Warner a annoncé la venue, en zone A (dézoné, ou plutôt absence de zonage), le 13 juillet prochain, du film de Christopher Nolan, Insomnia. Remake réussi du film homonyme de Erik Skjoldbjærg, cette production a, entre autres, bénéficié d’une création sonore sobre mais inquiétante, capable de très beaux écarts. A cette occasion, le film sera présenté au format Blu-Ray, en 1080p et cinémascope 2.35. La bandes-on Anglaise est prévue en DTS-HD Master Audio 5.1. L’éditeur, Warner, maximise la présence de ce codec, même sur des titres « catalogue », et toujours sous 24 Bit. Pour citer un exemple de poids: la récente édition Britannique de L’Histoire Sans Fin, grand classique des eighties, bénéficie de ce même codec, à la surprise générale, phagocytant au passage les 16 Bit des habituelles pistes Dolby True HD auxquelles l’éditeur avait juré fidélité des lustres durant… L’édition DVD du film, disponible depuis plusieurs années, ne proposait aussi qu’une seule piste Dolby Digital 5.1 archi-compressée.
Les suppléments proposeront:
Additional Scenes
Commentaires audio complets selon les scènes (avec interventions des différents acteurs, sauf Al Pacino, le DP, le scénariste…
4 Featurettes
Day for Night: Making the Movie
180°: A Conversation with Christopher Nolan and Al Pacino
In the Fog: Cinemtography and Production Design Eyes Wide Open: The Insomniac’s World
Nous venons de recevoir un communiqué de presse de la part d’un éditeur avec qui nous avons travaillé il y a de cela quelques années. Neo Publishing met donc fin à ses activités éditoriales après des années de bons et loyaux services, pour le plus grand plaisir des cinéphiles.
Voici le communiqué de presse:
Chers tous,
Lorsque nous avons fondé Neo Publishing en 2002 et sorti Le retour des morts-vivants, du regretté Dan O’Bannon, nous ne pensions pas que nous publierions au final plus de 160 films en DVD. Nous sommes fiers d’avoir créé les collections « Lucio Fulci », « Giallo », « Italie à main armée » ou encore « Cannibales Anthologie ». Nous n’aurions pas osé imaginer rencontrer un jour les maîtres du bis et les acteurs qui nous ont fait rêver, ainsi que les techniciens qui ont rendu ces aventures possibles.
Vous avez été si nombreux, journalistes de tous les médias, à nous encourager dans cette aventure. Votre soutien nous a littéralement porté tout au long de ces années.
Hélas, aujourd’hui, c’est la mort dans l’âme que nous devons vous annoncer la fermeture de Neo Publishing.
Les mauvaises conditions du marché vidéo auront eu raison de notre petite entreprise… Les regrets ont toujours quelque chose d’amer. Nous préférons nous concentrer sur tout ce que ces années nous ont apporté et ont eu de magique.
Nous tenions absolument à vous remercier, du fond du coeur, pour votre fidélité et la qualité des papiers que vous nous avez consacrés.
Cette aventure n’aurait pas été la même sans votre présence à nos côtés.
Le film de Michael Bay, sans doute le plus réussi à ce jour (tout se discute), se prépare à apparaître en Haute Définition le premier juin prochain, chez Sony Pictures (zone A, donc lisible en zone B selon les habitudes de l’éditeur). Il y sera présenté en 1080p cinémascope, et accompagné d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 (lossless), qui devrait constituer un petit événement…
Les suppléments incorporent les habitudes de l’éditeur pour ce qui est des titres de catalogue:
MovieIQ+sync and BD-Live
Commentaires de Michael Bay
Putting the Boom & Bang in the Bad Boys (Documentaire)
« Blu-ray Partners France est une association initiée par les constructeurs et les éditeurs les plus attachés au format. Son but est de définir des stratégies débouchant sur des actions marketing et une communication à la fois vers les réseaux et le grand public. Car, ne le cachons pas, le Blu-ray manque singulièrement de reconnaissance auprès de consommateurs qui, souvent, ne place pas la haute définition comme une priorité. »
Le Conseil d’Administration de l’association Blu-ray Partners France, réunie le 8 mars 2010, a reconduit Daniel-Georges Levi, Senior Vice-President, Walt Disney France, à la Présidence de l’association. Cette association assure la promotion du Blu-ray, et, désormais, du nouveau Blu-ray 3D.
