Disponible depuis quelques jours en zone FREE auprès de la MGM, la ressortie Blu-Ray du délicieux remake de l’Affaire Thomas Crown par le talentueux John MacTiernan n’a pas manqué de nous ravir. Si le master image ne marque pas particulièrement les rétines, il n’en reste pas moins un très agréable pressage, qui restitue toute la dynamique de la mise en scène avec un panache certain. L’image se montre fidèle et naturelle, et le cadrage en Scope merveilleux. L’édition DVD se trouve très loin derrière…
Et elle se trouve encore plus loin derrière pour ce qui est de la restitution acoustique de la bande-son du film. En 1999, nous avions pu assister à une anthologique projection cinéma du film, dans une salle certifiée THX, et équipée en DTS. Loin d’être une oeuvre ultra-démonstrative, Thomas Crown nous avait totalement emporté par la justesse de ses aspects sonores, et la puissance expressive de certaines scènes (attaque du musée, discothèque, chavirement du bateau…). Cette projection était ainsi restée dans nos mémoires. Lorsque sortit l’édition DVD zone 1, quelques années plus tard, équipée d’une simple piste Dolby Digital 5.1, le résultat demeurait pertinent, mais fut toujours à des années lumières de ce que nous avions expérimenté en salle.
Contre toute attente, cette réédition HD, qui profite d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1, libère le film et son mixage de toutes ses entraves antérieures. Une réussite intense et franche que, très sincèrement, nous n’attendions pas. La dynamique s’y montre puissante et profonde, les canaux comme libérés, la clarté optimisée et la fraîcheur du mixage mise en exergue comme presque jamais auparavant. La scène arrière ne manque pas d’aplomb, restituant des ambiances fouillées et détaillées, et bénéficiant d’une dynamique propre et incendiaire parfois, qui balaye l’édition DVD d’un revers de main en quelques secondes seulement. Les multiples apparitions musicales (jazzy ou salsa) se montrent vives et enjouées, ultra-dynamiques, spatialisées avec soin. La bande-son demeure impactante, et profite d’une réserve d’énergie que personne n’aurait soupçonné. Active et spatialisée avec soin, cette bande-son se voit totalement mise à neuf, et il semble impossible de dire que le codec DTS-HD Master Audio ne présente que des aspects marketing. En retirant le voile sombre et la compression très/trop perceptible des éditions DVD, cette édition Blu-Ray opère littéralement au film une renaissance acoustique inespérée, qui permet de le redécouvrir de manière inédite. Relief sonore, dynamique et spatialisation semblent ainsi retrouver leurs valeurs originelles, nous permettant de bénéficier d’un confort acoustique de premier choix.
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 13 - 2010Newspreview
Le projet a germé depuis de longs mois… mais nous sommes ravis de vous informer de la mise en ligne très prochaine du premier podcast organisé par DTS-Phile. Une autre manière de recevoir l’information, des discussions à chaud, des thèmes débattus, vos propres interventions… Un programme que nous souhaitons concevoir comme le plus riche possible, sans oublier de VOUS intégrer, aussi souvent que possible, au fil des parutions. Très prochainement, vous découvrirez sur le site des appels à participations.
Au cours des prochains épisodes, nous aborderons des points épineux et cruciaux qui touchent le Home-Cinema (et le cinéma tout simplement) au quotidien. Nous consacrerons un dossier global au sujet de la 3D (cinéma et domestique), ainsi que différents focus qui aborderont le mixage des oeuvres présentées en 3D. Des points sur les sorties HD majeures du moment seront également proposés, agrémentées d’analyses artistiques et techniques. Enfin, les meilleurs affaires du net bénéficieront aussi de leur tribune.
Vous l’aurez compris, il s’agit là d’enrichir vos visites sur le site, et de proposer l’information de manière alternative, en Stéréphonie et MP3 VBR (270-320 Kbps environ). Libre à vous de vous abonner à nos podcasts, et de les découvrir lors de vos déplacements, sur vos téléphones, baladeurs MP3 etc etc… .
