8 avril, 2016 - 15:19
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« Un Long Dimanche de Fiançailles »: Test Blu-Ray

long-2SYNOPSIS

1919… La guerre est finie et Manech (Gaspard Ulliel), le fiancé de Mathilde (Audrey Tautou), n’est pas revenu du front de la Somme. Le jeune homme aurait été condamné à mort pour mutilation volontaire et jeté en compagnie de quatre autres détenus sur le no man’s land qui séparait la tranchée française de celle de l’ennemi. Malgré les évidences, Mathilde est persuadée que Manech a survécu. Se fiant à sa petite voix intérieure, elle entreprend de remuer ciel et terre pour le retrouver…

DOSSIER DE PRESSE

Après Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet s’est attaqué en 2003 à l’adaptation réputée impossible du tragique et formidable roman de Sébastien Japrisot Un long dimanche de fiançailles. À travers l’enquête palpitante de Mathilde, se profile la Grande Guerre dans toute son horreur et sa barbarie, et les anecdotes racontées s’inspirent, hélas, en grande partie, de faits réels. Très fidèle à l’œuvre de Japrisot, l’épopée de Jeunet retrace cette période douloureuse de l’histoire avec un soin du détail impressionnant et son film offre de véritables morceaux de bravoure.

Récompensé du prix interallié, Un long dimanche de fiançailles n’est pas le premier roman Sébastien Japrisot à être adapté au cinéma. Compartiment tueurs signé Costa-Gavras et L’Eté meurtrier de Jean Becker avaient été porté à l’écran avec succès. Scénariste du Passager de la pluie avec Charles Bronson, ou encore d’Effroyables jardins et des Enfants du marais, Sébastien Japrisot est également réalisateur. Il réalise d’abord deux courts métrages en 1961 (L’Idée fixe et La Machine à parler d’amour ) avant de mettre en scène son premier long-métrage Les Mal-partis en 1975 puisJuillet en Septembre en 1988.

Clef de voûte du film, un soin particulier a été apporté à la musique. C’est Angelo Badalamenti, le compositeur attitré de David Lynch qui signe la B.O du film de Jean-Pierre Jeunet avec qui, il avait déjà collaboré sur La Cité des enfants perdus en 1994. Des lieux emblématiques de la capitale ont été transformé ou recréé pour les besoins du film. La place de l’Opéra , le Palais du Trocadéro tel qu’il était pour l’exposition universelle, les Halles quand elles étaient encore le ventre de Paris, La gare du Nord, la gare d’Orsay quand elle était encore une gare. Tout ses lieux ont connu une seconde naissance grâce aux procédés numériques.

Pour recréer le Paris des années 1910-1920, Jean-Pierre Jeunet a eu recours aux procédés numériques les plus perfectionnés. De nombreuses scènes ont du être tourné devant des écrans bleus. Jeunet s’est entouré de techniciens de l’agence Duboi, spécialisés dans les effets spéciaux, et de véritables géomètres qui étaient présent sur le plateau afin de simplifier le rajout dans la même image de différents plans au moment de la post-t-production.

 

image2

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.40:1
blue-dot Warner, France, disponibilité: décembre 2009

long-1Les partis-pris esthétiques de Jean-Pierre Jeunet sont ici fidèlement reranscris dans cette édition Blu-Ray qui brille par son équilibre colorimétrique des tons pastels, jaunes et ocres de la majeure partie du métrage. Les tonalités vertes de la Grande Guerre lors des séquences dans les tranchées accusent une netteté parfaite ainsi qu’un net rehaussement du degré de définition. Dans l’ensemble, la photographie de Bruno Delbonnel est retranscrite avec soin et finesse, tout comme le sont ses cadres en Scope anamorphique, de toute beauté. Les contrastes, autre point fort de cette édition, s’avèrent patents et cisellés, donnant aux contre-jours et au niveau des noirs une profondeur irréprochable. Premiers comme arrière-plans conservent une netteté de tout premier ordre, ainsi que les effets spéciaux numériques, diablement bien intégrés au tout visuel du film. Les courtes focales et les plans rapprochés dont abuse Jeunet prennent ainsi tout leur sens et donnent à voir des compositions harmonieuses et parfaitement définies sur le plan technique. Nous ne déplorerons que certaines lacunes (qui s’estompent bien vite toutefois) dans la compression, lors de certains plans générés par ordinateurs, ou bien lors certains plans larges, même si dans l’ensemble ceux-ci (bords de mer, sublime) se révèlent irréprochables de qualité et de dynamique vidéo. Un bel encodage, fin, net et précis, qui ne trahit en rien les choix artistiques, chromatiques et esthétiques du réalisateur. Par rapport à l’édition DVD, déjà très réussie, cette édition apporte un équilibre indéniable (ne pas se fier aux tout premiers plans du film), et procure à la définition de l’ensemble un sentiment d’achèvement et de perfectionnement particulièrement sensibles sur les plans larges ou lors de scènes très composées visuellement. Une très belle réussite.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais
blue-dot 16 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun
blue-dot Attention: la jaquette arrière, comme c’est d’ordinaire le cas chez Warner France), arbore le logo Dolby True HD 5.1, alors qu’aucune piste son dans ce format n’est proposé. Du reste, le détail des pistes son mentionne « DTS 5.1 et Dolby Digital 5.1 Français ». Il n’en est rien. Seule une piste son DTS-HD Master Audio est présente.