Ont été nommés Vice-Présidents de l’Association, membres du Bureau : - Dominique Masseran, Directeur Général de Fox-Pathé-Europa - Pascal Fauveau, Directeur Général de Sony Pictures Home Entertainment - Richard Brunois, Directeur Marketing de Sony Computer Entertainment France - Laurent Villaume, PDG de QOL - Laurent Jaconelli, CEO de Mastery International.
Corine Valdaperez, Directrice Marketing, Sony Pictures Home Entertainment France, a été nommée Trésorière. Arnaud Brunet, Directeur des Relations Extérieures et des Affaires Juridiques de Sony France demeure Secrétaire Général de l’association.
Créée en 2007, l’association Blu-ray Partners France regroupe les grands noms de l’électronique grand public et du jeu (Philips, Panasonic, Playstation, Samsung, Sony), de l’édition Vidéo (Walt Disney Studio Home Entertainment France, Fox Pathé Europa, Paramount Home Entertainment France, Studio Canal, TF1 Vidéo, Universal Pictures Vidéo France, Warner Home Vidéo France), le SEVN et les laboratoires (QOL, Mastery, MPO, Sony DADC).
A propos de la BD Partners
Blu-ray Partners France est une association Loi de 1901, dont le siège social est situé au 20-26 rue Morel, 92110 Clichy. A la date du 3 octobre 2007, Blu-ray Partners France réunit 11 membres fondateurs, acteurs majeurs de l’électronique grand public (Panasonic France, Philips France SAS, Pioneer France, Samsung Electronics France, Sony Computer Entertainment France, Sony France), de l’édition vidéo (Gaumont Columbia Tristar Home Vidéo, Fox Pathé Europa, Walt Disney Studio Home Entertainment, Warner Home Vidéo) et de la production vidéo (Mastery International Pictures), avec pour objectif commun la promotion du Blu-ray dans l’hexagone.
« Je n’étais pas écologiste quand j’ai commencé, il y a 30 ans, à voyager de par le monde. J’ai vu la planète se rétrécir sous mes yeux, je suis passé de la conviction insouciante de vivre dans un monde infini et immuable à la conscience d’un monde fini et vulnérable. Depuis presque 20 ans, je me bats avec d’autres pour alerter mais surtout mobiliser face à la menace. Aujourd’hui, le cinéma m’apparaît comme le moyen essentiel pour que chacun puisse à son tour, en France et à l’étranger, s’approprier le constat et partager mes sentiments. Que chacun puisse voir la Terre et l’Humanité telles qu’elles sont et telles que je les ai vues. Que l’Homme retrouve sa propre échelle dans le temps et l’espace. Ce film est un cri d’alarme, ne laissons pas le temps nous dicter le changement, mais aussi un cri d’espoir, saisissons l’occasion pour nous retrouver, mobilisons le génie humain en donnant enfin du sens au progrès. »
Nicolas Hulot
DOSSIER DE PRESSE
Le propos des réalisateurs ne se limite pas à un constat environnement. « Je vois bien que toutes les crises – écologiques, économiques, alimentaires et climatiques – se combinent et qu’elles nous mènent droit vers une crise de l’humanité, voire humanitaire », souligne Nicolas Hulot. « Ce film veut inviter chacun à s’interroger sur le sens du progrès. J’ai cru longtemps que la planète était infinie, que la trace de l’homme était insignifiante, que le progrès était un processus linéaire, irréversible, que la science, la technologie et les institutions nous mettaient à l’abri des menaces… Tout cela est un immense malentendu. On a érigé un système qui court à sa perte car il fonctionne sur le principe d’une croissance exponentielle et de ressources infinies dans un monde qui, lui, ne s’étend pas… Quand on aura à gérer une addition de pénuries, notre « vernis de civilisation » risque alors de voler en éclats ! Pas besoin d’être un prix Nobel pour comprendre qu’on arrive au bout du processus. »
Que désigne ce syndrome du Titanic ? Nicolas Hulot répond : « Il évoque bien sûr l’attitude des passagers du célèbre paquebot qui continuaient à danser et à festoyer sans réaliser la proximité avec l’iceberg fatal. Autrement dit, si nous ne changeons pas de direction, nous courrons à la catastrophe. Je dirais même que le scepticisme résiduel que j’observe encore chez certains à l’égard du changement climatique, revient à naviguer avec un bandeau sur les yeux par temps de brouillard à fond les manettes dans une mer parsemée d’icebergs… Le paquebot sur lequel nous sommes tous embarqués, c’est la planète Terre. Et nous n’en avons qu’une. »