En guise d’apéritif, vous pouvez découvrir aujourd’hui même notre « générique », encore provisoire, réalisé avec des logiciels libres et des extraits musicaux expérimentaux placés sous licence Creative Commons, totalement libres de droits… à l’exception, peut-être, d’un indice sonore que vous ne connaissez que trop bien…
Moscou, au début des années 80, en pleine Guerre Froide. Sergueï Grigoriev, colonel du KGB déçu du régime de son pays, décide de faire tomber le système. Il prend contact avec un jeune ingénieur français en poste à Moscou, Pierre Froment. Les informations extrêmement confidentielles qu’il lui remet ne tardent pas à intéresser les services secrets occidentaux. Mitterrand lui-même est alerté et décide d’informer le président Reagan : un gigantesque réseau d’espionnage permet aux Soviétiques de tout connaître des recherches scientifiques, industrielles et militaires à l’Ouest ! Les deux hommes d’Etat décident d’exploiter ces données ultra sensibles transmises par une mystérieuse source moscovite que les Français ont baptisée : » Farewell « . Homme sans histoires, Pierre Froment se retrouve alors précipité au coeur de l’une des affaires d’espionnage les plus stupéfiantes du XXème siècle. Une affaire qui le dépasse et qui menace bientôt sa vie et celle de sa famille…
DOSSIER DE PRESSE
« Le film évoque très bien le cynisme et la cruauté des services secrets américains qui n’ont pas hésité à sacrifier Grigoriev parce qu’ils avaient besoin d’une victime [...] C’était un témoin gênant », explique Emir Kusturica. « Cela est très révélateur de l’attitude froidement fonctionnelle des services secrets occidentaux. »
« Contrairement à la plupart des thrillers et des films d’espionnage, il y avait dans le scénario une dimension humaine et une spiritualité qui m’ont touché. C’est très rare qu’on vous propose un thriller qui attache autant d’importance à la part individuelle de l’être humain. »
Le rôle de Grigoriev aurait du être tenu par le réalisateur Nikita Mikhalkov, avant que celui-ci ne soit obligé de quitter le projet pour tourner son nouveau film. Et c’est là que, après qu’un acteur russe ait été envisagé, est intervenu Emir Kusturica, que le producteur Christophe Rossignon a mis moins de 15 jours à convaincre.
C’est dans une usine désaffectée d’Ivry-sur-Seine que l’équipe du film a reconstruit le bureau Ovale en grandeur nature.
Si l’action de L’Affaire Farewell se déroule essentiellement à Moscou, le film a été tourné en Ukraine (à Kiev et Kharkov) pour la partie estivale, et en Finlande (à Helsinki) pour l’hiver.
Si le cinéma français ne représente presque jamais des hommes politiques ayant existé (surtout lorsqu’ils sont encore présents dans la mémoire collective), le fait de pouvoir mettre Mitterrand et Reagan en scène fait partie des raisons qui ont motivé Christian Carion à prendre part au projet, avec un modèle en tête : « J’admire le cinéma anglo-saxon qui n’hésite pas à réaliser des films ancrés, sans faux-semblants, dans leur monde politique. »
C’est parce que Farewell avait été en poste à Paris à la fin des années 60, et qu’il appréciait la culture française, que Christian Carion a eu l’idée d’en faire un passionné de poésie et de Léo Ferré.
S’inspirant librement des faits connus ou supposés, pour bâtir le récit de L’Affaire Farewell autour des points de vue, Christian Carion cite un autre film construit autour de cette notion : L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford.
Dès que le bruit d’un projet de film sur L’Affaire Farewell a commencé à circuler, Christian Carion a vu de nombreuses personnes l’approcher pour lui faire part de leur témoignage, sous couvert d’anonymat.
Lorsque le scénario, centré sur toutes les péripéties de l’affaire, lui a été proposé par le producteur délégué Christophe Rossignon, Christian Carion a choisi de mettre la politique au coeur du récit, pour ainsi étoffer le rôle des hommes d’Etat, qui sont ainsi devenus des personnages à part entière.
