27 novembre, 2020 - 00:43
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Oldies, but goodies… Retour approfondi sur TERMINATOR 2 (édition Blu-Ray zone B)

Terminator 2 Blu-Ray


Au lendemain de l’holocauste nucléaire du 29 août 1997, les survivants humains sont entrés en résistance contre la dictature des machines. L’ordinateur qui les contrôle, Skynet, envoya en 1984 un Terminator, un cyborg, afin d’éliminer Sarah Connor dont le fils, John Connor, était appelé à devenir le chef de la résistance humaine. Après la destruction du cyborg, Skynet envoie en 1994 un T-1000, dont la mission est de supprimer John Connor, alors âgé de 10 ans. Plus perfectionnée, cette nouvelle machine est constituée d’un « poly-alliage mimétique », ce qui lui permet de changer de morphologie à volonté. Cependant, la résistance prend soin d’envoyer un Terminator T-800, capturé et reprogrammé afin de protéger John.

 

Disponible depuis quelques temps déjà en Blu-Ray zone B ([tagtip]Studio Canal[/tagtip]), le film de James Cameron y est présenté dans une forme plutôt réussie, avec des masters agréés THX. Mis en scène en 1993, le film doit bénéficier du record d’éditions et de rééditions: il n’en est pas vraiment de même en Blu-Ray, avec une seule édition pour la France, mais celle que propose notre éditeur peut aisément se concevoir de définitive. Armée d’un master image estampillé THX (sur lequel nous reviendrons), cette édition mono-disque chargée à bloc arbore également une sélection éclectique de pistes son: la version originale est présentée en DTS-HD Master Audio 6.1, tandis que la version Française ne bénéficie que du codec DTS-HD High Resolution, présenté pour sa part en 5.1. Véritable surprise, la version Allemande dispose de [tagtip]DTS-HD Master Audio 7.1[/tagtip], mais son rendu demeure sourd et peu évocateur, distordu même dans son grand ensemble…

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Quelques mots sur l’image


Issues d’un master agréé THX, les images du film profitent d’un fort bel encodage, mais souffrent, comme ce fut le cas de manière récurrente depuis toutes ces années d’éditions vidéo diverses, d’un manque de fidélité pour ce qui est du piqué, plus doux que tranchant, et de quelques aplats/simplifications qui ont toujours été partie-intégrante des multiples éditions VHS, Laserdisc et DVD. Les images n’en demeurent pas moins saisissantes, denses, épaisses, texturées lorsque cela est possible, et semblent lavées de toute trace de surcompression, de toute forme de concession vis à vis de l’encodage et du bit-budget. Le film y est  présenté sous ses trois montages: version cinéma, director’s cut « simple » et « long ». La palette colorimétrique restitue le soleil californien avec vigueur et extension, finesse et allégresse. Les innombrables plans filmés en focale longue y gagnent incontestablement, et proposent un rendu dense et fidèle dans on grand ensemble, qui permet de redécouvrir le film dans des conditions optimales et « optimisées ». A l’exception de ces quelques réserves sur le niveau de détail et sa restitution à l’écran, l’éditeur délivre ici une version intacte et très convaincante, fidèle aux visions de Cameron.

 

Une bande-son dantesque, enfin présentée sans compression


Par le passé, le film a bénéficié, de manière systématique, des dernières innovations sonores et techniques. Mais ce ne fut pas sans heurts… L’édition en boîtier métal, diffusée il y a quelques années, proposait le film en DTS ES Discrete, mais cette piste son pêchait d’un cruel manque de graves, surtout lorsqu’on la comparait à sa consoeur Dolby Digital… Difficile d’être totalement convaincu, et ce même si le spectacle était au rendez-vous. Le film, en terme de mixage et de sound design, profite d’une qualité d’écoute qui a marqué son temps. Les sons se montrent vifs et détaillés, et Terminator 2 a su initier, en début des années quatre vingt dix, des tendances sonores et acoustiques qui ont marqué toute une époque, lorsque les salles commençaient à s’équiper en 5.1, Dolby Digital ou DTS… ou plutôt en CDS (Cinema Digital Sound), qui en fut l’ancêtre. Format 5.1 natif via lequel T2 avait été encodé. Ce surcroît de dynamique dont était capable le son numérique multicanaux se voyait ainsi pleinement exploité en salles, participant à la création de la légende du film, qui se voyait ensuite perpétuée lors de ses éditions vidéo.