Jean-Albert Lièvre revient sur les contraintes… et les heureuses surprises du tournage : « À Tokyo, nous avons filmé le high-tech, à Lagos la démesure et la misère, à Minneapolis les excès de la consommation dans le plus grand centre commercial au monde : le Mall of America… Toutes ces séquences étaient prévues, mais pas forcément les rencontres humaines que nous y avons faites. C’est ainsi que les homeless se sont imposés dans notre séquence à Los Angeles, et que nous avons découvert les « hommes cages », ces vieillards croupissant en Chine dans des habitats métalliques de quelques mètres carrés, à 200 mètres seulement d’un hôtel de luxe (…) Pour mieux nous faire accepter sur les trottoirs de São Paulo, de Shangaï ou du Caire, nous avons tourné avec des équipes réduites à un maximum de trois personnes. Quand on filme la nature, on passe son temps à pister des animaux qui vous fuient, mais dans les villes, c’est l’inverse, tout le monde vient vers les caméras. Tout l’enjeu est dès lors de se faire oublier. Durant le tournage, le plus souvent je composais le cadre, un cadre fixe et on laissait vivre l’action. »
Jean-Albert Lièvre précise le rôle de chacun dans le processus de création :« Nicolas a apporté la dimension politique et moi la vision cinématographique (…) Nous avons beaucoup préparé chacune des grandes étapes (tournage, montage, commentaires, etc). Puis j’ai dirigé les tournages des deux équipes parties filmer durant un an aux quatre coins du monde. Le parti pris visuel est d’une grande simplicité, sans trucage de postproduction, ni mise en scène et privilégiant les plans fixes. Il y a en tout deux travellings et un seul fondu enchaîné dans tout le film ! J’ai tenu à garder cette réalité documentaire. Le film est graphique, mais pas esthétisant. J’aime beaucoup la photo, et en particulier les univers cinématographiques d’Antonioni (notamment Le Désert rouge), de Kubrick, ou des films comme Soleil vert. » Nicolas Hulot ajoute : « Jean-Albert (…) a su retranscrire en images mes craintes et mes aspirations. C’est aussi lui qui s’est occupé de l’univers sonore. »
Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).
CRITIQUE SUBJECTIVE
Une oeuvre littéralement sublime, qui marque durablement. Difficile de croire, en l’état, de son insuccès critique et public… La pertinence du discours, la beauté des textes, la magie formelle des images, l’ampleur acoustique de l’ensemble contribuent à susciter l’admiration devant une telle maîtrise et une singularité si intègre. Sans le moindre doute, notre coup de coeur du mois, pour bien des raisons. Une oeuvre à la dramatique acérée, qui préoccupe, inquiète, et se veut résolument négatif, sans pour autant asséner de message forcé.
CODEC VIDEO: AVC 1080p FORMAT: 1.85:1 Fox (France), disponibilité: 11 mars 2010
Le point fort de cette édition se révèle être, incontestablement, l’aspect global de l’image: des plus argentique, elle se montre très fidèle aux choix de pellicule, et laisse respirer chaque ambiance (urbaine, naturelle etc…). La beauté des cadres vous saisit à chaque plan, en particulier les toutes premières séquences (métro), et cette édition HD met admirablement en valeur la qualité exceptionnelle du montage. La définition, si elle vacille quelque peu, offre une pertinence de détails de premier choix la plupart du temps, et creuse clairement le fossé entre l’édition SD et celle proposée en Blu-Ray. La qualité de la photographie (certains plans affichent une beauté littéralement sidérante) y est pour beaucoup, bien entendu, et se voit investie d’une superbe stabilité et d’un impact visuel décuplé via ce transfert 1080p. Couleurs et colorimétrie, au sens large, profitent d’une belle extension dynamique, offrant un rendu riche et texturé, savoureux et nuancé.
Constitué d’images d’archives parfois, ou d’emprunts marqués (trois plans de Baraka de Ron Fricke, présentés de manière non restaurée, sont repérables), le film propose aussi quelques fluctuations assez dérangeantes lors de certaines occasions. Mais le point noir de cette édition, incontestablement, sont ces amas de pixels mobiles, que l’on jurerait importés d’un transfert DVD… Certains plans fixes accusent de curieux fourmillements dans certaines zones de l’image, affichant des pâtés disgracieux de pixels mobiles, doublés d’un bruit vidéo plus ou moins marqué. Loin d’être secondaires, ces artefacts se remarquent d’emblée, et témoignent d’une absence de rigueur de la part de l’éditeur, au final impardonnables… Néanmoins, le caractère pictural du film se voit totalement préservé, et profite de l’extension offerte par la Haute Définition de manière pleine et entière.