L’Affaire Farewell relate des faits survenus en 1983, soit au beau milieu de la Guerre Froide, lorsque qu’un colonel du KGB a fourni des informations capitales à François Mitterrand, qui gagne ainsi la confiance de Ronald Reagan. Décrit par ce dernier comme « une des plus grandes affaires d’espionnage du XXème siècle », l’événement a contribué à affaiblir l’Empire soviétique et, à long terme, à mettre fin au conflit.
Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
Inutile d’épiloguer ou de s’étendre plus que de raison au sujet des prestations offertes ici: le master image resplendit et s’impose comme l’un des meilleures pressages réalisés par l’éditeur depuis fort longtemps. Armé d’une définition des plus solides, au niveau de détail subtil et tendu, ce pressage laisse respirer le grain cinéma et accuse un franchise dans le rendu qui laisse sur le carreau. La palette colorimétrique se montre des plus riches, laissant apparaître de très belles couleurs primaires, et restituant les ambiances parfois vives en température avec une superbe énergie visuelle. La fluidité, sans faille, et le cadre ouvert (format 1.85) permettent de découvrir le monde dépeint parle film sous son meilleur jour. Les extérieurs jours affichent une grande finesse de rendu, et les intérieurs, d’ordinaire plus complexes à retranscrire, ne font que très peu remonter le niveau du grain, sous contrôle en permanence. Des images fluides et limpides, une finesse fort à propos, une propreté ambiante saisissante. Globalement, ce pressage proposé par Pathé s’impose comme une bénédiction, toujours solide, dense, naturel et détaillé.
Le réalisme prime à aussi, dupliquant sur le terrain sonore les exigence des visuels. La scène frontale dispose d’une superbe intelligibilité, avec un rendu spatial optimisé, réaliste et fin (voire affiné). La voie centrale accuse une très belle présence, restituant les variations des voix et accents des protagonistes avec une excellente vigueur et une dynamique sans fin. Aucun sentiment de fatigue auditive ne viendra faire son apparition, tant le rendu global se montre détaillé, frais et avenant, aux sonorités travaillées fréquences appairées et subtilement étalées sur l’ensemble des canaux actifs. En ce sens, une écoute à un niveau plus élevé que d’ordinaire permettra de révéler la richesse interne de la scène sonore, sans jamais sursauturer sa pièce d’écoute. La réponse en fréquence laisse respirer des médiums très aérés, ainsi qu’un haut du spectre limpide et détaillé lui aussi, ouvert et impactant. Les canaux stéréophoniques ambiants distillent l’essentiel des ambiances et des bruitages avec des panoramiques acoustiques subtils. Tous deux possèdent une solide dynamique, et la triphonie qui s’installe graduellement emporte l’adhésion.
La scène acoustique arrière, sans être délaissée, intervient en de judicieuses occasions. Elle emporte l’ensemble des sons du film pour les étendre de manière imagée et subtile, sans jamais vraiment les saisir et les projeter artificiellement. Avants comme arrières respectent ce principe de réalisme judicieux, cette ouverture et cette clarté sonore qui fondent le pacte acoustique du film: le poids des mots, l’intensité des dialogues (superbe séquence finale située en prison, saturée de sons ambiants abstraits et concrets à la fois, rehaussés par la crudité des éclairages), le subtil habillage harmonique qui baigne l’ensemble… Tous ces éléments se voient intégrés avec une finesse et un sens de l’à propos qui laissent, là aussi, sur le carreau. Le canal de graves se montrera peu volumineux, mais sa présence saura se faire apprécier lors des séquences clés.
