Avec ses 15 ans au compteur, le film, très attendu, ne semble pas avoir pris une ride, ou très peu, et ne souffre presque aucunement de techniques de post-traitement pourtant nécessaires lors d’une réédition. En ce sens, l’emploi d’un filtre Digital Noise Reduction (DNR), si elle s’illustre en de très courtes occasions, occasionnant une chute abrupte de la prestance de l’image, mais très sporadique, se montre mesurée et nécessaire. La stabilité de l’image étonne grandement, tout autant que la richesse presque sans commune mesure de l’étalonnage colorimétrique: les verts des plaines Ecossaises transparaissent comme jamais jusqu’à présent, offrant aux images un souffle lyrique et une vibrante puissance expressive, qui laisse des traces. Denses, contrastées, vives et réelles, les multiples couleurs primaires, ainsi que toute leur gamme nuances, apparaissent avec une netteté et une justesse hors du commun, flirtant avec le prodigieux. Eléments naturels, maquillages (bleus sidérants), aciers des épées… l’ensemble se voit attribué une prestance visuelle prodigieuse et de toute beauté. Le piqué de l’image, solide comme jamais, permet de mettre en exergue la sublime photographie de John Toll. Impossible d’imaginer une image plus nette, plus définie, plus stable, plus évocatrice. Cette édition se met totalement au service du film. Les multiples scènes de bataille offrent des perspectives visuelles sans commune mesure, constituant le point d’orgue de ce spectacle exceptionnel: les arrières-plans resplendissent de vie, tandis que le niveau de détail des premiers plans, où dominent armures, armes, vêtements, robes et blasons font remonter un luxe de détails qui animent le coeur même du film.

Les contrastes s’y montrent également vifs et acérés, découpant les silhouettes avec tact, doublée d’une grande finesse dans leur maîtrise. La luminosité, très réaliste, se voit ajustée avec le même soin. Le transfert HD ayant été entièrement supervisé par le cinéaste cette année, accompagné de John Toll, difficile de lui reprocher quoi que ce soit. La garantie de se retrouver avec la vision intacte de Gibson domine chaque plan de cette édition lumineuse, superbement texturée, à la profondeur de champs souvent tranchante. Les images respirent et se montrent impactantes comme jamais auparavant, accompagnées d’une dynamique vidéo et d’une profondeur de signal qui jamais ne faiblit vraiment, capable de surprendre les plus aguerris. Vives, intenses, profondes et d’un naturel saisissants, les images issues de cette édition laissent sincèrement sur le carreau, et se montrent bien souvent dithyrambiques d’intégrité et de force expressive.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais
blue-dot Français DTS 5.1 mi débit, Espagnol et Italien
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: 4072 Kbps mesurés.

braveheart blu-ray 3Nous avions pu découvrir le film dans les années quatre vingt dix lors de son édition Laserdisc, qui proposait un transfert agréé THX, accompagné d’une piste AC3 (Dolby Digital 5.1). En son temps, cette bande-son se montrait musclée, mais souffrait de très importants soucis de gestion des niveaux et de la dynamique globale, qui ne parvenaient jamais à trouver un point d’équilibre entre réalisme expressif et efficacité multicanaux. Une certaine platitude empêchait cette édition d’emporter l’adhésion. Du reste, le caractère sourd du spectacle audio ne jouait guère en sa faveur. Ce sentiment de contrainte(s), de compromission, objectivement repéré, fut également à l’oeuvre lors des multiples éditions DVD, qui comprenaient le même mixage 5.1 Oscarisé, et récupérait ses mêmes manques d’ardeur, sa vigueur retenue, son caractère sourd et par trop tempéré…

Nous attendions, en ce sens, cette édition HD avec une impatience non dissimulée, histoire de vérifier si les vertus du codec DTS-HD Master Audio 5.1, qui repart sur le master studio ans lui appliquer la moindre compression, allait enfin pouvoir faire ses preuves et libérer le pouvoir expressif de cette bande-son certes datée (composée et mixée 3-4 ans après l’arrivée des procédés DTS et Dolby Digital, donc de la démocratisation de l’exploitation des mixages 5.1 en salles) mais suffisamment armée pour toujours pouvoir convaincre. Nous n’avons pas été déçus, pour ainsi dire, même si certaines réserves font leur apparition. En premier lieu, la musique emblématique de James Horner semble profiter au mieux de la décompression proposée par le codec DTS-HD. Au delà de sa lisibilité symphonique et de ses mélodies qui ont traversé les âges, elle a été mixée par Shawn Murphy, grand spécialiste de l’intégration des bandes-originales au sein des mixages 5.1 depuis la fin des années 80. Toujours en charge de ces mixages (il est actuellement en train de s’illustrer sur le Tintin très attendu, prévu en 2011), Mr Murphy a toujours su conjuguer expressivité et pertinence spatiale, et force est de reconnaître que son travail sur le film de Gibson marque durablement. La musique se voit omniprésente, répartie avec soin sur toute la largeur de l’arc frontal, richement stéréophonique, ample et onctueuse. Elle habille le coeur du film, lui procure sa stature et son pouvoir de conviction. Sans réellement résonner tel qu’elle le devrait sur la scène arrière, elle habite la triphonie frontale avec délectation, et ce sera dès les premiers instants que l’on constatera à quel point le codec DTS-HD peut réaliser des merveilles: amples, profonde, charnue et très aérée, la partition de James Horner se voit transcendée. Très largement plus réactive sur le plan spectral, elle descend parfois assez bas vers les graves, et s’étalonne d’elle-même sur la zone médium avec une très belle tenue en puissance, ce qui, auparavant, n’était absolument pas aussi évident. Ses respirations et des orchestrations gagnent incontestablement en ampleur et en amplitude.