DTS-HD Master Audio 5.1: Français, avec sous sans commentaires de Nicolas Hulot, piste son DTS-HD Master Audio 2.0 16 Bit, 48 Khz OFFSET: aucun
Un savant mélange de sonorités abstraites et concrètes vient tapisser l’espace acoustique du film. Très texturée, la bande-son se voit habillée avec soin et finesse, nuance et amplitude. Quel bonheur de pouvoir faire monter les décibels sans pour autant générer de fatigue auditive. Et de pouvoir suivre la cadence des images avec une piste son libre de toute compression, qui n’hésite pas à amplifier le rendu, et à distiller des micro-détails quasi-organiques qui attestent de la liberté créative qui a présidé le mixage. Impeccable rendu dui codec DTS-HD Master Audio 5.1, qui aère le rendu, rajoute des nuances à foison, orchestre les plans sonores avec vigueur et subtilité, texture le filé orchestral, et, au final, habille totalement la pièce d’écoute de musiques et effets en tout genre, alternant effets directs et ambiances plus secondaires. La clarté de la voie centrale se montre presque idéale, et la finesse de l’ensemble permet un fonctionnement en symbiose parfaite avec les images. Parfois tellurique (canal 0.1 LFE ravageur, sans pour autant jouer la carte de la finesse et de la douceur), la bande-son repose toutefois en grande partie sur la construction architecturale d’un paysage sonore fluide et ouvert, musical et contemplatif. Parfois, les univers sonores des plans évoqués à l’écran prennent vie via le mixage 5.1. En d’autres occasions, l’espace d’écoute se pare de sonorités plus abstraites, plus neutres, mais toujours préserve dans une volonté de construire, d’élever l’ordre formel des images vers d’autres cieux. Jamais bassement illustratifs, les sons orientent finalement les images en leur conférant un écho impressionniste selon le principe de la synesthésie, chère à Baudelaire: « Mode de perception selon lequel, chez certains individus, des sensations correspondant à un sens évoquent spontanément des sensations liées à un autre sens. Le cas le plus fréquent est la synopsie ou audition colorée. » Les signes (notes de musique), les signifiants (images, bruitages…) deviennent figures, puis forment du sens, et élèvent l’apparence esthétique du film. Au travers de la grammaire de l’image et du son (combinées en combinatoires ici), le film évoque et se bâtit en processus de représentation abymé, multi-dimensionnel, presque littéraire.
La réponse en fréquence apparaît libre et sans embuches: aigus filants, médiums charnus et riches, chauds et amples, sonorités suaves et soyeuses… La dimension panoramique de certains « plans sonores » renforce la mise en espace des sons dans l’espace 5.1, tandis que le codec DTS-HD Master Audio embaume le tout dans un écrin de pureté, lavé de toute forme de compromission. A aucun moment cette bande-son n’apparaitra terne ou assoupie, détériorée sur le plan technique. Le confort auditif et ‘l’expansivité’ des sons employés et mis en forme autorisent un voyage sensoriel parfois fracassant, parfois reposant, souvent brillant et inspiré. La présence de son lossless se repère dès l’entame du film. Il crée ce sentiment de propreté et de transparence, de cristallinité sereine qui sied si bien au film écrit par Hulot.
En ouvrant son mode de perception, la bande-son (surtout, vous l’aurez compris, en DTS-HD Master Audio sans pertes) crée une forme de méditation impressionniste. Plus orientée vers l’impression suscitée (d’où la création de cette bande-son après le tournage, en post-production) que par les détails eux-même, cette bande-son colorée et au final bigarrée dispose de son prope pouls, de ses propres palpitations, que le mode multicanal permet de mettre à nu, d’amplifier, d’extérioriser. On ne pouvait rêver meilleur allié.
Dernière production/réalisation de Clint Eastwood, Invictus vient d’être annoncé par Warner en zone A (lecture en zone B possible). Avec un contenu de suppléments plutôt dénué d’originalité (featurette, bande-annonce…), cette édition proposera le film en 1080p au ratio 2.35 CinémaScope, et se verra accompagnée d’une piste DTS-HD Master Audio 5.1. Une excellente nouvelle, d’autant que le maître a toujours accordé une très grande attention au design acoustique de ses réalisations, généralement libres, détaillées, amples, « chaudes » et généreuses. A noter que notre édition zone B devrait sortir à la vente début juin prochain, avec des caractéristiques techniques comparables.