La transparence des messages audio dominent sur tout le reste: clarté angélique, rapport signal sur bruit au plus bas pour encore davantage de fidélité, tout semble avoir été pensé et intégré avec le plus grand soin. La dynamique d’ensemble, même si elle se voir quelque peu « limitée » par la définition (16 Bit seulement) demeure frappante de netteté et de clarté, autorisant quelques remontées de volume et de poussée acoustique qui imposent une présence acoustique forte et déliée. Naturelle, esthétique et d’une clarté réellement optimisée, cette bande-son saura emporter l’adhésion et laisser respirer l’essentiel des traits sonores du film avec une réelle présence. Quel plaisir d’observer, à nouveau, les vertus acoustiques du codec DTS-HD Master Audio. Bien que peu spectaculaire, le mixage se voit transcendé sur le terrain de la présence et de l’assise, et dispose de micro-respirations que nous n’aurtions sans doutes jamais pu percevoir sur une édition DVD SD en simple Dolby Digital.
Commentaire audio du cinéaste
Galerie photo (superbe HD, six minutes environ), un classique de l’éditeur que nous apprécions, à la rédaction, énormément.
Documentaire « Entre Fiction et Réalité » (35 minutes)
Making-of (24 minutes)
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 11 - 2010Newspreviewtest 1
L’histoire d’une jeune fille assassinée qui, depuis l’au-delà, observe sa famille sous le choc de sa disparition et surveille son meurtrier, ainsi que la progression de l’enquête…
Lovely Bones est l’adaptation du roman homonyme d’Alice Sebold, publié en 2003 et paru en France sous le titre La Nostalgie de l’Ange. Après avoir un excellent accueil critique, l’ouvrage est devenu rapidement un best-seller (plus de 3 millions d’exemplaires vendus dans le monde). C’est après l’avoir dévoré (durant le tournage du Seigneur des anneaux : les deux tours) et en avoir même pleuré que Peter Jackson a tout mis en oeuvre pour en acquérir les droits, collaborant du coup avec Film4 qui avait posé une option sur l’ouvrage. »Fran Walsh et Philippa Boyens, avec qui je travaille depuis longtemps et qui étaients fans du roman, me l’ont donné en me demandant de le lire. Tout le monde me parlait de ce livre et j’étais très curieux de savoir ce qui provoquait cet enthousiasme chez les gens. J’ai découvert une histoire extrêmement poignante et très évocatrice. A première vue, le roman parle de la plus grande peur de tous les parents, la perte d’un enfant. Mais au-delà de cela, c’est aussi une histoire sur le pouvoir rédempteur de l’amour. Et je pense que c’est pour cela qu’autant de gens ont aimé ce livre ». »Une des choses brillantes qu’Alice Sebold a réussi à faire dans son livre », ajoute Philippa Boyens, »a été de donner envie au lecteur de voir Susie s’échapper de son état intermédiaire et de voir la famille Salmon réussir à surmonter cette douleur, à dépasser la tragédie sans pour autant oublier leur amour pour Susie ».
Paramount éditerale film au format Blu-Ray (zone A) le 20 avril. A cette occasion, l’éditeur confirme la présence d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 (version originale only), au sujet de laquelle nous pouvons aujourd’hui nous exprimer. Surtout lorsque l’on sait l’attachement du cinéaste à l’univers acoustique de ses oeuvres filmiques. Le master image bénéficie, bien entendu, de 1080p, et se voit présenté au format Scope 2.35. Il est à noter que certains plans du film ont été tournés à l’aide de la caméra HD « Red », dont les résultats visuels continuent de surprendre au fil des sorties.
Les suppléments, pour leur part, proposent un documentaire « Filming the Lovely Bones ». Constitué de 15 segments, ce journal de production, plutôt étoffé, suit la totalité du tournage, jusqu’à la post-production.
Cette chronique Blu-Ray, présentée en avant-première, concerne l’édition zone A (Paramount), lisible en zone B. Notre édition Française sera en tout points identique, mais sortira à la vente courant juin 2010.