braveheart-4Pour le reste, le film bénéficie d’un enregistrement détaillé de tous les sons ambiants, qui profitent d’une dynamique enfin libérée, et de niveaux enfin mis à nu. Leur amplitude y est plus cossue, plus souple aussi, et l’ensemble emporte l’adhésion sur la totalité du métrage. Les ambiances naturelles de la première partie du métrage, jusque là placée vers l’arrière-plan et quasiment inaudibles, se montrent très largement mieux mises en avant, occupant même la scène arrière de manière texturée, certes, mais encore trop discrète… Outre une gestion assez traditionnelle de l’arc frontal, la scène arrière participe ponctuellement au rendu immersif de l’ensemble, mais sans jamais vraiment étonner par sa pertinence, et sans s’affirmer plus que de raison. Lors des scènes de bataille, par exemple, le recours à cette expansion arrière se montrera très mesuré, voire inexistant, le mixage ne souhaitant pas abuser d’une démesure acoustique comme peut le faire Gladiator. Les ambiances naturelles, suffisamment détaillées, habillent l’essence des enceintes arrières (pluies, vent…), mais son recours y sera plus ténu que prévu. A l’identique, les chocs des armes ne se voient positionnés et ‘dimensionnés’ que sur la façade, offrant par la-même une spatialisation en demi-teintes sur certains axes de l’espace d’écoute. Essentiellement stéréophonique, la bande-son se déploie sur les trois enceintes frontales, sans jamais manquer de rigueur ou de solidité. Là où certains affaiblissements se font sentir lors des passages chargées en informations d’ambiance ou de bruitages, d’autres étonnent par leur vivacité et leur profondeur de réponse en fréquence: les flèches enflammées du dernier combat, lorsqu’elles heurtent le sol, occasionnent en effet des explosions et la formation de boules de feu dont la sonorité, moderne et vive, semble avoir été enregistrée hier, rompant ainsi avec d’autres éléments sonores plus ternes dans leur rendu immédiat et spatial.

Les dialogues se montrent toujours clairs, placés assez haut. Ils semblent ressortir avec une plage dynamique étendue, ce qui n’est aucunement pour nous décevoir. Ceci est du à l’emploi des 24 Bit de définition, qui permettent aux détails sonores les plus riches comme ces flèches que nous évoquions à l’instant, de bénéficier  d’une expansion immédiate et d’une résolution d’un piqué acoustique très largement plus net et pétillant. Chaque élément semble ainsi sortir de lui-même, récupérant au passage une jeunesse et une vigueur franchement audibles, qu’il s’agisse des masses orchestrales riches et détaillées ou bien des voix des personnages, qui gagnent incontestablement en aplomb et en présence.

Le codec DTS-HD Master Audio aère en outre le rendu, lui octroyant davantage de lisibilité, découpant la scène acoustique avec une très belle rigueur, et proposant des textures sonores plus naturelles. La version Française, proposée en DTS 5.1 mi débit, se montre très décevante: très loin derrière de le rendu de la piste non compressée, elle se montre ténue, retenue, moins perforante, moins déliée, et amoindrit tout bonnement le rendu effectif global, qui perd en texture et en matière. Plus faible en terme de niveau, elle correspond peu ou prou à ce qu’il avait été possible d’entendre sur DVD… Avec son acoustique solidifiée et sa scène sonore plus ample, la piste DTS-HD Master Audio emporte l’adhésion sur toute la ligne, permettant de se replonger dans le film dans des conditions que nous qualifierons volontiers d’inédites, tout en préservant le cachet des mixages multicanaux du milieu des années 90, qui misaient sur la lisibilité spatiale avant tout. Une réussite technique de plus à porter au crédit de cette édition HD décidémént plus que chaudement recommandée.

 

 

interactivite

  • Les Commentaires audio de Mel Gibson
  • Le Monde de William Wallace (30 mn). Documentaire Picture in picture sur le disque un, superbement conçu. En bas de cadre, des informations vidéo défilent sur l’Ecosse d’hier et aujourd’hui, agrémentées d’anecdotes historiques ou de commentaires pertinents d’historiens. Très agréable à consulter en accompagnement du commentaire audio du cinéaste.
  • La Légende de William Wallace, le plus grand héros d’Ecosse (32 mn, HD)
  • Le Travail du scénariste (22 mn, HD)
  • « Alba Gu brath! » Le making Of (58 mn, SD, 4/3 et 16/9), qui rassemble les propos du cinéaste et de son monteur (1995 et 1998). Agrémenté de quelques photos de tournage et d’images issues de ce tournage en Ecosse et Irlande, il s’agit là d’une solide entreprise, loin de toute ambition marketing. Gibson revient même sur la relative déception au box-office qu’aura été le film, qui n’a jamais rallié les foules de par le monde, en salles du moins, avant d’exploser littéralement en vidéo.
  • Les Champs de bataille en 3D : toutes les batailles anglo-écossaises remodélisées en 3D et expliquées par des historiens
  • Les Interviews d’archive (14 minutes)
  • Galerie de photos de tournage (6:30 minutes, sonorisées en Dolby Digital 2.0, SD upscalée)


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 22 - 2009 News preview test 1

hdmi


Suite à l’annonce de sa version 1.4, la norme HDMI a souhaité faire évoluer ses logos commerciaux. Une visée qui, semble t-il, optimise l’identification immédiate. Du moins pour les plus aguerris… En effet, à partir du premier janvier 2012, il ne sera plus permis de commercialiser des câbles HDMI sur lesquels figureraient les appellations actuelles, qui incluent un numéro de version: 1.2, 1.3, 1.3b. Dans près de deux ans, il conviendra de parler de « HDMI Standard », voire de « HDMI High Speed », sans oublier « HDMI High Speed with Ethernet ».