Picture-In-Picture Movie Exportation with Cast, Crew and real life people who lived this story (exclusif au Blu-Ray)
Matt Damon Plays Rugby
Invictus music trailer
Vision, Courage and Honor: Clint Eastwood and the Power of a True Story
Mandela Meets Morgan
The Eastwood Factor: Documentary Excerpts
DVD of Feature Film
Digital Copy on Disc
En 1994, l’élection de Nelson Mandela consacre la fin de l’Apartheid, mais l’Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995…
Nelson Mandela ayant affirmé qu’il ne voyait personne d’autre que Morgan Freeman pour l’interpréter, le comédien fut le premier engagé sur le film, son troisième sous la direction de Clint Eastwood après Impitoyable et Million Dollar Baby, qui lui avaient tous deux valu l’Oscar du Meilleur Second Rôle Masculin. Hasard des calendriers : Invictus, qui évoque la Coupe du Monde de rugby organisée en Afrique du Sud en 1995, sort l’année où le pays accueille le Mondial de football.
Cette restauration complète (4K) du film de John Huston, même si elle sera dépourvue du codec DTS-HD Master Audio, s’annonce comme une révélation. A cette occasion, nos confrères de movieweb publient une vidéo détaillant le procédé employé par Paramount. Uniquement visible en Anglais, elle croustille de détails et d’explications détaillées sur les principes de méthode employés. La splendide photographie de Jack Cardiff, en Technicolor, retrouve ainsi de sa splendeur.
Voici l’intégralité du communiqué de presse diffusé par l’éditeur, Fox, au sujet de la sortie prochaine du film de James Cameron:
LOS ANGELES, le 16 Mars – Twentieth Century Fox Home Entertainment a annoncé aujourd’hui la sortie mondiale en Blu-Ray du film qui aura marqué l’histoire du cinéma, AVATAR de James Cameron, le 21 Avril, date du 40ème Anniversaire de la Journée Mondiale de la Terre.
L’incontournable Blu-Ray AVATAR offre une expérience inédite de la Haute Définition pour le Home Cinéma. Reconnu pour la qualité optimum de l’image et du son, le Blu-Ray retranscrit parfaitement le magistral de la réalisation, le travail de la direction artistique et les effets visuels.
Depuis sa sortie salles en Décembre dernier, AVATAR continue d’écrire une page de l’histoire du cinéma. Récompensé aux Golden Globe® et aux Oscar, c’est le film qui a généré le plus gros box office au monde avec $2.6 milliards dont $1.9 milliard réalisés à l’international.
Le réalisateur James Cameron emmène son public dans un monde spectaculaire, au delà de l’imagination, où un anti-héros embarque pour un voyage de rédemption et de découverte au cours duquel il va mener une bataille héroïque pour sauver toute une civilisation.
Ecrit par James Cameron et produit avec son collaborateur de toujours Jon Landau, AVATAR met en scène Sam Worthington, Zoë Saldana, et Sigourney Weaver. Egalement au casting Stephen Lang, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi et Joel David Moore.
Comme si le film n’avait pas assez fait parler de lui (un encombrement gênant, en raison des déceptions multiples et variées qu’a généré le film: mise en scène 3D plate pour certains, remboursements éxigés par certains spectateurs en salle en raison du manque de franchise du célèbre effet 3D, maux de tête… il suffit de gratter un peu pour se rendre compte assez vite que le film de Cameron, loin de susciter de telles passions parfois, génère aussi un rejet assez unilatéral… auquel nous adhérons), voici venue la polémique qui agite la toile depuis quelques jours: les éditions DVD et Blu-Ray du film ne bénéficieront pas de service de presse, d’une part, mais surtout, d’autre part, ne proposeront pas le moindre contenu éditorial autre que le film lui-même. Lequel film ne se verra pas même proposé en 3D sur cette première édition… . L’édition Haute Définition, dépourvue de menu, dépourvue de tout contenu, présentera le film en 1.78, alors même que Cameron avait usé du format CinémaScope en salles… Mais la nature 70mm de l’oeuvre, et les habitudes d’emploi du Superscope 2.35 par le cinéaste autorisent un recadrage « élégant » et sans le moindre doute plus abouti que d’ordinaire.