IMAGE
Dès l’entame du film, nous n’avons pu être que saisi par le caractère profondément argentique de l’ensemble, qui accuse une superbe dynamique vidéo, tout en préservant un degré poussé de définition, naturel. Très à l’aise, le master saisit par la justesse de sa température colorimétrique: les tons ocres, chauds, baignent littéralement le film dans un lac de douceur et de chaleur. Les tons primaires se montrent des plus développés, même si les ambiances visuelles ont été filtrées et étalonnées en post-production afin de préserver un cachet seventies, qui passe admirablement bien à l’écran. Dans l’ensemble, il s’agit là d’un pressage redoutablement cinéma, qui jamais ne faillit à délivrer un concentré de plans audacieux, inventifs, créatifs, mettant habillement en scène les innombrable changements de focales et les cadrages souvent incroyables du cinéaste, qui retrouve, l’espace de quelques plans, son inspiration visuelle et sa dynamique plastique à l’oeuvre sur Créatures Célestes.
SON
Difficile, très difficile il sera de conserver le sens des mesures pour évoquer ce mixage lumineux, puissamment évocateur, et magnifiquement harmonique. Premier coup de coeur de la rédaction pour cette année 2010, la bande-son du film de Jackson s’impose en effet comme une référence sur tous les terrains. A commencer par le rendu impactant et déliés des dialogues, qui transpercent littéralement l’arc frontal, offrant un réalisme scénique et une puissance dramatique très loin de ce qu’il est coutume d’entendre. Voix offs et dialogues accusent une dynamique et une présence, une hauteur et un sens de la précision qui laissent sur le carreau. Il en sera de même pour l’intégralité de la scène frontale: armée d’une dynamique stupéfiante, d’une réalisme ad hoc et d’une largeur scénique mirifique, difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Le codec DTS-HD Master Audio réalise ici des merveilles, octroyant au film un renfort et un surcroît de réalisme acoustique à tel point qu’il y est presque possible de ressentir le poids des sons. Solide, détaillée, somptueusement spatialisée, la scène sonore s’ouvre de manière permanente, assistée en cela par un recours à la scène arrière qui frôle l’anthologique absolu: sans jamais exagérer, les enceintes arrières prennent vie et s’imposent dès les premiers instants via une dyanmique effarante, une précision au scalpel aiguisé, et une immédiateté d’une netteté stupéfiante. Le pouvoir de recouvrement y est optimal, ainsi que la mobilité des sons dans l’espace. Rarement, depuis un certain temps, nous avions assisté à tel spectacle acoustique: la justesse de l’ensemble permet habillement de mettre en scène les instants les plus lyriques, au même titre que les scènes plus dialoguées, qui, toutes, bénéficient de cette même netteté, de cette immanquable transparence qui transporte les sens.
Sur le terrain créatif, le mixage et le montage donnent libre court à des élans sonores et acoustiques qui accumulent ambiances pétrifiantes, immersives et veloutées, et effets choc, dynamisant le rendu et lui octroyant une activité sonore volcanique, pour ne pas dire magmatique. Rares sont les scènes qui ne profitent pas de la même qualité de spatialisation. Le renfort acoustique apporté parla scène arrière se montre lumineux et évanescent la fois, distillant de ci de là une myriade d’effets sous forme de présences spectrales aussi diverses que variées, concrètes ou volontairement abstraites. Il en résulte une ribambelle de sonorités parfois agressives, parfois d’une mémorable subtilité, qui hantent et habitent l’intégralité des enceintes, sans le moindre affaiblissement spectral. La dynamique sait se montrer terrassante et patente. L’ensemble de cette bande-son atteint un niveau d’équilibre et de clarté tels qu’il nous est impossible de ne pas lui décerner un « Diapason d’Or ». Une prouesse technique et esthétique, qui associe savoir-faire et finesse du rendu, exigence et créativité libérée.