 

En l’état actuel des choses, les consommateurs semblent crouler sous des appellations plus absurdes les unes que les autres. Le néophyte éprouve en effet bien des difficultés à sélectionner tel ou tel câble. Ces nouvelles moutures, assorties de nouveaux logos, permettront-elles de simplifier la donne? S’agit-il de valeurs définitives ? On leur accordera bien volontiers une volonté de clarification, avec un code de couleur: orange pour « standard », bleu pour « high speed ». Impossible de nier le caractère plus parlant de la chose, mais encore faut-il que le consommateur lambda puisse suivre l’évolution du potentiel technique de la liaison HDMI. Qui imaginerait qu’un câble servant à faire transiter des données audio-vidéo puisse désormais véhiculer des informations réseau ? Certains n’ayant toujours pas digéré le passage de la Péritel au HDMI (il n’y a qu’à tendre l’oreille lors d’un passage en magasin pour découvrir le nombre d’âneries et autres aberrations qui sont mises en avant par certains vendeurs…), gageons que ces nouveaux logos participeront à un nouvel élan pédagogique, à leur façon…

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 20 - 2009 News

last action hero blu-ray

Que les fans se réjouissent, leur attente va enfin pouvoir prendre fin. Annoncé de multiples fois, décommandé, puis finalement confirmé, le film de John Mac Tiernan (1992) Last Action Hero, véritable épiphanie des films d’action des nineties, mis en scène avec brio et loin d’être un simple et banal divertissement de second plan, se prépare à faire son apparition chez Sony Pictures, en zone A. L’éditeur n’ayant jamais pris soin (grand bien lui fasse) de zoner ses sorties, le film sera lisible en zone B. Au programme technique, une édition en 1080p (encodage AVC), accompagnée d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1. Un seul et unique supplément aurait été annoncé: la présence d’une piste informative MovieIQ (procédé dont nous sommes déjà friands à la rédaction, inauguré récemment par l’éditeur). Développé avec le BD-Live, ce mode de visionnage interactif est en soi une réussite sensationnelle, puisqu’il permet d’accéder, à l’écran, et durant le film, à des informations sur les acteurs présents dans le cadre, leur filmographie, les plages de musique de la BO qui sont actuellement diffusées, des anecdotes rapides et brèves sur le tournage etc… Sans le moindre doute la meilleure solution BD-Live jamais inventée, puiqu’elle a le mérite de se mettre automatiquement à jour au fil du temps, juste avant le démarrage du film. Un mode « icône brillante » est activé, mais il existe une possibilité de ne rien avoir sur l’écran lors du visionnage, et de parvenir à ces informations à tout moment en pressant a touche ‘enter’.

 

La précédente édition DVD Superbit du film proposait, pour sa part, des résultats enthousiasmants, mais seule une piste DTS 5.1 Mi Débit était disponible. Cette édition Blu-Ray devrait combler bien des lacunes, et constituer, à n’en point douter, une édition de référence.

 

Sortie prévue le 12 janvier prochain.

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 20 - 2009 News

Fringe Blu-Ray

Nous venons de recevoir le coffret de la première saison de la série enfantée par J.J. Abrams, Fringe. Warner signe cette édition en zone B, et reproduit, à l’identique, les données techniques de l’édition zone A, sortie il y a de cela un petit moment. Les vingt épisodes que compte cette première saison sont présentés en 1080p, au format 1.78:1. Globalement, impossible de reprocher grand chose à la section image, qui se montre très relevée: définition acérée, très belle gamme colorimétrique selon les épisodes, exposition et luminosité idéales… Il en ressort des images nettes, denses, et piquées, qui évoquent très rapidement la Haut Définition. Quelques bémols s’invitent toutefois, au point de générer une certaine frustration: la présence d’une granularité importante sur de très nombreuses séquences nocturnes ou sous-exposées. Ceci trahit la nature argentique des images, bien évidemment, mais vire très rapidement à la purée de pois, voire au bruit numérique (apparitions d’étranges points et lignes blancs sur certains plans). Un inconfort notable tout de même, qui se montre plutôt surprenant. Mais dans l’ensemble, difficile de ne pas succomber à la densité des images, ainsi qu’à leur stabilité.

 

L’éditeur n’a, en revanche, pas corrigé le tir par rapport à l’édition zone A… L’absence de piste audio non compressée se fait souvent cruellement ressentir, et ce même si l’éditeur n’est pas le plus prompt sur ce terrain, ses pistes Dolby True HD ne se distinguant que très peu des pistes en Dolby Digital standard… Ici, il faudra se contenter de ce dernier format, présenté sous 640 Kbps (constants) sur l’intégralité de la saga, et uniquement en version originale. Le mixage offre une gestion très conventionnelle de la scène sonore, comme c’est régulièrement le cas sur des séries télévisées, la scène sonore n’étant pas particulièrement travaillée en raison de contraintes budgétaires qui diffèrent de celles du cinéma. Rappelons aussi qu’une série télévisé est amenée à être multiplexée et vue de sa diffusion sur les ondes, d’où une réduction importante de la bande-passante accordée au son… Naturellement, les sound designers oeuvrent avec talent et passion, et ce sont davantage les bruitages et l’univers acoustiques de la série qui se verront mis en avant au coeur de la scène sonore. Même si celle-ci ne rugit pas autant qu’on l’aurait souhaité, elle ne manque aucunement d’envergure, accusant une très agréable dynamique, et une propreté au niveau de la réponse en fréquence qui met très clairement en avant un grand nombre de détails, jusque vers le canal de grave, sporadiquement exploité avec une belle profondeur. Dynamique avenante, scène frontale relevée et très nette, découpage spatial souvent efficace à défaut d’être innovant… Au grand final, des conditions techniques somme toute plutôt positives font oublier l’absence, impardonnable, de codec audio dit lossless.