 

En dépit d’un rendu quelque peu mat et asséché (limitations techniques de la prise de son de l’époque obligent…), le rendu spatial et acoustique proposé par l’éditeur, via cette piste VO DTS-HD Master Audio 6.1, demeure de très haute tenue. Le niveau de détail affiche de très belles valeurs sur l’enceinte centrale, ainsi que sur l’ensemble de la façade. L’absence de compression apporte un sentiment de liberté retrouvée, et de dynamisme expansif selon les scènes. Fluidité et répartition fine des éléments sonores s’y montrent à l’avenant, et ce sera en de très multiples occasions que la scène sonore se resserrera  sur elle-même, produisant des effets denses et variés, incrustés au coeur d’une scène sonore amplement généreuse, mais aussi parfois plus réservée. Oscars du Meilleur Son et du Meilleur Montage Son en 1991, la bande-son du film continue toujours à impressionner et à laisser son empreinte en acier blindé au coeur des diffuseurs, même en 2010.

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Designée et mixée par Gary Rydstrom, entièrement traitée dans les auditoriums de [tagtip]THX[/tagtip], au Skywalker Ranch, le son du film trouve un souffle évocateur et une puissance expressive toujours d’actualité. La version originale, présentée en DTS-HD Master Audio 6.1, gagne énormément en clarté et en spatialisation. Ce dernier aspect profite totalement de la décompression des signaux, offrant une scène sonore très travaillée, expansive, solide et d’une très belle efficacité. Nous avons également été très surpris par l’agencement global du canal central arrière, qui se réveille en de très multiples occasions, instillant à la bande-son un sentiment de hauteur et un net surcroît de dimension scénique (scène de l’ascenseur, soufflages de portes…), tout en demeurant actif et audible en quasi-permanence. Une véritable scène arrière triphonique voit ainsi le jour, que les meilleurs systèmes sauront restituer à sa juste valeur. Une architecture acoustique aux multiples ressorts, en somme, qui anime régulièrement les scènes d’action d’une couverture sonore pleine et entière. La mobilité des sons dans l’espace demeure optimale, ainsi que la réponse en fréquence: les graves sont incroyablement tenus et véloces, tendus et profonds, et accompagnent chaque scène d’une très forte dose de profondeur, toujours juste et pesante, générée avec soin et habileté. La pression du canal de renfort de graves parvient parfois à asseoir la bande-son sur un fondement des plus dynamiques, au point d’avoir la sensation de graves « qui tournent » dans la pièce, et l’habillent totalement.

 

La scène sonore 5.1, 6.1 même, se montre agitée mais très propre. Quelque peu faiblarde au début de la projection, elle récupère très vite une dynamisme de première jeunesse, et génère un paysage acoustique d’une superbe densité, fort de multiples mobilités sonores. Les plus grandes séquences d’action iconiques ne pâtissent ainsi jamais d’un manque de couverture, mais au contraire, s’ouvrent sans cesse aux points cardinaux de l’installation, offrant alors des perspectives d’écoute multiples, mobiles, rapides, nettes et tranchées. Chaque recoin est ainsi exploré, et nombreux sont les panoramiques sonores sur les trois enceintes arrière, tracés au cordeau, puissamment évocateurs, et surtout diablement efficaces. Une vision symbiotique images/sons se met ainsi en place, participant au dimensionnement formel de la mise en scène insensément brillante d’un Cameron au meilleur de son inspiration.