Nombreux sont les morceaux de bravoure, difficiles à évoquer avec de simples termes. La séquence incroyable du meurtre souterrain, véritable maelström de sons quasi-visuels (audio-visiogènes), les innombrables visions de l’au delà, ou plutôt de l’entre deux, qui laissent libre court à un déferlement de décibels ainsi qu’à une couverture de l’espace sonore richement texturée et d’une ampleur colossale, ou bien encore ce silence « assourdissant » situé vers la fin de l’intrigue, et qui correspond à l’arrivée dans le dernier acte. Massive et détaillée, physique et sensorielle, cette bande-son invite à des visions sonores, et se pose en symbiose parfaite des images acérées et vives du cinéaste. Le trait d’union entre les images et les sons s’y montre optimal. La précision du rendu, associé à l’immédiateté acoustique de chaque événement à l’écran crée ce rare sentiment d’assister à un spectacle effervescent et rigoureux à la fois, qui transporte sans assourdir, et emporte avec délectation. Véritablement diégétique voire narratologique, la bande-son du film propose une réexploitation totale du potentiel dramatique de ce film exceptionnel, qui atteste de la créativité légendaire de Peter Jackson, ici au meilleur de sa forme. Fond et forme, justement, cohabitent sur le plan spatio-temporel des images, qui décrivent des trajectoires horizontales, tandis que l’univers acoustique dans son entier élève l’ensemble sur un axe vertical, vers des sommets de subtilité et de présence, capable des plus grands écarts. Entièrement mixée et montée en Nouvelle Zélande, comme ce fut le cas sur la trilogie du Seigneur des Anneaux, la bande-son a été supervisée par Jackson en personne.
Au réalisme frappant de la scène arrière, ainsi qu’à son activité spectrale et acoustique, s’ajoute un canal de sous-grave d’un dimensionnement exceptionnel: descentes effarantes, dynamique léchée et profondeur sidérante, le registre graver dans son intégralité bénéficie de ce même effort de créativité, de cette même rigueur expressive, de cette même netteté spatiale, de cette même immédiateté, et de ces mêmes principes de méthode qui transforment les données techniques en objets artistiques. Ne pas hésiter à monter le volume global pour encore plus profiter de ces arabesques acoustiques, et dans le but d’encore mieux mettre en évidence ce nappage sonore, cette scène sonore si franche et nette, cette imédiateté réaliste et irréelle à la fois. Que dire de la musique suave et indescriptible de Brian Eno? Avec ses relents symphoniques calmes mais puissamment lyriques d’une autre production ayant bénéficié d’un soin sonore de premier ordre (The Jacket), sur laquelle Eno a aussi composé la partition, la bande-originale de The Lovely Bones présente des nappes musicales qui envahissent l’espace sonore, en accord parfait avec les images.
En conjuguant le concret et l’abstrait dans un même mouvement cinégénique, le travail sonore réalisé sur le film emporte l’adhésion la plus totale des spectateurs, laissant percevoir puis clairement « voir » ce que ressentent les personnages, au niveau acoustique. Chaque lieu, réel ou irréel, bénéficie de sa propre couverture sonore, de son propre réalisme projeté au coeur de 5.1 canaux. Une immersion revigorante, une pertinence quasi-acerbe, une activité sonore et spatiale permanente (des ambiances incroyables sont distillées de ci de là)… Un remplissement sonore de l’espace tracé au rasoir, doublé d’une prouesse de justesse et de clarté expressive, magnifiée, illuminée et re-mise en scène par le son numérique non compressé, ici pleinement à l’oeuvre dans son art de la nuance, dans sa préservation de chaque micro-respiration, de chaque recoin sonore. Au bas mot, il s’agit d’un monument acoustique, qui compose, sans le moindre doute, l’une des plus belles perspectives sonores qu’il nous a été de vivre depuis de très longs mois…
Toute la puissance du son numérique… toute la netteté et la perfection du cristal. Est-il besoin de préciser que l’écoute en VO s’impose totalement ?