long-3Nous avions pu découvrir la bande-son du film en DTS 5.1 mi débit lors de son édition DVD en 2003. Pour l’éditeur, Warner, ce fut l’un des rares cas où un film produit et distribué en vidéo par le studio était encodé en ce format. A l’époque déjà, la bande-son du film, très détaillée, limpide et suave dans sa restitution des voix en particulier, composait un paysage sonore d’une superbe richesse expressive, équilibrée, puissante et dynamique. Ainsi, la piste DTS-HD Master Audio 5.1 de cette édition HD élargit encore plus la perception acoustique d’une bande-son composée avec soins, mais dont l’ampleur sonore ne se libère toujours pas réellement, du moins pas tant qu’il aurait été possible. Loin d’être un défaut, il s’agit là d’une volonté de se recentrer sur l’intimité des personnages, leurs voix (superbe rendu de la voie centrale, aérée, présente, qui met subtilement en valeur le grain de la voix diaphane de la narratrice, Florence Thomassin, dont les tons suaves nous emportent dès les premiers instants), leurs déplacements… A cet égard, le paysage sonore que propose la bande-son se révèle sobre mais expansif, et expressif sur la façade avant, surtout, dans les moments-clés. Les voies arrières diffusent presque en continu la sublime musique lancinante de Angelo Badalamenti, et prolongent l’espace sonore de manière fine et ouverte, loin de l’artifice, et avec un relief symphonique satiné et des plus mélodique.

 

La co-présence de la musique et des sons diégétiques a été étudiée avec tact lors du mixage et du montage son. Les rapports symbiotiques entre musique, sons et images, cumulatifs, signatures du cinéma de Jeunet, sont à nouveau ici exploités aec intégrité. Les séquences de guerre mettent en avant l’ensemble des canaux, mais toujours se lit cette volonté de temperer, de temporiser, de ne jamais verser dans l’excès. En revanche, la qualité de la réponse en fréquence, de tout premier ordre, procure à la façade avant une lisibilité absolue ainsi qu’une finesse expressive qui participent beaucoup à l’émotion du film. La voie centrale, presque cristalline et toujours d’une impressionnate limpidité comme nous le soulignions quelques lignes plus haut, se pose en colonne vertébrale du mixage, et porte le film vers un niveau humain en rapprochant son fond et sa forme de la vie des spectateurs: la qualité exceptionnelle de reproduction des voix annihilant en effet les écarts entre les voix des personnages et celles que les spectateurs ont l’habitude d’entendre. A nouveau, un refus de l’artifice et une mise en lumière sonore de l’authenticité acoustique est particulièrement décelable. Certaines basses expressives, jusque dans la musique, viennent apporter une once de profondeur supplémentaire tout en jouant un peu plus sur des valeurs scéniques en s’accaparant des procédés expressifs du cinéma.

 