 

Mais là où le bas blesse singulièrement, et promet une belle polémique, ce sera sur le présence fantomatique d’une piste son proposée en version Française. Selon nos confrères de www.blurayenfrancais.com, et d’après les commentaires laissés par des visiteurs possédant le coffret, certains exemplaires de ce dernier se verraient totalement dépourvus de la dite VF. Aucune mesure ne semble avoir été prise… Les identifiants des coffrets fautifs et ceux des coffrets proposant cette VF sont absolument identiques… En d’autres termes, lors de votre achat, il est tout à fait possible que vous vous retrouviez avec un exemplaire de ce coffret dépourvu de version Française. Une « loterie » inexcusable, qui pourrait bien se retourner sévèrement contre l’éditeur en ce début de période de fêtes… et qui fait état d’un manque de rigueur inexcusable. Certes, rien ne vaut une écoute en version originale, d’autant que cette version Française ne se voit proposée qu’en… Dolby Digital 2.0, sous… 192 Kbps… Les sous-titres, pour leur part, sont bel et bien présents. Avant d’en savoir plus, nous tenions à vous faire part de cette bévue inédite en Blu-Ray zone B, en provenance d’un éditeur pourtant très actif. Aux dernières nouvelles, il ‘semblerait’ (à prendre avec des pincettes) que les versions du coffret dépourvues de piste VF émaneraient des boutiques en ligne. Bien entendu, il s’agit peut-être d’un curieux hasard…. que nous ne pouvons vous confirmer…

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 20 - 2009 News preview

cloudy-2


Flint Lockwood est inventeur. Jusqu’ici, toutes ses inventions bizarres, depuis les chaussures que l’on se pulvérise sur les pieds jusqu’au traducteur de pensées pour singe, ont été des échecs spectaculaires qui ont causé d’innombrables problèmes à sa petite ville, Swallow en Château. Cette fois, Flint est bien décidé à inventer quelque chose qui rendra les gens heureux. Pourtant, lorsque sa nouvelle création, la machine à transformer l’eau en nourriture, détruit la grand-place avant de disparaître dans les nuages, il pense que sa carrière d’inventeur est définitivement fichue. Jusqu’à ce que l’incroyable se produise : il se met à pleuvoir des cheeseburgers ! Sa machine marche ! Les averses de nourriture connaissent un succès instantané, et Flint se fait vite une nouvelle amie : Sam Sparks, la présentatrice météo qui arrive à Swallow en Château pour couvrir ce qu’elle appelle  » le plus formidable phénomène météo de l’histoire « …

 

En salles depuis le 21 octobre dernier, la dernière production en date de Sony Pictures Animation, plutôt bien accueilli et paraît-il très réussi, sera édité en zone A (lisible en zone B) par Sony Pictures le 10 janvier prochain. Originellement pensé pour la 3D (le film a d’ailleurs été exploité avec le procédé IMAX 3D pour un effet maximal et qui se poserait selon certains spectateurs, comme une référence absolue en la matière), le film ne sera présenté qu’en 2D lors de son édition au format Blu-Ray, qui préservera la nature numérique des images au travers d’un portage en 1080p que l’on attend exceptionnel. La bande-son du film se verra proposée, pour sa part, en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO only bien sûr), l’éditeur ayant récemment sauté le pas, et n’offrant depuis quelques semaines que des pistes son encodées dans ce format.

 

A signaler: la présence du disque DVD SD du film, ainsi que d’une copie numérique qui est annoncée comme intégralement transférable vers la Playstation 3, Sony oblige…. Une première.

 

Les suppléments proposeront:

  • Directors’ Commentary with Bill Hader
  • Interactive “Splat” Button (Throw Food at the Screen While You Watch the Movie!)
  • A Recipe for Success: The Making of Cloudy With a Chance of Meatballs
  • Key Ingredients: The Voices of Cloudy With a Chance of Meatballs
  • Flint’s Food Fight Game – Enhanced for Blu-ray
  • Extended Scenes
  • Early Development Scenes
  • Progression Reels with Introductions by Visual Effects Supervisor Rob Bredow
  • Interactive “Raining Sunshine” Sing-A-Long
  • “Raining Sunshine” Music Video by iCarly’s Miranda Cosgrove
  • Behind the Scenes of Miranda Cosgrove’s “Raining Sunshine” Music Video
  • Make It Rain Food




Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 17 - 2009 News preview

ZAZIE CHEZ LES KOROWAI

Initier des rencontres entre des artistes et des populations isolées du reste du monde. Partir à la découverte de terres et de coutumes inconnues et les découvrir à travers l’expérience de personnalités.C’est ce que propose Frédéric Lopez dans RENDEZ-VOUS EN TERRE INCONNUE, la série documentaire diffusée en prime-time sur France 2 depuis Juillet 2006. Imaginée et présentée par Frédéric Lopez l’extraordinaire série documentaire RENDEZ VOUS EN TERRE INCONNUE ne cesse de nous émouvoir, de nous étonner, de nous transporter… En effet, qui n’a pas rêvé d’embarquer, les yeux bandés, pour une destination inconnue, à la rencontre d’un peuple du bout du monde ? Depuis 2005, neuf personnalités ont eu cette chance : Muriel Robin, Patrick Timsit, Charlotte de Turckheim, Bruno Solo, Edouard Baer, Adriana Karembeu, Zazie, Gilbert Montagné et Marianne James. A travers leur regard, nous découvrons de l’intérieur le quotidien de peuples uniques, magnifiques et attachants, dont le mode de vie traditionnel, si difficile à préserver à l’heure de la mondialisation, est en danger. Ainsi en est-il des Dogons du Mali, des Himbas de Namibie, des Nénètses de Sibérie, des Korowaï d’Indonésie…