Les raisons de ces limitations sont clairement exposées par l’éditeur et les ayant-droits: proposer la meilleure image possible, avec le meilleur taux de compression possible, en se débarrassant du superflu des suppléments, menus et autres aspects annexes. Il ne va de même pour l’aspect sonore, qui profitera d’un confort technique qu’il nous tarde d’entendre, au début audio-numérique moyen fort logiquement placé très haut (plusieurs Mo par seconde). Toutefois, jusqu’à preuve du contraire… Par le passé, de nombreux éditeurs ont opté pour ce type d’édition, mais une fois finement analysée les données techniques, de grands Gigaoctets sont toujours laissés libres de tout contenu, preuve d’un encodage finalement pas optimisé, qui ne tir aucunement profit de l’espace-disque alloué… . Reste à attendre le 21 avril en zone B, afin de vérifier si les ambitions prometteuses de la Fox se verront honorées, sur les terrains visuels et acoustiques… Dans l’absolu, nous adhérons totalement à ce type de proposition technique: maximiser l’espace-disque, réduire la compression (finalement nécessaire, même en HD), afin de préserver la teneur expressive des images et des sons, se débarrasser de toute forme de sur-compression etc… Dernier point: cette première édition du film se verra labellisée THX.
Les éditions 3D du film, agrémentées de suppléments, ne feront leur apparition qu’en fin d’année, probablement lors des fêtes de Noël. Selon certains responsables, la version 3D adaptée au format Blu-Ray, pour ce film, n’en est qu’à un stade « expérimental »… .
En guise de conclusion, nous vous proposons de découvrir un remarquable documentaire au sujet du mixage et de la création de la bande-son du film, proposé par nos confrères de Soundworks:
Walter Weed est un modeste agent du FBI, de ceux qui reste confiner dans un bureau. Enfin, jusqu’au jour où le Bureau découvre qu’un complot s’organise pour le tuer. Dégénérés, psychotiques, assassins sont envoyés, par un mystérieux Hal Leuco. A la clé, une énorme prime…
Une délirante plongée dans un monde de truands dégénérés, déjà disponible depuis plusieurs mois en zone A (region free). La bande-son du film, présente en DTS-HD Master Audio 5.1, se livre totalement lors des séquences d’action, appuyée par un canal LFE qui appuie constamment les impacts dithyrambiques des coups de feu et autres fracas. A n’en point douter, il s’agit là d’un spectacle haut en couleurs et en décibels, certainement pas anthologique, mais qui devrait récupérer, en vidéo, un second souffle. Le film y sera présenté en 1.78 et 1080p, accompagné d’une bande-son (Anglaise) proposée en DTS-HD Master Audio 5.1. La Version Française sera déclinée en DTS 5.1 mi débit…
Il y a également fort à parier que le contenu des suppléments reprendra celui proposé par le zone A, dont voici la teneur:
Audio Commentary
Behind the Scenes with Joe Carnahan (HD, 7 min)
« Confessions of an Assassin » (HD, 26 min)
« Ready, Aim, Fire: The Weapons of ‘Smokin’ Aces 2′ » (HD, 4 min)
« Cue the Clown » (HD, 3 min)
« The Bunker Mentality: Designing the Set » (HD, 4 min)
C’est l’histoire, drôle et fantastique, de Serge Gainsbourg et de sa fameuse gueule. Où un petit garçon juif fanfaronne dans un Paris occupé par les Allemands ; où un jeune poète timide laisse sa peinture et sa chambre sous les toits pour éblouir les cabarets transformistes des Swinging Sixties. C’est une vie héroïque où les créatures de son esprit prennent corps à l’écran et sa verve se marie aux amours scandaleuses. De là est née une oeuvre subversive avec en vedette un citoyen fi déle et insoumis qui fera vibrer la planéte entiére.
Initialement programmée pour mai, la sortie en Haute Définition du film de Joann Sfar a été redatée au premier juin prochain. Fort d’un succès critique phénoménal, le film sera présenté en 2.35 CinémaScope, en 1080p Full HD. La bande-son du film sera proposée en DTS-HD Master Audio 5.1 (mixage de Philippe Amouroux, qui avait déjà mixé Largo Winch). Les suppléments sont pour le moment inconnus.