Les bienfaits du format DTS sont à la fois essentiels (qualité accrue d’ouverture en centrale très nettement perceptible) et esthétiques. La piste DTS-HD Master Audio 5.1, en effet, étoffe et éclaircit le rendu sonore de cette bonde-son nominée aux Césars 2005, et propose un délicat réinvestissement des forces acoustiques expressives, lisible notamment dans les basses, dans la dynamique, ainsi que dans le degré de clarté, de transparence et de diaphonie (séparation dynamique des canaux). Les rapports centre-arrières sont tout bonnement améliorés et rehaussés, et l’intégralité de la surface acoustique de la bande-son trouve une expansion dynamique et structurelle qui mettent littéralement mieux en lumière la constitution formelle et la largeur d’évocation dont la bande-son, composée par Jean Umansky, Gerard Hardy et Vincent Arnardi est capable. Sa nature multicanale et son pouvoir de recouvrement sont ainsi pleinement exploités en DTS-HD, format qui met en valeur le caractère diaphane et velouté des valeurs tonales choisies par les auteurs. Bruitages et effets de mixage sont harmonieusement répartis en dépit de la relative douceur et du refus de l’excès. La toute dernière partie du film brille de ‘chaleur sonore’, un peu comme si une ‘température acoustique’ avait changée, température que le format DTS-HD Master Audio donne à ressentir en terme d’ouverture e d’expansion, principalement sur la musique, jusque dans les derniers instants du générique de fin. Le spectateur, dans ces conditions, plonger avec délectation sous la surface romanesque du film et prendre une part active à son déroulement.

 

Pour conclure, il est indéniable que le format DTS-HD excelle à restituer et à mettre en scène cette bande-son fine et détaillée, ainsi qu’en proposant un authentique paysage sonore, certes ténu, mais chaleureux, ouvert, dynamique, fidèle, transparent, cossu, doux, sophistiqué (explosion de l’hôpital…) et pétri d’intègrité. Une option sonore qui devrait être obligatoire ne serait-ce que pour étayer acoustiquement la musique de Badalamenti et renforcer, en la densifiant et l’ouvrant, la délicate expressivité formelle dont la bande-son du film est capable, et l’ampleur harmonique qui en émane. Pierre angulaire du cinéma de Jeunet, le son est ici présenté comme vecteur et comme espace diégétique maître. Le travail sur la bande-son impressionne par sa maturité et témoigne d’une ambiton artistique forte et maîtrisée de bout en bout. Sans maîtrise, la technique n’est rien. L’esentiel des sons a beau être répartis sur la façade avant, cela n’entâche en rien les qualités expressives de cette bande-son qui profite comme jamais de son passage à un codec audio non compressé.

 

 

interactivite

  • Commentaires audio du cinéaste
  • Making-of complet (73 minutes)
  • Module sur l’explosion de l’hôpital (12.3 minutes)
  • Bandes-annonces (3, 4/3 et Dolby Digital 2.0)
  • Tableaux parisiens
  • Scènes coupées


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
16 Bit Audrey Tautou blu ray chronique definition-un-long-dimanche-de-fiancailles detenueanglaisbronson dimanche-de-fiancailles-1080p DTS-HD Master Audio 5.1 DTS-Phile effets-speciaux-un-long-dimanche-de-fiancailles etude-de-la-jaquette-dvd-un-long-dimanche-de-fiancaille f faits-reels-japrisot-long-dimanche focale-jeunet httpbit-lydotdts Jean-Pierre Jeunet le-procede-cinematographique-du-film-un-long-dimanche-de-fiancaille lisible en zone B long dimanche de fiancailles long-dimanche-fiancaille-test-blu-ray passage-un-long-dimanche-de-fiancailles plan-detaille-d%c2%b4un-dimanche-de-fiancailles procede-cinematographique-des-scenes-de-guerre-aux-scenes-de-lenquete-de-un-long-dimanche-de-fiancaille procede-cinematographique-dun-long-dimanche-de-fiancaille recension-av-filmen-un-long-dimanche-de-fiancaille sebastien-japrisot-un-long-dimanche-de-fiancailles site-internet-du-film-un-long-dimanche-de-fiancailles test blu-ray test-blu-ray-long-dimanche-de-fiancailles test-blu-ray-un-long-dimanche-de-fiancailles test-blu-ray-un-long-dimande-de-fiancailles test-blu-ray-un-long-dimanhe-de-fiancailles test-bluray-coffret-jeunet test-bluray-un-long-dimanche-de-fiancaille test-bluray-un-long-dimanche-de-fiancailles TOP IMAGE tout-sur-les-test-bluray un-long-dimanche-de-fiancailles-blu-ray un-long-dimanche-de-fiancailles-en-audio un-long-dimanche-de-fiancailles-film-procedes-cinematographique un-long-dimanche-de-fiancailles-film-procedes-cinematographiques un-long-dimanche-de-fiancailles-procede-cinematographique un-long-dimanche-de-fiancailles-procede-cinematographique-entre-la-guerre-et-lenquete-de-matilde un-long-dimanche-il-sagit unlongdimanchedefiancaillesgaspardulliel Warner zone B

A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
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