 

RENDEZ VOUS EN TERRE INCONNUE a su conquérir le coeur du public avec des audiences record de plus de 20% de PDM réunissant à chaque fois près de 6 millions de téléspectateurs. Les téléspectateurs de France Télévisions, ont choisi ce programme, comme étant leur préféré. Adriana Karembeu, Gilbert Montagné, Zazie et Edouard Baer vous invitent donc à les suivre dans leur découverte et leur apprentissage de ces autres qui vivent différemment et ailleurs dans ce premier volet de RENDEZ-VOUS EN TERRE INCONNUE.

 

France Télévisions Distributions surprend, à nouveau. Comme nous le mentionnions dans notre précédent article, l’éditeur s’est jeté à corps perdu dans l’aventure Blu-Ray, et se prépare, pour le 8 décembre prochain, à proposer un coffret Blu-Ray réunissant 4 épisodes de son émission à succès, la très réussie Rendez-Vous En Terre Inconnue, animée par le sémillant Frédéric Lopez. Si l’on ne sait encore rien du contenu technique, le format 1080p devrait être présent. Quid de la piste son DTS-HD Master Audio, qui est systématique sur toutes les sorties de l’éditeur, eu égard du format télévisuel de l’émission… Nous ne manquerons pas de vous en tenir informé dès que nous en saurons davantage de l’éditeur. Pour avoir pu découvrir certains épisodes sur la TNT HD, nous sommes en mesure d’avancer qu’il ne s’agit pas là de ce qui se fait de mieux sur le terrain technique: l’image souffrait, en raison de sa diffusion sur des porteuses réseau certes très efficaces, de soucis e compression et de justesse, affichant une définition tout de même un peu juste. Gageons que cette édition Blu-Ray sera l’occasion de repartir sur un master propre, du moins encodé en AVC dans une version plus proche de la résolution des caméras que celle, retraitée et optimisée, destinée à un multiplexage télévisuel.

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 17 - 2009 News preview

Nous en avions déjà parlé voilà de cela quelques semaines. DTS-phile. com est très heureux d’avoir finalisé son partenariat avec www.dvdfly.fr, le loueur de Blu-Ray/DVD en ligne. Créé il y a quelques années sous l’impulsion de homedia, une société domiciliée en Suisse, le site est le dernier venu sur le secteur assez porteur de la location à distance via Internet. Fort d’un catalogue comptant plus de 11000 titres, dont environ 410 en Blu-Ray, le site fonctionne de manière très simple et intuitive. Deux forfaits d’abonnement sont proposés: le premier, annuel, vous permet de louer autant de Blu-Ray/DVD que vous le souhaitez. Le second, actualisé mensuellement, vous permet, pour 5.95€ et 1.95€ par titre, de louer à votre rythme. Bien entendu, pas la moindre pénalité de retard, aucun engagement. Les titres loués sont livrés à votre domicile selon des délais variables et imputables aux services postaux. Ils quittent le siège de Montbéliard, puis mettent de un à quatre jours à arriver dans vos boîtes aux lettres. Généralement, des titres commandés le jour-même avant 14:00 sont livrés le lendemain matin, sauf en cas de retards postaux.

 

Seule « contrainte »: louer deux titres à chaque fois. Ils vous parviendront sous pli protégé (une enveloppe en plastique indéchirable), que vous conserverez afin de les renvoyer, gratuitement. Le site fonctionne à la manière de ses concurrents directs et les enveloppes sont programmées en mode « recommandé ». DVDfly propose différents types de classements, dont une originalité: baptisée « les quatre cinéphiles », elle vous permet de naviguer dans des univers spécifiques, selon le principe de la recommandation. Des films à volonté, sans contrainte et sans déplacement c’est maintenant possible. Découvrez les possibilités offertes par dvdfly.fr, adaptées à vos besoins et à vos envies.


Le renouvellement des titres est quasi quotidien, avec des ajouts très réguliers, en particuliers de titres au format Blu-Ray, qu’il est possible de suivre via ce flux RSS. Une centaine d’exemplaires sont disponibles par titre, contre une dizaine (ratio constaté) par titre Blu-Ray, ce qui rend, parfois, la disponibilité peu évidente. Mais il est possible de programmer des alertes mail vous avertissant de la disponibilité mise à jour du titre que vous convoitez avec ardeur.

 

Pour avoir discuté avec le responsable marketing par téléphone, l’entreprise se promet des acquisitions multiples et variées, notamment de titres Blu-Ray. Le dernier trimestre 2009 devrait être à la fête, avec des sorties porteuses et l’arrivée du catalogue de nouveaux éditeurs. Pour le moment, les principaux éditeurs Blu-Ray sont disponibles, à l’exception regrettable, de Metropolitan et TF1 Vidéo, dont la location est pourtant disponibles sur support DVD… Mais on nous a promis que le choses changeraient sous peu.


A l’occasion du lancement de notre partenariat, le site vous propose de louer deux DVD/Blu-Ray sans engagement, sans frais, et gratuitement, durant un mois. Si vous souhaitez mettre un terme à cette offre d’essai, il suffit de se rendre sur votre page « profile » et cliquer sur l’option adéquate, très nettement mentionnée.