Lundi 15 mars 2010, Patrick de Carolis a remis un triple DVD de diamant « Apocalypse, la 2ème guerre mondiale » aux réalisateurs Daniel Costelle et Isabelle Clark. Ont également reçu un trophée des mains du Président-directeur général de France Télévisions les auteurs Henri de Turenne et Jean-Louis Guillaud, la production CC&C en la personne de Louis Vaudeville mais également France Télévisions Distribution (F.T.D.), représentée par Philippe Deloeuvre, Directeur général délégué de F.T.D et Patricia Boutinard-Rouelle, directrice de l’unité de programmes documentaires de France Télévisions.
Le coffret 3 DVD et le double Blu-Ray « Apocalypse, la 2ème guerre mondiale », édités par France Télévisions Distribution et distribués par SPHE se sont vendus à plus de 300 000 exemplaires dans le réseau traditionnel (Fnac, Virgin, Hypermarchés…), et à 500 000 exemplaires tous réseaux confondus (en incluant l’export Belgique – Suisse et les ventes directes). Ces coffrets très complets en bonus (plus d’1h45 de suppléments – des versions audio française et anglaise – des sous-titres français pour sourds et malentendants) ont été édités le 23 septembre 2009, juste après les 3 soirées exceptionnelles sur France 2. Apocalypse est ainsi le 1er documentaire historique disponible en Blu-Ray.
Apocalypse connaît toujours un succès exceptionnel. Concernant les ventes internationales, après la première exclusivité de National Géographic International (165 pays) en 2009, et la diffusion aux Etats Unis le 11 novembre, tous les diffuseurs hertziens majeurs vont diffuser la série documentaire en 2010. Cela représente plus de 30 pays dont toute l’Europe, et tout particulièrement la Grande Bretagne. A noter que le site Internet « Apocalypse, la 2ème guerre mondiale » sur france2.fr a enregistré plus de 645 000 visites, plus de 3.5 millions de pages ont été vues et 10 000 épisodes de la série y ont été achetés. Ce site a reçu le Prix Stratégies du Marketing Digital 2010 dans la catégorie « Sites de marque » le 10 mars dernier.
6,5 millions de téléspectateurs en moyenne ont suivi la diffusion en prime-time en septembre 2009 sur France 2 de cette série documentaire exceptionnelle.
De gauche à droite :
Isabelle Clark, Patrick de Carolis, Daniel Costelle, Patricia Boutinard-Rouelle, Jean-Louis Guillaud, Henri de Turenne, Philippe Deloeuvre, Louis Vaudeville et Patrice Duhamel
Vous vous en êtes rendus compte… le site accumule un retard monumental ces derniers temps… Avant que tout ne rentre dans l’ordre, une « news » du plus haut intérêt vient de faire son apparition sur la toile ces jours derniers. La venue, au format HD Blu-Ray, dès le 01 juin prochain (zone A, en principe dézoné, du moins dépourvu de zonage), du très grand film de Steven Spielberg, la Guerre des Mondes.
Très grand, pour bien des raisons: ses images filtrées au possible, ses choix artistiques démesurés (qui ont suscité bien des polémiques auprès des cinéphiles et des cinéphages), son ampleur visuelle dantesque, qu’il nous tarde de découvrir en Haute Définition etc… Mais pour ce qui nous concerne, ce sera surtout la bande-son au mixage tout bonnement incroyable qui constitue, pour nous, l’événement principal. Supervisée par Richard King, épaulé par Randy Thom, le montage son du film, ainsi que son mixage 5.1, constitue un sommet artistique et technique (presque) sans commune mesure, et que le format DVD avait jusque là particulièrement malmené. Certes, le film fut présenté en DTS 5.1 (mi débit) sur le disque nord-Américain, mais la réégalisation sauvage dont il fut victime l’éloignait totalement de l’expérience acoustique vécue en salles lors de l’été 2005. A ce jour, et selon nous, rien (ou presque) n’a pu l’égaler. La bande-son dispose de suffisament de charges symboliques, tectoniques, narratologiques même, pour mériter ce qu’il se fait de mieux. Ce sera donc avec un plaisir décuplé que nous nous précipiterons sur cette ressortie HD du film, et nous vous y invitons cordialement par la même occasion. Un détail toutefois: que fera l’éditeur avec le master son du film ? Une réadaptation sommaire, un pressage digne de ce nom? La violence acoustique si puissamment évocatrice (les premières attaques, l’explosion de l’autoroute…) sera-t-elle toujours de mise, magnifiée par l’absence présupposée de compression?