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Il en va de même pour la musique de Brad Fiedel. Métallique, percussive, rythmée et enivrante, elle accompagne les flux d’image en rythme et en cadence, produisant une sorte d’identification secondaire sur le mode acoustique. Spatialisée avec soin, elle profite réellement d’une mise en scène sonore qui ne cesse d’en amplifier les fondements dynamiques, et fait résonner sa puissante mécanique symphonique au coeur d’un espace sonore naturellement expressif. Là où l’on pouvait attendre un remixage quelque peu « gimicky », feutré ou par trop arificiel, la proposition 6.1 de cette piste DTS-HD Master Audio dresse une scène sonore d’une très grande rigueur, qui mutliplexe les sons dans l’espace de manière logique et paramétrée, scénique et patente. Une solidité fréquentielle qui ne nous a pas échappé, doublée d’une forme de performance qui porte réellement la signature de Gary Rydstrom. Ce dernier a désormais arrêté ses fonctions « d’artiste son », pour se consacrer à la mise en scène chez Pixar, ce qui ne lui empêche aucunement de participer au design sonore de ses créations visuelles.

 

Au grand final, le mixage de T2 se montre toujours aussi moderne dans son approche, et constitue l’un des meilleurs travaux sonores des années quatre vingt dix. La redécouverte du mixage via cette piste son « lossless » permet d’ s’immerger davantage dans cette création dantesque, puissante et nuancée. Dans l’ensemble, les sons y gagnent une solidité à toute épreuve, et la dynamique se voit lavée de toute forme de compression parasitante, au point de constituer une incarnation pure et entière. A aucun moment (ou presque), nous n’avons été gênés par les limites des prises de son de l’époque. Il suffit de se concentrer sur le rendu des sons foley sur l’enceinte centrale pour réaliser à quel point le niveau de détail se montre épanoui et riche de nuances.

 

SUPPLEMENTS

Ce Blu-ray Disc présente 3 versions du film : 
– la version cinéma (137′) 
– la version director’s cut (154′ – les scènes additionnelles sont en VOST uniquement) 
– la version Director’s Cut Longue (Accès par le code « 82997 » 156′ – les scènes additionnelles sont en VOST uniquement) 
D-Box Motion Code (signal spécifique pour système de vibration synchronisé) 
THX Optimizer (version 2.0)


2 commentaires audio (VOST) : 
– 26 acteurs et membres de l’équipe de tournage (enregistré en 1993) 
– James Cameron et William Wisher (enregistré en 2003)

MODES INTERACTIFS (affichage « PiP » pendant la lecture du film, uniquement sur la version Director’s Cut) 
– « Implants visuels » : 69 modules vidéo de making of (VOST – 40’47 ») 
– « Module infos & anecdotes » (VO) 
– « Module données de production » (VO) 
– « Modules interactifs connectés » : 59 modules images commentées (VOST – 104’06 ») 
– « Code source » : affichage du scénario (VO) 
– « Esquisses » : affichage des storyboards 
– Mode quizz : testez vos connaissances sur le film (50 questions – VF) 
– « Tests – processeur » : 17 mini-jeux (VF)

DONNÉES SUPPLÉMENTAIRES 
– Campagne promo : 
. Teaser : « Building the perfect Arnold » (1’24 ») 
. Bande-annonce 1 : « This time there are Two » (1’47 ») 
. Bande-annonce 2 : « Same make, new mission » (2’07 ») 
. Bande-annonce Director’s Cut : « More than meet the eye » (2’07 ») 
. Bande-annonce T2 THX Director’s Cut (DTS-HD MA 5.1 – 47″) 
– Données terminées (scènes coupées) : 
. « La recherche du T-1000″ avec commentaire audio sous-titré de Robert Patrick et James Cameron (1’27 ») 
. « La séquence du futur » avec commentaire audio sous-titré de Stan Winston, Linda Hamilton et James Cameron (1’48 » – VOST) 
– « Le registre de Dyson » : crédits de cette édition Blu-ray

ACCÈS SKYNET (bonus supplémentaires accessibles via BD-Live) : 
– 8 bio-filmographies de membres de l’équipe du film 
– « Scènes cachées » : 6 scripts de scènes non tournées (anglais) 
– 11 galeries photos 
– 3 vidéos : 
. « T2: on the set », featurette (8’22 » – VOST) 
. séquence multi-langues (27″) 
. bande-annonce française (2’14 ») 
– 5 bandes-annonces japonaises 
– interface de partage (forums, galeries, etc…).


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A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
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