Si vous vous trouvez dans une région peu pourvue en ‘Vidéo Futur’ ou si, comme nous, leur offre Blu-Ray vous déçoit de jour en jour (peu de titres en location….), voici une alternative tout à fait séduisante. Vous retrouverez, sur nos pages de chroniques Blu-Ray, un lien vers le site vous permettant de vérifier la disponibilité du titre.


Voici le lien à suivre afin de vous rendre sur le site de dvdfly et essayer vos deux locations DVD/Blu-Ray offertes.


Sans faire de publicité ouvertement partisane, nous ne pouvons que vous recommander cette solution de location alternative, très réussie et efficace. Sans oublier l’excellence de son service clientèle, très réactif (téléphone ou email).

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 16 - 2009 News

Public Enemies 1SYNOPSIS

Basé sur l’histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévi à de nombreuses reprises dans l’Amérique des années 30. Avancé comme « l’ennemi public numéro 1″ par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relache par Melvin Purvis, l’un des agents fédéraux des plus efficaces.

DOSSIER DE PRESSE

Ennemi public n°1 au moment de la création du FBI, John Dillinger a tellement marqué le Bureau Fédéral que la silhouette sur laquelle ses membres s’exercent au tir est la sienne.

Public Enemies dénombre 114 décors différents, au sein desquels il est possible l’un des 20 véhicules « stars », et les 1000 à 1500 voitures « d’atmosphère » utilisées.

Afin d’être le plus précis possible, Michael Mann a fait appel aux services du FBI, pour notamment obtenir des documents relatifs à Dillinger et d’autres affaires, ainsi que des meubles et des accessoires d’époque.

Pour ce film, Michael Mann a eu recours a deux nouvelles caméras HD :  »Cela nous a permis d’être très proches des visages des acteurs tout en travaillant avec des longues focales », explique le réalisateur.  »Le spectateur a le sentiment d’assister en direct à la scène, éclairée de façon réaliste et généralement filmée sous deux axes opposés pour capter simultanément en gros plan le protagoniste et ses comparses. »

Théâtre d’un affrontement violent entre la bande de John Dillinger et des agents du FBI, la Little Bohemia Lodge est aujourd’hui un restaurant. Un changement qui a conduit l’équipe à un travail des plus minutieux afin de redonner son look original à un lieu qui porte encore les traces des affrontements armés qui s’y sont déroulés : fenêtres brisées, murs criblés de balles, bagages abandonnés à la hâte par le gang…

Egalement musicien, Johnny Depp a largement contribué à l’élaboration de la BO de Public Ennemies et a exhumé pour Michael Mann quelques trésors du blues. Parmi ses trouvailles, citons Ten Million Slaves d’Otis Taylor qui, en figurant dans les bandes-annonces, est véritablement devenu l’hymne du film.

 

image2

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.23:1
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot Universal, France, disponibilité: 24 novembre 2009

Public Enemies 2Universal nous propose une qualité d’image spectaculaire, en tout point limpide et détaillée. Le film ayant été tourné à l’aide de caméras Haute Définition, le cinéaste étant l’un de ses plus fidèles défenseurs, impossible de se retrouver devant un résultat décevant, ces types de caméra étant naturellement dédiées à une restitution en 1080p… voire plus. Au crédit de cette édition, de très nombreux éléments positifs peuvent en effet être portés: une image détaillée à souhait (trois gros-plans retiendront tout votre attention tant ils respirent la HD et affichent un niveau de détail tétanisant de vérité), une exposition qui sculpte les lumières ambiantes et ce en toutes circonstances, une palette colorimétrique ajustée aux situations, oscillant entre des tons ternes et bleutés à d’autres, ocres et plus agressifs sur leur température de couleur. L’encodage VC-1 réalise des merveilles, captant la moindre transition, restituant les moindres fluctuations stylistiques et les mouvements de caméra à l’épaule avec une brio hors du commun. Sensationnelle, souvent, l’image proposée ici flirte avec le maximum de ce qui est possible sur Blu-Ray.

Toutefois, pour de bien nombreuses raisons, vous serez très nombreux à être profondément déçus par ce rendu si typé, si singulier. A commencer par la granularité inhérente aux conditions de tournage et aux choix esthétiques (esthétisants ?) du cinéaste et de son chef opérateur, Dante Spinotti. 75% du métrage baigne en effet dans une obscurité tenace et pour le moins profonde, que ce tournage en HD peine considérablement à restituer de manière conforme aux canons esthétiques désormais acceptables. Bruitée, tremblante, fugace, agitée et peu agréable à l’oeil (au point de générer des lignes sur l’afficheur), l’image fluctue de manière gênante et propose un rendu délavé, flasque et sans la moindre tenue. Il ne s’agit aucunement d’un défaut d’encodage ou de master, mais de la restitution brute de décoffrage d’une intention artistique qui baigne les films de Mann depuis quelques années déjà. Ce refus du polissage extérieur, proche du non-sens, peut en effet de concevoir comme un pis-aller technique visant la restitution de la plus froide objectivité des décors et des situations. Un forme de néo-naturalisme technique qui impose sa présence de manière obsédante et qui, à force, s’impose comme un modus operandi typiquement intra-spécifique au filmage du cinéaste. Ces propositions d’écriture/rendu visuel ne laisseront personne indifférent… En contraste violent, les scènes tournées en extérieur éclaboussent le rendu de par leur degré de finition poussé à l’extrême: contours découpés au scalpel, luminosité éblouissante, et dynamique vidéo incendiaire. Tous s’imposent comme ce qu’il est possible de voir de mieux sur un écran, avec une profondeur de champ dantesque, et une vivacité affichée proche de l’anthologique. Certains arrières-plans se voient toutefois ternis par des simplifications du rendu, principalement lisibles dans l’exposition, qui donne  voir des fond d’images qui sembleraient issus d’un appareil photo numérique auquel il manquerait une sérieuse gamme de pixels…