Quoi qu’il en soit, cette édition Blu-Ray sera l’occasion de redécouvrir le film et sa bande-son libvres de toute compression, puisque l’éditeur a opté pour le codec DTS-HD Master Audio 5.1. En attendant les premières reviews…
Voici la liste des suppléments qui rejoindront cette édition:
Revisiting the Invasion
The H.G. Wells Legacy
Steven Spielberg and the Original War of the Worlds
Jannicke, Morten, Eirik, Mikael et Ingunn, sont 5 jeunes Norvégiens qui décident de partir en vacances dans les montagnes de Jotunheimen, afin de pouvoir faire du snowboard. Alors qu’il sont isolés de tout Morten se casse la jambe. Les 5 amis vont alors se réfugier dans un hôtel abandonné, mais se rendent rapidement compte que l’endroit n’est pas aussi désert qu’il n’y paraît…
COLD PREY II
Pendant l’hiver 2006, quatre jeunes ont été sauvagement assassinés dans les montagnes norvégiennes de Jotunheimen. La seule femme ayant survécu au massacre est transférée dans un hôpital de la région. A son réveil, le lieu est plongé dans l’obscurité et le silence, sans âme qui vive…
Merveille de style, ces deux brillants exercices de style se détachent,t sans mal du tout venant de la production horrifique/thriller mondiale, en optant pour la fraîcheur et l’agressivité d’une certaine tendance du cinéma nordique. Associé à un style presque novateur, chacune de ces oeuvres, courtes, ménage tension et fracas, en insistant tout particulièrement sur les ambiances, et en se focalisant sur les personnages avec minutie et rigueur. A découvrir sans plus attendre.
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CODEC VIDEO: AVC 1080p FORMAT: 2.35:1 Studio Canal, France, disponibilité: novembre-décembre 2009
Deux très bons pressages HD. Une fois passé les déceptions liées à la présence de grain lors des très nombreuses obscures ou se déroulant dans la pénombre, ce sera avec un vif plaisir que l’on contemplera les plans larges sur les décors enneigés, au niveau de détail très satisfaisant. Les cadrages très étudiés récupèrent, via cet encodage, une merveilleuse apparence, très cinéma, très naturelle. Les contrastes se montrent des plus réussis, même si une certaine tendance à s’effondrer de temps à autres se fait ressentir. Dans l’ensemble, deux pressages solides sont ici présentés.
Les deux volets de la saga présentent des caractéristiques audio et acoustiques de haut calibre, mettant en avant une dynamique furieusement détendue et ample, agressive à souhait. Sans pour autant recourir systématiquement au support des voies arrières, la bande-son (via son mixage et son montage son) parveint à exister de manière limpide, réaliste, furieusement impactante. Le canal de grave habille et texture la pièce avec soin(s), proposant une ampleur assez conséquente, et délivrant des nappes d’infra souvent destructrice et profondément rauques. Magnifique reproduction des voix des protagonistes sur le canal central, avec un délié et une ouverture spectrale soigneusement étalonnés. La scènhe frontale affiche une très haute intelligibilité, et une directivité expansive à souhait. La spatialisation se montre soignée et serrée à la fois, diffusant effets et ambiances avec frénésie parfois (volume un), et sachant pleinement tirer partie du surcroît de dynamique offerte par le son numérique non compressé. Davantage focalisé sur les ambiances, le mixage fait la part belle aux placements de différentes notes atmosphériques sur l’ensemble des canaux, qui agissent avec vigueur et, surtout, réalisme. En effet, la qualité de l’enregistrement permet réellement une immersion libre et dénuée de compression ou de compromis. Chaque événement sonore emploie à susciter l’effroi (séquences d’exploration de l’hôtel en tête), et déploie ainsi des myriades de nappes sonores tantôt très concrètes, tantôt abstraites. Une importante part de création a été intégrée au mixage et au montage, et les pistes sons proposées sur ces deux titres se montrent redoutables d’efficacité et assommantes de réalisme et de pression sonore.
Rigoureuses et déliées, puissantes et détaillées, ces deux pistes son affichent un haut degré d’intelligibilité. Le codage DTS-HD Master Audio 5.1 s’y montre libérateur, ouvreur d’espace, et dynamiquement supérieures. De fortes doses d’adrénaline sont au programme, le tout avec une agréable fraîcheur et un sentiment de virulence acoustique décuplée et emphatique. Globalement, le tout se savoure avec un plaisir coupable.
Outre des bandes-annonces d’autres productions nordiques éditées par Studio Canal (SD, et Dolby Digital 2.0…), ces deux titres sont totalement dépourvus du moindre supplément…
Présence d’outils sommaires de réglages Audio et Vidéo.
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