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 6 - 2010Newspreviewtest 3
Premier concert du groupe à être exploité en Haute Définition, et filmé comme tel à l’aide 27 caméras, toutes coordonnées et mises en scène par le réalisateur de l’innovant « U2 3D », ce spectacle dantesque sera disponible auprès de Interscope Records au format Blu-Ray dès le 3 juin prochain. Le tournage a eu lieu aux Etats-Unis, lors de la dernière session du groupe sur le territoire Nord-Américain. Pour avoir assisté au concert l’été dernier à Nice, parmi 65000 personnes, c’est avec un très grand enthousiasme que nous accueillons cette nouvelle, la mise en scène générale se prêtant totalement à une exploitation en Haute Définition, avec ses myriades de couleurs perpétuelles, et son énergie visuelle d-é-b-o-r-d-a-n-t-e, sans compter l’élan grandiose de la plupart des titres du groupe, ici issus de leur dernier album, No Line on the Horizon, qui n’a pourtant pas bénéficié d’un accueil des plus enthousiaste. L’interprétation live de ces chansons balaye la version studio de l’album d’un revers de main… mais est-il réellement besoin de le préciser?
Aucun détail technique n’est pour le moment connu, mais le 1080p sera bien évidemment de rigueur, ainsi que, fort logiquement, la présence d’une piste son proposée en DTS-HD Master Audio 5.1 (24 Bit ? 96 Khz ?), qu’il nous tarde de découvrir… Voici, pour le moment, le contenu éditorial, riche, de cette édition événement:
TrackList:
1. Get on Your Boots
2. Magnificent
3. Mysterious Ways
4. Beautiful Day
5. I Still Haven’t Found What I’m Looking For
6. Stuck in a Moment You Can’t Get Out of
7. No Line on the Horizon
8. Elevation
9. In a Little While
10. Unknown Caller
11. Until the End of the World
12. The Unforgettable Fire
13. City of Blinding Lights
14. Vertigo
15. I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight
16. Sunday Bloody Sunday
17. MLK
18. Walk On
19. One
20. Where the Streets Have No Name
21. Ultra Violet (Light My Way)
22. With or Without You
23. Moment of Surrender
Special features:
* Squaring the Circle: Creating U2360° Documentary
* U2360° tour clips
* Bonus track Breathe (Live at the Rose Bowl)
* Berlin timelapse video
* Videos:
o Get on Your Boots
o Magnificent
o I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight (Animated)
o I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight (Live At Barcelona)
o The Making of the Get on Your Boots video
o The Making of the Magnificent video
* BD-Live: Video footage from the forthcoming 2010 US and European Tour will be continually updated to your player via the BD-Live feature on the disc.
Voici la bande-annonce officielle
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 2 - 2010Newspreview
Warner vient tout juste d’annoncer la sortie au format Blu-Ray du concert du KIng filmé en 1972, “Elvis on Tour”. Prévu le 3 août prochain, cette édition présentera le concert d’après un master entièrement restauré, pour célébrer la venue au monde du Rock N’ Roll, il y a de cela 75 ans. Au programme sur le terrain technique: 1080p et CinémaScope 2.35, ainsi qu’une piste son restaurée, et encodée en son numérique non compressé via le codec DTS-HD Master Audio 5.1. Cette édition sera naturellement d’abord disponible outre-Atlantique, en zone A, mais sera exploitable/lisible en zone B sans le moindre soucis.
Un riche contenu éditorial sera également présent, dont voici la primeur, en Anglais dans le texte:
Packaged as a Blu-ray book filled with Elvis photos, quotes, trivia, a tour itinerary, set lists, costumes, and background information about the filming techniques used.
25 musical numbers spotlight Elvis Presley’s talent, range and showmanship in captivating on-stage performances and intimate backstage rehearsals with his band.
Contains Elvis’ first performance of “Burning Love,” which was so new, Elvis referred to the lyric sheet during his performance.
Elvis’ Ed Sullivan Show performance is included, in which the charm, personality and musical ability that made him an icon is so evident.
Montage sequences (supervised by Martin Scorsese) showcasing Elvis’ early career and movies.
Source: highdefdiscnews.com
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 2 - 2010Newspreview
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