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais
blue-dot Français DTS 5.1 mi débit, Espagnol et Italien
blue-dot 24 Bit, 48 Khz (non vérifié)
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: n/a

Public Enemies 3Avant toute autre chose, signalons l’absence d’offset (normalisation des dialogues), et l’absence de réégalisation de la part de l’éditeur. Les 24 Bit de définition sont intacts. Le mixage du film constituait, en salles, et en version Française, une part importante du succès du film. Nombreux furent les spectateurs surpris par la richesse et la densité de la bande-son, de l’impact de ses innombrables coups de feu. Particulièrement agressive, la bande-son s’imposait comme un véritable exercice de style. Nous êtions naturellement curieux de la découvrir en Blu-Ray, sans compression appliquée, aussi proche que possible du master studio. Les résultats étonnent toujours autant, mais nous posons, d’emblée, de très importantes réserves… Aucun soucis, pour commencer, au niveau de la réponse en fréquence: le rendu spectral s’y montre ouvert et détaillé, jamais coincé dans une partie/bande statique. Les déplacements du rendu spectral se montrent très vastes, avec des aigus ouverts et expansifs, détaillés, et un registre grave très convenablement exploré, jusque dans l’exploitation de la musique. Dans son ensemble, les sons du film demeurent détaillés et impactants, et ne souffrent de presque aucune forme de compression. La première réserve concerne le rendu spatial des dialogues: d’importantes fluctuations de niveau (volume et présence) ont été détectés, ce qui, à la longue, génère un sentiment d’inaccomplissement flagrant. Certains sont clairs, d’autres totalement étouffés, voire inaudibles. Ces manifestations ont lieu d’un instant à l’autre, sans crier gare. S’agit-il d’un défaut de master, ou bien d’un effet de style collant à la rugosité chaotique des images ? Les dialogues du film ne constitueront jamais, dans leur rendu, de modèle du genre. Étroites, fines et souvent fluettes, les voix des protagonistes n’occupent pas le centre de la scène sonore telle que nous l’aurions souhaité… Ceci est en partie du à l’emploi quasi-systématique de sons synchrones (c’est à dire ceux captés sur le tournage, brut de décoffrage, sans retraitement en studio visant à optimiser leur intelligibilité). A nouveau, tout porte à croire que ceci relève d’une intention artistique, que certains apprécieront, l’interprétant même comme une forme d’exigence.

Le rendu spatial de la bande-son, pour sa part, étonne là aussi. Essentiellement frontale, l’exploitation de la scène multicanaux semble souvent manquer de respirations acoustiques, hésitant à projeter les sons sur le premier-plan, au point de les confiner vers un arrière-plan virtuel, certes audible, mais qui finit par générer une forme d’abstraction qui tranche avec le rendu clinique et à visée réaliste des images. La musique originale, pour sa part, bénéficie d’une superbe stabilité orchestrale, et d’une assise musicale très dense, texturée avec soin, vibrante et pesante. Les choix musicaux d’accompagnement (différents titres Blues, country ou autres) sont en ce qui les concerne relégués vers l’arrière-plan sonore, de manière peu élégante et surtout très schématique. Peu d’ambiances se voient incrustées dans la chair des voies arrières… ou même de la façade, qui semble quelque peu avare en informations spatiales, même si celles-ci demeurent réelles sur de nombreuses séquences. A nouveau, il existe comme un renoncement de valeur qui semble présider à l’élaboration de l’architecture sonore du film. Les coups de feu, si éblouissants au cinéma, se montrent ici particulièrement réussis, preuve d’un design soigné et intègre conçu à partir d’enregistrements authentiques. Néanmoins, et c’est une autre réserve sérieuse, ils ne résonnent que sur le canal central, sans presque jamais s’épanouir ou se répandre sur les voies auxiliaires, confinés, étouffés, sclérosés dans cette centralité qui ne manquera pas de surprendre, en de mains égards. Chaque rafale de pistolet ou mitrailleuse déclenche une brutale remontée du volume et de la dynamique du canal central, tout en affadissant les autres canaux. En de rares occasions, les balles ricochent tout autour de la scène sonore, et les coups de feu se montrent plus larges dans leurs rendu, n’hésitant pas à envahir la largeur de la stéréophonie frontale. Quelques ricochets sont audibles sur les arrières, tandis que deux ou trois impacts de balles lourdes font leur apparition sur un canal arrière, de manière très localisée et fracassante. La mémorable scène de fusillade nocturne dans les bois en est une excellente illustration: la scène arrière se voit reléguée au second plan, à l’exception de trois coups de fusil à pompe, absolument retentissants, qui résonnent sur tout l’espace d’écoute, attestant de superbes valeurs de spatialisation, jusque dans le canal de renfort de grave, et d’une excellente réserve de puissance.

Pour le reste, la qualité du son se montre optimale dans son rendu, mais trop timorrée pour ce qui est du relief et de la volumétrie des sons. En ambitionnant le réalisme de principe, le cinéaste a semble t-il délaissé le réalisme acoustique et environnemental, comme ce fut le cas dans ses précédents productions. Cependant, les multiples scènes de gunfight accusent une dynamique incendiaire, et des impacts sonores saisissants. Le design sonore appliqué ne manquera pas de rebuter et nécessitera un certain temps d’adaptation. Loin de nous l’idée  de parler de défaut, mais ce refus de la spectacularisation outrancière et ostentatoire de l’acoustique du film pourra décevoir. Pour notre part, nous avons apprécié ce type de structure sonore, cette architecture rigoureuse, quoi qu’en en dise ou en pense, nous aura tout de même maintenu en éveil. Sa systématisation, tout au long des deux heures dix huit du métrage, fait oeuvre, à nouveau, d’exercice de style, et c’est tel quel que le film se doit d’être savouré.

Dynamique, souvent fidèle, propre, agressive aussi, la bande-son du film suggère une forte stabilité expressive et ne manque aucunement d’impact et de largeur. L’avantage du codec audio HD DTS-HD Master Audio demeure audible dans l’intégrité des sons, leur impact et leur stature. La version Française, proposée en DTS 5.1 mi débit y est toutefois très proche, mais les oreilles les plus agiles auront tôt fait d’y déceler des traces de distorsion et une manque certain d’impact, de sécheresse, et de vigueur. Une mollesse relative, audible sur les multiples coups de feu, largement mieux épanouis et violents en DTS-HD Master Audio.

Une bande-son qui sait être saisissante, mais qui se doit d’être appréhendée de manière singulière. Vous voilà avertis.

 

 

interactivite

Intégralement présentée en HD:

  • Making of
  • « Adversaires plus vrais que nature »
  • Interviews de Johnny Depp et Christian Bale
  • Documentaire sur les gangsters de légende
  • Commentaire audio de Michael Mann
  • « Sur la piste de Dillinger »
  • « Retour sur les lieux réels des aventures de John Dillinger »
  • « Technologie criminelle »
  • Documentaire sur les voitures et les armes du film
  • Mode PIP U-Control donnant accès à des images du tournage, et une piste d’informations sur la chronologie des événements, assortie d’anecdotes historiques.


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 15 - 2009 News preview test 3

thirst

Sang-hyun est un jeune prêtre coréen, aimé et respecté. Contre l’avis de sa hiérarchie, il se porte volontaire pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d’origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d’étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu vampire. Mais la nouvelle de sa guérison miraculeuse attire des pélerins malades qui espèrent bénéficier de sa grâce. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d’enfance qui vit avec sa mère et son épouse, Tae-Ju. Il succombe alors à la violente attirance charnelle qu’il éprouve pour la jeune femme…

 

Thirst, ceci est mon sang est un projet que Park Chan-wook souhaitait réaliser depuis plusieurs années. En effet, voilà maintenant dix ans que cette histoire de vampire hante l’esprit du cinéaste coréen. Dès le tournage de Joint security area, le réalisateur avait demandé à l’acteur Song Kang-Ho de tenir un rôle dans ce projet. D’ailleurs, dans le segment qu’il a réalisé dans 3 extrêmes, Park Chan-wook mettait en scène un réalisateur en train de tourner un film de vampire. Un moyen pour lui de mettre en place certaines situations dramatiques qu’on retrouve dans Thirst.

 

Park Chan-wook a lui même choisi minutieusement les musiques pour illustrer son film. Tout comme les décors et le maquillage, elles devaient symboliser l’état d’esprit des protagonistes. Ainsi, Sang-hyun écoute la Cantate BWV 82 de Bach. Les paroles de l’Aria de Bach :  » parce que le le Christ a racheté nos pêchés, nous pouvons accueillir la mort comme un repos éternel «  est une parfaite métaphore de ce que ressent le prêtre au cours du film. A l’opposé, Tae-ju est obligée d’écouter des chansons coréennes traditionnelles des années 40, car sa belle-mère en est fan. Des chansons qui contribuent à rendre sa vie ennuyeuse et déprimante.

 

Présenté  au dernier festival de Cannes, le film de Park Chan-Wook se verra proposé en Blu-Ray au Royaume-Uni dès le 25 janvier prochain, chez l’éditeur Palisades Tartan. Outre des suppléments des plus ténus (un commentaire audio, une interview spéciale UK dont on ignore la longueur et une bande-annonce), la bande-son du film sera encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 (Coréen, sous-titres Anglais only). Au vu des précédentes productions du cinéaste et de ses tendances artistico-techniques au niveau de l’acoustique de ses longs-métrages, mélange habile et ambitieux de créations abstraites et audio-visiogènes, nuls doutes que cette édition ravira les amateurs de ce cinéaste iconoclaste en diable…


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 12 - 2009 News

road-to-perdition

Le monumental film de l’immense Sam Mendes, Road to Perdition, serait visiblement prévu en édition Blu-Ray pour les deuxième trimestre 2010. Il devrait sortir chez la Fox, qui proposera le film en 1080p. Cela sera l’occasion de redécouvrir la sublime photographie de Conrad Hall, grand maître décédé peu de temps après. Enfin, l’éditeur nous y ayant habitué depuis toujours, cette éditions offrira également l’opportunité de redécouvrir une bande-son ambitieuse et très complète qui, jusqu’à présent, peinait à convaincre sur DVD, même si l’édition zone 1 proposait une piste DTS mi débit, trop proche du rendu de celle encodée en Dolby Digital… Cette version DTS-HD Master Audio, que nous attendons à la rédaction (presque) comme le Messie, devrait s’emparer de la scène sonore avec véhémence et vigueur, et offrir une décontraction et une décompression fort bienvenues à la m-a-g-n-i-f-i-q-u-e composition musicale de Thomas Newman…

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 12 - 2009 News preview

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